Reference : La sensibilité à l'anxiété chez l'enfant, les mécanismes d'apprentissage et de résolutio...
Dissertations and theses : Master's dissertation
Social & behavioral sciences, psychology : Treatment & clinical psychology
http://hdl.handle.net/2268/95077
La sensibilité à l'anxiété chez l'enfant, les mécanismes d'apprentissage et de résolution de problèmes
French
Stassart, Céline mailto [Université de Liège - ULg > Département Psychologies et cliniques des systèmes humains > Psychologie de la santé >]
Sep-2008
Université de Liège, ​Liège, ​​Belgique
Licence en sciences psychologiques
Etienne, Anne-Marie mailto
[fr] sensibilité à l'anxiété ; enfant ; expériences d'apprentissage
[fr] La sensibilité à l’anxiété (AS) est la peur des sensations corporelles liées à l’anxiété. Ce concept a été peu exploré dans le contexte infantile. Or, l’AS étant un facteur de risque dans le développement des troubles anxieux, il paraît pertinent de s’y intéresser davantage. Ce mémoire traite du développement de l’AS chez l’enfant au sein du milieu familial et a été entrepris auprès de 60 enfants (10, 11 ans) et 106 parents (59 mères, 47 pères).
Dans un premier temps, les qualités psychométriques de la version française de la Childhood Anxiety Sensitivity Index revised (CASI-R), mesure de l’AS chez l’enfant, ont été investiguées. A partir des résultats, nous aurions tendance à considérer l’évaluation de l’AS chez l’enfant à partir de la CASI-R comme pertinente.
Dans un deuxième temps, le lien entre divers états émotionnels des parents et la présence d’une AS chez leur enfant a été exploré. Les résultats observés sont que l’anxiété et la dépression parentale n’entraîne pas forcément une AS chez l’enfant. La littérature reste controversée sur ce lien. Une piste explicative à l’absence ou à la présence de corrélation entre l’état émotionnel des parents et l’AS de leur enfant a été envisagée dans ce mémoire et est issue des travaux sur les stéréotypes sociaux à savoir : les hommes apprennent qu’il est moins acceptable pour eux que pour les femmes d’exprimer leurs craintes. Les mères parlent plus volontiers de leurs inquiétudes et donc, lorsqu’elles présentent des manifestations anxieuses, elles peuvent plus facilement expliquer à l’enfant que ses peurs sont irrationnelles contrairement aux pères qui préfèreront ne pas en parler. Ces stéréotypes sociaux pourraient être un modulateur du lien entre les états émotionnels des parents et l’AS de leur enfant et permettraient de comprendre l’impact moindre de l’AS des parents sur leurs enfants.
Dans un troisième temps, l’étiologie de l’AS en termes de mécanismes d’apprentissage a été investigué. Les enfants ont été questionnés sur leurs expériences lorsqu’ils étaient confrontés à des symptômes d’anxiété (nausées, palpitations,…) ou de douleur (mal à la tête ou mal au ventre). Il leur était demandé d’indiquer si la plupart de leurs symptômes somatiques étaient accompagnés d’une attention spéciale (conditionnement instrumental) ou d’une information inquiétante de la part de leurs parents (apprentissage par transmission d’information), ou encore lorsque leurs parents avaient des symptômes de douleur et d’anxiété, si ces derniers avaient eu des réactions de peur (apprentissage par observation). Comme d’autres auparavant, les résultats de ce mémoire indiquent que les enfants avec une AS élevée ont tendance à rapporter davantage d’expériences d’apprentissage que ceux présentant une AS faible. Il semblerait que cette influence se manifeste davantage chez les filles. Dans cette recherche, seul l’apprentissage de type transmission d’information suite à des symptômes d’anxiété est associé à une AS élevée chez l’enfant. De plus, nous constatons que l’influence maternelle se manifeste de manière différente de celle paternelle. Ce mémoire a également étudié l’influence des comportements incontrôlés des parents. Cette recherche met en évidence que lorsque l’enfant ou bien ses parents ont des symptômes physiques (mal à la tête et au ventre, nausées, accélération cardiaque,…) et que ces derniers ont des comportements incontrôlés de type émotionnel (ex : plus vite se fâcher, être triste, avoir peur, être impatient) et comportemental (ex : fumer, faire des allers-retours, manger ou pas, boire de l’alcool, s’isoler), l’enfant présente des scores de sensibilité à l’anxiété plus élevés et ce quelque soit le sexe de l’enfant.
Dans un quatrième temps, nous nous sommes intéressés aux stratégies de résolution de problèmes mises en place par l’enfant lorsqu’il craint des symptômes d’anxiété. Après observation d’un lien entre une stratégie de coping de type évitement et une AS élevée, nous avons évoqué l’hypothèse qu’en agissant à temps sur l'AS et la difficulté pour l’enfant d’en parler, le développement d’une anxiété sociale à l’adolescence pourrait être évité.
http://hdl.handle.net/2268/95077

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