Reference : Les conséquences de la connaissance du génocide des Juifs sur le vivre-ensemble
Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference
Law, criminology & political science : Political science, public administration & international relations
http://hdl.handle.net/2268/89767
Les conséquences de la connaissance du génocide des Juifs sur le vivre-ensemble
French
Grandjean, Geoffrey mailto [Université de Liège - ULg > Département de science politique > Politologie >]
21-Apr-2011
17
Yes
No
International
4e Congrès international des Associations francophones de Science politique
du 20 avril 2011 au 22 avril 2011
Association Belge de Sciences Politiques
Bruxelles
Belgique
[fr] Génocide ; Socialisation politique ; Vivre ensemble
[fr] La transmission de la mémoire de faits passés suscite d’épineuses questions dans nos sociétés contemporaines. À travers ces questions, c’est la thématique du vivre-ensemble qui est interrogée puisque la mémoire de ces faits est une reconstruction du passé. Les faits génocidaires n’échappent pas à la règle et la mémoire de ceux-ci est particulièrement importante dans nos sociétés européennes contemporaines.
Afin d’éclairer les enjeux découlant de cette transmission sur le vivre-ensemble, nous voudrions axer notre propos sur une dimension précise, à savoir la conscientisation politique découlant de la transmission de la mémoire des faits génocidaires. Ainsi, les recherches que nous menons ont pour but d’analyser la manière dont cette transmission peut participer à l’intégration de jeunes Belges âgés de seize à dix-huit ans dans un système politique caractérisé par un régime démocratique. Autrement dit, il s’agit de savoir comment ces jeunes appréhendent, suite à la transmission de la mémoire des faits génocidaires, leur position dans un régime démocratique placé sous une autorité politique produisant des règles s’imposant à l’ensemble des membres de la société.
Afin de répondre à cette question, différentes hypothèses ont été élaborées. Elles concernent les acquis cognitifs de type politique, les potentielles volontés d’engagement politique et civique, les images des autorités politiques, les attitudes politiques partisanes et l’efficacité politique de ces jeunes.
Afin de confirmer ou non ces hypothèses, un dispositif de recherches précis a été mis en place. Il a consisté à réaliser des focus groups longitudinaux avec les jeunes visés. Au total, vingt-deux focus groups ont été réalisés en deux vagues successives séparées par un intervalle de temps compris entre douze et vingt mois. Différentes variables ont été prises en compte pour la constitution des groupes (population immigrée ou non, population issue d’un milieu favorisé ou non, population issue d’un milieu rural ou urbain et population issue du réseau officiel ou du réseau libre). Le protocole de recherche était rigoureusement identique afin de pouvoir réaliser les comparaisons adéquates. L’ensemble du corpus de données a fait l’objet d’une analyse qualitative avec l’appui d’un logiciel d’analyse qualitative.
Les résultats présentés permettront ainsi d’éclairer les enjeux découlant de la transmission de la mémoire des faits génocidaires dans une société démocratique.
Researchers ; Professionals ; Students ; General public ; Others
http://hdl.handle.net/2268/89767

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