Reference : La guerre à Gaza (2009): état d'insécurité après la redéfinition des frontières du confl...
Scientific congresses and symposiums : Poster
Law, criminology & political science : Political science, public administration & international relations
http://hdl.handle.net/2268/88383
La guerre à Gaza (2009): état d'insécurité après la redéfinition des frontières du conflit israélo-arabe?
French
Wintgens, Sophie mailto [Université de Liège - ULg > Département de science politique > Science politique et relations internationales - Département de science politique - Relations internationales >]
Piet, Grégory mailto [Université de Liège - ULg > > > Doct. sc. polit. & social. (droit-Bologne)]
Stans, David mailto [Université de Liège - ULg > Département de science politique > Département de science politique >]
17-May-2011
Yes
No
International
Colloque "Barrières, murs et frontières: Etat d'insécurité ou insécurité de l'Etat?"
17-18 mai 2011
Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques - UQAM
Montréal
Canada
[fr] Près de deux ans après la guerre à Gaza et l’opération israélienne « Plomb durci » (hiver 2008-2009), il est riche d’enseignements de tirer le bilan de cet événement ayant des répercussions locales, régionales et internationales. La présente communication propose de donner les résultats d’une recherche menée pendant plus d’un an sur les conséquences de la guerre à Gaza (2009) à un niveau local (relation conflictuelle entre Israël, l’autorité palestinienne et le Hamas), et aux niveaux régional et international. La question de la frontière « virtuelle » entre Israël, ses voisins moyen-orientaux et ses partenaires internationaux est donc au centre de notre recherche. Cette communication se propose de livrer une vision originale de l’implication des relations internationales et de l’État dans la résolution d’un conflit, et de démontrer la rémanence d’un conflit dépassant les seules frontières de la Palestine et d’Israël. Pour ce faire, nous posons deux éléments essentiels dans la redéfinition des frontières du conflit : d’une part, l’opposition politique intra-palestinienne (autorité palestinienne vs. Hamas) et, d’autre part, les jeux de recomposition régionale autour du Hamas en tant que nouvel interlocuteur ou en tant qu’enjeu régional contre l'Etat israélien. Partant, trois axes de recherche sont privilégiés : le dépassement du conflit israélo-palestinien, la redéfinition des acteurs et enjeux régionaux et l’implication nouvelle d’acteurs étatiques hors de la région moyen-orientale. Le tout réside dans un état d’insécurité constant pour la région et pour l’État israélien au regard des enjeux et des recompositions régionales.
La première approche nous permet de dépasser la seule lecture israélo-palestinienne du conflit en reprenant les stratégies israéliennes d’isolement du Hamas et les tensions entre l’autorité palestienne et l’acteur principal de la bande de Gaza. Ce que la guerre à Gaza (2009) a par exemple modifié dans le conflit global israélo-palestinien, c’est la prise en considération du Hamas en tant qu’interlocuteur dans les négociations. Avant cet événement, ce statut était exclu étant entendu que la scène internationale considérait le Hamas comme un groupe terroriste avec lequel la négociation ne pouvait se faire.
La deuxième approche proposée par cette communication rejoint une analyse de la redéfinition des frontières du conflit israélo-palestinien en promouvant un élargissement de ce dernier : préférant le qualificatif « israélo-arabe ». Nous démontrerons en effet que la considération israélo-arabe du conflit a, à nouveau, un intérêt certain. Partant, notre analyse axe, d’une part, son argument sur une prise en compte du Hamas par les États régionaux. Cette distinction est nécessaire pour comprendre comment la cause palestinienne peut tantôt faire l’objet d’un réel soutien de la part d’État régionaux, comme la Turquie, mettant un terme à des contrats avec Israël dès le conflit, tantôt être un « prétexte » de la part d’États régionaux, utilisant et instrumentalisant la confrontation avec Israël pour servir leurs propres intérêts. Nous pourrons dans ce cadre recourir à une étude portant sur la manière dont l’opinion publique a perçu le rôle des acteurs régionaux avec la consécration du président iranien comme défenseur de la cause palestinienne et l'arrivée de la Turquie dans le jeu régional se détachant un peu plus de l’Union européenne.
Enfin, il convient, dans une troisième approche, d’élargir notre étude à l’implication de la scène internationale dans la région et aux nouvelles alliances. Le cas français est intéressant à ce propos car il se trouve en tension entre un soutien à Israël, sa relation avec la Syrie et une volonté de revenir en tant qu’acteur important au Moyen-Orient. Au même titre, la position américaine et, plus particulièrement, la politique d’Obama souhaitant se démarquer de la politique de Bush (cf. discours du Caire, juin 2009) relèvent d’un intérêt certain pour notre étude des nouvelles frontières du conflit israélo-arabe.
Researchers ; Professionals
http://hdl.handle.net/2268/88383

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