| Reference : Pour une sociologie des possessions : Le rôle des techniques dans la reconnaissance iden... |
| Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference | |||
| Social & behavioral sciences, psychology : Sociology & social sciences | |||
| http://hdl.handle.net/2268/63631 | |||
| Pour une sociologie des possessions : Le rôle des techniques dans la reconnaissance identitaire | |
| French | |
| [en] A sociology of the verb "have" : the role of technical apparatus in the production of identities | |
Melard, François [Université de Liège - ULg > Département des sciences et gestion de l'environnement > Département des sciences et gestion de l'environnement >] | |
| 20-Jul-2010 | |
| No | |
| International | |
| VIII Jornadas Latinoamericanas de estudios sociales de la ciencia y tecnología | |
| 20-23 juillet 2010 | |
| Societad ESOCITE | |
| Buenos Aires | |
| Argentina | |
| [fr] Sociologie ; Tarde ; Vigies ; Émigration ; Théorie ; ANT | |
| [fr] Souvent la reconnaissance d’un mode d’existence passe par la médiation de dispositifs techniques. Nous le verrons au travers de deux cas de figure : celui de riverains (« vigies ») qui, pour défendre la qualité (ici olfactive) de leur environnement, s’allient à un dispositif de mesure afin d’objectiver la nuisance, et celui de demandeurs d’asile pour lesquels l’épreuve linguistique devient le passage obligé pour la reconnaissance de leur région géographique d’origine.
Que se passe-t-il lorsque la source n’est pas (encore) reconnue comme problématique (les nuisances olfactives) ou devient défaillante (absence de garantie administrative) ? Comment témoigner de son vécu lorsque les preuves habituelles manquent. Dans ces deux cas, la reconnaissance par les autorités gouvernementales de ces identités passe par des tentatives d’objectivation d’expériences sensorielles ou langagières éminemment subjectives. La question identitaire est ici traitée – d’un point de vue pragmatique – c’est-à-dire au travers des moyens concrets mobilisés par les acteurs afin d’attester d’une appartenance problématique. À cette fin, l’auteur mobilisera deux ressources théoriques et méthodologiques complémentaires : la sociologie de la traduction (Actor-Network Theory) et la sociologie des possessions (Gabriel Tarde). L’argument porte sur ces situations identitaires non stabilisées qui constituent autant d’angles morts pour une sociologie des représentations sociales. Les controverses techniques qui émaillent chacune de ces deux expertises fournissent des occasions (souvent controversées) de mise en débat sur les moyens de l’expression identitaire ou d’appartenance. Cette dernière ne s’exprimant pas au travers d’un positionnement binaire dans une structure préétablie (statut, rôle, etc.), mais au travers de la manifestation d’un degré de possessions réciproques entre humains et non-humains (en l’occurrence des odeurs ou des éléments linguistiques). Dans cette optique, tant les molécules odorantes que les éléments linguistiques participent – par leurs caractérisations – à la constitution précaire des sujets. | |
| Researchers ; Professionals ; Students | |
| http://hdl.handle.net/2268/63631 |
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