Reference : Diagnostic de gestation chez la jument par un test rapide de dosage semi-quantitatif ...
Scientific congresses and symposiums : Poster
Life sciences : Veterinary medicine & animal health
http://hdl.handle.net/2268/3528
Diagnostic de gestation chez la jument par un test rapide de dosage semi-quantitatif de la Relaxine
French
[fr] Pregnancy diagnosis by the mare with Relaxin Semi-quantitative Rapid test
Ponthier, Jérôme mailto [Université de Liège - ULg > Département clinique des animaux de compagnie et des équidés > Département clinique des animaux de compagnie et des équidés >]
van de Weerdt, Marie-Lys [Lab for Vet > > > >]
Deleuze, Stefan mailto [Université de Liège - ULg > Département clinique des animaux de compagnie et des équidés > Anesthésiologie gén. et pathologie chirurg. des grds animaux >]
Nov-2007
2x1m
Yes
No
International
Congrès AVEF
Association des vétérinaires équins français
Deauville
France
[en] Horse ; Reproduction ; Relaxin ; Pregnancy diagnosis
[en] Introduction.
Chez la jument, les méthodes hormonales de diagnostic de gestation sont peu sensibles et/ou manquent de précocité [2]. Le dosage de la progestérone, à considérer comme un diagnostic de non gestation [2], est peu sensible, non réalisable après le 120ème jour et ne donne pas d’indication sur la viabilité fœtale. Le dosage de l’eCG (ou PMSG, Pregnant Mare Serum Gonadotrphin) ne tient pas compte de la mortalité embryonnaire et n’est réalisable que pendant une courte période (du 40ème au 140ème jour) [2]. Le dosage des oestrogènes urinaires nécessite souvent un sondage urinaire et est peu utilisé en raison de son caractère tardif [2]. Le dosage de l’oestrone sulfate permet d’estimer la viabilité fœtale mais il est peu précoce (réalisable dès le 100ème jour) [2].
La relaxine, un polypeptide organisé en 2 sous unités et essentiellement synthétisé par le placenta chez la brebis, la jument, la chienne et la chatte [1,4,6,7,9] est une candidate pour le diagnostic de gestation et de viabilité foetale. Chez la chienne et la chatte, il existe un dosage immunologique semi-quantitatif de la relaxine sanguine utilisable sur le terrain dès le 28ème jour chez la chienne et le 31ème jour chez la chatte [notice technique du Relaxin Witness®]. Chez la chienne, les taux de relaxine obtenus par dosages immunologiques sont de 1ng/ml à 4 semaines et atteignent un pic à 4ng/ml à 6 semaines [4]. Chez le chatte, le dosage de la relaxine est aux alentours de 5ng/ml à 31 jours pour atteindre un pic autour de 9ng/ml au 40ème jour [6].
Chez la jument gestante, le taux de relaxine par dosage chromatographique est basal jusqu’au 80ème jour pour ensuite augmenter brutalement et atteindre 80ng/ml chez la jument et 10ng/ml chez la ponette [5,8]. Ensuite, les concentrations vont continuer à augmenter chez la ponette alors qu’elles vont diminuer lentement chez la jument [8]. Dans les deux cas, les valeurs de relaxine chutent brusquement lors du part [8]. On trouve aussi de la relaxine dans le follicule et dans le corps jaune mais l’effet de cette production sur les concentrations sanguines n’est pas connu [3].

Objectifs du travail.
Le but est d’étudier la Sensibilité, la Spécificité, la Valeur Prédictive Positive et Négative d’un test immunologique de dosage semi-quantitatif de la Relaxine réalisable sur le terrain comme moyen de diagnostic de gestation.
Matériel et méthode.
Les sérums de 10 juments (Ponettes, juments de selle ou de trait) sont soumis au test Witness Relaxin® (Synbiotics Corporation, Lyon, France), un test ELISA Sandwich : l’échantillon est mis en contact avec un anticorps, le complexe migre sur une membrane et est capturé sur une zone où est fixée le second anticorps. La fixation fait l’apparaître une bande colorée, une bande de contrôle atteste de la réussite du test. Le diagnostic et le stade de gestation sont confirmés par échographie transrectale ou transabdominale. Le degré de signification est obtenu par le test exact de Fischer. La sensibilité, la spécificité, la Valeur Prédictive Positive et Négative sont calculées.

Résultats.
Test + Test - Total
Gestante 0 6 6
Non Gestante 0 4 4
Total 0 10 10

Dans l’échantillon, 4 juments n’étaient pas gestantes et 6 étaient gestantes de plus de 100 jours. Aucun des tests Witness Relaxine® n’a été positif : ni pour les juments vides, ni pour les juments pleines. La sensibilité est de 0%, la spécificité est de 100%, la Valeur Prédictive Positive du test est non calculable et la Valeur Prédictive Négative du test est de 40% pour une valeur du Test Exact de Fischer significative à100%.
Les sérums des 6 juments pleines ont été envoyés au laboratoire Synbiotics pour un ELISA classique. Aucun échantillon n’a répondu aux anticorps du test ELISA.

Discussion.
Même si les anticorps développés pour le test d’immunomigration ou l’ELISA répondent dans de nombreuses espèces (chien, chat, souris), ils ne réagissent pas chez le cheval. Pourtant, les concentrations en relaxine observées chez le cheval sont plus importantes que celles observées chez les autres espèces [4,5,6,8].
Une première hypothèse fut celle de la sursaturation des anticorps et d’une non reconnaissance de ceux-ci. Cependant, à des dilutions amenant la concentration en relaxine à des titres dix fois inférieurs, le test Witness Relaxin (Synbiotics Corporation, Lyon, France) n’a pas répondu.
Afin de soumettre les échantillons à un ELISA classique, les échantillons ont été envoyés au laboratoire Synbiotics. Aux différentes dilutions testées (1 ; 0,1), aucune reconnaissance de la relaxine par les anticorps n’a été notée.
Malgré une structure en deux sous-unités (A et B) et un poids moléculaire semblable à celle des autres espèces [7], l’unité B de la relaxine équine n’est pas reconnue par les anticorps du test.

Conclusions.
Les kits rapides de dosage semi-quantitatif de la relaxine commercialisés ne détectent pas la relaxine équine. Des études doivent développer des anticorps spécifiques à la sous-unité bêta des équidés.

Remerciements.
Nos remerciements vont à la société Synbiotics (Lyon, France) pour la réalisation des tests ELISA Relaxine classiques et leur collaboration scientifique.

Références.
1. KLONISCH T., MATHIAS S., CAMBRIDGE G., HOMBACH-KLONISCH S., RYAN P.L., ALLEN W.R. (1997): Placental localization of Relaxin in the Pregnant Mare. Placenta, 18:121-128.
2. McKINNON A.O. (1993): Diagnosis of pregnancy. in: McKinnon A.O., Voss J.L.: Equine Reproduction. Lea &Febiger, Philadelphia, London: 501-508.
3. RYAN P.L., KLONISCH T., YAMASHIRO S., RENAUD R.L., WASNIDGE C., PORTER D.G. (1997): Expression and localization of relaxin in the ovary of the mare. Journal of Reproduction and Fertility, 110:329-338.
4. STEINETZ B.G., GOLDSMITH L.T., LUST G. (1987): Plasma Relaxin Levels in Pregnant and Lactating dogs. Biology of Reproduction, 37:719-725.
5. STEWART D.R., STABENFELDT G.H. (1981): Relaxin Activity in the Pregnant Mare. Biology of Reproduction, 25:281-289.
6. STEWART D.R., STABENFELDT G.H. (1985): Relaxin Activity in the Pregnant Cat. Biology of Reproduction, 32:848-854.
7. STEWART D.R., PAPKOFF H. (1986): Purification and Characterization of Equine Relaxin. Endocrinology, 119(3):1093-1099.
8. STEWART D.R., ADDIEGO L.A., PASCOE D.R., HALUSKA G.J., PASHEN R. (1992): Breed Differences in Circulating Equine Relaxin. Biology of Reproduction, 46:648-652.
9. WATHES D.C., REES J.M., PORTER D.G. (1988): Identification of relaxin in the placenta of the ewe. Journal of Reproduction and Fertility, 84:247-257.
reproduction des carnivores domestiques et des équidés
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