Reference : Production of alarm pheromone in aphids and perception by ants and natural enemies
Dissertations and theses : Doctoral thesis
Life sciences : Entomology & pest control
http://hdl.handle.net/2268/32647
Production of alarm pheromone in aphids and perception by ants and natural enemies
English
[fr] Production de phéromone d'alarme chez les pucerons et perception par les fourmis et les enemies naturels
Verheggen, François mailto [Université de Liège - ULg > > Gembloux Agro-Bio Tech >]
Dec-2008
Université de Liège, ​​Belgium
Doctorat en sciences agronomiques et ingéniérie biologique
196
Haubruge, Eric mailto
Thewis, André mailto
Francis, Frédéric mailto
Lognay, Georges mailto
Detrain, Claire
Hance, Thierry
[en] Aphids ; Alarm pheromone ; Chemical Ecology
[en] Most Aphidinae species produce and use (E)-ß-farnesene (Eßf) as an alarm pheromone. This
sesquiterpene is released by individuals under attack by a predator, and nearby aphids exhibit a variety of alarm behaviours. This PhD thesis aims to better understand how aphids manage their production and emission of alarm pheromone (Chapter IV). We also wanted, in a second step, to improve our knowledge on the roles that Eßf could play in the relationships that aphids have with their predators (Chapter V) and tending ants (Chapter VI), in order to better pinpoint the problem in this very tough context. The aphid predators have indeed a real advantage to be able to use the odorant cues emitted by their prey, to locate them and to select an adequate oviposition site. Ants establish with certain aphid species mutualistic relationships, which occurrence could be facilitated by the use of aphids’ odours. In Chapter IV, we have highlighted that aphid colonies non subjected to attack by predators release constantly small quantities of Eßf in their headspace, which means that this molecule could have additional roles than just acting as an alarm pheromone. In a second study, we demonstrated that the release of Eßf was not contagious, and therefore that a non stressed aphid receiving the alarm signal does not release additional Eßf. Since the production of alarm pheromone is likely to entail physiological cost, we tested and validated the hypothesis that aphids regulate their Eßf production according to their social environment. In Chapter V, we studied the ability of the hoverfly predator Episyrphus balteatus (Diptera, Syrphidae) to be used as biological control agent against aphids infesting tomato plants (Lycopersicon esculentum). After identifying the odours emitted by aphid infested plants, we have demonstrated that although this Diptera is able to perceive all the odours released by the system, it mainly uses Eßf to select its oviposition site. However, the E. balteatus larvae are not adapted to the architecture of tomato plants. We also showed that the Asian ladybeetle Harmonia axyridis (Coleoptera, Coccinellidae) olfaction was adapted to the perception of Eßf and that this beetle is also attracted by this sesquiterpene. Finally, in Chapter VI, we characterized the benefits accruing to aphid populations that have established mutualistic relationships with Lasius niger (Hymenoptera, Formicidae), and have demonstrated the role of Eßf and honeydew, respectively in locating aphid colonies and in the persistence of the mutualism.
[fr] La plupart des espèces de pucerons appartenant à la sous-famille des Aphidinae produisent et utilisent le (E)-ß-farnésène (Eßf) comme phéromone d’alarme. Ce sesquiterpène est relargué par les individus stressés par l’attaque d’un prédateur et cause chez les individus qui le perçoivent un comportement d’alerte. La présente thèse de doctorat a pour objectif de comprendre comment les pucerons gèrent la production et émission de phéromones d’alarme (Chapitre IV). Nous voulions aussi, dans une seconde étape, améliorer les connaissances sur les rôles potentiels que cet Eßf peut jouer au sein des relations que les pucerons entretiennent avec leurs prédateurs (Chapitre V) et avec les fourmis (Chapitre VI) Les prédateurs de pucerons retirent en effet un réel avantage à pouvoir s’aider des odeurs émises par leurs proies pour les localiser et pour sélectionner un site d’oviposition adéquat. Les fourmis, quant à elles, établissent des relations de mutualisme avec certaines espèces de pucerons. Les rencontres entre fourmis et pucerons pourraient être facilitées par l’utilisation des odeurs de pucerons. Les résultats obtenus peuvent être résumés de la manière suivante: Dans le chapitre IV, nous avons mis en évidence que les colonies de pucerons non soumises à l’attaque de prédateurs relarguent constamment de faibles quantités d’Eßf, ce qui permet d’assumer que cette molécule puisse avoir d’autres fonctions que celle de phéromone d’alarme. Dans une deuxième étude, nous avons démontré que l’émission du Eßf n’était pas contagieuse, et donc qu’un puceron non stressé percevant le signal d’alarme n’émet pas à son tour de le Eßf. Puisque la production de phéromone d’alarme a inévitablement un coût physiologique, nous avons testé et validé l’hypothèse selon laquelle les pucerons régulent leur production de Eßf en fonction de leur environnement social. Dans le chapitre V, nous avons étudié la possibilité d’utiliser le syrphe prédateur Episyrphus balteatus (Diptera, Syrphidae) en lutte biologique contre les pucerons infestant les plants de tomate (Lycopersicon esculentum). Après avoir identifié les odeurs émises par les plants infestés, nous avons démontré que, si ce Diptère est capable de percevoir l’ensemble des odeurs émises par ce système tritrophique, il utilise principalement l’Eßf pour sélectionner son site d’oviposition. Cependant, les larves d’E. balteatus ne sont pas adaptées à l’architecture des plants de tomate. Nous avons également montré que la coccinelle asiatique Harmonia axyridis (Coleoptera, Coccinellidae) possède le matériel olfactif nécessaire à la perception du Eßf et qu’elle est aussi attirée par ce sesquiterpène. Enfin, dans le chapitre VI, nous avons caractérisé les bénéfices retirés par les populations de pucerons ayant établi des relations de mutualisme avec Lasius niger (Hymenoptera, Formicidae), et avons démontré le rôle du Eßf et du miellat, respectivement dans la localisation des colonies de pucerons et dans la persistance du mutualisme.
http://hdl.handle.net/2268/32647

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