Reference : Quand la silicose n’était pas une maladie professionnelle: Genèse de la réparation des p...
Scientific journals : Article
Arts & humanities : History
http://hdl.handle.net/2268/29268
Quand la silicose n’était pas une maladie professionnelle: Genèse de la réparation des pathologies respiratoires des mineurs en Belgique (1927-1940)
French
[en] When silicosis was not an occupational disease. Genesis of the distribution of respiratory diseases in miners in Belgium (1927-1940)
Geerkens Provin, Eric mailto [Université de Liège - ULg > CARE "Le Réseau des bibliothèques de l'ULg" > Bibliothèque de Droit et HEC (L. Graulich) - Département de science politique >]
2009
Revue d'Histoire Moderne et Contemporaine
Société d'Histoire Moderne et Contemporaine
56
1
127-141
Yes (verified by ORBi)
International
0048-8003
Paris
France
[en] Occupational Diseases ; Silicosis ; Coal Mines and Mining
[fr] Maladies professionnelles ; Silicose ; Industrie charbonnière
[en] In Belgium, workman's compensation for professional diseases is governed by a law of 1927 which excludes from its field of application, because of insufficient scientific knowledge, respiratory pathologies in miners. If, according to a 1930 law, ill miners could benefit from early retirement due to disability, the compensation system for silicosis that was to be essential until 1964 was drawn up outside the Parliamentary arena, on the initiative of the milieux concerned, in fact dominated by the employers in the coal industry. Surrounding themselves with medical experts, the employers maintain control of the two successive surveys (radiological and clinical), interpreted to conclude that ill miners have not to be compensated for industrial disease. When, in 1936, the political situation changed, they relied on a union claim for refinancing the pension system for miners to continue the 1930’s compensation scheme, which led the miners to expose themselves to the risk for a long time in order to benefit from the disability system.
[fr] En Belgique, la réparation des maladies professionnelles a été organisée par une loi de 1927 qui exclut de son champ d'application les pathologies respiratoires des mineurs, au motif d'insuffisance des connaissances scientifiques. Si, à partir d'une législation de 1930, les mineurs malades peuvent bénéficier d'une retraite anticipée pour invalidité, le régime de réparation de la silicose qui s'imposera jusqu'en 1964 est élaboré en dehors de la sphère parlementaire, à l'initiative des milieux intéressés, dominés dans les faits par le patronat charbonnier. S'entourant d'experts médicaux, ce patronat garde le contrôle de deux enquêtes (radiologiques et cliniques) successives, interprétées pour conclure que les mineurs malades ne sont pas atteints d’une maladie professionnelle réparable. Lorsqu'en 1936 la conjoncture politique change, il s'appuie sur une revendication syndicale de refinancement du Fonds de retraite des mineurs pour pérenniser la réparation de la silicose dans le régime de 1930, conduisant les mineurs à devoir s'exposer durablement au risque pour bénéficier du régime d'invalidité.
Researchers ; Professionals ; Students
http://hdl.handle.net/2268/29268

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