[en] De récentes études ont suggéré que l’acétaldéhyde, premier produit du métabolisme de l’éthanol, participe aux effets psychotropes résultant de la consommation d’alcool. L’acétaldéhyde semble particulièrement impliqué dans les effets renforçants de l’éthanol, ce qui suggère un rôle important pour ce métabolite dans l’abus d’alcool et l’alcoolisme. Cette mise au point passe en revue les preuves expérimentales qui tendent à démontrer le rôle de l’acétaldéhyde dans les effets psychotropes de l’alcool. Les études animales et humaines indiquent que l’acétaldéhyde exerce une action renforçante plus puissante que l’éthanol dans le cerveau. Au contraire, il semble que l’accumulation d’acétaldéhyde dans le sang périphérique provoque des effets désagréables et une aversion pour l’alcool. Les effets hédoniques de l’acétaldéhyde seraient donc déterminés par le lieu, central ou périphérique, de son accumulation principale. Toutefois, l’acétaldéhyde ne doit pas être considéré comme le seul principe actif responsable de tous les effets psychotropes de l’éthanol. Plusieurs études ont par exemple démontré que l’acétaldéhyde ne participe pas significativement aux effets subjectifs de l’éthanol. Si l’acétaldéhyde exerce effectivement un rôle dans les effets renforçants de l’éthanol, il ne doit donc pas être tenu pour responsable de tous les effets pharmacologiques de la consommation d’alcool.
Centre de Neurosciences Cognitives et Comportementales
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