Reference : Les vieilles élites de la nouvelle économie. Un portrait collectif des dirigeants de la ...
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Social & behavioral sciences, psychology : Sociology & social sciences
Social & behavioral sciences, psychology : Communication & mass media
http://hdl.handle.net/2268/25529
Les vieilles élites de la nouvelle économie. Un portrait collectif des dirigeants de la "révolution numérique" aux Etats-Unis et en Europe
French
Geuens, Geoffrey mailto [Université de Liège - ULg > Département des Arts et Sciences de la communication > Th. critique des nouv. médias & Analyse des gr. de commun. >]
Nov-2011
Presses Universitaires de France
La politique éclatée, collection dirigée par Lucien Sfez
240
Paris
France
[fr] industrie des réseaux ; socio-économie ; capitalisme numérique
[en] Fruit de plusieurs années de recherche sur les modèles de corporate governance à l’œuvre dans les industries de la communication, ce manuscrit vise à évaluer le poids de réalité des discours sur la « révolution numérique », la « nouvelle économie » et la « globalisation » ; à redéfinir sociologiquement la puissance économique des entreprises américaines et européennes du multimédia et des TIC (software, hardware, télécoms, semi-conducteurs, électronique, défense/sécurité) ; sinon même à rompre avec une certaine forme d’académisme dans le domaine des SIC et des sciences sociales en général. La sociographie collective entreprise dans L’industrie des réseaux s’attache, pour être tout à fait précis, à répondre à la question de savoir dans quelle mesure les conquérants de la Silicon Valley et les Media Moguls – effigies suprêmement individuelles de la révolution en cours – se reconnaissent dans l’image singulièrement stéréotypée des gestionnaires cosmopolites du « capitalisme numérique ». C’est que le cadre supérieur de la société de l’information – dépeint comme apatride, apolitique et asocial, au sens presque de « déclassé » – doit, dans le discours social, tenir bon contre les vieilles dynasties d’affaires, les nouvelles fortunes privées et la noblesse d’État, et avec lui le mythe de l’entreprise technologique devenue symbole de la toute-puissance d’une nouvelle économie libérée de l’emprise politique et de tout ce qui pourrait rappeler, à tort ou à raison, l’importance de la propriété dans nos sociétés. Notre travail témoigne bien pourtant du maintien de certaines structures sociales et de la perpétuation, sinon de la consolidation, de formes nationales de pouvoir associées aux capitalismes d’antan. En définitive, ce n’est pas là le moindre des paradoxes que l’industrie des réseaux – présumée symboliser l’avènement d’une « économie de l’immatériel » – puisse être, à ce point, emblématique de l’importance stratégique de certains réseaux d’affaires, de pouvoir et de sociabilité tout à fait concrets et ce, au sein même d’un univers professionnel supposé fonctionner sur base de la seule rationalité financière.
Researchers ; Professionals ; Students ; General public
http://hdl.handle.net/2268/25529

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