Reference : Hileôs tôi phorounti. Sérapis sur les gemmes et les bijoux antiques
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Arts & humanities : Archaeology
Arts & humanities : Art & art history
Arts & humanities : History
http://hdl.handle.net/2268/21914
Hileôs tôi phorounti. Sérapis sur les gemmes et les bijoux antiques
French
[en] Hileôs tôi phorounti. Sarapis on the Ancient Gems and Jewels
Veymiers, Richard mailto [Université de Liège - ULg > Département des sciences historiques > Histoire de l'art et archéologie de l'antiquité classique >]
Sep-2009
Académie Royale de Belgique
Publication de la Classe des Lettres de l'Académie royale de Belgique. Collection in-4°, 3e série ; Tome I, n° 2061
608
978-2-8031-0261-7
Bruxelles
Belgique
[en] Isiac Cults ; Sarapis ; Gems ; Jewels ; Seals
[fr] Après la conquête de l’Égypte par Alexandre le Grand, la déesse Isis se voit attacher, probablement à l’initiative de Ptolémée Sôter, un nouvel époux du nom de Sérapis, qui n’est autre que l’Osiris-Apis memphite transféré à Alexandrie pour y recevoir une image nouvelle, purement grecque. Cette entreprise marque le point de départ d’un phénomène que nous appelons aujourd’hui la diffusion des cultes isiaques. Sept siècles durant, Sérapis et les siens essaiment dans le monde gréco-romain et attirent une audience de plus en plus large et diversifiée avant de succomber au triomphe du christianisme.
Cette diffusion s’opère en fonction de vecteurs variés et notamment par le biais de supports matériels. Au même titre que les monnaies dans le domaine public, les objets de dimensions modestes que sont les gemmes et les bijoux favorisent le développement des cultes isiaques dans les sphères privées en véhiculant une iconographie multiple. C’est ainsi que Pline l’Ancien observe que, de son temps, « même les hommes commencent à porter à leurs doigts l’effigie d’Harpocrate et les images des divinités égyptiennes ». Cette vogue dont témoigne le grand érudit romain n’a toutefois guère éveillé l’intérêt des chercheurs pour cette documentation.
Cet ouvrage vise à montrer combien ces objets, malgré leur petite taille, sont précieux pour nous aider à comprendre ce que sont les cultes isiaques et à mesurer l’étendue de leur succès. Il s’organise autour d’un catalogue réunissant plus de 1250 documents, souvent méconnus ou inédits, portant l’image ou le nom de Sérapis. Les gemmes et les bijoux montrent une richesse iconographique, jusqu’ici insoupçonnée, qui a permis d’élaborer une fine typologie. Traditionnellement considéré comme un maître des ombres trônant avec le Cerbère infernal, Sérapis y apparaît, plus que sur tout autre support, comme un être insaisissable, aux apparences multiples, en buste, trônant, debout ou allongé, qu’il soit seul, accompagné ou assimilé à d’autres divinités.
Si les artisans, graveurs et bijoutiers, se sont inspirés de schémas iconographiques circulant dans le domaine public, en particulier sur les monnaies, ils ont aussi innové pour exprimer des sentiments personnels ou répondre aux attentes de leur clientèle. Percer le sens de ces images est une entreprise parfois aussi difficile que de déterminer les raisons du port de ces objets. Si certains ont pu simplement servir de parure, de sceau ou de souvenir, d’autres ont été destinés à afficher une adhésion religieuse, à solliciter une protection ou à satisfaire une pratique magique. Redécouvrir ces gemmes et ces bijoux ne peut manquer de nous toucher parce qu’ils ont été portés durant l’Antiquité par des individus ordinaires qui ont attendu, d’une manière ou d’une autre, que Sérapis soit Hileôs tôi phorounti, « propice au porteur ».
Académie royale de Belgique
Researchers ; Professionals ; Students
http://hdl.handle.net/2268/21914

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