Reference : « Dis-moi ce que tu filmes et je te dirai qui tu es » : l’image du cinéma français en...
Scientific journals : Article
Arts & humanities : Performing arts
Arts & humanities : History
http://hdl.handle.net/2268/2156
« Dis-moi ce que tu filmes et je te dirai qui tu es » : l’image du cinéma français en Belgique francophone dans l’immédiat après-guerre
French
[fr] « Tell me what you film, I’ll tell you who you are » : the image of French cinema in French-speaking Belgium in the immediate post-war period
Lanneau, Catherine mailto [Université de Liège - ULg > Département des sciences historiques > Histoire contemporaine > >]
May-2007
1895 : Bulletin de l'Association Française de Recherche sur l'Histoire du Cinéma
Association française de recherche sur l’histoire du cinéma
51
45-66
Yes
International
0769-0959
1960-6176
Paris
France
[en] French movies / cinema ; perception in French-speaking Belgium ; immediate post-WWII period
[fr] cinéma français ; perception en Belgique francophone ; immédiate après-Seconde Guerre
[en] Many interlocking factors play a role in the construction of the image of a people as seen by others, and the judgment passed on the film production of a country is one of them. This article is devoted to the perception of French cinema in French-speaking Belgium – once a ready and important outlet for it – in the immediate postwar period. At the time, French cinema suffered a relative loss of interest, in parallel to the deep crisis then affecting the broader image of France in francophone Belgium. Contemporary critics particularly emphasized three issues : « intellectualism » rather than emotion, immorality, and a very pessimistic outlook. In their eyes, French cinema was betraying two of its main assets : social depiction and healthy entertainment. Jacques Tati’s success showed by contrast what critics in Wallonia and Brussels expected : for them the true French cinema was to be found in comedies revolving around the family and extolling simple and provincial pleasures. That cinema conveyed the image of an everlasting, idealized, and timeless France so difficult to glimpse in those hard times.
[fr] L’image d’un peuple dans le regard d’un autre est tributaire de nombreux facteurs qui s’interpénètrent et le jugement posé sur la production cinématographique est l’un d’entre eux. Cet article envisage la perception du cinéma français en Belgique francophone, débouché aisé et important, à une époque – l’immédiat après Deuxième Guerre mondiale – où ce cinéma y subit une relative désaffection, parallèle à une crise profonde de l’image de la France dans son ensemble. Trois thèmes sont particulièrement mis en exergue par les critiques : la primauté de l’intellectualisme sur l’émotion, l’immoralité et un parti pris de pessimisme. Le cinéma français trahirait ainsi deux facettes de sa vocation, celles de révélateur social et de sain divertissement. Par contraste, le succès de Jacques Tati met en lumière l’attente des critiques wallons et bruxellois : pour eux, le véritable cinéma français est celui qui s’exprime dans des comédies familiales exaltant les plaisirs simples et provinciaux, bref celui qui donne à voir une France éternelle, idéale, intemporelle que l’on peine à retrouver dans les difficultés de l’heure.
Researchers ; Professionals ; Students
http://hdl.handle.net/2268/2156
http://1895.revues.org/document1482.html

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