Reference : La justice réparatrice en milieu carcéral : plasticité d’une fonction et malléabilité...
Dissertations and theses : Doctoral thesis
Social & behavioral sciences, psychology : Sociology & social sciences
Law, criminology & political science : Political science, public administration & international relations
http://hdl.handle.net/2268/1571
La justice réparatrice en milieu carcéral : plasticité d’une fonction et malléabilité d’un concept criminologique
French
[en] Restorative Justice into Belgian Prisons: Plasticity of an Occupation and Malleability of a Criminological Concept
Dubois, Christophe mailto [Université de Liège - ULg > Institut des sciences humaines et sociales > Sociologie de l'organisation et de l'intervention >]
25-May-2009
Institut d'Etudes Politiques de Paris & Université de Liège, ​Paris Liège, ​​France
Doctorat en Sciences Politiques et Sociales
341
Bastard, Benoit
Macquet, Claude
Kuty, Olgierd
Scieur, Philippe
Commaille, Jacques
Segrestin, Denis
[fr] Justice réparatrice - Prison ; Action Publique - Travail ; Dispositifs - Pratiques
[en] Although it is recognized as being inhuman by some people and inefficient
by others, prison only seldomly serves as a gathering political objective. The
ministerial circular of 4 October 2000, which is implementing « restorative
justice » in Belgian prisons, seems however to be an outstanding case in this
matter as it includes prison in the political program. The new “restorative”
discourse carried out by this circular creates a new role of “restorative justice
consultant” and plans to assign one in each prison. The purpose of this book
is to describe, analyze and account for the concrete practices through which
this political discourse tends to take some social forms. Through an
ethnographic work, the new “restorative” practices will be depicted and
replaced in a policy and organizational analysis based on four case studies.
[fr] L’idée de justice réparatrice – ou restaurative – renvoie à une constellation de modèles de justice. Cette idée, comme les concepts théoriques et politiques qu’elle alimente, inonde les nombreux ouvrages qui, depuis une trentaine d’années, ont envahi les bibliothèques des facultés de criminologie, victimologie et pénologie. Parmi cette abondante littérature qui lui est consacrée, la justice réparatrice est considérée et soutenue comme une troisième voie, située entre le modèle de la justice rétributive [axé sur l’infraction et la punition] et celui de la justice réhabilitative [axé sur le traitement et la réadaptation du délinquant].

Avec la circulaire ministérielle du 4 octobre 2000, Marc Verwilghen, alors ministre de la Justice, décide d’orienter le fonctionnement des prisons belges vers la justice réparatrice, c’est-à-dire un modèle de justice orienté vers la restauration de la relation perturbée – entre l’auteur et la victime – par le conflit. Cette circulaire nous intéresse d’autant plus que la prison figure rarement à l’agenda politique.

Notre travail de dissertation doctorale est composé de quatre parties principales, encadrées par une introduction et une conclusion générales:

La première partie a pour objectif de retracer, de manière analytique, la genèse de la circulaire ministérielle du 4 octobre 2000, visant à « orienter la culture de la détention vers la justice réparatrice ». Basée sur des données empiriques extraites à la fois d’analyses documentaires et d’entretiens semi-directifs, cette partie propose une lecture en termes de sociologie de la traduction afin de retracer les phénomènes d’association des divers éléments constitutifs de la circulaire ministérielle.

La deuxième partie consiste en une mise à plat des trois objets centraux de la recherche. Premièrement, l’analyse du contenu de la circulaire permettent d’établir un diagnostic au sujet de ce texte : il s’agit d’une « partition à construire » (Bosseur, 2000). Deuxièmement, les interprètes novices [les consultants en justice réparatrice] chargés d’interpréter cette partition font l’objet d’une description. Troisièmement, les caractéristiques organisationnelles des auditoires investigués sont mises à plat. Il s’agit de deux prisons francophones et de deux prisons néerlandophones.

La troisième partie concerne le répertoire de la justice réparatrice. Deux angles de description sont alors retenus. Le premier, basé sur des données empiriques récoltées au travers d’entretiens semi-directifs, permet de décrire et d’analyser, de manière transversale, le travail des consultants en justice réparatrice : coordination d’activités, gestion de dispositifs, actions de formation-information-sensibilisation et, enfin, tâches déléguées par le directeur de prison. Le deuxième angle repose sur des données ethnographiques, récoltées au cours de périodes d’observation, et visent à rendre compte de situations concrètes de justice réparatrice : formation de sensibilisation des détenus aux actes commis ; atelier de peinture sociale ; groupe de parole multi-tâches.

La quatrième partie propose d’appliquer deux grilles interprétatives sur les données empiriques présentées et analysées précédemment. La première consiste à rendre compte à la fois des dynamiques constitutives du métier de consultants en justice réparatrice – qui se caractérise par sa plasticité – et des formes concrètes conférées au concept criminologique de justice réparatrice – qui se caractérise par sa malléabilité et son élasticité –. La seconde vise à offrir un regard sur la justice réparatrice en milieu carcéral, considérée selon le temps long. Les effets de réduction et d’amplification de ce processus sont alors soulignés afin de nuancer le point de vue global sur cet objet.
Cris (ULg) et CSO (Paris)
Fonds de la Recherche Scientifique (Communauté française de Belgique) - F.R.S.-FNRS
Researchers ; Professionals
http://hdl.handle.net/2268/1571

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