Reference : Troubles réactionnels de l’attachement et compétences émotionnelles chez l’enfant âgé...
Scientific journals : Article
Social & behavioral sciences, psychology : Treatment & clinical psychology
http://hdl.handle.net/2268/134620
Troubles réactionnels de l’attachement et compétences émotionnelles chez l’enfant âgé de cinq à huit ans
French
[en] Reactive attachment disorder and emotional skills in childhood
Wertz, Céline mailto [Université de Liège - ULg > Département Psychologies et cliniques des systèmes humains > Psychologie clinique >]
Gauthier, Jean-Marie mailto [Université de Liège - ULg > Département Psychologies et cliniques des systèmes humains > Psychologie clinique de l'enfant et de l'adolescent >]
Blavier, Adelaïde mailto [Université de Liège - ULg > Département Psychologies et cliniques des systèmes humains > Ergonomie et intervention au travail >]
Oct-2012
Neuropsychiatrie de l'Enfance et de l'Adolescence
Elsevier
60
7-8
492–504
Yes (verified by ORBi)
International
0222-9617
1769-6615
Paris
France
[en] Reactive attachment disorder ; Emotional skills ; Social abilities ; Attachment story completion task ; Facial emotional expressions ; Empathy ; Attachment pattern ; Symbolic skills ; Theory of mind
[fr] Trouble réactionnel de l’attachement ; Compétence émotionnelle ; Habileté sociale ; Histoires d’attachement à compléter ; Expressions faciales émotionnelles ; Empathie ; Modèle d’attachement ; Compétences symboliques ; Théorie de l’esprit
[en] Background

The quality of interactions experienced with primary attachment figures influences the development of emotional skills. On the other hand, we know how emotions fill a critical adaptive role for the social adjustment, in that they assume both a communicative function and an informative value. In this paper, we were particularly interested in how children's patterns of attachment were expressed in terms of ability to understand other's emotions. According to Laible & Thompson's observations (1998), we tested the following hypothesis: insecure attachment representations are associated with a poverty of skills in decoding emotional signals. They especially would affect the perception of negative emotional expressions, because of their threatening nature.

Method

We tested this hypothesis by the meeting of four children of primary school age (5 to 8 years old) with a reactive attachment disorder, and four peer controls, matched for gender and age. At first, the Attachment Story Completion Task (Bretherton et al., 1990) allowed us to specify the type of attachment disorder for each child of the clinical group. Secondly, inspired by Pollak et al.’s study, we proposed to all subjects a recognition task of facial emotional expressions.

Results

We observed in the clinical group low average rates of identification of basic and primary negative emotions. But if the accuracy of judgments is a function of emotion's valence, it actually seems more especially dependent of the child's attachment pattern. More specifically, whereas some of them tend to avoid dealing with negative emotions (desactivation of attachment strategy), others fit into an opposite pattern of hypersensitivity to these emotions (hyperactivation). Particular ways of emotional perception finally appear typical of specific patterns of attachment. Moreover, the finding of specific patterns of errors, and particularly the central role of sadness in these confusions would demonstrate an immaturity of empathic and symbolic skills in children suffering from this kind of disorder.

Conclusion

These results, although obtained from a small sample of children, nevertheless open interesting perspectives for research, both theoretical and methodological level. They especially concern difficulties experienced by these children to consider emotion to a symbolic level and the various defenses set up in front of emotional life, prevent their access to others’ point of view. This seems causing many social dysregulations tending to increase, in turn, their deficiencies in the affective area.
[fr] Cet article a pour objectif d’étudier la façon dont les modèles d’attachement de l’enfant s’expriment au niveau de ses capacités de compréhension des émotions d’autrui, en partant de l’hypothèse suivante : les représentations d’attachement insécurisées seraient associées à de pauvres compétences dans le décodage des signaux émotionnels et affecteraient spécialement l’appréhension des manifestations émotionnelles à valence négative. Nous avons rencontré quatre enfants âgés de cinq à huit ans présentant un trouble réactionnel de l’attachement et quatre sujets témoins, appariés en sexe et en âge. La tâche des histoires d’attachement à compléter nous a permis de préciser le type de trouble d’attachement des enfants du premier groupe. Nous avons ensuite administré à tous les enfants une épreuve de reconnaissance des expressions faciales émotionnelles. Nous observons au sein du groupe clinique, des performances globalement déficientes dans l’identification des émotions négatives. Mais si l’exactitude des jugements est fonction de la valence émotionnelle, elle semble aussi dépendre du modèle d’attachement de l’enfant. Plus spécifiquement, tandis que ceux qui adoptent une stratégie d’attachement désactivée tendent à éviter le traitement des émotions négatives, les enfants au style d’attachement hyperactivé se situent dans un mouvement contraire d’hypersensibilité à ces mêmes émotions. Par ailleurs, l’existence de certains patrons singuliers d’erreurs et en particulier, la place centrale tenue par la tristesse au sein de ces confusions, pourraient être le témoin d’une immaturité des capacités empathiques chez les enfants souffrant de ce trouble. Ces résultats, bien qu’obtenus ici auprès d’un petit échantillon, ouvrent néanmoins des perspectives de recherche intéressantes, tant sur le plan méthodologique, à travers une tâche expérimentale novatrice, que théorique. Celles-ci concernent notamment les difficultés qu’éprouvent ces enfants à envisager l’émotion à un niveau symbolique et les nombreuses défenses mises en place face à la vie émotionnelle, les empêchant d’accéder à la perspective de l’autre. Cela semble être à l’origine de nombreuses dysharmonies sociales qui renforcent, à leur tour, leurs carences dans la sphère affective.
Centre d’expertise en psychotraumatisme et psychologie légale, ULg
http://hdl.handle.net/2268/134620

File(s) associated to this reference

Fulltext file(s):

FileCommentaryVersionSizeAccess
Restricted access
Postprint auteur.pdfAuthor postprint706.3 kBRequest copy

Bookmark and Share SFX Query

All documents in ORBi are protected by a user license.