Reference : Dynamique et perspectives de la filière cotonnière du Burundi
Dissertations and theses : Doctoral thesis
Life sciences : Agriculture & agronomy
http://hdl.handle.net/2268/134586
Dynamique et perspectives de la filière cotonnière du Burundi
French
[en] Dynamic and prospects of the cotton sector in Burundi
Gahungu, Antoine mailto [Université de Liège - ULg > > > Doct. sc. agro. & ingé. biol.]
29-Nov-2012
Université de Liège, ​Gembloux, ​​Belgique
Docteur en sciences agronomiques et ingénierie biologique
XV, 200 + 22
Lebailly, Philippe mailto
[en] Burundi ; Cotton ; Chain
[fr] Burundi ; coton ; Filière
[en] Cotton cultivation was introduced in Burundi in 1919 under the Belgian mandate with the objective to monetize the rural economy and open the country to international trade.
After independence (1962), the cotton crop continued to flourish as a vertically integrated chain from upstream to downstream in pursuing the objectives of job creation, import substitution and maximizing the added value generated by various cotton products.
Since 1993, the cotton is in perpetual decline due to various factors both endogenous and exogenous to reach in 2009 the lowest level in its history. Its competitiveness is challenged by instability of the global market of cotton fiber, policies (subsidies) of large producers (China, India, USA, Pakistan, ...), competition from synthetic textile industry, the prices of agricultural inputs (fertilizers and phytosanitary products) and raw materials for industries, competition for food crops production factors which are already scarce and especially less remunerative producer prices.
Survey work on a sample of 120 farms during three seasons (2007/2008, 2008/2009, 2009/2010) as well as interviews with various agents involved in the cotton sector have been conducted to understand the reasons of the decline of the cotton sector and see the adaptation mechanisms implemented in the segment "producers - COGERCO."
It appears from these investigations that the cotton is not competitive with food crops. The price paid to growers is not motivating, production costs are expensive and factors of production become increasingly restrictive. COGERCO however, continues to subsidize cotton without benefit.
In this context the majority of cotton producers combine beans or cowpeas with cotton to take advantage of subsidies (inputs, management, ...) and other benefits (loans, fields ...) that the company offers to producers without benefit to the company. The latter is in chronic deficit due to poor sector governance which is under pressure of privatization already imposed on other agro-industrial crops of the country (coffee, tea).
[fr] La culture du coton a été introduite au Burundi en 1919 sous le mandat belge dans l’objectif de monétiser le monde rural et d’ouvrir le pays aux échanges internationaux.
Après l’indépendance du pays (1962), la culture cotonnière continuait à prospérer sous forme d’une filière verticalement intégrée de l’amont à l’aval en poursuivant les objectifs de création d’emploi, de substitution des importations et de maximisation de la valeur ajoutée générée par divers produits cotonniers.
Depuis 1993, la culture du coton est en perpétuelle régression sous l’effet de divers facteurs tant endogènes qu’exogènes, jusqu’à atteindre en 2009 le niveau le plus bas de son histoire. Sa compétitivité est mise à l’épreuve par l’instabilité du marché mondial de la fibre du coton, les politiques (subventions) des grands producteurs (Chine, Inde, USA, Pakistan,…), la concurrence du synthétique dans l’industrie textile, le prix des intrants agricoles (engrais chimiques et produits phytosanitaires) et des matières premières pour les industries, la concurrence des cultures vivrières sur des facteurs de production déjà contraignants et surtout le prix au producteur moins rémunérateur.
Un travail d’enquête auprès d’un échantillon de 120 exploitations pendant trois campagnes (2007/2008, 2008/2009, 2009/2010) ainsi que des interviews auprès de différents agents intervenant dans le secteur cotonnier ont été menés pour comprendre les raisons du déclin de la filière et voir les mécanismes d’adaptation mis en œuvre dans le segment de la filière « producteurs-COGERCO ».
Il ressort de ces investigations que la culture du coton n’est plus compétitive face aux vivriers dans les exploitations. Le prix octroyé au producteur n’est pas motivant, les coûts de production sont élevés et les facteurs de production deviennent de plus en plus contraignants. La COGERCO continue cependant à subventionner le coton sans en tirer profit.
Dans ce contexte, la majorité des producteurs associent le coton au haricot et au niébé pour profiter des subventions (intrants, encadrement,…) et autres avantages (crédits, champs…) que la compagnie offre aux producteurs sans que cela ne lui profite. Cette dernière est en déficit chronique suite à une mauvaise gouvernance de la filière, ce qui la soumet à une pression de privatisation déjà imposée aux autres filières agro-industrielles du pays (café, thé).
Gouvernement du Burundi ; Fonds spécial CUD (Université de Liège)
Etude des filières agro-industrielles
Researchers ; Professionals ; Students ; General public ; Others
http://hdl.handle.net/2268/134586

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