Reference : Etude de l'impact d'interventions préventives sur le burnout des médecins en oncologie
Dissertations and theses : Doctoral thesis
Social & behavioral sciences, psychology : Multidisciplinary, general & others
http://hdl.handle.net/2268/133917
Etude de l'impact d'interventions préventives sur le burnout des médecins en oncologie
English
Bragard, Isabelle mailto [Université de Liège - ULg > Département Psychologies et cliniques des systèmes humains > Psychologie de la santé >]
Sep-2008
Université de Liège, ​​Belgique
Docteur en Psychologie
Etienne, Anne-Marie mailto
Hansez, Isabelle mailto
Razavi, Darius
Reynaert, Christine
Spitz, Elisabeth
Boniver, Jacques mailto
[en] stress management ; burnout ; physicians
[fr] gestion du stress ; médecins
[fr] Étude de l’impact d’interventions psychologiques préventives sur le burnout des médecins

Le burnout est défini comme un syndrome psychologique susceptible d’apparaître chez des individus qui travaillent avec d’autres individus, en réponse à des stresseurs émotionnels et interpersonnels présents depuis un certain temps sur le lieu de travail. Différents facteurs individuels (ex. manque d’expérience), communicationnels (ex. manque de formation à la communication, stress de communiquer, faible sentiment d’efficacité personnelle en consultation), et professionnels (ex. exigences de travail élevées) peuvent contribuer au développement du burnout chez les médecins. Les études ayant testés l’efficacité d’interventions psychologiques (ex. gestion du stress, formation à la communication) sur le burnout de médecins sont peu concluantes.

Ce travail de thèse visait donc à répondre à deux questions: (1) Une formation à la communication permet-elle de réduire le burnout de médecins? (2) Qu’est-ce qui explique le changement ou le non-changement dans le burnout de ces médecins parmi des facteurs prédicteurs individuels, communicationnels et professionnels?

Une première étude contrôlée et randomisée portant sur 62 médecins spécialistes travaillant avec des patients cancéreux a montré qu’une formation à la communication (35 heures) ne permet pas de réduire leur burnout. Deux hypothèses ont été avancées pour expliquer ce non-changement : (1) l’altération de certaines croyances des médecins, construites par des années de pratique sur la façon de communiquer avec les patients, aurait empêché l’effet positif de la formation, (2) l’influence de la charge clinique sur le burnout n’aurait pas été suffisamment prise en compte dans la formation. Une seconde étude a profité des leçons tirées de la première : organiser ces formations au cours des études de médecine, ajouter un module de gestion du stress et tester l’efficacité des formations sur des mesures proximales (stress de communiquer, sentiment d’efficacité personnelle). La seconde étude contrôlée et randomisée portant sur 75 médecins assistants a montré qu’une formation à la communication (30 heures) combinée à une formation à la gestion du stress (10 heures) permet de réduire le stress de communiquer en consultation, d’améliorer le sentiment d’efficacité personnelle à communiquer et à gérer le stress en consultation mais pas de réduire le burnout. Deux hypothèses ont été avancées pour expliquer ce non-changement : (1) un niveau d’anxiété élevée aurait empêché l’effet positif de la formation, et (2) l’influence de la mauvaise qualité de vie au travail sur le burnout n’aurait pas été suffisamment prise en compte dans la formation.

Les résultats positifs concernant le sentiment d’efficacité personnelle et le stress sont encourageants. Que manque t-il aux formations pour réussir au niveau du burnout ? Plusieurs pistes peuvent être proposées : réaliser des interventions centrées à la fois sur la personne, sur la communication et sur le travail ; les intégrer dans les études de médecine ; les implanter sur le lieu de travail ; organiser des supervisions individuelles ; former l’ensemble du service. La relation médecin-patient est souvent gratifiante mais, elle est aussi source de risque émotionnel sévère. L’engagement professionnel du médecin a un coût et le médecin doit s’en rendre compte avant d’arriver à des conséquences négatives pour les médecins et les patients.
http://hdl.handle.net/2268/133917

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