Reference : La littérature des Physiologies. Sociopoétique d’un genre panoramique (1830-1845)
Books : Book published as author, translator, etc.
Arts & humanities : Literature
http://hdl.handle.net/2268/127376
La littérature des Physiologies. Sociopoétique d’un genre panoramique (1830-1845)
French
Stienon, Valérie mailto [Université de Liège - ULg > Département de langues et littératures romanes > Litt. française (19è et 20è) - Sociologie de la littérature >]
2012
Éditions Classiques Garnier
Études romantiques et dix-neuviémistes
354
Paris
France
[fr] Littérature française ; Poétique ; Sociologie de la littérature ; Presse et littérature ; Modernité ; Épistémologie ; Analyse du discours
[fr] Consacré aux Physiologies parisiennes de la première moitié du XIXe siècle, l’ouvrage situe ce petit genre éditorial et contextuel dans l’espace des possibles formels de la Monarchie de Juillet, en conciliant démarche poéticienne et étude du medium. Après une contextualisation socio-historique du paradigme physiologique par rapport à la discipline médicale expansive et au règne médiatique de la « connaissance utile », il interroge les orientations d’étude de cet objet en lien avec la littérature panoramique, ainsi que les raisons d’être épistémologiques d’une production considérée comme mineure. Plusieurs caractéristiques récurrentes fédèrent ces textes sur le plan générique : le développement d’une fiction d’actualité, la structure taxinomique, le projet éditorial sériel, la composante réflexive et l’usage contre-idéologique du stéréotype. L’étude des modes de diffusion culturelle met ensuite en perspective les nombreuses représentations d’un lectorat associé au type traité, d’une figure d’éditeur en entrepreneur impérieux et d’un illustrateur en interlocuteur fictif. Les formations des physiologistes, situables entre la participation aux équipes rédactionnelles du Charivari et de La Caricature, la pratique mêlée du feuilleton, du vaudeville, du roman populaire et la fondation répétée de petites feuilles politiques et littéraires, ne manifestent pas un positionnement générationnel, mais plutôt la convocation parodique du fantasme du panthéon, consolidé par une intertextualité entre « spirituels collaborateurs ». Le laboratoire des identités d’auteurs montre toute la virtuosité des stratégies de distinction déployées entre petits pour particulariser chaque contribution à une production surcodée. Enfin, son projet de textualisation du social rapproche la Physiologie de l’émergence de certaines formes de proto-sociologie. Les représentations de la vie littéraire qui en résultent sont l’occasion d’observer la fabrique de la consécration depuis ses marges et de mettre en lumière les scénarios identitaires créatifs constituant la richesse d’une littérature en train de se faire et de se dire.
Fondation Universitaire de Belgique
Researchers ; Professionals ; Students
http://hdl.handle.net/2268/127376
Quatrième de couverture: Petites par le format mais grandes par l’esprit, les Physiologies françaises déferlent sous la Monarchie de Juillet. À la fois atypique et emblématique d’une époque, ce genre sériel particulièrement réflexif gagne à être réinscrit dans l’espace des possibles formels de la première moitié du XIXe siècle. Il y apparaît comme le laboratoire polyphonique de singulières identités d’auteurs et le creuset d’un projet fondamental de textualisation du social. C’est l’occasion de mettre en lumière la poétique des valeurs, la dynamique générique et les scénarios créatifs en élaboration à travers le prisme mêlé de la science conquérante, du journalisme satirique et de la littérature des marges.

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