Reference : Mise en réseau et désacralisation de l'image d'archives: 'Le fond de l'air est rouge' (M...
Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference
Arts & humanities : History
Arts & humanities : Performing arts
http://hdl.handle.net/2268/127208
Mise en réseau et désacralisation de l'image d'archives: 'Le fond de l'air est rouge' (Marker) et 'Guerre et paix' (Kluge e.a.)
French
Hamers, Jérémy mailto [Université de Liège - ULg > Département des Arts et Sciences de la communication > Cinéma et vidéo documentaires >]
Van Cauwenberge, Geneviève mailto [Université de Liège - ULg > Département des Arts et Sciences de la communication > Cinéma et vidéo documentaires >]
10-Jul-2012
Yes
No
International
8ème congrès de l'AFECCAV: Des sources aux réseaux: Tout est archive?
du 9 juillet au 10 juillet
Afeccav (Association française des enseignants et chercheurs en cinéma et audiovisuel)
Université Paris-Est Marne-la-Vallée
Marne-la-Vallée
France
[fr] film de montage ; historiographie ; Chris Marker, Alexander Kluge
[fr] Au contact de quelques séquences de Guerre et paix (1982) et de Le fond de l’air est rouge (1977), nous identifions d’abord une pratique commune à A. Kluge et Ch. Marker, qui s’apparente à une désacralisation de l’image d’archives. Détruisant la solennité de plusieurs représentations historiques, Kluge ôte aux images leur capacité d’émouvoir et « d’impressionner » le spectateur, pour les projeter dans une succession d’associations. En soulignant un ensemble de liens visuels entre différentes représentations et postures, Marker introduit également une distance discrète entre la représentation historique et l’investissement politico-affectif auquel elle prêtait le flanc.
Nous interrogeons ensuite les démarches de nos deux auteurs à partir d’un point de vue plus politique : si les associations klugiennes peuvent mettre le spectateur au travail, lui apprendre à prendre conscience des similitudes de différentes représentations dans le but avoué d’en faire un analyste critique du monde qui l’entoure, si Marker révèle visuellement certains « moments d’histoire » comme autant de parties intégrantes d’un réseau autonome de représentations, les deux auteurs ne maintiennent-ils pas par conséquent le spectateur dans le registre de la représentation ? Ne reportent-ils pas sans cesse un possible investissement affectif et émotionnel (politique) de la représentation sur d’autres représentations ? Et la conscience politique du spectateur n’est-elle pas subordonnée alors au spectacle de l’histoire dont elle ne peut s’émanciper? Enfin, si tel est le cas, cette conscience ne risque-t-elle pas de déboucher sur un état proprement mélancolique, le spectateur comprenant que le spectacle de l’histoire conservé dans l’archive, détermine à lui seul son rapport au monde ?
Researchers ; Professionals ; Students
http://hdl.handle.net/2268/127208

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