Reference : La Belgique et la Politique européenne de sécurité et de défense. Une approche politique...
Books : Collective work published as editor or director
Law, criminology & political science : Political science, public administration & international relations
http://hdl.handle.net/2268/1269
La Belgique et la Politique européenne de sécurité et de défense. Une approche politique, sociologique et économique
French
Dumoulin, André mailto [Université de Liège - ULg > Département de science politique > Département de science politique >]
2003
Bruylant
676
2-8027-1814-2
Bruxelles
Belgique
[fr] Belgique ; PESD ; UE ; sociologie de la défense ; économie de la défense ; partis politiques
[fr] Premier ouvrage pluridisciplinaire sur la Belgique, ses forces armées et la montée en puissance de la Politique Européenne de Sécurité et de Défense (PESD) de l’Union européenne, les auteurs tentent de démêler l’écheveau des contraintes politiques et budgétaires, des démarches diplomatiques et des restructurations de l’institution militaire associées à cette nouvelle posture de sécurité.

La Belgique se considère comme un laboratoire en matière de coopération multinationale, de fédéralisation européenne de la sécurité et de la défense ; tout comme elle fut celle qui, la première après la fin de la guerre froide, a entamé la plus vaste restructuration quantitative, qualitative, culturelle et organisationnelle de ses forces, avant les autres armées européennes, qui suivirent progressivement le mouvement.

Cette politique de sécurité se caractérise par la mise en avant de principes éthiques sous-jacents à une culture européenne fédérale. Cette dimension nouvelle dans les discours implique que davantage que par le passé, les valeurs et les cadres de légitimation doivent dicter les comportements et les choix politico-militaires belges ; que ces dimensions « philosophiques » doivent être définies et assurées avant tout engagement multinational, qu’il soit diplomatique ou militaire.

À cela s’ajoutent quelques grands facteurs - vulnérabilité des moyens budgétaires militaires, permanence des alliances, prégnance des coalitions politiques, différentiel de mentalité ethno-linguistique et communautaire, degré de priorité – qui influencent en profondeur les politiques de défense du pays pour lui donner, à certaines occasions, à la fois ce caractère très particulier fait de fidélisme parfois frondeur envers les Alliances, de cacophonie positionnelle et parfois d’incohérence suite à l’influence des « piliers » dans un même gouvernement, de clivages selon les enjeux socio-politiques et économiques. En final, parfois, l’apparition d’une inadéquation entre les paroles et les actes dans certains dossiers. En d’autres mots, d’un décalage entre les « affichages politiques » et les « engagements », nonobstant l’insistance des autorités à rechercher une proportionnalité entre les buts et les moyens dans la politique de défense et de sécurité du pays.

Alors que les forces armées se construisent une nouvelle culture d’entreprise, cette dernière ambiguïté est celle qui menace en partie la crédibilité d’un discours très européiste. Posture qui fait néanmoins de la Belgique un des grands ambassadeurs de cette PESD dans le champ international et sécuritaire, alors que les soldats belges sont éparpillés sur quatre continents.
Researchers ; Professionals ; Students
http://hdl.handle.net/2268/1269
Ouvrage co-rédigé avec le professeur Philippe Manigart, directeur de la faculté des sciences du comportement de l'Ecole royale militaire et Wally Struys, directeur de la faculté d'économie de l'Ecole royale militaire. L'ouvrage a été préfacé par Louis Michel, alors ministre belge des Affaires étrangères et André Flahaut, alors ministre belge de la Défense.

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