Reference : Approcher la médiation par ses usages professionnels. Le cas de l'art-thérapie
Dissertations and theses : Doctoral thesis
Arts & humanities : Multidisciplinary, general & others
http://hdl.handle.net/2268/126455
Approcher la médiation par ses usages professionnels. Le cas de l'art-thérapie
French
[en] Approaching mediation by its professional uses. The case of art therapy
Vandeninden, Elise mailto [Université de Liège - ULg > Département des Arts et Sciences de la communication > Département des Arts et Sciences de la communication >]
Sep-2012
Université de Liège, ​​Belgium
Docteur en Information et communication
Servais, Christine mailto
Durand, Pascal mailto
Kuty, Olgierd mailto
Gellereau, Michèle
Le Marec, Joelle
[en] médiation ; pragmatique ; art-thérapie
[en] La médiation est une notion aujourd’hui centrale dans de nombreuses recherches en SIC : elle est mobilisée en tant que concept permettant de décrire la spécificité de dispositifs communicationnels tripartites mais aussi comme problématique susceptible d’interroger autrement certains objets. Les domaines d’étude privilégiés par les chercheurs relèvent traditionnellement des champs de la culture ou des médias et techniques. Dans le premier, la notion de médiation désigne le réseau d’intermédiaires reliant l’œuvre au public ; le travail des analystes consiste alors à faire apparaître « les médiations » auparavant invisibles. Dans le second, le terme renvoie à un « objet intermédiaire » qui s’insère dans les relations humaines et substitue le rapport objectal au rapport intersubjectif. Dans ces deux domaines, il est question d’un contact différé, espacé.
Les usages professionnels de la médiation - ceux qui renvoient, par exemple, aux divers métiers de « médiateurs » - sont, en revanche, très peu interrogés par les chercheurs en SIC. Ils se caractérisent par un recours au terme de médiation comme stratégie de communication. Son processus renvoie à l’insertion d’un « tiers humain » dans des relations intersubjectives souvent décrites comme conflictuelles. Ce qui distingue ces derniers usages de ceux traditionnellement investigués en SIC, c’est donc ce tiers « incarné » et la confrontation directe des sujets. Cette recherche s’attache à comprendre d’une part les raisons de ce désintérêt des chercheurs en SIC pour des pratiques professionnelles pourtant reconnues socialement, d’autre part la spécificité de l’activité du « tiers humain ».
Afin d’explorer le fonctionnement de cette dernière, nous avons opté non pour l’étude d’un médiateur « nommé » tels que ceux qui exercent dans les domaines juridique, familial, entrepreneurial ou encore scolaire mais pour le « cas » des psychothérapies médiatisées dont « l’art-thérapie » fait partie. Si cet objet d’étude nous a semblé intéressant, c’est que son articulation avec la notion de médiation « fait problème ». C’est à un texte de Jean-Claude Passeron et de Jacques Revel (2005) qu’il faut se référer pour décrire la particularité de notre travail : « Penser par cas. Raisonner à partir de singularités ». Ils y décrivent cette démarche qui consiste à s’appuyer sur la richesse d’un objet pour mettre des outils théoriques à l’épreuve, non pas pour illustrer la théorie (cela reviendrait alors à mobiliser le « cas » comme « exemple ») mais pour l’interroger : « c’est, à dire vrai, l’ensemble des questions dont on l’investit – et dont il est susceptible d’être investi – qui fait le cas » (p. 11). Ainsi, nous envisageons la façon dont le « cas » de l’art- thérapie interroge la définition de la médiation : comment les visions des professionnels mettent en cause les conceptions des chercheurs en SIC mais aussi de quelle façon les différents modes d’appréhension possibles (approche à partir des discours ou des situations) appellent l’instauration d’un cadre de perception nouveau, apte à mettre en relation les éléments disjoints révélés par l'étude du cas.
http://hdl.handle.net/2268/126455

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