Reference : Analyse palynologique de divers sondages du secteur haute altitude du Parc National d...
Dissertations and theses : Doctoral thesis
Life sciences : Phytobiology (plant sciences, forestry, mycology...)
http://hdl.handle.net/2268/125619
Analyse palynologique de divers sondages du secteur haute altitude du Parc National de Kahuzi-Biega: Paleoenvironnements et paleoclimats au Pleistocène supérieur et à l'Holocène
French
[en] Palynological studies of sedimentary sequences issued from swamps located in the highlands of the Kahuzi-Biega National Park: Paleoenvironments and paleoclimates during the upper Pleistocene and the Holocene
Kabonyi Nzabandora, Chantal mailto [Université de Liège - ULg > > > Doct. sc. (géologie - Bologne)]
15-Jun-2012
Université de Liège, ​Liège, ​​Belgique
Doctorat en Sciences
121
Gerrienne, Philippe mailto
Steemans, Philippe mailto
Roche, Emile mailto
Runge, Jürgen mailto
Nyakabwa Mutabana, Dominique-Savio mailto
Habiyaremye Muhashy, François-Xavier mailto
Hooghiemstra, Henry mailto
[fr] Paleoenvironnement ; Paleoclimats ; Palynologie
[en] Palynological studies of sedimentary sequences issued from swamps located in the highlands of the KBNP (Kahuzi-Biega National Park) on the western divide of Kivu in Eastern Congo D.R., revealed important environmental events that occurred during the last 35000 years. In the Upper Pleistocene, during the “Kalambo Interstadial” period (32000-26000 years BP), a mixed forest spread out under a moderately warm-wet climate. In the course of the “Mount Kenya Hypothermal” regressive phase (25000-15000 years BP), in the “Last Glacial Maximum” (20000-18000 years BP) takes place an exceptional expansion of open grasslands that evidenced an important drought. After that, the revival of an afro-montane forest growing under cold-wet climatic conditions is recorded, but that one is temporarily interrupted by theYoung Dryas dry pulse. At the Humid Holocene Period (10000-7000 years BP), with the increase of rainfall, the Kivu Lake level is raising when the swamps in the highlands are transformed in lakes. Around 6500 yrs BP, the afro-montane rainforest invaded by afro-subalpine taxa turns into a secondary mixed forest as the result of a climatic deterioration. At 4000 yrs BP, an important spreading of grasslands in the highlands and of savannas in the lowlands testifies that an aridity peak occurs at the time. The changes that occurs from 3000 years BP to 2000 years BP in the afro-montane forest suggests a climatic instability that moreover speeds up erosion processes. In the course of the first millennium AD, rainforest grows again; that event being shortly interrupted by a drought around 500 years AD. At the beginning of the second millennium AD, the lower belt of the forest is yet deteriorated by anthropic action while middle and upper belts are stable but marked by a fresh climate resulting of the “Mount Kenya Neoglacial” influence. From 17th – 18th centuries, human impact increases progressively in the highlands. On the eastern divide of Kivu, where seasons are more contrasted, the environmental events of the first part of Holocene are registered in the peaty sedimentary sequences. A heterogeneous forest evolved from 10000 years BP till 6000 years BP into an afro-montane rainforest by warming of a humid climate. Then, from the arid climatic phase of 4000 years BP till today, the various environmental events follow each other in the eastern as in the western side of the rift.
[fr] L’étude palynologique de séquences sédimentaires provenant de sondages réalisés dans le secteur « haute altitude » du Parc National de Kahuzi-Biega sur la dorsale occidentale du Kivu en R.D. Congo a permis une reconstitution de 35000 ans d’histoire paléoenvironnementale régionale.
Au Pléistocène supérieur, pendant la période dite du « Kalambo Interstadial » (32000-26000 ans BP), un ensemble forestier hétérogène occupe le terrain sous un climat modérément chaud-humide. Au cours de la phase régressive de l’ « Hypothermal du Mont Kenya » (25000-15000 ans BP), le Dernier Maximum Glaciaire (DMG = LGM / 20000-18000 ans BP) voit se développer une importante extension de milieux ouverts herbacés, témoins d’une grande xéricité.
Ensuite, le retour d’une forêt afro-montagnarde à connotation afro-subalpine, témoin de conditions climatiques froides-humides est temporairement interrompu par une nouvelle extension de milieux ouverts attestant une pulsation sèche qu’on peut assimiler au Dryas récent (DR = YD).
A l’Optimum Humide Holocène (10000-7000 ans BP), avec l’accroissement des précipitations, le lac Kivu connaît une hausse importante alors que les dépressions en altitude sont transformées en lacs. La progression de la forêt ombrophile de montagne qui aurait dû s’ensuivre n’a pas été archivée par manque d’enregistrement sédimentologique. Les premiers dépôts marécageux de l’Holocène révèlent l’existence, vers 6500 ans BP, d’un milieu forestier ombro-mésophile en évolution régressive témoignant de conditions climatiques plus fraîches. Vers 4000 ans BP, une expansion importante des milieux ouverts naturels « climatiques », prairies en altitude et savanes sur les pentes inférieures des reliefs, souligne un déficit hydrique à mettre en relation avec la période d’aridité globale de l’Afrique à cette époque.
Après une brève reprise forestière ca. 3500 ans BP, les variations observées à partir de 3000 ans BP au sein de la forêt afro-montagnarde évoquent une instabilité climatique qui, par ailleurs, active l’érosion des pentes.
Le retour à une certaine stabilité climatique au cours du premier millénaire AD permet à la forêt montagnarde de reprendre de l’ampleur ; cependant, ca. 500 ans BP, une nouvelle avancée de milieux ouverts naturels, résultat d’une pulsation sèche assimilable au « Pré-Néoglaciaire du Mont Kenya » interrompt brièvement cette progression.
Dès le début du second millénaire AD, l’horizon inférieur de la forêt dense commence à se secondariser sous un effet anthropique croissant alors que les horizons moyen et supérieur restent stables tout en évoluant vers un stade plus « frais », conséquence des effets du Néoglaciaire Est-africain. C’est à partir des 17ème-18ème siècles que la secondarisation gagne le massif forestier en haute altitude. Sur la dorsale orientale du Kivu, à saisons plus contrastées, l’évolution forestière du début de l’Holocène n’a pas été occultée par une phase lacustre comme sur la dorsale du Congo. Jusqu’à ca. 6000 ans BP, la forêt montagnarde évolue d’un stade hétérogène à influence afro-subalpine à un stade ombrophile marqué sous les effets d’un climat devenant progressivement plus chaud et plus humide. La succession des événements observée à l’Ouest se retrouve à l’Est, à savoir : la période aride de 4000 ans BP, l’instabilité climatique de 3000-2000 ans BP attestée ici par des alternances d’influences ombrophile et mésophile au sein de la forêt, la stabilité forestière du premier millénaire AD brièvement interrompue par la pulsation sèche de 500 AD. Dès le début du second millénaire AD, l’influence anthropique commence à se faire sentir dans les zones inférieures des reliefs pour gagner progressivement la haute altitude.
Coopération Technique Belge ; Université Officielle de Bukavu (R.D.Congo) ; Université de Liège
Researchers ; Professionals ; Students ; General public
http://hdl.handle.net/2268/125619

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