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Dissertations and theses : Master's dissertation
Life sciences : Environmental sciences & ecology
http://hdl.handle.net/2268/118879
Pollution et contamination des sols due à l'industrie métallurgique à Lubumbashi (RDC): empreinte écologique, impact paysager, pistes de gestion
French
Vranken, Isabelle mailto [Université Libre de Bruxelles - ULB > Ecole interfacultaire de Bioingénieurs > Ecologie du paysage et systèmes de production végétale > MA 2 >]
2010
ULB, ​Bruxelles, ​​Belgium
Master en Sciences de Gestion de l'Environnement à finalité spécialisée, option Aménagement du Territoire
118
Bogaert, Jan mailto
Godart, Marie-Françoise mailto
Degrez, Marc
Steenhout, Anne
[en] Depuis le début du siècle dernier à Lubumbashi (République démocratique du Congo),
l’usine de traitement de minerai de cuivre de la société publique Gécamines, a longtemps
pollué les sols avoisinants par ses fumées chargées en cuivre. Ces émissions ont un impact
sanitaire et environnemental substantiel. Sous le vent de l’usine, la végétation est détruite,
et l’érosion des sols nus en résultant disperse les polluants dans l’environnement.
L’objet de ce mémoire est d’intégrer plusieurs recherches en cours sur cette pollution
pour y formuler des pistes de gestion durable qui préservent l’environnement et la santé.
Ce mémoire repose principalement sur deux travaux. Le premier est une analyse de
la structure spatiale de la végétation, pour identifier l’empreinte écologique d’un cône de
pollution issu de l’activité de l’usine Gécamines. Le second est une analyse de perception
de l’impact paysager de l’activité minière et métallurgique par les habitants.
Les pistes de gestion proposées préconisent le recours à la phytoremédiation, moins
coûteuse que les techniques classiques de décontamination (enlèvement des terres, traitements
chimiques). Cette technique consiste à revégétaliser les sols nus contaminés à l’aide
de plantes tolérantes aux métaux lourds. Elle permet soit d’immobiliser les contaminants,
soit de décontaminer les sols. L’applicabilité de cette technique à Lubumbashi est testée
selon divers facteurs : relief, degré de contamination, proximité de la population.
Ces recherches ont montré la nécessité de combiner les techniques où elles étaient
les plus adaptées selon les critères précédemment mentionnés. Une typologie de zones
à remédier a ainsi été élaborée, assortie d’un ensemble d’actions pour chaque zone,
associant diverses formes de phytoremédiation à d’autres mesures décontaminatoires ou
anti-érosives. Il a été tenté d’en maximiser la valorisabilité économique, par souci de
viabilité : foresterie sur les zones les moins contaminées, vente de biomasse cupricole
comme minerais, etc.
En effet, la faisabilité technique de ces actions est conditionnée par la faisabilité
économique et institutionnelle. Une prise en charge par l’Etat congolais d’un projet de
gestion de l’ampleur attendue est peu probable, étant donné sa corruption et son manque
de moyens. L’idée de valorisation pour les entreprises locales mais aussi les citoyens est
alors avancée dans une optique de partenariat pour permettre l’application de la gestion.
Beaucoup de données manquent pour concrétiser la gestion : pour caractériser la
nature, l’intensité et la distribution spatiale de la pollution, ou évaluer le potentiel de
remédiation des espèces métallicoles. Ce mémoire présente l’intérêt de cibler les données
nécessaires, existantes ou non, à l’élaboration d’un plan de gestion, afin d’orienter les
recherches ultérieures à Lubumbashi, pour pouvoir coordonner les recherches sur place.
Researchers ; Students ; General public
http://hdl.handle.net/2268/118879

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