Reference : "Emboîtements cinématographiques : du prétexte narratif au discours imagé"
Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference
Arts & humanities : Performing arts
http://hdl.handle.net/2268/115780
"Emboîtements cinématographiques : du prétexte narratif au discours imagé"
French
Belloi, Livio mailto [Université de Liège - ULg > Département des Arts et Sciences de la communication > Cinéma et arts audiovisuels >]
25-Aug-2011
6
Yes
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International
"L'imaginaire" (9ème Congrès de l'Association Internationale pour l'Etude des Rapports entre Texte et Image)
du 22 août 2011 au 26 août 2011
AIERTI, Université du Québec à Montréal et laboratoire FIGURA
Montréal
Canada
[fr] réflexivité, cinéma ; Feuillade, Sharits
[fr] Si un récit romanesque peut accueillir en abyme une réplique en miniature (Lucien Dällenbach), si, dans le même esprit, un tableau de peinture peut ouvrir son espace à un autre tableau de peinture (Victor Stoichita), l’image de cinéma n’est pas en reste à cet égard : très tôt, elle s’est mise au miroir, par le procédé devenu canonique du film dans le film. En pareil cas d’espèce, le film premier convoque un film second, identifiable ou non, qui en constitue la glose ou la mise en ironie, selon des structures de redoublement variables.
J'aborde ce phénomène de métadiscursivité au travers de deux sites d’images spécifiques : d’une part, le cinéma des premiers temps ; de l’autre, le cinéma expérimental contemporain.
Dans le champ du cinéma des premiers temps, il s’agit d’examiner des occurrences assez précoces de réflexivité, au sein desquelles l’image seconde tient essentiellement lieu d’embrayeur narratif. Ainsi, dans "Erreur tragique" (1912) de Louis Feuillade, le personnage principal, assistant à une projection dans une salle de cinéma, a la surprise de voir apparaître sa propre épouse à l’écran, au bras d’un autre homme – prélude à un intense mélodrame conjugal.
S’agissant du cinéma expérimental contemporain, l’image seconde se prête généralement à un enchâssement plus complexe au sein du film qui l’inclut et obéit plutôt à une exigence d’interrogation critique du cinéma par lui-même. Ce cas de figure sera envisagé au travers de "Tails" (1976) de Paul Sharits, œuvre méconnue dans laquelle le cinéaste, prolongeant le geste pionnier de Ken Jacobs ("Tom, Tom, the Piper’s Son", 1969), refilme des fragments de pellicule en mouvement et libère l’image seconde des contraintes imposées par le dispositif de projection, la mettant en situation de discourir muettement sur les propriétés physiques du film qui l’expose.
Researchers
http://hdl.handle.net/2268/115780

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