| Reference : "L'acteur et le badaud. Sur deux corps de cinéma (années 1900)" |
| Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference | |||
| Arts & humanities : Performing arts | |||
| http://hdl.handle.net/2268/115778 | |||
| "L'acteur et le badaud. Sur deux corps de cinéma (années 1900)" | |
| French | |
| [en] "The Actor and the Gawker. On Two Filmic Bodies | |
Belloi, Livio [Université de Liège - ULg > Département des Arts et Sciences de la communication > Cinéma et arts audiovisuels >] | |
| 24-Mar-2012 | |
| 7 | |
| Yes | |
| International | |
| "L'acteur au 19e siècle : une figure héroïque ?" | |
| 22-24 mars 2012 | |
| Université Lumière Lyon 2, ENS de Lyon, ENSATT | |
| Lyon | |
| France | |
| [en] acteur, badaud, cinéma ; actor, gawker, early cinema | |
| [fr] Le cinématographe – c’est une évidence – n’est pas né avec la notion d’acteur. L’acteur de cinéma est une instance qui s’est inventée progressivement, au registre de l’Histoire. Dans le cadre de cette communication, j'examine quelques-unes des modalités d’émergence de cette figure singulière.
Dans le premier cinéma de fiction, tel qu’il s’impose au cours des années 1900, l’acteur de cinéma, comme corps en jeu, entre virtuellement en concurrence, tout particulièrement en cas de tournage en plein air, avec celui qui fut l’homme ordinaire du cinéma des tout premiers temps, à savoir le badaud, qu’il finira évidemment par supplanter. Encore cette substitution ne s’est-elle pas opérée instantanément : elle présente, elle aussi, une dimension forcément historique. Partant de là, il s’agit d’examiner une forme de régime transitoire dans les relations mettant aux prises ces deux corps de cinéma que sont le badaud et l’acteur. Pour ce faire, l’accent est placé moins sur des films que sur des moments d’images (plans ou fragments de plan) puisés dans quelques films des années 1900, dont "Daring Daylight Burglary" (F. Mottershaw, Sheffield Photographic Company, 1903), "The Ex-Convict" (E. S. Porter, Edison, 1904) et "Mésaventures d’un cycliste myope" (Éclipse, 1907). Dans ces quelques moments d’images, la coprésence du badaud et de l’acteur témoigne d’un état hybride ou clivé de la scène de cinéma : un état dans lequel l’acteur, institué en foyer d’attention, n’est pourtant pas encore mis en situation de monopoliser l’espace de la représentation ; un état dans lequel il doit composer avec la présence incidente du badaud, lequel incarne exemplairement la part d’hétérogène qu’enferme, à ses origines, la scène de cinéma. | |
| Researchers | |
| http://hdl.handle.net/2268/115778 |
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