Reference : Lecture du Texte Nr. 56 : Discordance et anormalité. Constitution d’une nature concor...
Scientific conferences in universities or research centers : Scientific conference in universities or research centers
Arts & humanities : Philosophy & ethics
http://hdl.handle.net/2268/113746
Lecture du Texte Nr. 56 : Discordance et anormalité. Constitution d’une nature concordante subjective et intersubjective possible uniquement par l’expérience normale de l’anormal (1921), et de l’Appendice LI : Normalité solitaire et normalité intersubjective (1921)
French
Gyemant, Maria mailto [Université de Liège - ULg > Département de philosophie > Phénoménologies >]
3-Feb-2012
International
Séminaire de lecture de textes des Archives Husserl 2011-2012 : « Husserl : le monde de la vie (II) »
3 février 2012
Julien Farges, Laurent Perreau, Ecole Normale Supérieure, Archives Husserl de Paris
Oaris
France
[en] normalité ; Husserl ; corps
[en] La section IX : Expérience du corps propre comme moment nécessaire de l’expérience du monde. Normalité de la corporalité et normalité en général en tant que constitutive du monde réunit une série de textes qui s’étendent sur une longue période (de 1918 jusqu’au 1936) et qui traitent deux thèmes distinctes mais interdépendantes sur la corrélation desquelles la position de Husserl est restée la même tout au long de sa vie : le thème de la corporalité (Leiblichkeit) et celui de la normalité. La question de la normalité, qui nous intéressera dans cette séance est la dernière difficulté d’un raisonnement censé résoudre le paradoxe de la constitution subjective d’un monde qui contient le sujet constitutif même comme étant une de ses composantes. Ce raisonnement passe par une fondation de l’expérience du monde dans la corporalité (Leiblichkeit) du sujet, qui est à entendre en un double sens : comme corps objectif existant dans le monde (Körper) et comme organe de toute expérience, vécu lui-même depuis l’intérieur (Leib). Cette fondation du monde dans la Leiblichkeit s’accompagne d’une expérience intersubjective du monde d’abord, chaque sujet à travers son corps, et de la Leiblichkeit même, qui a elle-même une valeur intersubjective. Le monde, c'est donc le point que Husserl veut démontrer dans ces textes, le monde qui réunit en lui toutes les choses vraies sur lesquelles peut porter une connaissance par la suite, se constitue sur la base d’une expérience tout d’abord corporelle et ensuite intersubjective toujours concordante et qui continue à se confirmer dans chaque nouvelle expérience. C'est dans ce contexte que se pose la question de la normalité, et surtout de l’anormalité, c'est-à-dire de la possibilité d’expériences qui ne sont pas concordantes avec toutes les autres et ne peuvent pas être confirmées de manière intersubjective. Est-ce que le cas des expériences anormales peut invalider la constitution d’un monde commun ? Ce sera le but de Husserl, dans le texte Nr. 56 et son appendice que nous allons discuter, de montrer que l’anormalité est toujours relative à une normalité fondamentale et qu’elle ne se comprend qu’en tant qu’exception à partir de la normalité.
Researchers ; Professionals ; Students
http://hdl.handle.net/2268/113746

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