Reference : Elaboration d’un protocole in vitro de contournement des barrières d’incompatibilité gén...
Dissertations and theses : Doctoral thesis
Life sciences : Biotechnology
http://hdl.handle.net/2268/113573
Elaboration d’un protocole in vitro de contournement des barrières d’incompatibilité génétique entre Phaseolus coccineus L. et P. vulgaris L.
French
[en] Development of an in vitro protocol to overcome the barriers of genetic incompatibility between Phaseolus coccineus L. and P. vulgaris L.
Barikissou, Eugénie mailto [Université de Liège - ULg > > > Doct. sc. agro. & ingé. biol.]
20-Mar-2012
Gembloux Agro-Bio Tech Université de Liège, ​Gembloux, ​​Belgique
Doctorat en Sciences Agronomiques et Ingénierie Biologique
144
BAUDOIN, Jean-Pierre mailto
du Jardin, Patrick mailto
Mergeai, Guy mailto
Magein, Hugo mailto
Druart, Phillips mailto
[fr] Phaseolus ; embryoculture ; microbouturage
[fr] L’amélioration du haricot commun Phaseolus vulgaris L. par hybridations interspécifiques avec P. coccineus L. nécessite l’utilisation de ce dernier comme parent femelle (♀). Mais ce croisement aboutit souvent à des avortements et ce, dès le stade globulaire. L’embryoculture permet d’obtenir, dans certains cas, des hybrides interspécifiques via la culture d’embryons isolés aux stades cordiforme âgé ou cotylédonaire, mais pas au stade globulaire. A ce dernier stade de développement, il a été possible d’obtenir des plantes chez le génotype NI 637 de P. vulgaris, via le protocole de culture de gousses. Mais l’absence de formation de racines chez les embryons germés, qui devraient évoluer en plantules, a limité le taux de réussite à un pourcentage de 3% de plantules en croissance. L’objectif de notre travail est d’améliorer ce taux afin de parvenir à sauver efficacement les embryons hybrides P. coccineus (♀) x P. vulgaris. Nous avons tout d’abord étudié les conditions de régénération in vitro des embryons obtenus par autofécondations, pour les appliquer ensuite aux embryons hybrides interspécifiques. Différents essais ont été réalisés sur base du protocole de culture de gousses. Ce protocole consiste à réaliser la culture de jeunes gousses successivement sur trois milieux à osmolarité décroissante et nommés : P00 (à 580 mosm), P01 (à 450 mosm) et P01 (à 350 mosm). Après une semaine de culture les embryons sont isolés des gousses puis transférés successivement sur les milieux G1 de maturation et germination, G6 de déshydratation, G7g d’induction de racines et G7c de développement en plantules. L’évaluation de ce protocole de culture de gousses chez trois génotypes : NI 637, NI 622 et X 484 de P. vulgaris et un génotype NI 16 de P. coccineus, nous a permis de confirmer les difficultés d’enracinement des embryons germés, comme rapportées auparavant chez NI 637. Toutefois, le retrait de la BAP (0,1 µM) du milieu G1 et la culture, au-dessus du milieu des embryons isolés, ont permis d’obtenir un taux de germination de 91%, c’est-à-dire un taux deux fois plus élevé par rapport au résultats rapportés antérieurement chez NI 637. La culture préalable des embryons en milieu G1 liquide a favorisé, après leur transfert successif sur les milieux gélosés G6, G7g et G7c, l’enracinement et le développement en plantules, en réduisant le brunissement du milieu et la formation de cals. Cela nous a permis d’obtenir un taux de 10% de plantules en croissance, taux trois fois plus élevé par rapport à celui rapporté auparavant en milieu gélosé. Toutes les plantules obtenues, par culture préalable en milieu liquide, ont développé des plantes adultes après un mois d’acclimatation. La culture des embryons en milieu gélosé et l’ajout du charbon actif dans les deux milieux G7g et G7c ont également permis de réduire le brunissement et la formation de cals. Cela a donné un taux de plantules en croissance de 60%, c’est-à-dire un taux 20 fois plus élevé par rapport à celui rapporté auparavant sans charbon actif. Le microbouturage de nœuds cotylédonaires, combiné au protocole de culture de gousses, a permis de régénérer des plantules chez tous les génotypes testés, avec un taux de régénération plus élevé chez NI 16 de P. coccineus (90%) par rapport à P. vulgaris (50%). Cela représente un taux de régénération trois fois plus élevé par rapport au résultat rapporté auparavant avec la culture de gousses seule chez le génotype NI 637 de P. vulgaris. La culture in vitro des embryons en cours d’avortement et isolés de l’ovule au stade cordiforme jeune, combinée au microbouturage de nœuds cotylédonaires, nous a permis d’obtenir, pour la première fois, une plantule hybride P. coccineus (NI 16) x P. vulgaris (NI 637). Notre protocole, qui combine le protocole de culture de gousses et le microbouturage de nœuds cotylédonaires, pourrait être une alternative intéressante pour le sauvetage d’embryons qui avortent au stade globulaire.
Researchers ; Professionals ; Students ; General public
http://hdl.handle.net/2268/113573

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