Reference : Pratique archéologique, esthétique picturale et temporalité historique chez Foucault
Scientific journals : Article
Arts & humanities : Art & art history
Arts & humanities : Philosophy & ethics
http://hdl.handle.net/2268/108884
Pratique archéologique, esthétique picturale et temporalité historique chez Foucault
French
Bolmain, Thomas mailto [Université de Liège - ULg > Département de philosophie > Philosophie morale et politique >]
2010
Sens Public
Sens Public Éditions
25
Yes
International
1767-9397
2104-3272
[fr] Foucault ; Manet ; archéologie ; représentation ; discursif/visuel ; temporalité historique
[en] Foucault ; Manet archeology ; representation ; discursive / visual ; historical temporality
[fr] L’analyse des principaux textes de Michel Foucault consacrés à l’esthétique picturale durant les années soixante ne prend son sens que si elle est rapportée aux questions proprement épistémologiques soulevées par l’archéologie, cette pratique méthodique de description des discours qu’il élaborait au même moment. L’usage de la peinture en tant qu’archive, d’une part, l’esquisse d’une archéologie de la peinture, d’autre part, permettent de mettre en évidence, autour de la notion de représentation, une tension entre les enseignements de l’archéologie des discours et les réflexions inspirées par la peinture. Cette discontinuité foncière du discursif au visuel touche au postulat le plus essentiel de l’histoire (archéologique) de la pensée selon Foucault : le fait que celle-ci, loin de postuler l’unité continue du temps de l’histoire, a pour tâche de décrire l’émiettement de la temporalité historique et l’entrelacement complexe d’« historicités diverses ». La mise en rapport de la pensée foucaldienne de la peinture et de l’archéologie fait ainsi apparaître l’une des voies par lesquelles cet auteur en est finalement venu à proposer une philosophie originale du temps historique. On tiendrait alors l’indispensable préalable d’une éventuelle reconstruction du livre, malheureusement perdu, que Foucault avait consacré à l’œuvre de Manet, Le noir et la couleur.
[en] Analysis of key texts of Michel Foucault devoted to the pictorial aesthetic during the sixties only makes sense if it is properly reported to the epistemological issues raised by archeology, i.e. the methodical description of speeches he was developing at the same time. The use of painting as an archive, on the first hand, and the outline of an archeology of painting, on the other hand, can highlight a tension between teachings of archeology of speeches and reflections inspired by painting. The symptom of this tension consists in the different meanings – archeological or pictural – of the notion of representation. This essential discontinuity between visibilities and discourses concerns the most basic premise of Foucaldian history of thought : instead of positing the continuity of one historical time, history of thought calls for a description of a crumbled temporality of history and for a complex interweaving of « various historicities ». The confrontation of Foucault’s archeology to his thought on painting thus shows one of the ways by which he finally came to propose an original philosophy of historical time. We would then hold the necessary preliminary to a possible reconstruction of the book, unfortunately lost, that Foucault devoted to the work of Manet, Le noir et la couleur.
Researchers ; Students
http://hdl.handle.net/2268/108884

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