Reference : Etude d'art mobilier en laboratoire par des techniques non destructives : analyse par fa...
Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference
Arts & humanities : Archaeology
http://hdl.handle.net/2268/108385
Etude d'art mobilier en laboratoire par des techniques non destructives : analyse par faisceau d'ions et micro-diffraction pour caractériser les pigments préhistoriques et identifier leurs origines. Exemples de l'abri Pataud (Dordogne) et d'Arcy- sur-Cure (Yonne)
French
Beck, Lucile [ > > ]
Grégoire, Sylvain [ > > ]
Lebon, Matthieu [ > > ]
Lahlil, Sophia [ > > ]
Salomon, Hélène mailto [Université de Liège - ULg > Département de physique > Physique nucléaire, atomique et spectroscopie >]
Odin, Giliane [ > > ]
Chiotti, Laurent [ > > ]
Nespoulet, Laurent [ > > ]
2011
Yes
Yes
Colloque MADAPCA
du 16 novembre 2011 au 18 novembre 2011
CNRS - Muséum National d'Histoire Naturelle
Paris
France
[en] Les pigments préhistoriques sont formés à partir de composés naturels tels les d’oxydes de fer ou les oxydes de manganèse. Ils ont été collectés par les hommes préhistoriques dans leur environnement proche ou parfois à de grandes distances. Connaître leur provenance géographique, ou à défaut établir des relations entre matière première retrouvée en fouille et objets archéologiques décorés, pourraient permettre de retracer la mobilité des populations et d’appréhender les choix techniques opérés ou la mise en place des décors.Ces relations et provenances peuvent être établies à partir de la composition chimique des matériaux employés. Il a été notamment démontré, que pour les obsidiennes ou les minéraux précieux tels les grenats ou les rubis, la nature et la concentration des éléments traces sont caractéristiques des milieux géologiques dans lesquels ils ont été formés. Dans le cadre de Madapca, la même démarche a été appliquée aux pigments préhistoriques. Elle s’appuie principalement sur la méthode d’analyse non destructive PIXE (Particule Induced X-ray Emission) et a été développée pour des pigments provenant des sites d’Arcy sur Cure (Châtelperronien, 32 000 BP) et de l’Abri Pataud (niveau Proto-Magdalénien, 22 000 BP). L’analyse élémentaire des éléments majeurs, mineurs et traces a permis de mettre en évidence des groupes de pigments de composition distincte au sein des niveaux
archéologiques étudiés, et donc l’utilisation de sources de matière premières différentes. Dans le cas de l’Abri Pataud (Dordogne), il a été possible d’établir des correspondances entre la composition chimique des blocs de matière première composés d’oxydes de fer et celle des décors peints sur des éléments mobiliers ou sur les écailles ornées provenant de l’effondrement du plafond de l’abri. Dans le cas d’Arcy-sur-Cure (Yonne), nous avons pu montrer que la teneur en éléments traces variaient en fonction de la provenance des blocs de pigments rouges et noirs, trouvés en nombre dans la grotte du Renne.
Cette étude démontre l’intérêt des techniques de spectrométrie X pour la différentiation des matériaux colorants utilisés en contexte préhistorique.
http://hdl.handle.net/2268/108385

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