Reference : Du gaullisme à la droite radicale. Les étranges « compagnons de route » belges de l’Euro...
Scientific congresses and symposiums : Paper published in a book
Arts & humanities : History
http://hdl.handle.net/2268/106145
Du gaullisme à la droite radicale. Les étranges « compagnons de route » belges de l’Europe gaullienne
French
[en] From Gaullism to far right radicalism. Strange Belgian “fellow travellers” for De Gaulle’s views on Europe
Lanneau, Catherine mailto [Université de Liège - ULg > Département des sciences historiques > Hist. de la Belgique et de ses relat. internat. (19è et 20è) >]
2012
Doctrinaires, vulgarisateurs et passeurs des droites radicales au XXe siècle (Europe-Amérique)
Dard, Olivier
Peter Lang
Convergences, 68
99-126
Yes
Yes
International
Berne
Suisse
atelier international « Doctrinaires, vulgarisateurs et passeurs » dans le cadre du projet IDREA (Internationalisation des droites radicales. Europe Amériques)
17-18/11/2011
Université Paul Verlaine-Metz
Metz
France
[en] France ; Belgium ; European movements ; European construction ; Charles de Gaulle ; Richard Coudenhove Kalergi ; Paneuropean Union ; Pierre Nothomb
[fr] France ; Belgique ; Mouvements européens ; Construction européenne ; Charles de Gaulle ; Richard Coudenhove Kalergi ; Union Paneuropéenne ; Pierre Nothomb
[fr] La notion de souveraineté nationale mise en avant par la politique gaullienne d’Europe des Patries trouve peu d’écho en Belgique, fer de lance autoproclamé d’une Europe fédérale. Il existe cependant quelques groupes marginaux, surtout à droite, qui se montrent réticents face aux transferts de responsabilités au bénéfice d’instances supranationales. Leur base est composée de personnalités conservatrices bien connues, tant catholiques que libérales, comme. le groupe appelé à devenir, brièvement, la section belge de l’Union Paneuropéenne (UP) du comte Richard Coudenhove-Kalergi. En France, la section de l’UP est clairement aux mains des gaullistes de l’UNR. En Belgique, le comte ne peut espérer convaincre que des fractions de l’opinion se trouvant en délicatesse avec l’ultra-dominant Mouvement Européen ou se sentant à l’étroit en son sein. C’est le cas du sénateur catholique et nationaliste Pierre Nothomb et de Florimond Damman, un autre nationaliste belge, anticommuniste et nostalgique des « Empires coloniaux » qui dirige une série d’associations à la frontière entre think tanks politiques et clubs mondains. Autour de ces deux personnalités clés, qui se retrouvent au sein de l’AENA (Association pour l’Europe Nouvelle et l’Expansion Atlantique), un titre en apparence fort peu gaullien, gravitent d’autres figures comme le libéral Paul Rohr, fondateur du Cercle de Politique Etrangère, ou Jack de Spirlet, animateur de la branche belge du CEDI (Centre Européen de Documentation et d’Information), dont l’un des objectifs est l’intégration de l’Espagne franquiste au concert européen. Ces différents protagonistes vouent, par ailleurs, une franche admiration à l’archiduc Otto de Habsbourg, qu’ils verraient bien régner sur « leur » Europe idéale. S’agit-il d’électrons libres s’appuyant sur la politique gaullienne pour s’en faire un marche-pied ? L’attitude du Général quant à l’OTAN et la « crise de la chaise vide » vont finir par provoquer une rupture avec le comte Coudenhove-Kalergi. Après la mort de son centre de gravité, le baron Nothomb, survenue fin 1966, d’autres créations de Damman (AESP, MAUE) vont remplacer l’AENA et passer au service des idées de l’archiduc Otto et du CEDI. Elles entretiendront de façon parallèle pendant une décennie de nets liens avec des lobbies hyper-catholiques, activement anticommunistes comme la WACL, l’ABN mais aussi avec une nébuleuse d’extrême-droite musclée comme l’Aginter-Presse de Guérin-Sérac, les groupes Révolution Européenne ou Europe-Action de Belgique et de France. Le scandale des « avions renifleurs » mettra un terme à ces activités, et à la vie de Florimond Damman...
[en] To give priority to national sovereignty, as proposed by the De Gaulle’s “Europe of Nations”, found but little success in a Belgium seeing herself as the spearhead of a Federalized Europe. Some rather marginal groups, standing mainly on the right side, were however reluctant towards decision-making transfers to supranational organisms. They recruited among well-known conservative people, either members of the Catholic or Liberal party, as demonstrated by the group which was to be – briefly- the Belgian branch of the Pan-European Union (UP) led by Count Richard Coudenhove-Kalergi. The French branch of the UP was clearly run by members of the Gaullist UNR. In Belgium, the Count could find some audience among people already at odds with the more powerful Mouvement Européen or feeling themselves uneasy in its ranks. Among them, the well-known Catholic Senator and former staunch nationalist Pierre Nothomb and his disciple Florimond Damman, an avowed nationalist, rabid anticommunist and nostalgic of the colonial empires. Damman was running a intricate host of associations situated between political think thanks and high society meeting clubs. Around them, inside the AENA (Association pour l’Europe Nouvelle et l’Expansion Atlantique) – a title having obviously very little to do with Gaullist attitude – one could find the Liberal Paul Rohr, founder of the Cercle de Politique Etrangère, and Jack de Spirlet, leader of the Belgian branch of CEDI (Centre Européen de Documentation et d’Information) which had as main goal the integration of Franco’s Spain inside the West European fold. All of them were dedicated supporters of Archduke Otto of Habsburg, an ideal ruler for their Europe-to-be. Were they nothing but forlorn dreamers using the Gaullist policies as a promoting step? The General’s hostile attitude towards NATO and the “empty chair crisis” provoked at last a break with Coudenhove-Kalergi. After the death in late 1966 of Baron Nothomb, their sound bottom, other brain-children of Damman (AESP, MAUE) replaced AENA and ended up in total service of the ideals of Archduke Otto and CEDI. At the same time, and for a decade, they maintained ties with various ultra-Catholic circles and activist anticommunist lobbies such as the WACL and ABN, but also with militant far right networks such as Aginter-Presse run by Guérin-Sérac, and in Belgium and France the groups around Révolution Européenne et Europe-Action. The “sniffer-planes” scandal brought an end to these many-fold activities, and to Damman’s life...
Researchers ; Professionals ; Students
http://hdl.handle.net/2268/106145

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