Reference : La « puissance » en Relations internationales, un concept en recomposition : le cas d...
Scientific congresses and symposiums : Unpublished conference
Law, criminology & political science : Political science, public administration & international relations
http://hdl.handle.net/2268/100453
La « puissance » en Relations internationales, un concept en recomposition : le cas de la puissance chinoise au lendemain de la post-guerre froide
French
Wintgens, Sophie mailto [Université de Liège - ULg > Département de science politique > Science politique et relations internationales >]
18-Oct-2011
No
Yes
Colloque sur "Un monde unidimensionnel ? Vingt ans après la fin de la guerre froide" autour du Pr. Dario Battistella
18 octobre 2011
REGIMEN (Réseau d’Etudes sur la Globalisation et la Gouvernance Internationale et les Mutations de l’Etat et des Nations)
Mons
Belgique
[fr] Puissance ; Chine ; Relations internationales
[fr] Partant de la réflexion sur le système international proposée par le Professeur D. Battistella dans son récent ouvrage "Un monde unidimensionnel" (2011), la présente contribution propose de s’interroger sur le concept de "puissance" en Relations internationales (RI), en s’appuyant sur le cas chinois.
La prééminence de la conception réaliste a longtemps cadenassé le champ d’étude de cette notion centrale en RI aujourd’hui fortement contestée (Barnett et Duvall, 2005). L’étude de l’émergence de "nouvelles puissances", telles que le Brésil, l’Inde ou encore la Chine, est à cet égard éclairante et riche d’enseignements. Leur développement économique et l’affirmation de leur poids sur la scène internationale s’accompagnant d’un discours de responsabilisation et de légitimation (multipolarisation du monde, coopération Sud-Sud, etc.), l’efficience de leur stratégie de projection internationale ne dépend pas seulement de leurs ressources – matérielles et immatérielles, ainsi que de leur aptitude à les mobiliser adéquatement . Elle tient également à la perception de leur "statut" par les autres acteurs du système international, dont au premier chef leurs pairs et les puissances occidentales. Sous cet angle, la représentation et la reconnaissance extérieure participent de la capacité d’influence des acteurs étatiques sur la scène mondiale (Santander, 2009).
De cette approche échoit une nécessaire recomposition du concept de "puissance" en RI. À l’image de la puissance chinoise bardée d’un discours "anti-hégémonique" aux accents tiers-mondistes , celle-ci ne se peut se définir exclusivement en terme de capacités, mais également en termes d’image (autoperception et représentation) et de reconnaissance internationales. Partant de l’étude de la stratégie de projection internationale de la Chine, les différentes dimensions de sa puissance peuvent être appréhendées à travers ses actions de politique extérieure (multidirectionnelle) et la diplomatie incantatoire y afférent (discours officiels), et l’efficience de sa stratégie évaluée à travers l’écart entre le discours (promesses) et la réalité (réalisations concrètes). Engagée dans la construction d’un statut de puissance, la Chine émerge en tant que "nouvel acteur" régional et global, mêlant multilatéralisme et Realpolitik, coopération et nationalisme, consensus des partenaires et rapports de force : Pékin mise en réalité sur le multilatéralisme à des fins multipolaires. (Références: BARNETT M. et DUVALL R., « Power in International Politics », International Organization, n° 59, Winter 2005, pp. 39-75 ; SANTANDER S. (dir.), L’émergence de nouvelles puissances : vers un système multipolaire ?, Paris, Ellipses, 2009)
Researchers ; Professionals ; Students
http://hdl.handle.net/2268/100453

File(s) associated to this reference

Fulltext file(s):

FileCommentaryVersionSizeAccess
Restricted access
La puissance en Relations internationales, un concept en recomposition-Le cas de la puissance chinoise - REGIMEN Working Paper.pdfAuthor preprint158.24 kBRequest copy

Bookmark and Share SFX Query

All documents in ORBi are protected by a user license.