References of "European Journal of Water Quality = Journal Européen d’Hydrologie"
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See detailLa baignade en rivière : comment concilier les divers usages de l'eua en milieu naturel pour garantir la bonne qualité de l'eau de baignade ? Le cas du bassin de la Semois en Région wallonne de Belgique.
Rosillon, Françis ULg; Marchal, Carine

in European Journal of Water Quality = Journal Européen d’Hydrologie (2010), 41(1), 15-30

La pratique de la baignade dans les eaux naturelles européennes est permise et soumise à la Directive 2006/7/CE relative à la qualité des eaux de baignade. En Région wallonne de Belgique, 36 sites ... [more ▼]

La pratique de la baignade dans les eaux naturelles européennes est permise et soumise à la Directive 2006/7/CE relative à la qualité des eaux de baignade. En Région wallonne de Belgique, 36 sites aménagés en rivières et en lacs permettent cette activité en pleine nature. Étant donné que les rivières sont partagées par de multiples usagers, la complexité du milieu, les pressions diverses sur les ressources hydriques et la cohabitation avec d’autres usages de l’eau conduisent au risque de ne pouvoir garantir en permanence, durant la saison estivale, une qualité satisfaisante de toutes les eaux de baignade. Le modèle wallon de contrat de rivière offre un espace de rencontre entre tous les usagers de la rivière en prenant en compte les préoccupations de chacun en vue d’une gestion intégrée des cours d’eau. Cette approche basée sur la recherche d’un consensus entre les acteurs est traduite dans un programme d’actions concrètes. Trois actions du contrat de rivière Semois en faveur de la baignade sont présentées. Les deux premières actions conduisent à une amélioration de la qualité bactériologique de l’eau, la troisième permet de garantir un niveau d’eau suffisant pour permettre la baignade. La première action a donc permis d’améliorer la qualité bactériologique de la rivière. Les rivières étant les milieux récepteurs des eaux usées, une source importante de contamination provient du rejet des effluents même après une station d’épuration classique avec traitement biologique. Si le système de désinfection des eaux par UV est régulièrement appliqué en Région wallonne, l’installation pilote d’un taillis de saules à courte rotation en tant que support à un traitement tertiaire d’eaux usées domestiques a permis de constater un excellent abattement de la charge bactérienne. À côté de résultats satisfaisants en termes de réduction des charges en nitrates et phosphates, le taillis de saules permet de répondre aux normes de qualité des eaux de baignade. La seconde réalisation concerne l’abreuvement du bétail en cours d’eau qui constitue un facteur de risque non négligeable en milieu rural. Une nouvelle réglementation oblige la pose de clôtures le long des cours d’eau localisés en zone pâturée par le bétail dans un périmètre de 10 km en amont de la zone de baignade, mais il s’agit aussi de préserver l’usage « abreuvement du bétail ». Une étude comparative, entre un ruisseau protégé par des clôtures avec l’installation de bacs abreuvoirs pour l’alimentation en eau du bétail et un cours d’eau non protégé dans lequel le bétail divague, a permis de noter des abattements de l’ordre de 2 à 3 unités logarithmiques des germes de contamination fécale. La troisième action est relative à la restauration d’un ancien barrage à valeur patrimoniale et paysagère en vue de maintenir un niveau d’eau suffisant pour permettre la baignade dans l’un des huit sites en rivière Semois officiellement reconnus. Ces trois réalisations, qui ont été initiées dans le cadre d’un contrat de rivière, permettent de démontrer l’intérêt et la possibilité de concilier divers usages de l’eau et de répondre aux préoccupations des usagers, notamment des adeptes de la baignade en rivière. Au final, par l’organisation annuelle des journées européennes de la baignade qui se déroulent chaque année en Région wallonne, cette pratique populaire peut constituer un excellent support de sensibilisation du grand public à la bonne qualité des eaux de surface, tout en apportant un soutien citoyen à la mise en œuvre de la directive cadre eau. [less ▲]

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See detailLa baignade en rivière : comment concilier les divers usages de l'eau en milieu naturel pour garantir la bonne qualité de l'eau de baignade ? Le cas du bassin de la Semois en région wallonne de Belgique.
Rosillon, Francis ULg; Marchal, Carine

in European Journal of Water Quality = Journal Européen d’Hydrologie (2010), 41(1), 15-30

La pratique de la baignade dans les eaux naturelles européennes est permise et soumise à la Directive 2006/7/CE relative à la qualité des eaux de baignade. En Région wallonne de Belgique, 36 sites ... [more ▼]

La pratique de la baignade dans les eaux naturelles européennes est permise et soumise à la Directive 2006/7/CE relative à la qualité des eaux de baignade. En Région wallonne de Belgique, 36 sites aménagés en rivières et en lacs permettent cette activité en pleine nature. Étant donné que les rivières sont partagées par de multiples usagers, la complexité du milieu, les pressions diverses sur les ressources hydriques et la cohabitation avec d’autres usages de l’eau conduisent au risque de ne pouvoir garantir en permanence, durant la saison estivale, une qualité satisfaisante de toutes les eaux de baignade. Le modèle wallon de contrat de rivière offre un espace de rencontre entre tous les usagers de la rivière en prenant en compte les préoccupations de chacun en vue d’une gestion intégrée des cours d’eau. Cette approche basée sur la recherche d’un consensus entre les acteurs est traduite dans un programme d’actions concrètes. Trois actions du contrat de rivière Semois en faveur de la baignade sont présentées. Les deux premières actions conduisent à une amélioration de la qualité bactériologique de l’eau, la troisième permet de garantir un niveau d’eau suffisant pour permettre la baignade. La première action a donc permis d’améliorer la qualité bactériologique de la rivière. Les rivières étant les milieux récepteurs des eaux usées, une source importante de contamination provient du rejet des effluents même après une station d’épuration classique avec traitement biologique. Si le système de désinfection des eaux par UV est régulièrement appliqué en Région wallonne, l’installation pilote d’un taillis de saules à courte rotation en tant que support à un traitement tertiaire d’eaux usées domestiques a permis de constater un excellent abattement de la charge bactérienne. À côté de résultats satisfaisants en termes de réduction des charges en nitrates et phosphates, le taillis de saules permet de répondre aux normes de qualité des eaux de baignade. La seconde réalisation concerne l’abreuvement du bétail en cours d’eau qui constitue un facteur de risque non négligeable en milieu rural. Une nouvelle réglementation oblige la pose de clôtures le long des cours d’eau localisés en zone pâturée par le bétail dans un périmètre de 10 km en amont de la zone de baignade, mais il s’agit aussi de préserver l’usage « abreuvement du bétail ». Une étude comparative, entre un ruisseau protégé par des clôtures avec l’installation de bacs abreuvoirs pour l’alimentation en eau du bétail et un cours d’eau non protégé dans lequel le bétail divague, a permis de noter des abattements de l’ordre de 2 à 3 unités logarithmiques des germes de contamination fécale. La troisième action est relative à la restauration d’un ancien barrage à valeur patrimoniale et paysagère en vue de maintenir un niveau d’eau suffisant pour permettre la baignade dans l’un des huit sites en rivière Semois officiellement reconnus. Ces trois réalisations, qui ont été initiées dans le cadre d’un contrat de rivière, permettent de démontrer l’intérêt et la possibilité de concilier divers usages de l’eau et de répondre aux préoccupations des usagers, notamment des adeptes de la baignade en rivière. Au final, par l’organisation annuelle des journées européennes de la baignade qui se déroulent chaque année en Région wallonne, cette pratique populaire peut constituer un excellent support de sensibilisation du grand public à la bonne qualité des eaux de surface, tout en apportant un soutien citoyen à la mise en oeuvre de la directive cadre eau. [less ▲]

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See detailContribution to the water disinfection study by photosensitization with plants extracts.
Sunda, M.; Rosillon, Françis ULg; Taba, K. M.

in European Journal of Water Quality = Journal Européen d’Hydrologie (2008), 39(2), 199-209

Solar water disinfection study using plants extracts, in tryptophan media (1%), has revealed a photodynamic activity of Cassia alata, Cassia occidentalis, Carica papaya, Phyllantus niruri and Coleus ... [more ▼]

Solar water disinfection study using plants extracts, in tryptophan media (1%), has revealed a photodynamic activity of Cassia alata, Cassia occidentalis, Carica papaya, Phyllantus niruri and Coleus kilimandschari aqueous extracts. Aqueous extracts of Lantana camara, Cymbopogon citratus and Hibiscus rosa-sinensis produce a bactericidal effect. Water disinfection by alkaloid extracts of Cassia alata, Cassia occidentalis, Carica papaya, Phyllantus niruri and Coleus kilimandschari shows a bactericidal effect. On the other hand, unalkaloid extracts of the same compounds especially present a photodynamic activity. The photodynamic activity of unalkaloid extract is due to the presence of quinones and anthraquinones which generate singlet oxygen.The singlet oxygen generated attacks and damages the microorganisms contained in polluted water. The necessary sunlight time for coliform inactivation and other germs is one hour for 2 ml of extracts/liter of polluted water. [less ▲]

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See detailSondage relatif à la qualité des eaux de pluie stockées en citerne à usage domestique en Wallonie (Belgique)
Rosillon, Françis ULg; Vander Borght, Paul ULg; Orszagh, J.

in European Journal of Water Quality = Journal Européen d’Hydrologie (2007), 38(2), 169-180

L’utilisation d’eau de pluie en vue de satisfaire divers usages domestiques se répand de plus en plus dans les habitations wallonnes. Les dispositifs installés et les conditions d’utilisation peuvent ... [more ▼]

L’utilisation d’eau de pluie en vue de satisfaire divers usages domestiques se répand de plus en plus dans les habitations wallonnes. Les dispositifs installés et les conditions d’utilisation peuvent varier d’une habitation à l’autre. De plus, l’usage de cette eau est laissé à l’appréciation des occupants. Une dizaine d’installations wallonnes ont fait l’objet d’un suivi permettant de décrire les modes de fonctionnement et de traitement de l’eau, les usages effectifs et les pratiques. Des enquêtes réalisées auprès des usagers ont été complétées par des campagnes d’analyses relatives à la qualité physico-chimique et bactériologique de l’eau stockée. Trois campagnes d’analyses ont été organisées au niveau des mêmes installations en 2001, 2002 et 2006. L’enquête menée auprès des usagers montre que divers usages sont assurés : de l’eau de table au nettoyage de la maison et à l’arrosage du jardin en passant par les lessives et les sanitaires (toilettes, WC). Alors que dans l’ensemble, la qualité de l’eau correspond aux usages, les valeurs obtenues varient cependant d’une installation à l’autre tant au niveau de l’eau brute de la citerne qu’après traitement, ainsi qu’en fonction du contexte environnemental de l’habitation. Les valeurs moyennes obtenues aux différents stades du circuit d’eau pluviale ont été les suivantes : pH (5,6 – 7,3), conductivité (21 – 77 µS/cm), nitrates (2,0 – 5,3 mg/L), ammonium (0,03 – 0,9 mg/L). Seules 2 citernes sur 10 ne contiennent pas de coliformes et streptocoques fécaux (0 par 100 ml). Ces résultats confirment l’intérêt de considérer l’eau de pluie comme une ressource alternative valable, pour autant qu’un minimum de précautions soient prises. [less ▲]

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