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See detailSurgir dans le paysage urbain. Analyse sociocritique du projet Selfiecity
Hagelstein, Maud ULg

Conference (2015, September 17)

Mon intérêt pour le selfie s’inscrit dans le cadre d’une réflexion plus large sur la photographie vernaculaire (ou commune – au double sens du terme), c’est-à-dire celle qui n’est ni professionnelle, ni ... [more ▼]

Mon intérêt pour le selfie s’inscrit dans le cadre d’une réflexion plus large sur la photographie vernaculaire (ou commune – au double sens du terme), c’est-à-dire celle qui n’est ni professionnelle, ni explicitement artistique. Le selfie est un outil visuel qui me semble pouvoir bien fonctionner avec la thématique de l’espace urbain : *le selfie travaille à la mise en scène d’un sujet dans un contexte au sein duquel il s’implique, le sujet ayant ceci de particulier qu’il se constitue à la fois comme observateur d’une scène, opérateur de l’image (= opérateur de la représentation de cette scène) et comme figurant de celle-ci (partie de son contenu). *En tant qu’il indique donc bien souvent une interaction entre un sujet et son environnement (spatial, social), le selfie pourrait être un bon indicateur du rapport de figuration, d’intégration, liant l’homme à son espace urbain (direct ou indirect). Il m’intéressera ici pour une seconde raison (dont les enjeux sont plus directement politiques) : puisque le dispositif est relativement nouveau, en développement, le selfie peut servir en quelque sorte de laboratoire dans lequel on pourrait observer la constitution de normes formelles. Autrement dit, la nouveauté de cette forme d’expression lui permet d’échapper relativement (et sans doute provisoirement) à l’inévitable institutionnalisation progressive que connaît généralement l’art urbain. [less ▲]

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See detailIconologies contemporaines : une compréhension symbolique de l’image est-elle toujours d’actualité ?
Hagelstein, Maud ULg

Conference (2015, September)

Le problème que je voudrais envisager ici tient à la pertinence de la compréhension symbolique de l’image. Il me semble qu’à première vue, la théorie de l’image contemporaine met en défaut ... [more ▼]

Le problème que je voudrais envisager ici tient à la pertinence de la compréhension symbolique de l’image. Il me semble qu’à première vue, la théorie de l’image contemporaine met en défaut l’interprétation symbolique de l’image. Ce débat peut être rapporté au problème de l’héritage, par les nouvelles générations de spécialistes de l’image, de la discipline de l’ICONOLOGIE et à la réception des travaux des grands historiens/théoriciens de l’art qui l’ont fondée. Depuis la fin des années 1980, de nombreuses tentatives visent à donner au concept d’iconologie un sens actuel. Au point que l’on peut – sans dénaturer cet élan théorique nouveau – parler d’« iconologies contemporaines ». La méthode iconologique vise l’interprétation du contenu symbolique des images. Elle repose donc entièrement sur une compréhension symbolique du visuel, et s’est d’ailleurs nourrie du dialogue avec la philosophie des formes symboliques d’E. Cassirer. Dans le système décrit par Cassirer, l’art se définit en tant que fonction symbolique (ce qui revient à dire = l’art est un domaine de production de significations, dont la vocation principale serait de charger de sens des éléments sensibles/matériels). Cette fonction symbolique particulière serait en outre inscrite dans un devenir historique (puisque le « contenu » des œuvres, les éléments de sens associés aux éléments sensibles, dépend fortement du contexte socio-historique d’inscription et reflète/révèle une vision du monde historiquement déterminée). Depuis la fin des années 1980, cette méthode a commencé à générer chez les théoriciens de l’art et du visuel (en général), toutes sortes de réactions d’insatisfaction – voire même d’hostilité. Les différentes réactions (je vais en détailler trois aujourd’hui : T. Mitchell, G. Didi-Huberman et G. Boehm) s’accordent (ou en tout cas pourraient s’accorder) sur le fait que l’iconologie doit être complétée : l’approche symbolique des œuvres doit par ex. pouvoir s’appuyer sur une attention soutenue à leur matérialité (c’est à cet endroit que les outils « phénoménologiques », notamment, viennent au secours de l’analyse). [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailPerformance et expérience esthétique : le régime contemporain (Rancière)
Hagelstein, Maud ULg

in Revue Philosophique de Louvain (2015), 113(3), 479-495

The theory of regimes of identification of art set up by the philosopher J. Rancière describes the transition from the former system of Fine Arts to the aesthetic regime of art. According to this ... [more ▼]

The theory of regimes of identification of art set up by the philosopher J. Rancière describes the transition from the former system of Fine Arts to the aesthetic regime of art. According to this contemporary regime the characteristic of the various arts no longer depends essentially on their technical skill (poiesis), but on the sensible experience they favour independently of their specific ways of doing things. Artistic performance fits in perfectly into this aesthetic regime of art having regard to its ideological project: (1) it aims at the enlargement of sense experience (aesthetic experience) beyond the mere production of an object, thus destabilising the frontiers between the artistic and the non-artistic; (2) it seeks to restore the links between art and ordinary experience in order to favour living art. We shall show that the ideas developed by the Anglo-Saxon pragmatist philosophy J. Dewey strongly contributed to the definition of this radical artistic project (transl. J. Dudley). [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailFor a Critical Iconology : the Meaning, Dynamics and Effectiveness of Images
Hagelstein, Maud ULg

in Critique d'Art : Actualité Francophone et Internationale de la Littérature Critique sur l'Art Contemporain = The International Review of Contemporary Art Criticism (2015)

The present-day theory of image comes in the wake of iconology, by virtue of the explicit re-use of several problematic themes which are central to this method, and permit its critical redevelopment : 1 ... [more ▼]

The present-day theory of image comes in the wake of iconology, by virtue of the explicit re-use of several problematic themes which are central to this method, and permit its critical redevelopment : 1. Reflection about iconic representation, about its relation to language and its specific logic; 2. The investigation into the dynamics of the image (circulation, persistence and development); 3. The study of the effectiveness of images and the production of many different kinds ok knowledge under the effect of editing operations. [less ▲]

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See detailTable-ronde autour de l'ouvrage : M. Hagelstein, "Origine et survivances des symboles. Warburg, Cassirer, Panofsky"
Hagelstein, Maud ULg

Scientific conference (2015, May 29)

Table-ronde - échange questions/réponses - avec la participation de : Muriel VAN VLIET, Raphaël GÉLY, Rudy STEINMETZ, Alievtina HERVY, Bruno LECLERCQ

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See detailIconic turn et critique du paradigme langagier
Hagelstein, Maud ULg

Conference (2015, May 05)

Je voudrais envisager ici le problème de la légalité des significations dans le champ non-verbal du visuel, tel qu’il est envisagé par un théoricien de l’image allemand actuel (G. Boehm). On pourrait en ... [more ▼]

Je voudrais envisager ici le problème de la légalité des significations dans le champ non-verbal du visuel, tel qu’il est envisagé par un théoricien de l’image allemand actuel (G. Boehm). On pourrait en effet dégager – selon la proposition de Boehm – un principe formel (au moins) qui structure l’émergence de significations dans le domaine du visuel. Boehm ne parle de grammaire à proprement parler que pour s’en écarter (il rejette l’usage de la grammaire prédicative pour la compréhension des images). [less ▲]

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See detailIconologie critique : présentation de la méthode, initiation aux débats scientifiques contemporains, mise en pratique
Hagelstein, Maud ULg

Scientific conference (2015, March 04)

Cadre problématique : Evocation brève des débats actuels sur la question de l’image. Warburg et Panofsky (modèle et repoussoir) sont souvent mis dos à dos : l’un est sauvé (et connaît d’ailleurs ... [more ▼]

Cadre problématique : Evocation brève des débats actuels sur la question de l’image. Warburg et Panofsky (modèle et repoussoir) sont souvent mis dos à dos : l’un est sauvé (et connaît d’ailleurs aujourd’hui un certain effet de mode) quand l’autre est désavoué. On a reproché à l’iconologie panofskienne d’étudier les contenus symboliques (le quoi visé par l’œuvre) sans se soucier suffisamment de la manière dont ces contenus sont amarrés au sensible (le comment). Or, ce qu’on cherche aujourd’hui, c’est de décrire ce qui fait la spécificité de l’image, à savoir : une expression symbolique non verbale dont la matérialité directement visible affecte la production du sens. Autrement dit : la forme de présentation choisie influence directement la signification des œuvres visuelles. Pour reprendre l’argument de certains, ce ne serait pas le cas du langage verbal : la frappe d’un texte n’affecte a priori pas son sens – changer la police ou la taille des caractères n’altère pas le message (on pourrait bien entendu déstabiliser cette idée, mais on comprend néanmoins la proposition). On reproche encore à cette méthode de se limiter excessivement au contenu intrinsèque de l’image sans voir qu’elle est toujours branchée sur son dehors. S’il y a (une avancée majeure) un acquis de la théorie de l’image actuelle, c’est celui-là : la signification de l’image serait moins dans l’image elle-même que dans le tissu de relations (intersubjectives, pragmatiques, institutionnelles ) qu’elle entretient avec l’extérieur. D’où l’intérêt grandissant pour les usages, pour l’efficacité de l’image et pour les perspectives anthropologiques. Si on veut saisir la logique de l’image (sa logique spécifique), il faut la comprendre sans l’isoler du réseau dans lequel elle s’inscrit (on va voir que cette exigence était déjà chez Warburg qui a travaillé à mettre en valeur l’efficacité politique, sociale et institutionnelle des œuvres). Aujourd’hui, plusieurs théoriciens de l’image réclament donc une critique renouvelée de l’iconologie, qui ne s’appuierait plus sur le paradigme langagier. Une image ne fonctionne pas comme un texte. On pourrait dire qu’elle est à la fois sous-déterminée et surdéterminée. Surdéterminée : L’image ne se laisse pas ramener à un ensemble fini de signifiants. En elle, toutes les dimensions sont susceptibles d’affecter le sens, d’intervenir dans la construction du sens : le tracé, l’épaisseur, les accidents de la matière, les contrastes, etc. L’image peut donc potentiellement être chargée de significations multiples (un ex. me permettra de l’évoquer). Sous-déterminée : il n’y a image au sens fort que lorsqu’un regard construit une représentation à partir d’elle et qu’elle rencontre une « conjoncture » (un ensemble de circonstances par rapport auxquelles elle se détermine). Il y aurait donc une « lacune » ou une « incomplétude » constitutive de l’image. Elle est toujours réarticulée, prise dans une construction. Voilà un peu le cadre problématique dans lequel on est aujourd’hui – et à partir duquel je pourrais décrire la méthode de Warburg. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailDécloisonner l'art contemporain à partir des cultures vernaculaires
Hagelstein, Maud ULg

Article for general public (2015)

Multipliant les formats et décloisonnant les genres, Nil Yalter revendique pour ses projets plastiques une dimension ethnographique. La démarche documentaire adoptée par l'artiste depuis les années 1970 ... [more ▼]

Multipliant les formats et décloisonnant les genres, Nil Yalter revendique pour ses projets plastiques une dimension ethnographique. La démarche documentaire adoptée par l'artiste depuis les années 1970 constitue pour elle l'occasion de transformer des éléments traditionnels vernaculaires et de les actualiser dans une perspective engagée - qui ouvre un régime de visibilité aux minorités. Pour un art contemporain branché sur des cultures populaires où le nomade, la femme, l'exilé, l'étranger, trouvent une voix nouvelle. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailAlexander Kluge / Gerhard Richter. L’art contre le hasard
Hagelstein, Maud ULg; Letawe, Céline ULg

in Cahiers d'Etudes Germaniques (2015), 69(2),

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See detailAppréhender l'art contemporain à partir des 5 sens
Hagelstein, Maud ULg

Conference given outside the academic context (2015)

Trop souvent, l'art contemporain fait mauvaise figure auprès du grand public : trop froid, trop conceptuel, trop élitiste. Pour faire la peau à cette idée, on abordera ici les oeuvres contemporaines en ... [more ▼]

Trop souvent, l'art contemporain fait mauvaise figure auprès du grand public : trop froid, trop conceptuel, trop élitiste. Pour faire la peau à cette idée, on abordera ici les oeuvres contemporaines en repartant de l'expérience sensible (c'est-à-dire esthétique") qu'elles provoquent. Le premier cycle de rencontres s'attachera à appréhender l'art contemporain à partir des cinq sens (vue, ouïe, toucher, goût, odorat), sans oublier le sixième (celui de la perception "extra-sensorielle"). Premier gouter : la vue. À partir de : Carsten Höller, Karussell, 1999. On commence par le sens dominant, celui dont la privation semble rendre presque impossible la confrontation aux arts visuels. Mais on montrera que les sens travaillent rarement isolément; leur collaboration intensifie l'expérience sensible de l'oeuvre d'art [less ▲]

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See detailACTUS
Hagelstein, Maud ULg; Roland, Barbara; Didier, Béatrice

Article for general public (2015)

Mise en place par l'asbl Ricochets (Béatrice Didier, Mathieu Richelle et Maud Hagelstein), ACTUS se définit comme une plateforme d'expérimentation, d'échange et de réflexion sur l'Art Performance. Trois ... [more ▼]

Mise en place par l'asbl Ricochets (Béatrice Didier, Mathieu Richelle et Maud Hagelstein), ACTUS se définit comme une plateforme d'expérimentation, d'échange et de réflexion sur l'Art Performance. Trois éditions d'Actus ont eu lieu depuis sa création en 2012, qui ont rassemblé des artistes performeurs internationaux en s'ouvrant à un public toujours plus large et diversifié. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailPerformance und Erfindung. Das Laboratorium der ästhetischen Erfahrung
Hagelstein, Maud ULg

in Blohm, Manfred; Mark, Elke (Eds.) Formen der Wissensgenerierung. Practices in Performance Art. (2015)

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Peer Reviewed
See detailPour une iconologie critique : sens, dynamique et efficacité des images
Hagelstein, Maud ULg

in Critique d'Art : Actualité Francophone et Internationale de la Littérature Critique sur l'Art Contemporain = The International Review of Contemporary Art Criticism (2015)

La théorie de l’image actuelle s’inscrit dans le sillage de l’iconologie en vertu de la reprise explicite de plusieurs axes problématiques centraux pour cette méthode, qui permettent son redéploiement ... [more ▼]

La théorie de l’image actuelle s’inscrit dans le sillage de l’iconologie en vertu de la reprise explicite de plusieurs axes problématiques centraux pour cette méthode, qui permettent son redéploiement critique : 1. la réflexion sur la représentation iconique, sur son rapport au langage et sa logique spécifique ; 2. l’enquête sur la dynamique de l’image (circulation, persistance et développement) ; 3. l’étude de l’efficacité des images et de la production de savoirs multiples sous l’effet d’opérations de montage. [less ▲]

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See detailDispositifs de visibilité : le Selfie et les indices de son auto-production
Hagelstein, Maud ULg

Conference (2015)

La proposition que je ferai aujourd’hui s’inscrit dans le cadre d’une réflexion plus large sur l’image photographique commune (celle qu’on appelle encore photographie populaire, amateur, familiale, privée ... [more ▼]

La proposition que je ferai aujourd’hui s’inscrit dans le cadre d’une réflexion plus large sur l’image photographique commune (celle qu’on appelle encore photographie populaire, amateur, familiale, privée, vernaculaire ou même domestique – pour reprendre l’appellation de Bourdieu). Je voudrais envisager ici un dispositif visuel spécifique (celui du selfie) dans lequel la construction de l’image (agencement, organisation, esthétique propre) produit des effets narratifs. Pour le dire une première fois : le selfie travaille à la mise en scène d’une action contextualisée et indique l’implication du sujet dans celle-ci (le sujet étant ici à la fois l’opérateur de l’image et une partie de son contenu). La participation du sujet à la scène représentée s’expose généralement sur le mode temporel de la spontanéité – spontanéité de la prise de vue qui renforce l’authenticité de l’image, spontanéité dont on pourra montrer qu’elle est parfois fabriquée. Pourquoi accorder de l’attention à cet objet apparemment anecdotique du point de vue de sa qualité (même si omniprésent), objet qui est aujourd’hui augmenté d’un effet de mode indéniable (sans doute dérangeant), et souvent considéré comme vulgaire (au sens étymologique du latin vulgus, le « bas peuple » - la vulgarité caractérisant les modes d’expression et de comportement des couches populaires aux yeux de ceux qui estiment ne pas en faire partie) ? Précisément, cet objet me permet de continuer à investiguer (modestement) du côté des usages sociaux de l’image photographique commune. Ou pour être plus précise : le problème qui m’intéresse est celui du rapport entre les usages sociologiquement déterminés de l’image (que Bourdieu ou Heinich me permettent de décrire) et les effets d’indétermination provoqués par certains types d’images : ces effets d’indétermination (auxquels le philosophe J. Rancière a pu nous rendre attentifs) sont toujours provisoires (les images ne restent pas neutres et indéterminées) – mais ils permettent que les choses soient déterminées autrement. [less ▲]

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See detailPERFORMANCE ET INVENTION. LE LABORATOIRE DE L’EXPERIENCE ESTHETIQUE
Hagelstein, Maud ULg

E-print/Working paper (2015)

Lorsqu’il cherche à qualifier l’époque de l’art dans laquelle nous baignons actuellement, le philosophe Jacques Rancière parle d’un régime pour lequel l’expérience esthétique serait déterminante ... [more ▼]

Lorsqu’il cherche à qualifier l’époque de l’art dans laquelle nous baignons actuellement, le philosophe Jacques Rancière parle d’un régime pour lequel l’expérience esthétique serait déterminante : sensible (par définition) et prise dans un rapport paradoxal de continuité et d’exception avec l’expérience commune. Le régime esthétique de l’art – celui qui affecte les productions artistiques contemporaines – signerait notamment l’effacement des spécificités des arts (et l’abandon du régime très hiérarchisé des Beaux-Arts) au profit d’une expérience sensible commune à toutes les formes d’expression artistiques . Le propre de l’art serait donc de faire vivre à son spectateur une telle expérience, qui toucherait directement ses sens et son imagination. Une expérience dont la tonalité particulière serait directement reconnaissable. Une expérience en excès par rapport à ses habitudes et qui le ferait basculer progressivement dans le domaine si singulier de l’art. On voudrait ici défendre l’idée suivante : la performance artistique semble l’une des animatrices principales de ce régime contemporain en tant qu’elle vise à dégager – au-delà des particularismes des médias d’expression – un territoire très large (un laboratoire) d’expérimentation pour l’art. À travers leurs propositions, les artistes performeurs ne produisent pas des œuvres d’art (c’est-à-dire des produits finis), ils montrent le travail de la créativité à l’œuvre. [less ▲]

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See detailDynamiser la ville par l'art, une ambition raisonnable ? (discussion publique avec Sarah Jonet - projet Chic and Cheap)
Hagelstein, Maud ULg

Conference given outside the academic context (2015)

Comment, à la fois, valoriser le travail des artistes plasticiens, soutenir la construction d’une communauté urbaine et accompagner une dynamique de réhabilitation des commerces inoccupés ? Telle est ... [more ▼]

Comment, à la fois, valoriser le travail des artistes plasticiens, soutenir la construction d’une communauté urbaine et accompagner une dynamique de réhabilitation des commerces inoccupés ? Telle est l’ambition de Chic And Cheap, ce dispositif artistico-urbain qui propose depuis sept ans déjà des galeries intra et extra muros temporaires dans la ville de Liège. A partir d’une présentation de ce projet, de ses réalisations passées et actuelles, on se demandera si l’art peut dynamiser une ville, s’il peut être un facteur de cohésion sociale ou de sécurisation des territoires. La question des potentialités et limites d’installations d’art contemporain en ville sera ainsi éclairée. On se demandera aussi comment l’art public, qu’il soit dit de commande ou sauvage, tente d’apporter une réponse esthétique au vivre ensemble (texte de présentation : Rachel Brahy) [less ▲]

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See detailLa Bildwissenschaft dans le sillage de l’iconologie
Hagelstein, Maud ULg

Conference (2015)

Il est tout à fait commun aujourd’hui de constater l’omniprésence et la prolifération des images dans nos sociétés. Depuis quelques années (voire quelques décennies), la théorie contemporaine s’est ... [more ▼]

Il est tout à fait commun aujourd’hui de constater l’omniprésence et la prolifération des images dans nos sociétés. Depuis quelques années (voire quelques décennies), la théorie contemporaine s’est redéployée sur de nouveaux territoires disciplinaires en développant un outillage conceptuel inédit. Des débats assez vifs ont naturellement accompagné ce redéploiement (dont je vais très vite, vous allez le comprendre, relativiser la nouveauté). Or, le domaine (pseudo-)émergeant des études visuelles réclame une enquête épistémologique approfondie, vouée non pas à dessiner un programme théorique fédérateur/homogène, mais à cartographier au moins la variété des points de vue adoptés sur l’image et, peut-être, à dégager quelques axes problématiques communs. Le projet général de ces journées consiste notamment à montrer comment les recherches récentes entreprises par les principaux protagonistes de la théorie de l’image contemporaine (allemande) s’inscrivent dans le cadre d’une réflexion large sur l’héritage de l’iconologie. Ceci me semble le passage obligé d’une enquête sur les enjeux épistémologiques (méthodologiques) de la théorie de l’image actuelle. En effet, du point de vue de son ancrage philosophique, la théorie de l’image contemporaine puise ses principales ressources conceptuelles dans l’iconologie critique – discipline d’interprétation des images inaugurée en 1912 par le théoricien de l’art Aby Warburg (1866-1929), nourrie par la philosophie des formes symboliques de Ernst Cassirer (1874-1945), et systématisée par Erwin Panofsky (1892-1968) dans ses Essais d’iconologie (1939), notamment. Ce segment de l’historiographie (années 1920-1930), redécouvert à la fin des années 1980 (pour ce qui est de Warburg en tout cas), a fortement marqué toute une génération d’intellectuels. Il s’agira entre autres ici de faire apparaître l’impulsion qu’a donnée la critique (parfois sévère/injuste) des travaux de Panofsky (surtout) à la Bildwissenschaft. Visant l’interprétation du contenu symbolique des images, la méthode iconologique concevait l’art comme l’un des domaines essentiels de production de sens, c’est-à-dire un domaine d’expression dont la vocation principale serait de charger de sens des éléments sensibles/matériels, en s’inscrivant de surcroit dans un contexte socio-historique spécifique puisque l’œuvre reflète/révèle une vision du monde historiquement déterminée que l’iconologue met au jour. Partant de là, la critique la plus basique (et néanmoins commune) consiste à dire (et à redire inlassablement) que Panofksy semble avoir, au moment de l’institution de cette méthode, écarté la plupart du temps les préoccupations formelles (tout ce qui concerne les couleurs, par ex., les traits et toutes les qualités proprement plastiques/picturales) pour se concentrer avec plus d’insistance sur les éléments de contenu et analyser au mieux les liens de l’œuvre d’art aux significations, aux idées. [less ▲]

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See detailBrasser l’histoire de l’art de ses larges bras : l’imagier, l’atlas, le musée imaginaire A partir de L’Atelier infini de Jean-Christophe Bailly
Hagelstein, Maud ULg

Scientific conference (2015)

Abstract : Le terrain de recherche qui m’occupe est celui de l’iconologie, aussi bien dans ses moments inauguraux (chez Warburg et Panofsky), que dans sa reprise critique au sein de la théorie de l’image ... [more ▼]

Abstract : Le terrain de recherche qui m’occupe est celui de l’iconologie, aussi bien dans ses moments inauguraux (chez Warburg et Panofsky), que dans sa reprise critique au sein de la théorie de l’image actuelle. Le pari que je voudrais faire ici – sans trop de violence, j’espère – est par conséquent celui-ci : avec L’Atelier infini, J.-C. Bailly nous emmène sur le terrain problématique de l’iconologie. En même temps, l’hypothèse n’est pas trop risquée puisqu’on peut assez facilement dégager des affinités entre Bailly et l’iconologie2. Comme d’autres théoriciens actuels (Boehm, Mitchell, Didi-Huberman), il trace des perspectives radicalement nouvelles pour la méthode d’interprétation des images dynamisée et instituée par Warburg et Panofsky, contribuant de la sorte à son actualisation critique dans les débats de la théorie de l’image contemporaine. Il m’a permis en tout cas d’assouplir un peu quelques rigidités que l’on observe très souvent dans ces débats (et sans doute aussi quelques rigidités de ma propre pensée). [less ▲]

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See detailEmousser le regard, éprouver le propre de l'art. Considérations muséologiques
Hagelstein, Maud ULg

Article for general public (2014)

À Paris, l’été n’aura pas laissé en reste les amateurs d’expositions non conventionnelles. L’inventivité de certains commissaires – au sens large de la fonction, qui englobe l’artiste comme le ... [more ▼]

À Paris, l’été n’aura pas laissé en reste les amateurs d’expositions non conventionnelles. L’inventivité de certains commissaires – au sens large de la fonction, qui englobe l’artiste comme le collectionneur – semblait d’ailleurs forcer le spectateur à ré-envisager ses attentes. Que cherche-t-on lorsque l’on visite un lieu culturel ? Quels savoirs sont mobilisés, quels autres affectés par la rencontre ? Quelles impressions s’impriment durablement ? Ce type de questionnement est généralement laissé à la recherche en muséologie, qui a pour vocation méta-disciplinaire de réfléchir aux conditions d’exposition observées dans le champ muséal. Mais il arrive que le spectateur se sente lui-même partie prenante du processus critique et qu’il soit directement invité à interroger de l’intérieur les modalités de sa rencontre avec l’art. [less ▲]

Detailed reference viewed: 36 (5 ULg)