References of "Hagelstein, Maud"
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See detailMontages critiques
Hamers, Jérémy ULg; Hagelstein, Maud ULg

Scientific conference (2013, March 15)

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See detailLa non-performativité de l'art performance
Hagelstein, Maud ULg

Conference (2013, March 08)

Objectif : Identifier le rapport critique de la performativité à l’imagination (ou plutôt de la non-performativité à l’imagination) à travers le médium de l’art performance (pour élaborer une nouvelle ... [more ▼]

Objectif : Identifier le rapport critique de la performativité à l’imagination (ou plutôt de la non-performativité à l’imagination) à travers le médium de l’art performance (pour élaborer une nouvelle théorie de la réception). Trois arguments sont développés dans cette intervention : (1) La théorie du performatif elle-même (en tout cas telle qu’énoncée par Austin) évacue la possibilité d’une performativité artistique (d’une performativité qui s’exercerait dans le domaine de l’art ou de la fiction) ; (2) La performance artistique se distingue de l’« objet performatif » - c’est-à-dire de l’objet artistique qui incite le spectateur à des actes et à un comportement spécifiques. Dans le champ de l’art contemporain, l’idée de « performativité » a un tel succès, que l’on parle désormais d’œuvre performative à chaque fois qu’un objet artistique entretient un lien quelconque à l’action, soit qu’il réclame d’être activé par la présence physique de l’artiste ou du spectateur, soit qu’il renvoie directement à une action ou un processus dans lequel il est inscrit ou dont il est issu. En ce sens, la performativité constitue une valeur ajoutée à un objet ou une image – c’est-à-dire à une représentation. Tandis que l’art performance présente de pures actions (dont il serait vain/redondant de rappeler le lien à l’action). (3) L’art performance refuse radicalement (position esthétique radicale) d’exercer un pouvoir sur l’imagination du spectateur. La réaction de ce dernier aux actions visuelles qui lui sont présentées lui appartient en propre, n’est pas guidée/influencée par les intentions de l’artiste. L’essence même de ce genre artistique est d’appeler des lectures toujours/nécessairement subjectives. Souligner la non-performativité de l’art performance reviendrait à montrer qu’elle déjoue par avance toute prise de pouvoir, toute autorité exercée sur le spectateur. Cela reviendrait par conséquent à jeter les bases d’une théorie renouvelée de la réception. [less ▲]

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See detailAvant-propos
Belloi, Livio ULg; Hagelstein, Maud ULg

in Belloi, Livio; Hagelstein, Maud (Eds.) La Mécanique du détail : approches transversales (2013)

Mise au point épistémologique sur la question du détail dans les arts.

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Peer Reviewed
See detailLa non performativité de la performance
Hagelstein, Maud ULg

in Klesis (2013), 28

(Extrait) : On envisagera ici le médium artistique de la performance sous l’angle de sa non-performativité1. En tant que courant historiquement identifiable, dont le happening constitue un ancêtre reconnu ... [more ▼]

(Extrait) : On envisagera ici le médium artistique de la performance sous l’angle de sa non-performativité1. En tant que courant historiquement identifiable, dont le happening constitue un ancêtre reconnu, la performance se définit minimalement par l’exécution d’actions élevée au statut de proposition artistique. Afin de respecter la liberté d’interprétation du spectateur, l’artiste performeur se met délibérément en condition de n’avoir pratiquement pas de prise sur les effets qu’il produit. La conséquence directe d’une telle mise en suspens concerne bien entendu la réception de l’œuvre : le spectateur n’est pas guidé par l’artiste dans la lecture de ses intentions. En sapant volontairement les effets de maîtrise généralement liés à l’exercice artistique, les performeurs génèrent des événements dont la portée critique est non négligeable. La performance, en particulier dans le cas des performances collectives dites «open sessions»2, produit des événements sauvages et anarchiques sur lesquels l’imagination peut venir se greffer librement et exercer sa puissance de manière débridée. Une théorie renouvelée de la réception, basée sur l’identification du rapport critique de la non-performativité à l’imagination, devrait pouvoir s’élaborer à partir de ce médium. [less ▲]

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See detail« Sois sauvage, fais semblant ». La Vénus noire d’Abdellatif Kechiche
Hagelstein, Maud ULg

Article for general public (2013)

Dans son film de 2010, Abdellatif Kechiche rapporte l’histoire authentique de Sarah Bartman, la Sud-africaine callipyge, amenée en Europe au début du 19e siècle par son maître rencontré au mal nommé Cap ... [more ▼]

Dans son film de 2010, Abdellatif Kechiche rapporte l’histoire authentique de Sarah Bartman, la Sud-africaine callipyge, amenée en Europe au début du 19e siècle par son maître rencontré au mal nommé Cap de Bonne Espérance, pour être exhibée dans les foires1. Plusieurs fois récompensé aux César pour ses films précédents, le réalisateur tunisien était attendu au tournant par les critiques sur ce sujet extrêmement difficile, constituant l’une des pages honteuses de l’histoire des rapports entre Europe et Afrique du Sud. L’art de Kechiche n’est pas simplement celui d’éviter les clichés : au contraire, il montre leur ténacité, exhibe les pièges dans lesquels le spectateur est susceptible de tomber, puis fait voir les écarts qui séparent les clichés de la réalité. Par ce jeu sur les idées toutes faites qui ont la vie longue, Kechiche nous épargne les affects tristes de la mauvaise conscience, de la compassion et de la pitié. Tout en racontant l’histoire d’une femme torturée en train de s’écrouler, le réalisateur dresse dans La Vénus noire le portrait d’un personnage qui résiste de toutes ses forces à la condition de sauvage qu’on lui impose. Et qui n’est jamais totalement là où on l’attend. [less ▲]

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See detailEsthétique du symptôme et politique de l’imagination
Hagelstein, Maud ULg

Conference (2012, September 04)

Cette intervention se propose de retracer les moments décisifs de la construction de la théorie de l’image didi-hubermanienne. Celle-ci se décline en deux temps (esthétique du symptôme / politique de ... [more ▼]

Cette intervention se propose de retracer les moments décisifs de la construction de la théorie de l’image didi-hubermanienne. Celle-ci se décline en deux temps (esthétique du symptôme / politique de l’image), jalonnés de rencontres avec des auteurs dont l’influence est manifeste (Panofsky, Freud, Warburg, Benjamin). En automne 2006, la revue Vacarme (n°37) proposait à ses lecteurs un entretien avec Georges Didi-Huberman (mené par Pierre Zaoui et Mathieu Potte-Bonneville). Au milieu de l’entretien, surgit la demande suivante : « Permettez-moi de vous poser la question un peu brutalement : quel est votre rapport réel à la politique ? […] Il semble que vous entreteniez un rapport extrêmement subtil, mais du même coup peu lisible au premier coup d’œil, à la chose publique et à la question des rapports sociaux en général. […] Il semble que vous vous arrêtiez toujours aux frontières de l’engagement, à la fois pour des motifs à la Foucault – ne pas s’emparer de la parole et de l’image de ceux qui souffrent ou agissent – et pour des motifs plus "indicibles" ». La réponse de Didi-Huberman n’est pas – à cet endroit du moins – bouleversante d’originalité : il faut bien dit-il reconnaître sa limite sur certains dossiers de l’actualité – s’engager à tout va, sans connaître les problèmes de première main, ne servirait à rien. Il admet : de nature contemplative, le rapport aux images semble d’abord coupé de l’action. Mais par ailleurs, le théoricien de l’image ne peut se résoudre à la fascination d’un monde visuel replié sur lui-même. Il faut bien qu’il sorte du musée, de la bibliothèque, de l’atelier d’artiste, pour plonger au cœur du réel et se contraindre à affronter ses aspects les plus inquiétants. Mettre les images au contact du réel, voilà la tâche la plus difficile : « L’inquiétude du contact entre l’image et le réel n’est autre qu’une accession à la dimension politique des images » . Depuis cet entretien, Didi-Huberman a développé une « politique de l’image » plus explicite, avec deux ouvrages en 2009 : Quand les images prennent position (premier volume d’un cycle intitulé L’œil de l’histoire – en trois volumes désormais tous publiés) et Survivance des lucioles (autour de Paolini). À nouveau marqué par le souffle critique de Walter Benjamin, ce dernier texte permet à son auteur de se situer très clairement dans le champ de la réflexion politique sur l’image – en prenant, surtout, ses distances à l’égard de la pensée « apocalyptique » de Giorgio Agamben. Tel est bien l’argument décisif de Survivance des lucioles : face au constat tragique du « dépérissement culturel » de nos sociétés actuelles, deux attitudes sont possibles. Soit on souligne le pire, en reprochant aux images leur pacte secret avec le pouvoir aliénant, et on prend le ton défaitiste du chroniqueur de la fin des temps, attendant désespérément une rédemption venue d’on ne sait où. Soit on souligne les efforts de résistance, les lueurs du contre-pouvoir et la « capacité de suspension, de transformation, de bifurcation » de l’image s’insérant dans la sphère politique. Mais on ne peut pas parler pour autant d’un « tournant politique » de l’esthétique didi-hubermanienne, tant les thèmes aujourd’hui avancés dans les ouvrages récents font écho aux premières interventions. Le débat épistémologique entamé très tôt avec les maîtres à penser de l’histoire de l’art traditionnelle montrait déjà à quel point les opérations théoriques relatives aux images (décrire, interpréter, analyser, retracer l’histoire) sont lourdes de conséquences d’un point de vue idéologique. Je voudrais faire voir la continuité très nette que l’on peut établir entre l’esthétique du symptôme et la politique de l’image. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailArt public : entre pratiques sauvages et commandes officielles
Hagelstein, Maud ULg

in Cahiers nouveaux - Trimestriel du Développement territorial (2012), 81

L’expression «art public» désigne l’ensemble des oeuvres d’art qui ont été commandées, planifiées et exécutées en vue d’être placées dans un espace public. Partant de cette définition sommaire, on ... [more ▼]

L’expression «art public» désigne l’ensemble des oeuvres d’art qui ont été commandées, planifiées et exécutées en vue d’être placées dans un espace public. Partant de cette définition sommaire, on pourrait être tenté d’établir une différence entre un art public de commande et un art public plus sauvage : d’un côté, une instance publique souhaite qu’un artiste produise une oeuvre reflétant l’état d’esprit d’un environnement urbain donné et de ses habitants ; de l’autre, les artistes font des percées intempestives dans le paysage visuel de la ville – et ce, sans qu’on leur ait rien demandé. Cette distinction servirait une stratégie sans doute grossière visant à séparer au sein de l’espace public art de convenance et art subversif. Là où les uns essaieraient de rencontrer les goûts normés du citoyen moyen, les autres prendraient au contraire le risque de la désapprobation en déstabilisant les codes en vigueur et les normes esthétiques. Mais cette opposition entre art de convenance et art subversif constitue probablement un cliché grotesque. Aussi adoptera-t-on un point de vue plus fécond en montrant plutôt les contiguïtés entre l’art de commande et de l’art sauvage. Dans un cas comme dans l’autre, dès que les oeuvres d’art sont publiques, elles posent des problèmes spécifiques. Quels que soient les objectifs qui l’animent, dès qu’il franchit les murs de l’institution, du musée ou de la galerie, l’artiste prend un risque considérable. Et au fond, que sa proposition artistique soit autorisée ou illégale, d’un certain point de vue, le risque demeure. C’est ce qu’il s’agira ici d’identifier. [less ▲]

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See detailEsthétique matérielle, philosophie de l'histoire et barbarie
Hagelstein, Maud ULg

Scientific conference (2012, February 08)

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See detailComment s’orienter dans la culture ? Image et langage chez Aby Warburg
Hagelstein, Maud ULg

Scientific conference (2012, January 20)

Dans les dernières années de sa vie, celles qui suivent l’épisode psychotique (son internement à Kreuzlingen dans la clinique de Ludwig Binswanger), Aby Warburg semble chercher à comprendre ... [more ▼]

Dans les dernières années de sa vie, celles qui suivent l’épisode psychotique (son internement à Kreuzlingen dans la clinique de Ludwig Binswanger), Aby Warburg semble chercher à comprendre philosophiquement la fonction des images. Arrivé au terme de sa carrière, l'historien de l'art tente en effet de décrire théoriquement les mécanismes par lesquels les formes et symboles de l’art se développent, mécanismes qu’il avait observés au long de ses analyses historiques sans les aborder systématiquement. Dès ses travaux sur Dürer (1906), Warburg ne cache pas son ambition de parvenir à « […] une explication plus générale des phénomènes de cycles dans l’alternance des formes d’expression artistique » . Le développement du projet Mnemosyne apparaît comme une réponse aux questions philosophiques posées par Warburg à l’endroit des images. Pourtant, au départ, ce projet avait pour objectif principal de rassembler le matériau qui constituerait un répertoire visuel de formes décisives pour la création artistique. L’enjeu est donc assez modeste, il s’agit essentiellement de composer un répertoire iconographique. [less ▲]

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See detailACTUS – L’art performance : un genre artistique impertinent pour expérimenter sa liberté de spectateur
Hagelstein, Maud ULg

in FLUX NEWS – Trimestriel d’actualité d’art contemporain (2012)

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Peer Reviewed
See detailGeorges Didi-Huberman
Hagelstein, Maud ULg

in Universalia 2012 (2012)

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See detailCompte-rendu des ouvrages de Blexbolex : Crime-chien & Hors-Zone
Hagelstein, Maud ULg

Article for general public (2012)

Cornélius régale cette année ses lecteurs de deux ouvrages de Blexbolex : Crimechien, réédition d’un livre sorti en toute discrétion chez un éditeur suisse en 2008, et Hors-Zone, suite originale du ... [more ▼]

Cornélius régale cette année ses lecteurs de deux ouvrages de Blexbolex : Crimechien, réédition d’un livre sorti en toute discrétion chez un éditeur suisse en 2008, et Hors-Zone, suite originale du premier. Par leur graphisme haut en couleurs, ces deux récits faits d’images légendées ne manqueront pas de fasciner. Fort de son passé de sérigraphe professionnel, Blexbolex y exploite les ressources d’une technique d’impression en trichromie (bleu/vert/rouge) et propose une série de tableaux oniriques. L’impression permet à l’auteur de modeler directement la couleur – déposée en aplats successifs – sans passer par le trait cerné. Le graphisme rétro qui en résulte renvoie au Bauhaus, à l’art déco, au classicisme d’Hergé, aux collages de Matisse (oui, tout ça !) mais vire en même temps vers un expressionisme sauvage et criard. Partant d’éléments minimalistes très codés et de symboles canoniques de la bande dessinée (pif paf pouf, les étoiles tournent autour de la tête du personnage assommé...), Blexbolex flirte par endroits avec l’abstraction. Selon ses propres dires, le récit qui court sous les images n’est que le pendant secondaire du « petit théâtre graphique » inventé par lui. Mais si l’inventivité formelle sert de moteur au projet de l’auteur, le texte ne laisse pas pour autant indifférent. Il est cinglant, essouffle le lecteur à force de changements de ton. Stylistiquement, on passe de Lautréamont à San-Antonio, de Céline à la science-fiction. Ovnis de la bande dessinée contemporaine, les livres de Blexbolex méritent notre curiosité. [less ▲]

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See detailCompte-rendu de l'ouvrage de Anne Baraou et François Ayroles : Les Plumes
Hagelstein, Maud ULg

Article for general public (2012)

François Ayroles prête ici son dessin élégant aux chroniques féroces consacrées par Anne Baraou à une bande d’écrivains plutôt moyens. Ce ne sont pas vraiment des ratés : les quatre compères touchent même ... [more ▼]

François Ayroles prête ici son dessin élégant aux chroniques féroces consacrées par Anne Baraou à une bande d’écrivains plutôt moyens. Ce ne sont pas vraiment des ratés : les quatre compères touchent même parfois au succès du bout de leurs plumes. Mais la plupart du temps, leurs aspirations, leur sérieux, leurs échanges verbeux sont tout simplement pathétiques. Et moqués avec finesse dans un portrait acide. Ces drôles d’oiseaux ont établi leur quartier général au « Rendez-vous des amis ». Leur quotidien n’est pas rose : doutes existentiels, dépression, pannes, zèle d’admirateurs collants, rivalités et égos frustrés. Malard s’embourbe dans ses problèmes d’hypocondrie, Greul s’affiche avec une jeune femme ridicule s’exprimant uniquement par aphorismes, Inscht est vendu à l’industrie des séries B américaines, Alpodraco n’écrit plus depuis un an et souffre de son insuccès conséquent auprès des femmes. Pour couronner le tout, ces gens de lettres doivent sacrifier aux exigences commerciales : cocktails littéraires où les affreux pavanent, séances de dédicaces désertées et autres remises de prix convenues. Toutes ces mondanités finissent par étouffer leur talent déjà incertain. Avec Baraou/Ayroles, la bande dessinée fait un pied de nez cocasse à ceux qui rêvent de grande littérature sans avoir tout à fait les moyens de s’élever jusqu’à elle. [less ▲]

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See detailCompte-rendu de l'ouvrage de Brecht Evens : Les Amateurs
Hagelstein, Maud ULg

Article for general public (2012)

Festival d’Angoulême, 2010 – le jeune prodige belge Brecht Evens reçoit le Prix de l’audace pour son premier album (Les Noceurs). L’année suivante, il confirme avec une nouvelle bande dessinée, Les ... [more ▼]

Festival d’Angoulême, 2010 – le jeune prodige belge Brecht Evens reçoit le Prix de l’audace pour son premier album (Les Noceurs). L’année suivante, il confirme avec une nouvelle bande dessinée, Les Amateurs. L’histoire est convaincante : un artiste en mal d’inspiration accepte l’invitation d’une biennale d’art dans un village de la Flandre rurale. Mêlé à une bande d’amateurs doucement décalés, et dont il prend naturellement le leadership, Pieterjan propose la réalisation collective d’un nain de jardin géant en papier mâché. Le récit entraîne son lot de personnages inadaptés en quête de monumental. Utopique, leur projet finit dans la débâcle. Comment mieux parler de l’art actuel qu’en s’approchant si près de ses protagonistes les plus sincères ? Evens parvient à faire vibrer ses personnages, traversés par de multiples états : amertume, nostalgie, cruauté, euphorie, puis découragement. Trois traits de pinceaux suffisent à rendre un visage expressif. L’auteur alterne séquences brèves, dialogues rythmés et plans panoramiques. Il sort des codes du genre dans un roman graphique sans cases, sans bulles, où les personnages évoluent librement et semblent comme flotter au fil des pages, puis dans des décors somptueux. Evens travaille en couleur directe à l’aquarelle et profite des effets de transparence et de superposition de son matériau. Ses personnages se dissolvent, s’effacent, deviennent ombres, taches. Visuellement, l’œuvre du jeune dessinateur flamand est envoûtante. [less ▲]

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See detailLes paradoxes de l'art performance
Hagelstein, Maud ULg

in Culture, le Magazine Culturel de l'Université de Liège (2012)

Même en reprécisant le contexte historique d’émergence de l’art performance, la définition de ce genre relativement nouveau au regard de l’histoire de l’art reste difficile à fournir. Plusieurs raisons ... [more ▼]

Même en reprécisant le contexte historique d’émergence de l’art performance, la définition de ce genre relativement nouveau au regard de l’histoire de l’art reste difficile à fournir. Plusieurs raisons peuvent être évoquées : immaturité du médium, anti-conformisme revendiqué, variété des formes. Sans prétendre à l’exhaustivité, on peut néanmoins dégager plusieurs caractéristiques récurrentes et tenter de poser les premiers jalons d’une théorie critique de la performance. Une telle entreprise ne me semble pas pouvoir négliger les paradoxes qu’entraîne ce genre. Car entre le potentiel émancipateur de l’art performance et la réception effective de ses propositions par le public, il y a parfois un gouffre étonnant – mais fascinant à observer (et finalement révélateur). Le week-end ACTUS1 est venu confirmer les ambiguïtés qu’il s’agira dans ce texte d’analyser. [less ▲]

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See detailEducation esthétique et évaluation
Hagelstein, Maud ULg

Conference given outside the academic context (2012)

Questions qui m’ont été adressées par les organisateurs de ce colloque : Comment évalue-t-on une expérience esthétique ? Comment évalue-t-on les bénéfices de l’éducation esthétique ? Pour répondre à la ... [more ▼]

Questions qui m’ont été adressées par les organisateurs de ce colloque : Comment évalue-t-on une expérience esthétique ? Comment évalue-t-on les bénéfices de l’éducation esthétique ? Pour répondre à la première question, on devra donc commencer par séparer celle-ci en deux parties : (1) Qu’est-ce qu’une expérience esthétique (et par extension : à quoi ressemblerait une éducation esthétique, c'est-à-dire à quoi ressemblerait une éducation favorisant ce type particulier d’expérience) ? (2) Qu’entend-on par évaluation ? Par rapport à cette deuxième question, le raccourci – le stéréotype plus ou moins installé dès qu’il est question d’éducation – serait de considérer l’évaluation dans sa seule modalité quantitative. Or, il ne faut pas être très savant pour comprendre qu’il y a mille autres manières d’évaluer. Evaluer revient à « porter un jugement sur la valeur » (Petit Robert). À nouveau, on peut casser la définition en deux : pour s’interroger d’une part sur le « jugement », d’autre part sur la « valeur ». Bien entendu, un jugement n’est pas forcément quantitatif. Mais le jugement se rapporte toujours à une valeur sur laquelle porte l’évaluation: le beau, le bien, le caractère achevé, l’utile, l’efficace, le courageux, le cher (la valeur marchande), etc. Un même objet n’est pas évalué de la même manière selon que l’on se rapporte – par exemple – à sa beauté ou à son utilité. Si on ne sait pas avec exactitude ce que l’on cherche (en réalisant telle ou telle expérience, en proposant tel ou tel exercice), l’évaluation reste floue et imprécise. Donc son effet est nul. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailEtude critique des liens de la théorie de l'art à l'idée platonicienne : de l'esthétique idéaliste (Cassirer/Panofsky) à la crise de l'Idée (Didi-Huberman)
Hagelstein, Maud ULg

in Leclercq, Bruno; Colette, Bernard (Eds.) L'Idée de l'Idée. Eléments de l'histoire d'un concept (2012)

Quelle place laisse-t-on généralement à l’Idée dans le champ de la création artistique? Depuis la Renaissance, les théoriciens de l’art reconnaissent volontiers son rôle fondateur. Transformée par les ... [more ▼]

Quelle place laisse-t-on généralement à l’Idée dans le champ de la création artistique? Depuis la Renaissance, les théoriciens de l’art reconnaissent volontiers son rôle fondateur. Transformée par les bouleversements culturels et théoriques du Quattrocento, la représentation artistique moderne semble subir l’autorité de l’Idée. Telle est d’ailleurs la conception à laquelle se réfèrent encore Ernst Cassirer et Erwin Panofsky: aucun signe n’est laissé au hasard dans les oeuvres, l’artiste participant au déploiement de la pensée rationnelle. Le dialogue de ces auteurs à propos de l’Idée platonicienne servira ici de cadre à la réflexion. Guidé par les principes du néokantisme, le débat qui anime les deux penseurs dans les années 20 (à l’époque, Cassirer et Panofsky sont collègues à l’Université de Hambourg) marquera profondément le développement ultérieur de l’histoire de l’art. Pour cette raison au moins, il importe de reprendre ici les arguments principaux de leur démonstration à deux voix. Aujourd’hui, pourtant, la création artistique n’est plus automatiquement rapportée au concept d’Idée. Rares sont les théoriciens qui voient encore l’objet artistique comme la seule matérialisation d’une entité intelligible séparée. Le couple matière/forme semble lui-même dépassé. Et, de manière générale, la plupart des catégories esthétiques sont mises en cause par les nouvelles définitions de l’image. Parmi ceux qui résistent à la tendance «idéalisante» de l’histoire de l’art, Georges Didi-Huberman est probablement celui qui inscrit le plus explicitement son propos dans le débat initié par Cassirer et Panofsky. [less ▲]

Detailed reference viewed: 32 (2 ULg)
See detailL'Association. Une utopie éditoriale et esthétique
Groupe ACME; Dejasse, Erwin ULg; Habrand, Tanguy ULg et al

Book published by Les Impressions nouvelles (2011)

L’Association, Une utopie éditoriale et esthétique est le premier volume d’histoire et d’analyse consacré à ce projet à tous égards exceptionnel. Richement illustré, interrogeant l’économie globale du ... [more ▼]

L’Association, Une utopie éditoriale et esthétique est le premier volume d’histoire et d’analyse consacré à ce projet à tous égards exceptionnel. Richement illustré, interrogeant l’économie globale du collectif, ses auteurs et ses réalisations, mais aussi ses crises de croissance, L’Association, Une utopie éditoriale et esthétique est aussi l’œuvre de passionnés de bande dessinée. Passant d’un chapitre chronologique à une étude sémiotique, d’un article critique à une analyse esthétique, l’ouvrage forme un ensemble généreux et passionnant. Il offre plus de deux cents pages d’images célèbres et de documents rares qui nous donnent envie de (re)découvrir les auteurs et les albums de L’Association. Bel hommage éditorial, ce superbe album donne à voir et à comprendre vingt ans d’édition et de croisades esthétiques. [less ▲]

Detailed reference viewed: 61 (17 ULg)
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See detailIntroduction
Dozo, Björn-Olav ULg; Habrand, Tanguy ULg; Hagelstein, Maud ULg

in Dejasse, Erwin; Habrand, Tanguy; Meesters, Gert (Eds.) L'association : Une utopie éditoriale et esthétique (2011)

Detailed reference viewed: 24 (7 ULg)