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See detailLe passé en France au XVIIe siècle. Représentations, usages et transferts des savoirs historiques
Saal, Caroline ULg

Doctoral thesis (2016)

La majeure partie des études sur le passé au XVIIe siècle se porte sur l’historiographie, sur la théorie de l’histoire et sur son écriture à cette époque. Grâce au développement de l’histoire des idées et ... [more ▼]

La majeure partie des études sur le passé au XVIIe siècle se porte sur l’historiographie, sur la théorie de l’histoire et sur son écriture à cette époque. Grâce au développement de l’histoire des idées et de l’histoire culturelle, de nouvelles approches ont émergé. Pour l’histoire moderne française, elles prennent essentiellement la forme d’études de figures souvenirs et de leur prégnance dans une culture donnée. Mais deux postulats m’ont invitée à travailler autrement, hors des pratiques historiennes et sans choisir a priori de figures-souvenirs. Le premier tient à l’acquisition des savoirs historiques. La connaissance que possède une personne sur le passé de la communauté humaine résulte d’une multitude de vecteurs et de médias, de nature et d’objectifs divers, et, plus encore, elle résulte de leur croisement. Le second postulat provient des innovations en histoire des savoirs de ces dernières années : une société ancienne repose sur un système de pensée et sur une configuration des savoirs distincte de la nôtre. Pour travailler sur les savoirs sous l’Ancien Régime, il faut appréhender l’altérité d’un ancien régime des savoirs et, plutôt que de rechercher la généalogie de disciplines, regarder à l’œuvre ces savoirs mixtes, aux nombreuses ramifications, la manière de les créer, de se les approprier et de les utiliser. Certes, Reinhart Koselleck et Kristof Pomian avaient déjà produit d’importants enseignements sur les processus. On a longtemps considéré qu’ils avaient probablement tout dit. Il fallait pourtant vérifier la percolation de ces enseignements au-delà des génies créateurs et des penseurs institués. Cette thèse étudie ces processus dans des opérations d’appropriation des savoirs historiques au sein des publics alphabétisés et la compréhension de ces savoirs en société : les pamphlets « historiés » de la Fronde, les conférences du Bureau d’Adresse de Théophraste Renaudot et des estampes ludiques – jeux de carte et jeux de l’oie historiques. Elle démontre le rôle de ces imprimés de forme brève comme lieux d’acculturation des savoirs historiques, mettant à disposition un prêt-à-penser sur le passé. S’inspirant des grilles de lecture des théories de la pensée complexe, développée entre autres par Edgar Morin, elle éclaire la pluralité des questions que se posaient les hommes de l’époque moderne sur leur passé, et les liens entre ces questions, leur lieu social d’émergence, les pratiques de la connaissance et les paradigmes culturels. [less ▲]

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See detailLe rapport au passé en France au XVIIe siècle : appréhender la complexité en Histoire
Saal, Caroline ULg

Scientific conference (2016, March 22)

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See detailHistoriographie, cultures et régimes d'historicité en France au XVIIe siècle
Saal, Caroline ULg

Conference (2015, June 10)

Le XVIIe siècle est parfois présenté comme le « chaînon manquant » de la pensée historique moderne. Le XVIe siècle serait le temps d’une historiographie novatrice et intelligente, comme l’illustrent La ... [more ▼]

Le XVIIe siècle est parfois présenté comme le « chaînon manquant » de la pensée historique moderne. Le XVIe siècle serait le temps d’une historiographie novatrice et intelligente, comme l’illustrent La méthode de Jean Bodin et Les recherches de la France d’Étienne Pasquier, tandis que la philosophie des Lumières marquerait la distanciation accélérée et définitive du récit historique avec le providentialisme et la fable. Bien que la définition de l’acte historiographique se soit élargie au-delà du discours des historiens ces vingt dernières années, le XVIIe siècle traîne la réputation tenace de période d’accalmie méthodologique où l’histoire, genre littéraire plutôt que discipline, se contenterait de se plier au service de la royauté. Si cette intellection de l’histoire au XVIIe siècle est loin d’être sans fondement, elle dépend néanmoins d’un état d’esprit a posteriori qui voudrait que le récit du passé suive une courbe ascendante vers la notion actuelle, scientifique, d’histoire. Dans Les Lieux de l’histoire, Christian Amalvi et une série d’historiens incorporaient à la fabrique de l’histoire ces « espaces plus difficiles à cerner, mais qui jouent un rôle capital dans la diffusion du passé » : ces derniers relèvent des pratiques de sociabilité liées au partage de savoirs, au-delà de celles d’une corporation historienne strictement définie. Ces espaces montrent au XVIIe siècle la cohabitation de régimes d’historicité passéiste et futuriste, entre perpétuation de l’historia magister vitae et revendications modernes, qui mettent le passé en discussion de manière plurielle. Ils dévoilent également un rapport au passé très différent du nôtre, et transforment la lecture du XVIIe siècle historiographique. Le but de cette communication sera de dresser l’état de la question de l’approche du récit du passé au XVIIe siècle en montrant l’influence des choix de concepts historiques et de référents temporels sur l’image globale d’une période, voire sur son statut historiographique. [less ▲]

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See detailLa place du lieu social dans l'acte historiographique
Saal, Caroline ULg

Scientific conference (2015, February 11)

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See detail"Faire voir par l'histoire" : l'usage du passé contre Mazarin durant la Fronde
Saal, Caroline ULg

Conference (2014, July 04)

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See detailValoriser un corpus secondaire : le cas des jeux en histoire
Saal, Caroline ULg

Scientific conference (2014, April 01)

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Peer Reviewed
See detailQuelle méthode pour approcher les usages et les représentations dans les Conférences du Bureau d’Adresse de Théophraste Renaudot ?
Saal, Caroline ULg

Conference (2014, January)

Théophraste Renaudot, considéré comme un acteur important de la vulgarisation et de la diffusion de l’information dans la première moitié du 17e siècle en France, organisa dès 1632 des conférences ... [more ▼]

Théophraste Renaudot, considéré comme un acteur important de la vulgarisation et de la diffusion de l’information dans la première moitié du 17e siècle en France, organisa dès 1632 des conférences hebdomadaires gratuites « sur toutes sortes de matières, par les plus beaux esprits de ce temps ». Il créait ainsi un lieu original de sociabilité et de partage des savoirs. Les Conférences du Bureau d’Adresse, hétéroclites par leurs sujets (« de la colère », « des tremblements de terre », « si les païens ont raison de se tuer », « du bain »…), nous sont parvenues grâce aux comptes-rendus que Renaudot lui-même rédigeait et éditait. Ces sources se révèlent particulièrement pertinentes pour approcher les représentations du passé et ses usages sociaux. Elles témoignent d’une part de la mise en débat de phénomènes anciens et d’autre part, de la convocation de la connaissance historique lors d’une controverse. Néanmoins, elles posent question. La première tient à la forme de la source : comment dissocier la réécriture du compte-rendu et l’oralité de la conférence ? Ensuite, Renaudot a fortement résumé le propos de ces discussions et il a choisi de ne pas identifier les intervenants, les maintenant dans l’anonymat. Dès lors, quelle contextualisation opérer et quelles limites poser au travail d’herméneutique ? [less ▲]

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See detailLe passé en France au XVIIe siècle, représentations et pratiques mémorielles
Saal, Caroline ULg

Conference (2012, February 03)

Présentation du projet de thèse en cours

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See detailLa critique de l’histoire sacrée chez les utopistes français. Le cas de Simon Tyssot de Patot (1655-1738)
Saal, Caroline ULg

in Actes du Neuvième congrès de l'Association des Cercles francophones d'Histoire et d'Archéologie de Belgique (2012)

Contrairement au préjugé presque unanime qui veut que l'histoire soit absente de l'utopie car la perfection de cette dernière suppose et nécessite la stabilité, les utopies constituent en réalité une mine ... [more ▼]

Contrairement au préjugé presque unanime qui veut que l'histoire soit absente de l'utopie car la perfection de cette dernière suppose et nécessite la stabilité, les utopies constituent en réalité une mine d'informations sur le rapport au passé de leurs écrivains et sur leur perception de l'histoire. L'influence de l'histoire sacrée se ressent remarquablement dans ces passés imaginés. Cependant, sa place s'explique également par l'envie de l'auteur d'exprimer son scepticisme par rapport à son contenu. Ainsi, nous proposons de nous pencher sur le cas de Simon Tyssot de Patot , protestant français, exilé aux Pays-Bas très jeune, qui se sert de la liberté d'expression que procure l'utopie pour remettre en question le fond comme la forme de l'histoire religieuse. Vies des saints ou dogmes anciens, bien des épisodes sont passés au crible par cet autodidacte dans ses utopies, nous livrant l'occasion de découvrir les limites de pénétration des récits officiels de l'histoire religieuse. [less ▲]

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See detailHistoire en Utopie. Le récit du passé dans les utopies littéraires françaises des XVIIe et XVIIIe siècles
Saal, Caroline ULg

Master's dissertation (2010)

Dans le but de mieux percevoir la représentation du passé à l'époque moderne, étude des relations d'une élite instruite et politisée avec le passé au départ d'utopies romanesques françaises des XVIIe et ... [more ▼]

Dans le but de mieux percevoir la représentation du passé à l'époque moderne, étude des relations d'une élite instruite et politisée avec le passé au départ d'utopies romanesques françaises des XVIIe et XVIIIe siècles. L'étude est divisée en deux parties : premièrement, l'analyse du récit du passé dans ces textes ; deuxièmement, celle des usages du passé, aussi bien par les Utopiens que par les utopistes. [less ▲]

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