References of "Hagelstein, Maud"
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See detailMETHis VI. Images fixes / Images en mouvement
Bert, Mathilde ULg; Falque, Ingrid ULg; Hagelstein, Maud ULg

Book published by Presses Universitaires de Liège (in press)

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Peer Reviewed
See detailL'atlas à l'épreuve de l'image en mouvement (Warburg, Farocki, Didi-Huberman)
Hagelstein, Maud ULg; Hamers, Jérémy ULg

in MethIS : Méthodes et Interdisciplinarité en Sciences Humaines (in press)

Partant des travaux récents de Georges Didi-Huberman sur l’atlas d’images (A. Warburg) comme outil et support d’une nouvelle heuristique du montage, ce texte confronte l’installation Histoires de fantômes ... [more ▼]

Partant des travaux récents de Georges Didi-Huberman sur l’atlas d’images (A. Warburg) comme outil et support d’une nouvelle heuristique du montage, ce texte confronte l’installation Histoires de fantômes pour grandes personnes (G. Didi-Huberman, A. Gisinger, 2012), composée pour partie d’images en mouvement, à la pensée de la table warburgienne comme lieu d’une perpétuelle reconfiguration et d’une nouvelle lisibilité du monde. Se pourrait-il en effet qu’une image en mouvement, prise d’ordinaire dans un continuum clos, se dote, à travers le montage, des mêmes potentialités critiques – c’est-à-dire d’un même pouvoir inquiétant – que l’image fixe offerte au déambulateur de l’atlas ? [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailMontage et résistance du réel chez S. Kracauer: Photographie, cinéma, texte.
Hagelstein, Maud ULg; Hamers, Jérémy ULg

in Bulletin d'Analyse Phénoménologique (in press)

Partant de quelques textes dans lesquels S. Kracauer traite du rapport entre montage et réel, cet article tente de préciser et de problématiser l’ambivalence de Kracauer à l’égard de l’outil « montage » ... [more ▼]

Partant de quelques textes dans lesquels S. Kracauer traite du rapport entre montage et réel, cet article tente de préciser et de problématiser l’ambivalence de Kracauer à l’égard de l’outil « montage », notamment dans le champ cinématographique, en ouvrant la réflexion par cette double question : comment définir un « mauvais usage » du montage et, à l’opposé, comment peuvent se mettre en place les conditions d’un « bon usage » du montage selon Kracauer ? Pour y répondre, les auteurs identifient d'abord, dans l’œuvre de Kracauer, les éléments explicites et implicites (montage textuel) qui permettent de saisir au plus près ce que serait, selon le philosophe et sociologue, le principe de réalité. Ensuite, une œuvre photographique, contemporaine des quelques textes évoqués, Menschen des 20. Jahrhunderts d’August Sander, permet de mieux circonscrire les possibles concrétisations de cette pensée en la mettant à l’épreuve d’une réalisation en images et en montage. [less ▲]

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See detailLa violence de l’image. Débats autour de l’irreprésentable (G. Didi-Huberman/ J. Rancière)
Hagelstein, Maud ULg

Scientific conference (2016, January 28)

L’image peut être vectrice de débats politiquement complexes (tendus), notamment quand elle est porteuse de violence – quand elle montre/représente la violence. Or, on sait bien qu’au XXème siècle, il y a ... [more ▼]

L’image peut être vectrice de débats politiquement complexes (tendus), notamment quand elle est porteuse de violence – quand elle montre/représente la violence. Or, on sait bien qu’au XXème siècle, il y a un événement qui fait rupture de ce point de vue, en tant qu’il pousse la violence exercée par des hommes sur d’autres hommes à son paroxysme : la Shoah. Comme on peut l’observer dans toutes sortes de polémiques qui entourent la possibilité même de sa représentation (la littérature sur le sujet est vraiment très dense), la Shoah implique un rapport extrêmement difficile au document visuel, dont on a d’ailleurs longtemps pensé qu’il était pratiquement inexistant. « Il n’y a pas d’images de la Shoah » peut s’entendre de deux manières : soit qu’il n’y ait pas d’images effectives du processus d’extermination, soit que la possibilité même de représenter ce processus soit refusée par l’intensité de sa violence. La représentation visuelle de la Shoah pose problème. Non seulement la représentation imagée fictionnelle (cf. le cas récent du film Le fils de Saul de László Nemes – grand prix du jury au festival de Cannes), mais aussi, de manière plus étonnante encore peut-être, la représentation imagée documentaire. Autrement dit : même la diffusion de l’iconologie concentrationnaire, qui se réduit à presque rien puisque bon nombre de photographies ont été détruites par les nazis, soulève des réactions extrêmement vives. [less ▲]

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See detailAby Warburg, Textes & Fragments (1926-1929) suivi de "Plasticité du visuel. Montages et usages critiques de l'image chez A. Warburg" (M. Hagelstein)
Hagelstein, Maud ULg; Letawe, Céline ULg

Book published by Presses Universitaires de Liège (2016)

Assorti d’une série de textes inédits, cet ouvrage monographique vise à faire connaître dans le milieu francophone les écrits d’Aby Warburg (1866-1929), en particulier ceux rédigés dans les dernières ... [more ▼]

Assorti d’une série de textes inédits, cet ouvrage monographique vise à faire connaître dans le milieu francophone les écrits d’Aby Warburg (1866-1929), en particulier ceux rédigés dans les dernières années de sa vie. Peu connus, ces textes datent de la période d’élaboration de l’Atlas d’images Mnemosyne – Atlas dont le succès grandissant auprès des artistes et des théoriciens de l’art n’est plus à démontrer . Mais si Mnemosyne attire de plus en plus les spécialistes des images de tous horizons, on accorde encore peu d’intérêt aux textes et aux notes rédigées par son auteur dans les années 1926-1929. Ces textes auraient du accompagner les planches de l’Atlas si le projet avait abouti. Or, les manuscrits inédits conservés au Warburg Institute (Londres) montrent la portée philosophique des recherches tardives d’Aby Warburg. Il y développe une théorie culturelle de l’image pour le moins originale et qui a profondément influencé certaines démarches plus contemporaines (dans les domaines de l’histoire de l’art, de l’anthropologie du visuel, de la Bildwissenschaft allemande ou des Visual Studies anglo-saxonnes). À l’occasion d’un débat avec les pensées de Nietzsche et de Burckhardt, Warburg élabore une conception nouvelle de la Kultur. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detail27 entrées du dictionnaire (Adorno, Bataille, Benjamin, Brecht, Burckhardt, etc.)
Hagelstein, Maud ULg

in Talon-Hugon, Carole (Ed.) Dictionnaire des théoriciens de l'art (2016)

Les notices du dictionnaire que je prends en charge : Adorno, Bataille, Benjamin, Burckhardt, Cassirer, Chastel, Deleuze, Dilthey, Faure, Focillon, Foucault, Francastel, Freud, Kracauer, Luckacs, Malraux ... [more ▼]

Les notices du dictionnaire que je prends en charge : Adorno, Bataille, Benjamin, Burckhardt, Cassirer, Chastel, Deleuze, Dilthey, Faure, Focillon, Foucault, Francastel, Freud, Kracauer, Luckacs, Malraux, Nietzsche, Panofsky, Riegl, Rousseau, Simmel, Valery, Vasari, Winkelman, Wölfflin, Worringer, Warburg. [less ▲]

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See detailUsages du montage cinématographique : entre renfort de l'idéologie et résistance critique (sur Siegfried Kracauer)
Hagelstein, Maud ULg

Scientific conference (2015, December 14)

Je voudrais commencer par sonder/éprouver – à partir des textes de S. Kracauer – la possibilité d’un usage politiquement émancipateur de l’image à travers le montage. À larges traits, ma proposition ... [more ▼]

Je voudrais commencer par sonder/éprouver – à partir des textes de S. Kracauer – la possibilité d’un usage politiquement émancipateur de l’image à travers le montage. À larges traits, ma proposition consiste à tester l’hypothèse selon laquelle le montage cinématographique n’a peut-être pas (ou n’avait peut-être pas dans les années 1920-1930) toutes les vertus « ouvrantes », « critiques » et « libératrices » que plusieurs auteurs actuels lui prêtent. Ou plutôt que le montage cinématographique, en soi et par nature, est loin de ces effets émancipateurs. Pour le dire encore autrement : seul un usage singulier (et en fait très détourné) du montage – usage qu’il faudrait essayer de définir avec précision – peut prétendre déstabiliser les idéologies les plus fermes, plutôt que de les conforter, au minimum, ou de les renforcer, au pire. En réalité, Kracauer ne semble pas au premier abord voir positivement les effets du montage au cinéma. Il commence en effet par penser le montage comme force déréalisante dans son opposition au principe de réalité. [less ▲]

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See detailL'Atelier, un site pour revitaliser l'iconologie (à partir de J.-C. Bailly)
Hagelstein, Maud ULg

Scientific conference (2015, December 04)

Dans cette proposition, je voudrais me concentrer sur la question du rapport image/langage. Tension au cœur de l’iconologie. Quid du thème (désormais bien connu) de la prédominance du paradigme langagier ... [more ▼]

Dans cette proposition, je voudrais me concentrer sur la question du rapport image/langage. Tension au cœur de l’iconologie. Quid du thème (désormais bien connu) de la prédominance du paradigme langagier sur l’analyse des éléments visuels de la culture ? Quid des nombreux tournants (linguistique, iconique, anthropologique) ? Qu’en est-il de ces multiples changements de paradigmes ? Et surtout : Quid des débats parfois absurdes sur la préséance absolue du visuel sur le verbal (et vice-versa) ? Dans les jalons conclusifs de Le champ mimétique (2005), le problème est mis sur le tapis. Tout en prenant la mesure d’une prolifération exponentielle des images (nous sommes en situation d’hyper-documentation : comme le dit le cinéaste H. Farocki : où qu’on aille aujourd’hui poser sa caméra, on trouve au sol les trous laissés par les trépieds de ceux qui nous ont précédés), les discours actuels portent également le thème d’une « sortie de la représentation ». Rendue à sa matérialité propre, l’image refuse alors son rôle de prestataire de services à l’égard d’un sens préexistant qu’elle ne ferait qu’illustrer/véhiculer. La critique massive énoncée de plus en plus régulièrement par les défenseurs d’une iconologie renouvelée (qui aurait éliminé l’influence néfaste de Panofsky) consiste à montrer que le modèle langagier manque inévitablement le caractère sensible de l’image. Contre la sémiotisation excessive des formes d’expression visuelle, il faudrait donc affirmer une fonction intransitive des images, c’est-à-dire redonner à l’image une épaisseur propre, qui ne renvoie qu’à elle-même . L’image revendique une densité, non langagière, et réclame qu’on la prenne en compte comme telle. Or, selon Bailly, vouloir à tout prix choisir/trancher entre deux manières de faire image (l’image représentative vs l’image non verbale, antéprédicative) nous prive d’une compréhension complexe des jeux qui l’animent. [less ▲]

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See detailLa performance artistique pose-t-elle des gestes universels ?
Hagelstein, Maud ULg

Scientific conference (2015, October 22)

Pourquoi le geste est important ici ? S’il l’on s’en tient à une définition minimale de la performance, on peut commencer par dire que les performeurs proposent des gestes (au sens large) ou des actions ... [more ▼]

Pourquoi le geste est important ici ? S’il l’on s’en tient à une définition minimale de la performance, on peut commencer par dire que les performeurs proposent des gestes (au sens large) ou des actions qui peuvent être valorisées au rang de gestes ou d’actions artistiques. A partir de là, on peut déjà construire un premier problème : qu’est-ce qui fait alors qu’une action puisse être valorisée au rang d’action artistique ? Quelle est la différence entre un geste quotidien et un geste dans la performance ? Quels sont les opérateurs qui font basculer ce geste du côté de l’art ? Quelle intensité, quel décalage, quelle densité de présence, quel excès par rapport au quotidien (et aux usages habituels) ? Mais notre question sera plutôt : La performance artistique pose-t-elle des gestes universels ? Les artistes rassemblés pour cette quatrième édition appartiennent à des cultures symboliques différentes. Comment peut-on se comprendre malgré tout (et comment le spectateur peut-il se brancher sur des propositions artistiques émergeant de contextes dont il ne connaît parfois rien) ? La performance est-elle l’occasion d’un langage plus sensible, plus direct, moins dépendant des conjonctures où il s’inscrit (parce que basé sur une expérience de présence effective) ? Autrement dit : le langage des actions est-il transposable d’une culture à l’autre ? A qui s’adresse la performance artistique ? Et peut-on échanger en l’absence de codes communs ? Les actions présentées dans les performances font à l’occasion appel à des symboles, précisément parce qu’elles sont généralement plastiques, et que les matières utilisées (surtout lorsqu’il s’agit des éléments fondamentaux : eau, terre, air et feu) sont souvent suggestives. Or même si des constantes ne sont pas inimaginables, l’idée d’une symbolique universelle qui rassemblerait tous les individus autour de thèmes communs – évidents pour tous – semble, sinon impossible, à tout le moins fragile. Si tous les hommes possèdent un corps, il reste assez évident que les postures et les usages en sont infinis : les signes de salutation, les gestes rituels, le rapport du corps à l’espace, aux distances, les habitudes liées à la nourriture, aux objets, toutes ces choses sont culturellement conditionnées. La question de l’universalité des gestes de l’art (de l’art performance, en l’occurrence), est un problème philosophique énorme, un Everest de la réflexion sur l’art. Il ne s’agit pas pour nous de résoudre ce problème, loin de là. Simplement de proposer – de manière ludique – quelques développements, de tester des hypothèses – qui pourraient être des hypothèses de travail pour les performeurs et des hypothèses réflexives pour le spectateur. On voit bien ce qui pose problème : « universel » est évidemment un mot qui a quelque chose d’effrayant (=ce qui lisse les singularités, ce qui nie les différences en les rassemblant sous un ordre du Même, ce qui a trait à la vérité). En réalité, le mot nous met mal à l’aise – et nous oblige à détourner l’idée même d’universel, à en proposer des versions décalées. Il ne s’agira pas ici d’essayer de défendre l’idée (à mon avis absurde) d’une symbolique universelle ou naturelle. Ce qu’on voudrait surtout se demander : comment du commun est possible ? Comment se fait-il que malgré les singularités évidentes des approches, malgré la pluri-culturalité des artistes rassemblés pour ACTUS, quelque chose soit partageable ? [less ▲]

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See detailA qui parle la performance artistique ? Polysémie du geste et réception multiple
Hagelstein, Maud ULg

Article for general public (2015)

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See detailSurgir dans le paysage urbain. Analyse sociocritique du projet Selfiecity
Hagelstein, Maud ULg

Conference (2015, September 17)

Mon intérêt pour le selfie s’inscrit dans le cadre d’une réflexion plus large sur la photographie vernaculaire (ou commune – au double sens du terme), c’est-à-dire celle qui n’est ni professionnelle, ni ... [more ▼]

Mon intérêt pour le selfie s’inscrit dans le cadre d’une réflexion plus large sur la photographie vernaculaire (ou commune – au double sens du terme), c’est-à-dire celle qui n’est ni professionnelle, ni explicitement artistique. Le selfie est un outil visuel qui me semble pouvoir bien fonctionner avec la thématique de l’espace urbain : *le selfie travaille à la mise en scène d’un sujet dans un contexte au sein duquel il s’implique, le sujet ayant ceci de particulier qu’il se constitue à la fois comme observateur d’une scène, opérateur de l’image (= opérateur de la représentation de cette scène) et comme figurant de celle-ci (partie de son contenu). *En tant qu’il indique donc bien souvent une interaction entre un sujet et son environnement (spatial, social), le selfie pourrait être un bon indicateur du rapport de figuration, d’intégration, liant l’homme à son espace urbain (direct ou indirect). Il m’intéressera ici pour une seconde raison (dont les enjeux sont plus directement politiques) : puisque le dispositif est relativement nouveau, en développement, le selfie peut servir en quelque sorte de laboratoire dans lequel on pourrait observer la constitution de normes formelles. Autrement dit, la nouveauté de cette forme d’expression lui permet d’échapper relativement (et sans doute provisoirement) à l’inévitable institutionnalisation progressive que connaît généralement l’art urbain. [less ▲]

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See detailIconologies contemporaines : une compréhension symbolique de l’image est-elle toujours d’actualité ?
Hagelstein, Maud ULg

Conference (2015, September)

Le problème que je voudrais envisager ici tient à la pertinence de la compréhension symbolique de l’image. Il me semble qu’à première vue, la théorie de l’image contemporaine met en défaut ... [more ▼]

Le problème que je voudrais envisager ici tient à la pertinence de la compréhension symbolique de l’image. Il me semble qu’à première vue, la théorie de l’image contemporaine met en défaut l’interprétation symbolique de l’image. Ce débat peut être rapporté au problème de l’héritage, par les nouvelles générations de spécialistes de l’image, de la discipline de l’ICONOLOGIE et à la réception des travaux des grands historiens/théoriciens de l’art qui l’ont fondée. Depuis la fin des années 1980, de nombreuses tentatives visent à donner au concept d’iconologie un sens actuel. Au point que l’on peut – sans dénaturer cet élan théorique nouveau – parler d’« iconologies contemporaines ». La méthode iconologique vise l’interprétation du contenu symbolique des images. Elle repose donc entièrement sur une compréhension symbolique du visuel, et s’est d’ailleurs nourrie du dialogue avec la philosophie des formes symboliques d’E. Cassirer. Dans le système décrit par Cassirer, l’art se définit en tant que fonction symbolique (ce qui revient à dire = l’art est un domaine de production de significations, dont la vocation principale serait de charger de sens des éléments sensibles/matériels). Cette fonction symbolique particulière serait en outre inscrite dans un devenir historique (puisque le « contenu » des œuvres, les éléments de sens associés aux éléments sensibles, dépend fortement du contexte socio-historique d’inscription et reflète/révèle une vision du monde historiquement déterminée). Depuis la fin des années 1980, cette méthode a commencé à générer chez les théoriciens de l’art et du visuel (en général), toutes sortes de réactions d’insatisfaction – voire même d’hostilité. Les différentes réactions (je vais en détailler trois aujourd’hui : T. Mitchell, G. Didi-Huberman et G. Boehm) s’accordent (ou en tout cas pourraient s’accorder) sur le fait que l’iconologie doit être complétée : l’approche symbolique des œuvres doit par ex. pouvoir s’appuyer sur une attention soutenue à leur matérialité (c’est à cet endroit que les outils « phénoménologiques », notamment, viennent au secours de l’analyse). [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailPerformance et expérience esthétique : le régime contemporain (Rancière)
Hagelstein, Maud ULg

in Revue Philosophique de Louvain (2015), 113(3), 479-495

The theory of regimes of identification of art set up by the philosopher J. Rancière describes the transition from the former system of Fine Arts to the aesthetic regime of art. According to this ... [more ▼]

The theory of regimes of identification of art set up by the philosopher J. Rancière describes the transition from the former system of Fine Arts to the aesthetic regime of art. According to this contemporary regime the characteristic of the various arts no longer depends essentially on their technical skill (poiesis), but on the sensible experience they favour independently of their specific ways of doing things. Artistic performance fits in perfectly into this aesthetic regime of art having regard to its ideological project: (1) it aims at the enlargement of sense experience (aesthetic experience) beyond the mere production of an object, thus destabilising the frontiers between the artistic and the non-artistic; (2) it seeks to restore the links between art and ordinary experience in order to favour living art. We shall show that the ideas developed by the Anglo-Saxon pragmatist philosophy J. Dewey strongly contributed to the definition of this radical artistic project (transl. J. Dudley). [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailFor a Critical Iconology : the Meaning, Dynamics and Effectiveness of Images
Hagelstein, Maud ULg

in Critique d'Art : Actualité Francophone et Internationale de la Littérature Critique sur l'Art Contemporain = The International Review of Contemporary Art Criticism (2015)

The present-day theory of image comes in the wake of iconology, by virtue of the explicit re-use of several problematic themes which are central to this method, and permit its critical redevelopment : 1 ... [more ▼]

The present-day theory of image comes in the wake of iconology, by virtue of the explicit re-use of several problematic themes which are central to this method, and permit its critical redevelopment : 1. Reflection about iconic representation, about its relation to language and its specific logic; 2. The investigation into the dynamics of the image (circulation, persistence and development); 3. The study of the effectiveness of images and the production of many different kinds ok knowledge under the effect of editing operations. [less ▲]

Detailed reference viewed: 62 (5 ULg)
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See detailTable-ronde autour de l'ouvrage : M. Hagelstein, "Origine et survivances des symboles. Warburg, Cassirer, Panofsky"
Hagelstein, Maud ULg

Scientific conference (2015, May 29)

Table-ronde - échange questions/réponses - avec la participation de : Muriel VAN VLIET, Raphaël GÉLY, Rudy STEINMETZ, Alievtina HERVY, Bruno LECLERCQ

Detailed reference viewed: 26 (1 ULg)
See detailIconic turn et critique du paradigme langagier
Hagelstein, Maud ULg

Conference (2015, May 05)

Je voudrais envisager ici le problème de la légalité des significations dans le champ non-verbal du visuel, tel qu’il est envisagé par un théoricien de l’image allemand actuel (G. Boehm). On pourrait en ... [more ▼]

Je voudrais envisager ici le problème de la légalité des significations dans le champ non-verbal du visuel, tel qu’il est envisagé par un théoricien de l’image allemand actuel (G. Boehm). On pourrait en effet dégager – selon la proposition de Boehm – un principe formel (au moins) qui structure l’émergence de significations dans le domaine du visuel. Boehm ne parle de grammaire à proprement parler que pour s’en écarter (il rejette l’usage de la grammaire prédicative pour la compréhension des images). [less ▲]

Detailed reference viewed: 27 (1 ULg)
See detailIconologie critique : présentation de la méthode, initiation aux débats scientifiques contemporains, mise en pratique
Hagelstein, Maud ULg

Scientific conference (2015, March 04)

Cadre problématique : Evocation brève des débats actuels sur la question de l’image. Warburg et Panofsky (modèle et repoussoir) sont souvent mis dos à dos : l’un est sauvé (et connaît d’ailleurs ... [more ▼]

Cadre problématique : Evocation brève des débats actuels sur la question de l’image. Warburg et Panofsky (modèle et repoussoir) sont souvent mis dos à dos : l’un est sauvé (et connaît d’ailleurs aujourd’hui un certain effet de mode) quand l’autre est désavoué. On a reproché à l’iconologie panofskienne d’étudier les contenus symboliques (le quoi visé par l’œuvre) sans se soucier suffisamment de la manière dont ces contenus sont amarrés au sensible (le comment). Or, ce qu’on cherche aujourd’hui, c’est de décrire ce qui fait la spécificité de l’image, à savoir : une expression symbolique non verbale dont la matérialité directement visible affecte la production du sens. Autrement dit : la forme de présentation choisie influence directement la signification des œuvres visuelles. Pour reprendre l’argument de certains, ce ne serait pas le cas du langage verbal : la frappe d’un texte n’affecte a priori pas son sens – changer la police ou la taille des caractères n’altère pas le message (on pourrait bien entendu déstabiliser cette idée, mais on comprend néanmoins la proposition). On reproche encore à cette méthode de se limiter excessivement au contenu intrinsèque de l’image sans voir qu’elle est toujours branchée sur son dehors. S’il y a (une avancée majeure) un acquis de la théorie de l’image actuelle, c’est celui-là : la signification de l’image serait moins dans l’image elle-même que dans le tissu de relations (intersubjectives, pragmatiques, institutionnelles ) qu’elle entretient avec l’extérieur. D’où l’intérêt grandissant pour les usages, pour l’efficacité de l’image et pour les perspectives anthropologiques. Si on veut saisir la logique de l’image (sa logique spécifique), il faut la comprendre sans l’isoler du réseau dans lequel elle s’inscrit (on va voir que cette exigence était déjà chez Warburg qui a travaillé à mettre en valeur l’efficacité politique, sociale et institutionnelle des œuvres). Aujourd’hui, plusieurs théoriciens de l’image réclament donc une critique renouvelée de l’iconologie, qui ne s’appuierait plus sur le paradigme langagier. Une image ne fonctionne pas comme un texte. On pourrait dire qu’elle est à la fois sous-déterminée et surdéterminée. Surdéterminée : L’image ne se laisse pas ramener à un ensemble fini de signifiants. En elle, toutes les dimensions sont susceptibles d’affecter le sens, d’intervenir dans la construction du sens : le tracé, l’épaisseur, les accidents de la matière, les contrastes, etc. L’image peut donc potentiellement être chargée de significations multiples (un ex. me permettra de l’évoquer). Sous-déterminée : il n’y a image au sens fort que lorsqu’un regard construit une représentation à partir d’elle et qu’elle rencontre une « conjoncture » (un ensemble de circonstances par rapport auxquelles elle se détermine). Il y aurait donc une « lacune » ou une « incomplétude » constitutive de l’image. Elle est toujours réarticulée, prise dans une construction. Voilà un peu le cadre problématique dans lequel on est aujourd’hui – et à partir duquel je pourrais décrire la méthode de Warburg. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailDécloisonner l'art contemporain à partir des cultures vernaculaires
Hagelstein, Maud ULg

Article for general public (2015)

Multipliant les formats et décloisonnant les genres, Nil Yalter revendique pour ses projets plastiques une dimension ethnographique. La démarche documentaire adoptée par l'artiste depuis les années 1970 ... [more ▼]

Multipliant les formats et décloisonnant les genres, Nil Yalter revendique pour ses projets plastiques une dimension ethnographique. La démarche documentaire adoptée par l'artiste depuis les années 1970 constitue pour elle l'occasion de transformer des éléments traditionnels vernaculaires et de les actualiser dans une perspective engagée - qui ouvre un régime de visibilité aux minorités. Pour un art contemporain branché sur des cultures populaires où le nomade, la femme, l'exilé, l'étranger, trouvent une voix nouvelle. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailAlexander Kluge / Gerhard Richter. L’art contre le hasard
Hagelstein, Maud ULg; Letawe, Céline ULg

in Cahiers d'Etudes Germaniques (2015), 69(2),

Detailed reference viewed: 25 (5 ULg)