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See detailAdaptation de la procédure de Maquet pour le traitement chirurgical de la rupture du ligament croisé crânial chez le chien
Etchepareborde, Sébastien ULg

Doctoral thesis (2013)

La rupture du ligament croisé crânial est la première cause d’ostéoarthrose chez le chien. Récemment, une étude a évalué à plus d’un milliard de dollars le chiffre d’affaire que générait cette pathologie ... [more ▼]

La rupture du ligament croisé crânial est la première cause d’ostéoarthrose chez le chien. Récemment, une étude a évalué à plus d’un milliard de dollars le chiffre d’affaire que générait cette pathologie annuellement aux Etats-Unis. Bien que la rupture du ligament croisé crânial (RLCC) soit la cause la plus fréquente de boiterie du membre postérieur rencontrée dans les centres de référés, aucune technique chirurgicale ne semble prévaloir sur les autres. La pléthore de publications sur la RLCC, pas moins de 160 articles consacrés à ce sujet au cours des 6 dernières années dans les 5 plus importantes revues de chirurgie vétérinaire, témoigne du manque de consensus dans ce domaine. Si les chirurgies intracapsulaires ou la physiothérapie uniquement sont les méthodes les plus employées en médecine humaine pour traiter la rupture du ligament croisé antérieur (RLCA), elles se sont montrées insatisfaisantes en médecine vétérinaire. Les techniques extracapsulaires utilisées depuis des décennies se sont vues, elles aussi, remplacées par des techniques de stabilisation dite dynamique : principalement l’ostéotomie de nivellement du plateau tibial (Tibial Plateau Levelling Osteotomy : TPLO) et l’avancement de la tubérosité tibiale (Tibial Tuberosity Advancement : TTA). Cette dernière chirurgie est une adaptation d’une technique utilisée chez l’homme et décrite par P. Maquet en 1976. Bien que la technique se réalise sans aucun implant synthétique chez l’homme, la technique décrite chez le chien présente de nombreux implants pour stabiliser la crête tibiale une fois son avancement réalisé. La mise en place de ces implants entraine une approche invasive de la face médiale du tibia. Les objectifs de ce travail sont d’adapter progressivement la TTA originalement décrite, pour la simplifier telle qu’elle est réalisée chez l’homme, c’est à dire avec pour seul implant un bloc placé dans le trait d’ostéotomie. Cette simplification s’inscrit dans le mouvement actuel de chirurgie minimalement invasive avec une préservation optimale des tissus. En référence à son inventeur chez l’homme, nous avons baptisé cette chirurgie la Technique de Maquet Modifiée (Modified Maquet Technique : MMT). Dans la première étude, le trait d’ostéotomie décrit dans la technique de TTA a été modifié pour laisser intact la partie la plus distale de la corticale de la crête tibiale créant ainsi une « charnière » osseuse. Après cette nouvelle ostéotomie, la résistance à la traction de la crête tibiale a été testée dans trois cas de figures : 1) lorsque la charnière est intacte et la crête maintenue par un fil de cerclage, 2) lorsque la charnière est intacte mais non maintenue et 3) lorsque la charnière est accidentellement cassée, la crête étant maintenue uniquement par un fil de cerclage. Cette étude biomécanique a montré que lorsque la charnière est intacte, le fil de cerclage n’augmente pas la résistance du montage et que la crête tibiale résiste à des tensions supérieures à celles rencontrées dans le grasset d’un chien au pas. En revanche, si la charnière est cassée, la tension tolérée par la crête est significativement inférieure à celle des deux autres groupes. Dans une deuxième étude, la technique nouvellement testée a été utilisée sur un panel de 20 chiens présentés pour une RLCC. Malgré l’absence de plateforme de marche pour évaluer objectivement la récupération fonctionnelle, la MMT a montré des résultats prometteurs et subjectivement comparables à ceux des autres techniques de stabilisation dynamique. Le temps moyen de cicatrisation de la crête était inférieur à 7 semaines, ce qui est dans la moyenne publiée pour la TTA. Aucune complication majeure n’a nécessité de réintervention dans cette étude préliminaire. Une étude prospective avec une plateforme de marche permettrait de comparer directement ces résultats à ceux déjà publiés sur la TTA. Grâce à notre expérience tant ex-vivo que clinique, il nous est apparu que le trait d’ostéotomie tel que nous l’avions décrit pour réaliser cette charnière osseuse n’était pas optimal. En effet, le trou foré à l’extrémité distale de l’ostéotomie, censé prévenir la propagation de fissures lors de l’avancée de la tubérosité tibiale, non seulement n’empêchait pas toujours l’apparition de telles fissures mais était, de plus, toujours le site de fracture de la crête tibiale dans les rares cas où nous l’avons observée. Au lieu de concentrer toutes les contraintes de la déformation osseuse au niveau de cette charnière, nous avons donc eu l’idée de prolonger distalement l’ostéotomie parallèlement à la corticale afin de diminuer les contraintes de déformation. Cette troisième étude nous a permis de tester de manière approfondie ce nouveau trait d’ostéotomie. Nous en avons conclu que l’avancement maximal autorisé était proportionnel au poids du chien et à l’avancée angulaire de la crête ; la résistance maximale était proportionnelle à l’épaisseur de la charnière. Grâce à cette nouvelle ostéotomie, pour toutes les catégories de chiens, l’avancement permis était supérieur aux valeurs utilisées cliniquement. Par ailleurs, la résistance de la crête à la traction était encore supérieure à celle décrite dans notre première étude. Notre quatrième étude visait poursuivre le processus de simplification pour atteindre notre objectif d’appliquer directement au chien l’avancement de la tubérosité tibiale tel que réalisé chez l’homme. Après une étude monotonique de plusieurs matériaux (cage en titane Kyon, bloc de mousse de titane et bloc d’os synthétique biphasique de différentes porosités), ceux présentant une résistance compatible avec les forces rencontrées in vivo ont été soumis à une étude cyclique afin d’évaluer leur capacité à rester dans le trait d’ostéotomie sans aucun autre moyen de fixation que la friction avec l’os. Le bloc de mousse de titane et le bloc d’os synthétique de porosité 60% ont ainsi été testés cycliquement. Durant le test, aucun des implants n’a migré, prouvant ainsi que la friction était suffisante pour maintenir l’implant dans l’ostéotomie. De plus, l’os synthétique s’est révélé capable de résister aux 200 000 cycles permettant ainsi d’envisager, enfin, la réalisation d’une MMT aussi simplement que l’avancement de la tubérosité tibiale décrite chez l’homme. Nos travaux intensifs sur la technique d’avancement de la tubérosité tibiale nous ont conduit à observer une sous-estimation de l’avancement nécessaire préconisé jusque-là. Bien que cela n’ait jamais été mentionné dans la littérature, la prise en compte de cette sous-estimation est indispensable à la réalisation correcte de la chirurgie. Après avoir étudié, dans un premier papier, la variabilité intra- et inter-opérateur de la mesure de l’angle entre le tendon patellaire et le plateau tibial (PTA), et donc indirectement de celle de l’avancement, une deuxième étude a porté sur la quantification de cette sous-estimation et la proposition d’abaques destinés à la corriger. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailTheoretical discrepancy between cage size and efficient tibial tuberosity advancement in dogs treated for cranial cruciate ligament rupture
Etchepareborde, Sébastien ULg; Mills; Busoni, Valeria ULg et al

in Veterinary and Comparative Orthopaedics and Traumatology (2011), 24

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Peer Reviewed
See detailUse of tamoxifen in a German Sheperd dog with sclerosing encapsulating peritonitis
Etchepareborde, Sébastien ULg; Cohen-Solal, Ariel; Heimann, Marianne et al

in Journal of Small Animal Practice (2010), 51(12), 649-653

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