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See detailEthnographies du proche: perspectives réflexives et enjeux de terrain
Campigotto, Marie ULiege; Dobbels, Rachel ULiege; Mescoli, Elsa ULiege

in Emulations (in press)

Les contributions de ce volume portent sur différentes expériences d’ethnographie du proche pour montrer en quels termes la réflexivité propre à l’ethnographie se déploie lorsque le contexte au sein ... [more ▼]

Les contributions de ce volume portent sur différentes expériences d’ethnographie du proche pour montrer en quels termes la réflexivité propre à l’ethnographie se déploie lorsque le contexte au sein duquel le chercheur œuvre implique une proximité de différents ordres entre celui-ci et les sujets de son terrain. Elles permettent de répertorier les trajectoires singulières auxquelles le retour réflexif sur l’expérience de terrain peut ouvrir. Trajectoires qui convergent sur certains points et divergent sur d’autres par rapport à la réflexivité qui s’exerce dans le cadre de l’ethnographie telle qu’elle est conçue et pratiquée par l’anthropologue « traditionnel », c’est-à-dire dans ces lieux lointains qui, par définition, installent une distance entre l’observateur et ce(ux) qu’il observe. [less ▲]

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See detailShopping, Cooking, Belonging. Diversifying dietary practices in Moroccan families in a context of migration in Milan
Mescoli, Elsa ULiege

in Diasio, Nicoletta; Julien, Marie-Pierre (Eds.) De la contrainte à l’innovation dans les pratiques alimentaires (in press)

Les études contemporaines autour des cultures alimentaires, menées au départ de différentes perspectives disciplinaires, mettent en évidence le dynamisme interne et interrelationnel qui caractérise les ... [more ▼]

Les études contemporaines autour des cultures alimentaires, menées au départ de différentes perspectives disciplinaires, mettent en évidence le dynamisme interne et interrelationnel qui caractérise les gastronomies, plutôt qu’une « pureté » et un « immobilisme » originels (La Cecla, 1998). Cependant, lorsque l’analyse est portée sur le rapport entre alimentation et migration, une essentialisation des pratiques est souvent produite, plaçant ces dernières dans l’un ou l’autre de deux pôles opposés : le modèle alimentaire associé au pays d’origine et celui majoritairement diffusé dans le pays d’accueil. Une évaluation de ces habitudes ainsi que d’une éventuelle résistance au changement, permettrait d’établir la disposition des migrants à « s’intégrer » à la société locale (Bastenier et Dassetto, 1993 ; De Lesdain, 2002 ; Scardella et al., 2003). Dans ce contexte discursif, où l’inclusion des individus dans certains groupes (la communauté majoritaire, la collectivité « saine » etc.) se fait par l’adhésion aux normes locales, les familles issues de la migration performent leur quotidien alimentaire. Bricoler avec ces normes surdéterminées leur permet d’exprimer une créativité qui se met en œuvre à plusieurs niveaux : celui de l’approvisionnement, celui de la préparation des repas, celui de la transmission des savoir-faire entre les générations. Ces dynamiques seront explorées au travers de l’analyse des données collectées lors d’un travail de terrain mené pendant dix-huit mois au milieu d’un groupe de femmes marocaines résidant dans la province de Milan en Italie. Observations et entretiens ont été conduits à la fois dans les maisons et dans les espaces publics. Ils portaient sur les (micro-)pratiques alimentaires entendues comme facteurs centraux dans la définition du Soi, suivant une approche praxéologique à la subjectivation (Warnier, 2001). Grâce à cette analyse, il sera possible de constater qu’un modèle alimentaire composite se redéfinit au niveau familial, bien qu’il ne soit pas exempté de l’effet de dynamiques culturelles, sociales, économiques et politiques plus amples et apparemment structurantes. On assiste en fait à une diversification et innovation des pratiques. D’un côté, avec leurs déplacements pour faire leurs achats, femmes et hommes dessinent des chorégraphies complexes à l’intérieur de la ville, et ils engagent aussi une circulation transnationale de biens alimentaires. D’un autre côté, mères et filles puisent de savoirs et savoir-faire différents et s’appuient sur une pluralité d’outils (mémoire incorporée, bouche à oreille, livres de recettes, internet) pour faire face à leurs exigences alimentaires. Ainsi, les familles continuent d’effectuer un choix actif en matière d’alimentation. [less ▲]

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See detailSe faire « manger par l’autre ». Stratégie féminines d’affirmation de soi en contexte public.
Mescoli, Elsa ULiege

in Etrangers au Maghreb. Maghrébins à l’étranger : politiques publiques à l’épreuve de la société civile : XIXe-XXIe siècles. Actes du colloque. (in press)

Cette communication vise à étudier la participation des femmes migrantes marocaines à la vie sociale du « pays d’accueil » ; participation qui se réalise grâce aux activités de la vie quotidienne. En ... [more ▼]

Cette communication vise à étudier la participation des femmes migrantes marocaines à la vie sociale du « pays d’accueil » ; participation qui se réalise grâce aux activités de la vie quotidienne. En particulier, la performance publique des pratiques culinaires, observée dans une ville de la province de Milan, permet aux femmes considérées d’exercer une agency à l’intérieur des espaces institutionnellement concédés à l’expression des migrants. D’un côté, la consommation des « recettes de l’Autre » de la part de la population majoritaire détermine une incorporation de la diversité afin de la contrôler. De l’autre côté, la préparation de ces recettes consent aux migrantes d’exprimer leur subjectivité (individuelle et collective) de façon active et en présentant des aspects qui vont au-delà de la culture alimentaire. Une participation sociale fondée sur le partage de nourriture donne la possibilité aux femmes d’assumer un rôle actif dans la communauté locale, tout en affirmant ses propres spécificités. Des sujets tels que la liberté religieuse sont abordés, et certains droits peuvent être réclamés par des individus qui ont ainsi acquis une position politiquement importante au sein de la société locale. [less ▲]

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See detailBetween practices and belongings: intersectional stories of migrant women around food
Mescoli, Elsa ULiege

Conference (2017, March)

Short abstract Based on ethnographic fieldwork conducted among Moroccan women living in Milan hinterland in Italy, this paper aims at exploring the negotiated ways of performing both cultural and social ... [more ▼]

Short abstract Based on ethnographic fieldwork conducted among Moroccan women living in Milan hinterland in Italy, this paper aims at exploring the negotiated ways of performing both cultural and social belongings through food and at pointing out how these two dimensions can diverge or overlap in practice. Long abstract Migration constitutes for human beings an opportunity – among others – to develop a reflexive gaze upon one’s own habits (Rodier 2010), food habits in the case under study. In fact, not only changes that may occur in the ways of eating, cooking and supplying of produces, but also new relationships push individuals to question their everyday practices, which are associated with specific meanings. These meanings are socially and culturally oriented and performative, since they permit to state belongings as well as to take part to differently defined groups. In order to study these dynamics, I will present some ethnographic data collected during a research among Moroccan women living in Milan hinterland in Italy, mainly focusing on the history of two of them. The description of food practices, embedded in the narration of the migration experience and its consequences, which in its turn interacts with contextual discourses around immigrants and cultural diversity, reveals unexpected strategies to take social and cultural positionings within the collectivity. The theoretical framework upon which my analysis relies consists of a praxeological approach to subjectivation (Warnier 2001) combined with the consideration of the multi-dimensionality of the self which is derived from the intersectional perspective on identity (Crenshaw 1989; Anthias 2002; Yuval-Davis 2006). Through concrete practices involving food, individuals – women in this case – define their self as a layered complex of belongings, and they do that at both social and cultural level; thus proving how these two dimensions can diverge or overlap. [less ▲]

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See detailCountries of origin as organisers of emigration: Moroccans and Turks in Belgium.
Gsir, Sonia ULiege; Mandin, Jérémy ULiege; Mescoli, Elsa ULiege

in Fargues, P.; Weinar, A.; Di Bartolomeo, A. (Eds.) et al Migrant Integration between Homeland and Host Society Volume 2 (2017)

This chapter compares two important migration corridors to Belgium in order to better understand variations across several dimensions of Turkish and Moroccan immigrants’ integration – in particular, the ... [more ▼]

This chapter compares two important migration corridors to Belgium in order to better understand variations across several dimensions of Turkish and Moroccan immigrants’ integration – in particular, the labour market, education, citizenship and residence. It provides insights on integration from the immigration country perspective as well as from the countries of origin, appraising the impact that Turkey and Morocco may have on the integration of their migrants in Belgium. The main findings are as follows. First, the countries of origin may have an impact on integration when emigration starts. Second, countries of origin may have a positive or negative impact on some integration dimensions (citizenship) but no obvious impact on others (education and labour market). In their efforts to develop and maintain links with migrants and to protect migrants’ rights abroad, countries of origin can facilitate integration, but only indirectly. [less ▲]

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See detailFaire les courses au quotidien. L’approvisionnement alimentaire d’un groupe de migrantes marocaines en Italie en temps de crise
Mescoli, Elsa ULiege

in Matagne, Geoffroy; Van Ingelgom, Virginie (Eds.) Politiques de crise, crises du politique (2017)

La crise généralisée qui, depuis quelques années, a affaibli les économies de nombre d’états, a eu des conséquences sur la typologie des migrations internationales : les trajectoires, les projets, les ... [more ▼]

La crise généralisée qui, depuis quelques années, a affaibli les économies de nombre d’états, a eu des conséquences sur la typologie des migrations internationales : les trajectoires, les projets, les destinations, les départs se sont modifiés en fonction de nouveaux facteurs auxquels les individus et les groupes étaient confrontés . A côté de ces macro-dynamiques globales, la crise a également engendré des changements dans la vie quotidienne des migrants lorsqu’ils étaient déjà partis et qu’ils s’étaient déjà installés ailleurs. Dans ce cadre, ma contribution vise à analyser les pratiques d’approvisionnement alimentaire d’un groupe de migrantes marocaines en Italie mettant en place des stratégies pour faire face aux conséquences concrètes de la crise économique (notamment la diminution de leur pouvoir d’achat en conséquence de leur précarité professionnelle). Au travers de plusieurs déplacements dans la ville où elles habitaient et de la mobilisation des réseaux familiaux alimentant des circuits informels d’échange de biens, ces femmes satisfaisaient leurs différentes exigences – parmi lesquelles le désir de performer des préparations propres à leur mémoire incorporée – tout en répondant aux contraintes économiques déterminées par la crise. Je vais ainsi démontrer qu’en dépit des difficultés rencontrées, ces femmes arrivaient à exercer une agency dans le nouvel espace vécu et à se positionner de façon active au travers de leurs choix et conduites quotidiennes. [less ▲]

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See detailDouble culture, double richesse ?
Mescoli, Elsa ULiege

Conference given outside the academic context (2016)

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See detailCreating undocumented EU migrants through welfare: The case of Belgium
Lafleur, Jean-Michel ULiege; Mescoli, Elsa ULiege

Conference (2016, September)

In the dual context of increased Central and Eastern European migration and of the global financial and economic crisis, several Northern European Member States have implemented (or debated) reforms of ... [more ▼]

In the dual context of increased Central and Eastern European migration and of the global financial and economic crisis, several Northern European Member States have implemented (or debated) reforms of their welfare regimes to restrict access to migrants coming from other EU Member States. As the debates on the so-called “welfare tourism” are intensifying in different parts of the EU, we can observe a growing trend among Member States to use welfare policies as instruments to limit the mobility of certain EU migrants. This stance is best illustrated with Prime Minister Cameron’s demand for four-year ban on EU migrants claiming in-work benefits. In Belgium, too, EU citizens have been particularly affected by this adverse context as the Migration Office (Office des Etrangers) has intensified controls against EU residents receiving welfare benefits. With this policy, authorities have been using a restrictive interpretation of the European Directive 2004/38 that allows Member States to remove residence permits from EU citizens who represent an “unreasonable burden on state finances”. As a consequence, the number of EU citizens expelled from Belgium on a yearly basis has jumped from 343 to 2,042 between 2010 and 2014. In this paper, we propose to focus on those EU citizens who see their freedom of circulation in the EU restricted after claiming social protection in their country of residence. Relying on fieldwork conducted with Italian and Romanian migrants who experienced the removal of their residence permit, we discuss the different resilience strategies of those EU citizens faced with the legal obligation to leave: such strategies include returning to the homeland, refusing to leave, mobilizing the support of migrant organizations, introducing individual appeals, and seeking to regularize their administrative status. In particular, we shall focus on the experience of EU migrants who have decided to stay in Belgium and experience the status of an undocumented EU migrant. This peculiarity of this status is visible in three respects: 1) expulsion is not enforced by local authorities, 2) migrants continue to be able to circulate between their homeland and the country where they no longer have a residence permit, and 3) they have a possibility to regularize their status if they can demonstrate to municipal authorities that they no longer represent “a burden” on Belgium’s public finances. Overall, confronting our data to the rich literature on undocumented third country nationals, we discuss the limits of EU citizenship as experienced by those who are denied the right to free movement. This paper relies primarily on multi-sited ethnographic fieldwork (in progress) conducted with Italian and Romanian migrants in Brussels and with individuals of the same nationality who decided to leave Belgium and return to their home country after the removal of their residence permit. Additional fieldwork includes semi-directed interviews with civil society organizations, trade unions, and consular authorities. The data collection process started in May 2014 and is expected to be finished in May 2016. [less ▲]

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See detailIs there an alphabet of Moroccan cuisine? Notes on the materiality of cooking and eating.
Mescoli, Elsa ULiege

Conference (2016, July)

Short Abstract Stemming from the ethnographic material collected during an eighteen months fieldwork conducted among a group Moroccan of women in Milan to study their food practices, this paper focuses on ... [more ▼]

Short Abstract Stemming from the ethnographic material collected during an eighteen months fieldwork conducted among a group Moroccan of women in Milan to study their food practices, this paper focuses on the materiality of cooking and eating through adopting a micro-structural approach. Long Abstract Inspired by the work of Lévi-Strauss (1964) aimed at identifying the relationships of mutual intelligibility underlying some social and cultural facts such as the treatment of food, this paper will focus on the materiality of cooking and eating through adopting a micro-structural approach. The ethnographic data collected during an eighteen months fieldwork conducted among a group of Moroccan women in Milan to study their cooking and eating habits will be analysed by paying particular attention to the practices and elements that made the "alphabet" of Moroccan cuisine. This means that, if we considered dishes as complex sentences which can be deciphered by people that share a same language, we could try to identify the littlest components that made them happen. Which norms regulated the combination of ingredients? Which ways of cooking described this food culture? Which gestures and embodied knowledge seemed essential to give an intelligible cultural connotation to the cooking and eating of food? Which variations were admitted? The analysis of the actors' discourses and practices will show how Lévi-Strauss approach and model to the study of foodways can meet a material culture approach and still be relevant nowadays. [less ▲]

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See detailFrom nature to culture? Lévi-Strauss' legacy and the study of contemporary foodways
Mescoli, Elsa ULiege; Graf, Katharina

Conference (2016, July)

n the first volume of his Mythologiques, entitled The Raw and the Cooked, Claude Lévi-Strauss argued that the preparation of food is a form of language that reveals a society's structure. For Lévi-Strauss ... [more ▼]

n the first volume of his Mythologiques, entitled The Raw and the Cooked, Claude Lévi-Strauss argued that the preparation of food is a form of language that reveals a society's structure. For Lévi-Strauss, the so-called culinary triangle of the raw, the rotten and the cooked represents a semantic field within which the various forms of transformation of food from nature into culture play a key role. Since Lévi-Strauss, following extensive changes to food production, preparation and consumption, the notion of cooking has become ever more diversified, and became increasingly contentious. Yet, the multiple ways of combining and processing ingredients still give social and cultural meanings to food and trigger the creation of sociabilities and belongings through its own destruction (Gell 1986). This panel aims to explore Levi-Strauss' legacy and evaluate its usefulness in today's context from different angles, ranging from domestic food preparation to industrial production and global circulations of food. To what extent can this concept still provide an interpretative framework of topical food issues? Which contemporary myths does it shed light on? How could it be deployed to read the history of food and link it to contemporary questions? This panel welcomes papers on the history of food preparation, contemporary food preparation, including debates in professional and multimedia circles, various forms of food production and the possible transformation of food within globalised food markets. Although mobilizing a classic anthropological theory, this panel aims to be interdisciplinary and to present a diverse range of analytical perspectives. [less ▲]

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See detailWelfare and the creation of Undocumented EU migrants in Belgium
Mescoli, Elsa ULiege; Lafleur, Jean-Michel ULiege

Conference (2016, June)

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See detailMot de cloture
Mescoli, Elsa ULiege; Sarcinelli, Alice ULiege

Conference (2016, May)

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See detailQuand les cultures alimentaires se rencontrent. (Re)définition et transmission des pratiques dans un atelier de cuisine arabe en Italie.
Mescoli, Elsa ULiege

Conference (2016, May)

Le déplacement des individus est toujours accompagné par le mouvement de choses et pratiques qui voyagent avec eux. Ce fait permet d’étudier la culture matérielle engagée par la mobilité des personnes ... [more ▼]

Le déplacement des individus est toujours accompagné par le mouvement de choses et pratiques qui voyagent avec eux. Ce fait permet d’étudier la culture matérielle engagée par la mobilité des personnes. Cette culture inclut les habitudes alimentaires, qui font l’objet de plusieurs recherches portées sur les changements culinaires (ou les résistances) déterminés par la migration. Loin d’être le seul enjeu constaté lorsque l'on étudie les pratiques alimentaires des migrants – qui par ailleurs sont souvent considérées comme statiques avant la migration –, cette question amène souvent à négliger d'autres dynamiques importantes qui sont également à l’œuvre. Telles que celles qui se produisent lorsque des cultures alimentaires qui se prétendent différentes se rencontrent, ce qui conduit à la mobilisation d’appartenances par les membres de différents groupes culturels qui veulent prendre une position spécifique chacun par rapport à l'autre. Mon exposé vise à analyser cette rencontre. L'hypothèse est qu’elle façonne un espace qui correspond à un tertium quid, une dimension où les frontières des cultures alimentaires peuvent également s’atténuer en raison notamment de la (re)définition et de la transmission des pratiques. Afin de décrire ces dynamiques, je présenterai les données ethnographiques collectées durant un terrain ethnographique porté sur les pratiques culinaires d'un groupe de femmes migrantes marocaines vivant dans la périphérie de Milan, en Italie. Je vais également appuyer ma présentation sur des matériaux visuels recueillis lors des observations et des entretiens dans les maisons ainsi que dans des événements publics tel qu’un cours de cuisine arabe. [less ▲]

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See detailCultures alimentaires et appartenances. Une ethnographie dans l’espace de la frontière
Mescoli, Elsa ULiege

in Lika, Liridon; Weerts, Audrey; Contor, Justine (Eds.) et al Frontières : approche multidisciplinaire (2016, April 04)

« Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es », écrivait déjà en 1826 Brillat-Savarin, en suggérant une approche herméneutique de l’alimentation. La nourriture, en raison de son incorporation, est ... [more ▼]

« Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es », écrivait déjà en 1826 Brillat-Savarin, en suggérant une approche herméneutique de l’alimentation. La nourriture, en raison de son incorporation, est intimement connectée à la construction symbolique de la subjectivité ; elle a également une implication sociale (Sahlins, 1982), dans la mesure où elle fait l’objet d’un partage selon des règles de commensalité (Douglas, 1972). L’anthropologie de l’alimentation permet aujourd’hui d’éclaircir des processus sociaux plus amples que la consommation de nourriture engage (Mintz and Bois, 2002). Un intérêt particulier est porté sur le rapport entre l’alimentation et les représentations identitaires des groupes culturels ou sociaux. Les membres de ceux-ci se rapportent à des cultures alimentaires de façon active, s’engagent dans un processus d’affirmation d’une identité propre et partagée (Lupton, 1996). Ces dynamiques font aussi l’objet de plusieurs études sur la connexion entre alimentation et migration. Ces études mettent tout d’abord en évidence le fait que, lors d’un déplacement, les individus ou les groupes sont confrontés à des cultures alimentaires différentes, et elles s’engagent alors à vérifier dans quelle mesure cette rencontre défie l’identité individuelle (Spiro, 1955; Crenn, 2004; Cardona, 2004) et quelles pratiques elle engage afin de la préserver (Hage, 1997; Beyers, 2008; Diner et Diner, 2009). Souvent, les discours sur l’intégration des migrants concernent aussi les habitudes alimentaires (voir par exemple De Lesdain, 2002), considérées comme des indices d’une disposition à adhérer aux normes de la société « d’accueil ». Le niveau d’intégration (ou la disposition à s’intégrer) serait établie sur base de l’acculturation alimentaire dans le contexte migratoire (voir aussi Bastenier et Dassetto, 1993). Loin de constituer les extrêmes d’une dichotomie irrésoluble, les cultures alimentaires du pays d’origine et du pays d’accueil des migrants qui se rencontrent grâce – entre autre – à la mobilité de ces derniers, créent un espace de frontière qui est habité par les acteurs eux-mêmes (Agier, 2013). Dans cet espace l’appartenance culturelle est questionnée, elle fait l’objet d’une réflexivité (voir aussi Rodier, 2010), et les habitudes alimentaires prennent également la forme d’une « mise en scène du culturel, favorisant des stratégies ponctuelles d’affirmation identitaire et des rhétoriques du conflit » (Julien, 2010 : 17). Cette contribution veut amener une réflexion à propos des dynamiques qui ont lieu dans l’espace de la frontière ainsi définie, au départ de l’analyse de matériaux ethnographiques concernant les pratiques alimentaires de certaines femmes marocaines résidant en Italie et les discours qui les accompagnent. Dans l’espace de la frontière les appartenances socio-culturelles se définissent et sont négociées grâce également aux choix alimentaires. Le rapport individuel aux interdits alimentaires d’ordre religieux en est une preuve, notamment lorsque ce rapport assume la fonction de « [f]aire barrage à l’altérité […] c’est-à-dire instituer la séparation » (Benkheira 1997: 261) ou, inversement, d’affirmer l’échange social selon des modalités propres. [less ▲]

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See detailMobiliser la culture du pays d’origine, un défi pour l’intégration des migrants?
Mescoli, Elsa ULiege; Gsir, Sonia ULiege

Conference (2016, March)

La culture constitue pour les migrants et leurs pays d’origine un moyen de maintenir des liens réciproques après la migration. Mais quels sont les enjeux de la mobilisation de la culture d’origine pour ... [more ▼]

La culture constitue pour les migrants et leurs pays d’origine un moyen de maintenir des liens réciproques après la migration. Mais quels sont les enjeux de la mobilisation de la culture d’origine pour l’intégration des migrants dans leurs nouveaux pays de résidence ? Cette présentation analyse le déploiement de la culture du pays d’origine à trois niveaux : celui des pratiques quotidiennes des migrants, des politiques d’intégration et de diaspora et enfin, le niveau des associations, en particulier les centres culturels établis en Europe par les pays d’origine des migrants. Les pratiques culturelles des migrants et les actions et institutions culturelles mises en place par les pays d’origine sont confrontées au cadre légal européen en matière de diversité culturelle mais aussi aux politiques et discours sur l’intégration des migrants. La perspective à la fois anthropologique et sociologique adoptée révèle les processus de domination culturelle qui sont à l’œuvre. Elle permet aussi de questionner l’idée d’identité culturelle en montrant le dynamisme qui caractérise les cultures mais aussi la créativité des communautés locales dans un environnement globalisé. Finalement, on constate qu’une variété de facteurs est en jeu dans les processus d’intégration des migrants, que les dynamiques de la culture elle-même déterminent des appartenances multiples et aussi que les identités se développent au sein des interactions entre cultures. Si on ne peut établir de lien causal et univoque entre les pratiques culturelles liées au pays d’origine et l’intégration des migrants dans le pays de résidence, on peut par contre se référer à la notion d’ethnicité et à sa fonction politique (Comaroff et Comaroff, 2009). [less ▲]

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See detailDes choses et des corps. Consommation et enjeux de terrain
Mescoli, Elsa ULiege

Conference (2015, December 11)

Au départ des études sur la culture matérielle, le lien entre les choses et les sujets, établi par le biais du corps, sera exploré. La consommation, en tant que moyen d’incorporation des objets dans le ... [more ▼]

Au départ des études sur la culture matérielle, le lien entre les choses et les sujets, établi par le biais du corps, sera exploré. La consommation, en tant que moyen d’incorporation des objets dans le soi et dans son propre univers de référence, constituera la porte d’entrée de l’analyse de ce lien. De l’élaboration des choix à la dé-marchandisation des produits, le processus qui engage simultanément choses et sujets jette les bases de la définition individuelle et des relations sociales. L’alimentation en est un exemple concret. Pratique qui stimule la réceptivité multidimensionnelle du corps, elle permet également de s’interroger sur le rôle de celui-ci non seulement dans les dynamiques de consommation mais aussi dans les démarches ethnographiques visant leur compréhension. [less ▲]

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See detailThe materiality of Intangible Cultural Heritage: food and social encounters.
Mescoli, Elsa ULiege

Conference (2015, September)

Following the patrimonialization process of the Mediterranean diet, some gastronomies found themselves involved within a common framework of food traditions. Some regional practices, indicated as ... [more ▼]

Following the patrimonialization process of the Mediterranean diet, some gastronomies found themselves involved within a common framework of food traditions. Some regional practices, indicated as representative of national food cultures, were chosen to illustrate a shared heritage that historically took a shape around the Mediterranean sea. This heritage, still concretely performed, needed to be stated and preserved against the globalization of food practices. Institutional and political dynamics, occurring on a transnational level, triggered this process, which is nevertheless not detached from the communities involved. Common people played a fundamental role not only in promoting the patrimonialization process itself, but above all in concretely perpetuating some traditions and in spreading them in the contemporary world. In particular, some different cultural groups that found themselves living a common territory and social context thanks to migration, began dialoguing about their own food traditions, starting from some shared elements. As a consequence, some gastronomies interact through people’s practices and define in relation one to the other. This is the case, among others, of Moroccan and Italian cuisine. Throughout a doctoral research conducted within a group of Moroccan women living in the North of Italy, I collected an amount of ethnographic materials showing how social encounters developed through food. The influence of the patrimonialization process on these encounters made people try to find similarities among different traditional practices or to describe some ways of reinterpreting them in reason of the new context. My presentation will focus on these dynamics, thus proving that the Intangible Cultural Heritage is indeed grounded on materiality, that is, in this case, the concrete performance of food practices and their pragmatic effects on relations among humans. [less ▲]

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See detailTransnational routes for hyper-local practices. Homemade food of Moroccan migrant women in Italy.
Mescoli, Elsa ULiege

Conference (2015, June 22)

Stemming from a doctoral research on the culinary practices of a group of Moroccan migrant women living in the north of Italy, this paper will focus on some narratives and habits concerning homemade food ... [more ▼]

Stemming from a doctoral research on the culinary practices of a group of Moroccan migrant women living in the north of Italy, this paper will focus on some narratives and habits concerning homemade food. This food was the result of the combination of hyper-local and transnational practices. In fact, preparing some food at home instead of buying it (bread, for example) was possible also thanks to the use of some ingredients that were bought in or coming from Morocco. The issue at stake was that of control: a control exerted at a hyper-local level (in one’s home) on procedures and at a transnational level (by personally knowing ingredients’ producers) on food elements. This combination let women prepare some representative food of their memory by using the traditional techniques learnt from their mothers and by excluding intermediations. Homemade food translated the reassuring utopia of keeping a link with a cultural belonging in spite of migration and of reducing the fear of being contaminated by the unknown products of the diversity. Some ethnographic data will be presented to show these dynamics, and they will be supported by the visual material collected through participant observation. [less ▲]

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See detailThe cultural Other’s ways of eating. On embodied subjectivities, diets and inclusion of diversity.
Mescoli, Elsa ULiege

Conference (2015, June 09)

The notion of subjectivation is employed in the human and social sciences to define the dynamic and complex process of definition of the self. In this process, several factors interact, both rising from ... [more ▼]

The notion of subjectivation is employed in the human and social sciences to define the dynamic and complex process of definition of the self. In this process, several factors interact, both rising from those which appear as inner needs and from cultural and social expectations. This occurs at different levels of the individual’s everyday life’s experience, one of which is the material one. At this level we find diets, which actively perform on corporeality meant as embodied self. The materiality of food habits and culinary practices is the site where the stratified definition of individual subjectivity take place and where cultural and social belongings are represented and negotiated. In order to support this statement, I will present the life history of the key informant of my doctoral research that was devoted to the culinary practices of a group of Moroccan women living in context of migration. The ethnographic data were collected during an eighteen months fieldwork conducted in Milan hinterland (Italy). Through participant observation and semi-structured interviews, I studied the way of eating of this woman and her family. Their diet was influenced by several factors, among which the most relevant one was the illness of one of the children, a young girl suffering from diabetes mellitus. The (micro)materiality of food choices made by her mother for her nourishment, played a crucial role in the definition of the girl’s body and of its representation. In fact, this woman negotiated her culinary practices, stemming from her embodied memory, with medical prescriptions and instruments in order to restore her child’s body to health and thus shaping it as socially acceptable. We see a double-direction movement involving food and the body: the incorporation of appropriate nourishment, assured by a strict measurement of food biological components, and the excorporation of some physiological functions delegated to external medical devices. Such dynamics are aimed at making the child’s body comply with those biomedical norms that control the individuals’ access to the “healthy collectivity”. The medical work on the body through food corresponds to the normalization of the cultural Other’s ways of eating, a process that seems to be fundamental to migrants’ integration in the host society. In this paper I will discuss these issues focusing on food practices as material culture which actively participates to the embodied process of subjectivation. I will support my presentation with visual materials. [less ▲]

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