References of "Frère, Bruno"
     in
Bookmark and Share    
Full Text
See detailMatérialisme et évènement. Le solidarisme (et les droits de l'homme) au prisme d'une critique marxiste libertaire
Frère, Bruno ULg

in D'Hombres, Emmanuel (Ed.) Le solidarisme de Bourgeois (titre provisoire) (2015)

by focusing on the concept of world propsed by Boltanski and his pragmatic perspective which in previous work has enabled me to cast a critical eye on new social resistance movements. For Boltanski, what ... [more ▼]

by focusing on the concept of world propsed by Boltanski and his pragmatic perspective which in previous work has enabled me to cast a critical eye on new social resistance movements. For Boltanski, what matters is the potential for emancipation to be found in the everyday practices of social actors, directly engaged in the world. He assigns to the sociologist the role of discerning what practices have emancipatory potential because they resist dominant discourses, alter institutional, legitimate accounts of reality which can perhaps lead to social change. There is however a temptation in Boltanski’s work to return to an idealist perspective which shoehorns the emancipatory potential of the everyday practices of social actors into a conceptual and thus intellectual framework: le registre métacritique (ou métapragmatique) auquel seul le sociologue peut avoir accès. Ce registre est unable to give us new perspectives on what might concretely constitute emancipation. In other words, the danger is that even Boltanski’s work will not achieve critical renewal. En lieu et place d’une subjectivité ideale et transcendentale, Boltanski suggère de favoriser un point de vue transcendant sur les pratiques sociales, seul capable de véritablement comprendre la réalité et la façon dont elle nous aliène. Mais ce point de vue est tout aussi idéaliste. Bourdieu ou les théoriciens de Francfort, dans la tradition de l’idéalisme transcendantal kantienne, recherchent le sujet pur qui se cachent sous la conscience pratique des personnes. Boltanski identifie pour sa part un point de vue métapragmatique susceptible de juger les évènements auxquels sont confrontées les personnes de façon plus lucide et plus exhaustive que ces dernières, confinées à un simple point de vue pragmatique imédiat et sans recul. Ce faisant, il se contente de placer le jugement “vrai” au dessus de la conscience des personnes (posture transcendante) plutôt qu’en dessous (posture trenscendantale). Mais dans les deux cas ce jugement vrai apparaît comme une perfection extérieur inaccessible aux personnes en question, ici et maintenant. Therefore I will propose a way out of this impasse by refusing to evaluate emancipation against the test of a (re)turn to an ideal state (whether transcendental or transcendent), but instead embedded in the lived material existence of social actors. Because we cannot be certain where these actions will lead, as sociologists we must accept uncertainty and contingency comme nous l’enseigne Bruno Latour, cet autre auteur français qui se réclame également aujourd’hui du pragmatisme. Mais parce que ce dernier rejette complétement la possibilité de developper encore aujourd’hui une pensée critique, il rend impossible toute reflexion en terme d’émancipation. Or scruter l’emancipation potentielle que recellent ces pratiques est nécessaire si l’on veut évaluer which, amongst them, have the potential to yield social transformation. In sum, in what follows [less ▲]

Detailed reference viewed: 21 (5 ULg)
Full Text
See detailLa constitution intersubjective de Moi. Fonder la sociologie phénoménologique à partir de Max Scheler.
Frère, Bruno ULg

in Mahéo, Gabriel (Ed.) La pensée de Max Scheler (titre provisoire) (2015)

L’hypothèse qui nous guidera tout au long de ce chapitre pourrait se résumer en une formule que Scheler répétera à maintes reprises : développer une pensée de la subjectivité équivaut à philosopher ... [more ▼]

L’hypothèse qui nous guidera tout au long de ce chapitre pourrait se résumer en une formule que Scheler répétera à maintes reprises : développer une pensée de la subjectivité équivaut à philosopher derrière les barreaux d’une prison. Y rester enfermé, c’est s’interdire de répondre à un problème majeur : une sociologie, à savoir l’étude des sens du monde qui me projettent d’emblée vers la communauté qui les lui donne et à laquelle j’appartiens, est-elle seulement possible depuis la phénoménologie ? [less ▲]

Detailed reference viewed: 15 (0 ULg)
Full Text
Peer Reviewed
See detailCompte rendu de "Où est passé la critique sociale", P. Corcuff, La découverte, 2013
Frère, Bruno ULg

in SociologieS (2014)

L’ouvrage dont Philippe Corcuff nous suggère ici un grand résumé est stimulant à plus d’un titre. Comme à son habitude l’auteur fait montre d’une étonnante faculté à circuler entre les différents espaces ... [more ▼]

L’ouvrage dont Philippe Corcuff nous suggère ici un grand résumé est stimulant à plus d’un titre. Comme à son habitude l’auteur fait montre d’une étonnante faculté à circuler entre les différents espaces de réflexion de l’agir humain, balayant tour à tour le champ de la sociologie, de la philosophie, du cinéma, de la littérature, de l’engagement social et politique ou de la culture populaire. Passant de Michel Jonaz à Foucault, de Weber à Al Pacino, de Marcos à Magris, Corcuff jongle assez magistralement avec des univers distincts que nos habitudes intellectuelles aiment séparer tantôt par souci prétendu de « scientificité » tantôt parce que, bon gré mal gré, nos esprits de chercheurs en sciences humaines ont été configurés de telle sorte que les passerelles entre divers champs de réflexions possibles (artistiques, politiques, sociologiques, etc.) ne se construisent même plus. Je voudrais donc ouvrir la discussion autour de Où est passé la critique sociale ? en saluant l’audace des ponts entrepris par Philippe Corcuff. Que l’on accepte de le suivre sur chacun d’entre eux ou pas n’enlève rien à la qualité de cette tentative intellectuellement risquée (tant les espaces parcourus sont vastes) à l’heure où la doxa académique, comme dirait Bourdieu, voudrait que nous nous enfermions tous exclusivement dans l’ultra-spécialisation scientifique de micro-catégories du savoir rassemblées dans une case de la sous-spécialité de la discipline que nous avons choisi. Cela afin de parvenir à pointer du doigt un détail qui sera jugé suffisamment original par les rares pairs aussi spécialisés que nous pour décrocher le graal d’une publication dans une sacro-sainte revue rankée. Ainsi, Corcuff semble nous dire : je ne suis pas spécialiste des gender studies mais j’ose évoquer le féminisme. Je ne suis pas spécialiste de la Grèce Antique mais j’ose citer Aristote. On se moque du contenu des textes de tel chanteur populaire, mais j’ose indiquer en quoi il recèle, au même titre que le féminisme ou Aristote, des ressources pour construire une sociologie ou, plus simplement, une esquisse de pensée analytique. Corcuff démontre qu’il est possible de rompre les barrières, de fréquenter des terres improbables pour faire naître le plaisir de la réflexion. Et c’est très heureux. Cette appréciation globale posée, je voudrais à présent entrer dans le vif du sujet et structurer mon commentaire en deux temps. Le premier voudrait insister sur les deux principales qualités des deux textes. De par la variété des paradigmes sociologiques, philosophiques, anthropologiques ou historiques convoqués, Où est passée la critique sociale ? et son résumé dévoilent un intérêt pédagogique singulier pour tout qui désire fréquenter ces disciplines. D’autre part, l’un des trois axes de l’ouvrage repérés par Corcuff dans son grand résumé mérite pour sa part clairement l’intérêt des spécialistes contemporains de la critique sociale. Le second temps de mon commentaire traitera alors de l’écueil que je pense cette fois déceler dans le résumé et l’ouvrage. Cet écueil illustre d’ailleurs une légère insatisfaction ressentie à l’égard de plusieurs ouvrages de l’auteur, insatisfaction précisément due à la frustration de ne pas voir l’originalité de sa démarche être conduite à son terme. Pour le dire rapidement, je chercherai à indiquer que, d’une certaine manière, la tentative de Corcuff a le défaut de ses qualités : il en fait trop et trop peu à la fois. Tout se passe comme si l’ouvrage – et le résumé – n’étaient qu’un succession de notes éparses qui se succèdent au sujet d’un très grand nombre d’auteurs, cités parfois lapidairement, souvent très rapidement, sur un concept ou l’autre, jamais développé de façon systématique, en arguant qu’au bout du compte, la démarche se justifie par la légitimité du bricolage en sociologie. A ce titre, l’ouvrage peut parfois apparaître redondant. Il semble en effet ressasser tout du long la même idée (intéressante au demeurant) d’une sociologie comme boîte à outil, assumant son incomplétude et ses insuffisances, en la déclinant il est vrai sous plusieurs angles. Ceci sans jamais véritablement entrer dans le vif du sujet et entreprendre soit l’approfondissement théorique de son intuition fondamentale soit son application empirique dans une enquête approfondie. [less ▲]

Detailed reference viewed: 15 (1 ULg)
Full Text
See detailLe matérialisme est-il mort ? petite critique de l'idéalisme critique
Frère, Bruno ULg

in Frère, Bruno (Ed.) Le tournant de la théorie critique (2014)

This article is concerned with the lack of effectiveness of contemporary critical theories in explaining the conditions for social change. These theories, I would argue, continue to rely on a narrow ... [more ▼]

This article is concerned with the lack of effectiveness of contemporary critical theories in explaining the conditions for social change. These theories, I would argue, continue to rely on a narrow construction of social actors. Indeed from Lukács to Bourdieu or even Habermas, many significant intellectual developments have taken place which continue to be based on one key assumption: that individuals (workers, social actors, etc.) unconsciously reproduce the social structures of capitalism whilst being alienated by them. They accept the conditions enforced on them and no longer seek to rebel against a system which impoverishes not only their work and culture, but also their soul and their creativity. What is more: they ensure the reproduction of the system by seeking to engage in mass consumption at any cost, or by glorifying the dominant values. In this paper I would like to show that today, no new critical perspective has emerged out of this negative representation of the world. Indeed, critical works present ‘man’ living here and now as nothing more than a deeply bastardized being, corrupted, denatured, soiled by a civilizing process. What we have is in effect a social actor who, in Rousseau’s philosophical tradition, has been perverted by a civilizing process informed by modernity or capitalism. This view of social actors rests on a form of disgust towards the world. [less ▲]

Detailed reference viewed: 10 (5 ULg)
Full Text
See detailFrench Pragmatic Sociology: A Materialist Renewal of Critical Theory
Frère, Bruno ULg

Conference (2014)

From Lukács to Bourdieu, many significant intellectual developments have taken place and, in fact, one may gain the impression that the critical tradition continues to be based on one key assumption ... [more ▼]

From Lukács to Bourdieu, many significant intellectual developments have taken place and, in fact, one may gain the impression that the critical tradition continues to be based on one key assumption: individuals (workers, social actors, etc.) unconsciously reproduce the social structures of capitalism whilst being alienated by them. They accept the conditions enforced on them and no longer seek to rebel against a system which impoverishes not only their work and culture, but also their [soul]problematic? and creativity. The situation may be even more diree: they ensure the reproduction of the system by seeking to engage in mass consumption at any cost, or by glorifying the dominant values. In this chapter I would like to show that toay, no critical perspective has emerged out of a negative representation of the world such is likely to introduce ‘man’ living here and now as something other than a deeply bastardized being, corrupted, denatured, perverted, inflected, soiled by a civilizing process which owes its perversion to modernity (Rousseau) on the one hand, and to capitalism on the other. As we shall see, without making an exception, Honneth has rightly noted that all the authors of the tradition of what he calls ‘social philosophy’ have remained dependent on a form of disgust regarding the world as it is. Yet for me as a sociologist of social movements, it seems difficult to deal with such a [software]? of the new forms of social resistance to domination (Indignados, anonymous, alternative economy, movements of the ‘-less’ – see Frère and Jacquemain, 2013), even though it is precisely the same kind of diagnosis adopted by a significant number of theories dealing with cooperation and association. Some amongst them leave me sceptical, notably when it comes to the shared desire to [locate,]posit? for instance, an alternative and [solidary]? economy in the field of utopia, as opposed to a succinct and time-honoured representation of Marxism (Pessin, 2001; Pradès, 2012; Hély and Moulévrier, 2013), or to subscribe to the 'natural' reciprocity of human beings as they lived before the arrival of capitalist modernity, , thus before the ideology of growth perverted human imagination (Godbout, 2000). is this right? In my opinion, in order to be able to talk about contemporary reactions of resistance against diverse forms of alienation and domination authorized by contemporary [connectionist]? capitalism, a philosophical representation of the passive, unconscious human reified by this very same domination, which only a few holy utopian thinkers would avoid, remains ineffective. This is because, in the case of such a representation, the modern subject will be likely to react when criticism will have taken away that layer of impurity specific to the condition of alienated man in order to allow him to renew his deep nature, the one which was his in the context of the ‘good life’ , as Habermas and Honneth would say . Yet abolishing the very possibility of transcendentalism and idealism which lies implicit in contemporary critical theories, whether French or German, opens the door to the possibility, in the incertitude of the social model that they may create, of an actual – but profane – criticism of capitalisme. Here, it is a matter of human relationships in the world that gives criticism its content, in all their insurmountable impurity, in all their contingency. Aiming at abolishing the transcendental anthropological foundations that criticism has always allowed itself, this gesture is currently silhouetted not in philosophy but, rather, in a sociology, that is, ‘pragmatic sociology’. Parallel to the classical Marxist tradition traversing Bourdieu’s critical sociology and the intellectual tradition of the Frankfurt School, it is a form of ‘critical materialism’ that I would like to exhume in this chapter, a notion inspired by the libertarian Marxism of Lefort and Castoriadis (see Frère, 2009), which is able to make the profane capacities of people’s emancipation emerge . I would like to do so on the basis of a reflection revolving around the pragmatic perspective which has recently been reinforced in France by Boltanski in his book De la critique (2009), but which stands – in my view – as the backdrop of all his works. [less ▲]

Detailed reference viewed: 19 (1 ULg)
Full Text
Peer Reviewed
See detailCompte rendu de "Les enfants de Don Quichotte", P. Bruneeaux, Presses Universitaires de Vincennes, 2013
Frère, Bruno ULg

in Revue Française de Science Politique (2014), 64/2

Les enfants de Don Quichotte est un ouvrage qui présente intérêt non négligeable. Il s’agit de l’une des rares études sociologiques (la seule ?) portant sur un mouvement qui pourtant fit grand bruit dans ... [more ▼]

Les enfants de Don Quichotte est un ouvrage qui présente intérêt non négligeable. Il s’agit de l’une des rares études sociologiques (la seule ?) portant sur un mouvement qui pourtant fit grand bruit dans le monde médiatique et politique il y a quelques années : l’occupation des abords du canal Saint Martin par des SDF regroupés sous tentes. C’est délibérément que les auteurs de ce collectif ont choisi l’optique de la sociologie critique bourdieusienne pour enquêter. À ce titre, le parti pris épistémologique est de dévoiler les stratégies souvent inconscientes des protagonistes d’une part et de révéler d’autre part la persistance dans ce mouvement citoyen d’une forme de domination économique, culturelle et sociale qui maintient les SDF sous la tutelle d’une terrible violence symbolique. Cette violence symbolique est celle-là même qui, dans la théorie de Pierre Bourdieu, conduit les dominés à voir leur parole systématiquement censurée par les dominants. Cela jusque dans les dispositifs que les seconds, bien intentionnés, mettent sur pieds pour secourir les premiers. [less ▲]

Detailed reference viewed: 9 (1 ULg)
See detailLe tournant de la théorie critique
Frère, Bruno ULg

Book published by Desclée de Brouwer (2014)

Aujourd’hui, le nombre de personnes précaires ne cesse de s’accroître. Elles composent une catégorie sociale qui recouvre à la fois les exclus et ceux qui connaissent un enchaînement de situations ... [more ▼]

Aujourd’hui, le nombre de personnes précaires ne cesse de s’accroître. Elles composent une catégorie sociale qui recouvre à la fois les exclus et ceux qui connaissent un enchaînement de situations professionnelles éphémères et faiblement rémunérées. On observe à ce sujet au retour, parmi un grand nombre d’inégalités prégnantes (genres, races, etc.), d’une inégalité fondamentale entre classes sociales. Face à cet effrayant constat, et alors même que d’aucun la croyaient enterrée avec la « fin des idéologies » proclamée dans les années 80, la théorie critique se trouve remise au goût du jour. Le présent volume entend bien s’inscrire dans cette renaissance. L’enjeu singulier qu’il s’est fixer est de tenir compte des traditions allemande (l’école de Francfort) et française (la sociologie critique de Bourdieu), les tentatives de synthèses actuelles omettant toujours l’une ou l’autre d’entre-elles. Car si ces traditions doivent être impérativement tenue ensembles, c’est pour révéler ce qu’elles possèdent en commun et qui, précisément, doit à présent être dépassé, sans pour autant se départir de l’élan marxiste initial s’attaquant à toutes les formes de domination. De Lukács à Bourdieu, en effet, tout se passe comme si la tradition critique européenne avait travaillé sur un seul schème de pensée : les individus reproduisent inconsciemment les structures sociales du capitalisme qui pourtant les aliènent. Ils acceptent les conditions qui leur sont faites et ne cherchent plus à se rebeller contre un système qui appauvrit leur travail, leur culture, leur âme elle-même. Pire : ils assurent la reproduction dudit système en cherchant à tout prix à s'adonner à la consommation de masse ou en glorifiant les valeurs dominantes. Les textes rassemblés ici entendent bien fonder le renouveau de la critique. Il s’agit pour eux de chercher à saisir l’homme existant ici et maintenant, comme étant potentiellement autre chose qu’un être profondément abâtardi, corrompu, dénaturé, perverti, altéré ou sali par le capitalisme et la domination. Car sans une telle transition au cœur même de la théorie critique, il s’avèrera à l’avenir extrêmement difficile de traiter des nouvelles formes de résistances à la domination (indignés, anonymous, mouvements des « sans », femen, casseurs de pubs, économie alternative, etc.). [less ▲]

Detailed reference viewed: 19 (2 ULg)
Full Text
Peer Reviewed
See detailQue cents fleurs s'épanouissent
Jacquemain, Marc ULg; Frère, Bruno ULg

in Frère, Bruno; Jacquemain, Marc (Eds.) Résister au quotidien ? (2013)

Le texte introduit à l'ouvrage collectif "Résister au quotidien ?". En passant en revue les différentes formes de résistance collective évoquées dans le livre, il articule trois réflexions. D'abord, le ... [more ▼]

Le texte introduit à l'ouvrage collectif "Résister au quotidien ?". En passant en revue les différentes formes de résistance collective évoquées dans le livre, il articule trois réflexions. D'abord, le fait que la résistance au capitalisme s'inscrit aujourd'hui dans les pressions de la nécessité quotidienne plus que dans les grands projets alternatifs, que ces résistances s'appuient sur l'Etat tout en le critiquant et enfin, que les différents domaine de conflictualité n'ont pas les mêmes potentiels de subversion. [less ▲]

Detailed reference viewed: 93 (12 ULg)
Full Text
Peer Reviewed
See detailQuoi de neurf sous le soleil miltant ?
Frère, Bruno ULg; Jacquemain, Marc ULg

in Frère, Bruno; Jacquemain, Marc (Eds.) Résister au quotidien ? (2013)

L'article sert de conclusion à l'ouvrage "Résister au quotidien". Il montre que les formes de militantisme aujourd'hui repérées comme "nouvelles" et plus "distanciées" s'inscrivent souvent dans la ... [more ▼]

L'article sert de conclusion à l'ouvrage "Résister au quotidien". Il montre que les formes de militantisme aujourd'hui repérées comme "nouvelles" et plus "distanciées" s'inscrivent souvent dans la filiation de traditions historiques sous-estimées, comme par exemple l'associationnisme ouvrier du 19ème siècle. Mais contrairement à ces traditions, ces engagements ne convergent plus spontanément sous la figure d'un acteur social à vocation universelle comme était perçu le prolétariat dans le cadre du mouvement ouvrier. Dès lors pour que la résistance débouche sur le changement social, le processus de politisation des résistances de leur fédération et de leur articulation n'en est que plus nécessaire. [less ▲]

Detailed reference viewed: 40 (8 ULg)
See detailRésister au quotiden ?
Frère, Bruno ULg; Jacquemain, Marc ULg

Book published by Presses de la Fondation Natoinale des Sciences Politiques (2013)

Les nouvelles formes de résistance à la domination se déclinent dans un agir "ici et maintenant", au service de causes concrètes : éducation sans frontières défense des exclus, droits des homosexuels ... [more ▼]

Les nouvelles formes de résistance à la domination se déclinent dans un agir "ici et maintenant", au service de causes concrètes : éducation sans frontières défense des exclus, droits des homosexuels, alterconsommation, économie alternative et solidaire, commmunauté du logiciel libre. Si nos sociétés s'extraient petit à petit du "trou noir" de la pensée critique dans lequel ces dernières décennies les avaient plongées, les déplacement du capitalisme et la refonte de son idéologie ont-ils privé le "nouveau prolétariat" d'un adversaire clairement identifiable et dune capacité à mobiliser autour d'une cause globale ? Dressant un panorama de divers pratiques contemporaines de résistance et procédant à leur analyse, c'est à l'ensemble de ces questions que l'ouvrage ambitionne de se confronter [less ▲]

Detailed reference viewed: 97 (23 ULg)
Full Text
Peer Reviewed
See detailThe solidarity economy : emancipatory action to challenge politics
Frère, Bruno ULg

in Genevey, Remy; Pachauri, Rejendra; Tubiana, Laurence (Eds.) Reducing Inequalities. (2013)

The first part of this article focuses mainly on understanding the solidarity economy, with the help of quantitative data and examples of initiatives from Europe, the Anglosphere and Asia. The second part ... [more ▼]

The first part of this article focuses mainly on understanding the solidarity economy, with the help of quantitative data and examples of initiatives from Europe, the Anglosphere and Asia. The second part deepens the analysis with regard to the observation that the solidarity economy is an alternative in which, in the words of Karl Polanyi (1985), the economy is re-embedded into politics and democracy. We note that the solidarity economy combines two fundamental dimensions: first, although the middle classes participate in the solidarity economy, it is largely initiated by and for this new disaffiliated class regardless of the country or continent; secondly its utopian outlook is that of the overthrow of capitalism (as distinct from the market) since its organizational model draws much from associationist socialism and the libertarian principles of the nineteenth century that have been described elsewhere (FRERE, 2009). However, it is precisely the failure of the associationist socialism movement, which is caught between Marxism and liberalism, that has taught us that such a model must be politically focused and organized to be effective. Finally, the last part of the article is devoted to the question of whether the solidarity economy today has the strength to assert itself as what it means to be, namely, an alternative potential model, rather than what the market and the State wants it to be: a management and accounting tool for tackling unemployment and disaffiliation. [less ▲]

Detailed reference viewed: 8 (1 ULg)
Full Text
See detailLa diversité de l'économie solidaire : atout ou faiblesse ?
Frère, Bruno ULg

in Ghouati; Agbessi (Eds.) Diversité et innovation (2013)

L’économie solidaire aujourd’hui tend à se diversi- fier pour répondre à des situations de désaffiliations toujours plus variées. Cette réactivité citoyenne pourrait laisser penser qu’il est heureux de ... [more ▼]

L’économie solidaire aujourd’hui tend à se diversi- fier pour répondre à des situations de désaffiliations toujours plus variées. Cette réactivité citoyenne pourrait laisser penser qu’il est heureux de voir un secteur prendre en charge le traitement de la ques- tion sociale que les États refusent d’assumer, comme le confirment les plans d’austérité à l’œuvre dans les pays d’une Europe en crise. En vérité, on peut aussi se dire que cette économie solidaire, qui ne cesse de s’accroître et de diversifier ses initiatives, sert en réali- té de roue de secours pour un système en déroute. Le capitalisme, comme l’État, voient d’un bon œil cette masse de citoyens créant partout des associations, aussi flexibles qu’adaptées à des réalités de terrain va- riées, aptes à prendre en charge ces exclus dont on ne veut plus s’occuper. Dès lors, la diversité de l’écono- mie solidaire est-elle une force ou une faiblesse ? [less ▲]

Detailed reference viewed: 10 (3 ULg)
Full Text
Peer Reviewed
See detailFaire de l'économie alternative et solidaire : une vieille histoire
Frère, Bruno ULg

in Frère, Bruno; Jacquemain, Marc (Eds.) Résister au quotidien ? (2013)

pour la question qui nous occupe, et parce qu'il faut précisément s'inscrire dans un courant, nous voudrions poser le problème dans les termes de la sociologie pragmatique : Y a-t-il réellement une « ... [more ▼]

pour la question qui nous occupe, et parce qu'il faut précisément s'inscrire dans un courant, nous voudrions poser le problème dans les termes de la sociologie pragmatique : Y a-t-il réellement une « nouvelle » grammaire de l'engagement ? Nous commencerons pas définir succinctement dans un premier temps ce que cette sociologie entend par grammaire et ce, afin de poser des bases sociologiques – c'est à dire les plus objectives possibles - à l'appréhension du phénomène d'une part et à nous doter d'un modèle d'analyse précis d'autre part. Ce modèle permet principalement d'approcher le monde social en terme de justification et d'argumentation. Il s'agit d'un modèle très explicitement inscrit dans une perspective plus constructiviste que structuraliste puisqu'il vise à saisir les logiques empruntées par les personnes pour rendre l'expérience qu'elles font de leurs réalités. Il ne permet pas de décréter que ces personnes, prises au sérieux dans les représentations qu'elles donnent de leur action et de leur vécu, ont nécessairement raison à leur sujet. Mais bien plutôt d'indiquer que ces représentations ne peuvent être ignorées quant aux effets qu'elles ont sur le monde social tel qu'il est. Dans un second temps, nous choisirons un témoignage issu d'un secteur qui, dit-on, jouit pleinement de l'avènement de cette nouvelle façon de militer : l'économie solidaire. Nous tâcherons d'en définir la grammaire, grammaire que nous confronterons ensuite et en quatre temps à des représentations passées d'engagements militants passés. Enfin, avec ce recul, nous tâcherons de répondre à la question initiale [less ▲]

Detailed reference viewed: 10 (1 ULg)
Full Text
See detailPromesses et impasses sociologiques de la phénoménologie
Frère, Bruno ULg; laoureux, Sebastien

in Frère, Bruno; Laoureux, Sebastien (Eds.) La phénoménologie à l'épreuve des sciences humaines (2013)

Pour mener une interrogation sur le ou les types d’usages possibles de la phénoménologie en sociologie dans le cadre restreint de cette contribution, il convient de renoncer à tout souci d’exhaustivité et ... [more ▼]

Pour mener une interrogation sur le ou les types d’usages possibles de la phénoménologie en sociologie dans le cadre restreint de cette contribution, il convient de renoncer à tout souci d’exhaustivité et de délimiter avec précision la portée de notre chapitre. Trois thématiques vont s'emboîter. Tout d’abord, nous reconnaîtrons, comme beaucoup d'autres avant nous, que l'apport principal de celui que l'on présente comme le père de la sociologie phénoménologique, A. Schütz, fut sans conteste son apport épistémologique. En effet, c'est toute une nouvelle posture scientifique que la phénoménologie au sens large va inspirer à la sociologie, comme nous l'évoquerons avec la sociologie pragmatique. Mais dans un second temps, cette posture devra être éprouvée quant à son fond. Le projet de Schütz est rien moins que d'appliquer le transcendantal husserlien à l'empirique. Cette tentative est-elle simplement sociologiquement recevable ? Et, si elle ne l'est pas, cela invalide-t-il définitivement la possibilité d'une sociologie phénoménologique ? Nous montrerons que, en condamnant, à juste titre, la position transcendantale « pure » de Husserl, Schütz échoue cependant à penser la société grâce à la réduction 1 phénoménologique, précisément parce qu'il conserve pour celle-ci une fin typiquement subjectiviste. Quoi qu'il en dise, il continuera de penser la société par le biais d'une égologie, quand bien même ancrée dans l'intersubjectivité. La question pourrait alors se présenter de la sorte : que reste-t-il de spécifiquement phénoménologique à une perspective qui se passe d'ego transcendantal ? La mobilisation d'autres concepts phénoménologiques peut-elle suffire à justifier la création d'une sociologie phénoménologique ? Y a-t-il une méthodologie phénoménologique qui puisse être utile à la sociologie et qui ne passe pas par un retour au sujet ? Pour tenter de répondre à ces questions c'est la notion de rapport intentionnel au monde de la méthode phénoménologique (une méthode qui ouvre à la fois un travail spécifique de description et de formalisation empiriques) qui doit être interrogé par la sociologie. Comme nous le verrons, cette perspective est davantage porteuse. Et à nouveau, on peut en relever les premières perspectives dans la sociologie pragmatique. Autrement dit, l'apport épistémologique de la phénoménologie, généralement concédé à Schütz, n'épuise pas selon nous l'enjeu que constitue la phénoménologie pour la sociologie. Si la phénoménologie échoue à fonder le social en appliquant le transcendantal à l'empirique, comme voudrait le faire Schütz, elle conserve une force encore tout à fait inexploitée pour élaborer une méthode d'investigation sociologique. En investissant des concepts non investis par Schütz comme l'intentionnalité de Husserl et son équivalent dans la phénoménologie de Max Scheler (les états d'esprit) ― et sans omettre l'apport considérable de la redéfinition de la posture épistémologique du sociologue par Schütz ― c'est au renforcement théorique et méthodologique du paradigme pragmatique, actuellement en pleine effervescence et en plein développement, que nous voudrions contribuer. Ce n'est pas tous les jours, pour le dire avec Kuhn, que l'on peut avoir l'impression de vivre un moment où il est possible de sortir quelque peu de la science « ordinaire ». [less ▲]

Detailed reference viewed: 14 (1 ULg)
Full Text
See detailLa phénoménologie à l'épreuve des sciences humaines
Frère, Bruno ULg; Laoureux, Sebastien

Book published by Peter Lang (2013)

fondement de cet ouvrage, un constat : les usages croissants de méthodes phénoménologiques en sciences humaines. depuis plusieurs années en effet, émerge le souci, un peu partout dans les sciences ... [more ▼]

fondement de cet ouvrage, un constat : les usages croissants de méthodes phénoménologiques en sciences humaines. depuis plusieurs années en effet, émerge le souci, un peu partout dans les sciences humaines, de rompre avec des approches surplombantes du monde, des espaces, des sujets. aujourd’hui, la phénoménologie semble être la perspective la plus pertinente pour répondre à cette exigence. à travers le spectre de leur discipline (sociologie, anthropologie, psychiatrie, psychanalyse, géographie, théorie sociale), les praticiens exposent dans cet ouvrage en quoi ils revendiquent un point de vue et une approche proprement phénoménologiques face à des difficultés que les méthodes usuelles de leurs disciplines respectives ne parviennent pas à surmonter. Pour ce faire, ils ont à la fois recourt à la pratique en livrant des exemples concrets, des « terrains » et des « cas » bien spécifiques, et à la théorie, en exposant leurs univers théoriques de références et en privilégiant certains auteurs phénoménologues. [less ▲]

Detailed reference viewed: 11 (1 ULg)
Full Text
See detailNo utopianism nor solidarism. Is a materialist and critical understanding of association possible ?
Frère, Bruno ULg

Conference (2012)

From Engels to Adorno and Horkheimer, to Althusser or Bourdieu everything seems to occur as if criticism in its main variation – the Marxist approach – had worked to feed a principal way of thinking ... [more ▼]

From Engels to Adorno and Horkheimer, to Althusser or Bourdieu everything seems to occur as if criticism in its main variation – the Marxist approach – had worked to feed a principal way of thinking: individuals (workers, proletarians, social actors, etc.) unconsciously reproduce the social structures of capitalism which alienate them. They accept the conditions enforced on them and no longer seek to rebel against a world which substantially impoverish their labor, their soul and their creativity. Even worse: they ensure the reproduction of the system by seeking to engage in mass consumption at any price. There is little doubt that Marx was not wrong to point out, with the concept of alienation, the inhuman working conditions in which the nineteenth century proletariat was, and which a huge part of the workers still have to face all around the world nowadays. Should the worker-consumer only be seen as a scatterbrain being who unconsciously reproduces, to use Bourdieu’s language, the conditions of his domination? My intention here is not to put Marx in the dock, since he is, I am sure, an author whose work has remained of unequalled power for over a century. However, I would like to try and show that by dint of favouring almost exclusively the concept of alienation in his work, there is a considerable risk that only a negative path for criticism can emerge from it. It is that initial heart of criticism which was Marx’s thinking and which has irrigated the whole twentieth century from the Frankfurt School to French critical sociology that I would like to put into perspective by suggesting a new agenda for critical research that I would characterize as, for now and for lack of a better term, positive. This agenda of research is in its early days. Nonetheless, in my opinion, a theoretical base should be given to it straight away. The following pages will try to establish it by notably drawing on the main theoretician of libertarian anarchism, Marx’s rival on socialist theory, Proudhon. However, I would like to insist on the fact that the purpose is not to truly turn the latter against Marx . Because I think that Marx must remain a topical issue, I rather wish to demonstrate that, at the cradle of criticism, right next to him, there is an equally – or even more? – Materialist position which could be pertinently combined to the criticism of alienation . This position might be helpful to highlight, here and now, possibilities of emancipation through labor which are not exclusively conditioned by the “Grand Soir”. Proudhon’s work is certainly philosophically and economically weaker than Marx’s. However, Proudhon is very interesting in the way he manages to see in a “laboring” man something else than a slave-laboring animal deprived of subjectivity by capitalism and who only exists as a production tool. In that way, criticism, if any, may be considered as positive [less ▲]

Detailed reference viewed: 10 (1 ULg)
Full Text
Peer Reviewed
See detail, « Libertarian socialism and solidarity economy »
Frère, Bruno ULg; Reinecke, Juliane

in Critical Management Studies (2011), 1

Purpose
 Our aim is to deconstruct the idea of a “Big Society” such the one that has been suggested by Mr. D. Cameron. We want to show how this “BS” is inspired by the usual “right” libertarian philosophy ... [more ▼]

Purpose
 Our aim is to deconstruct the idea of a “Big Society” such the one that has been suggested by Mr. D. Cameron. We want to show how this “BS” is inspired by the usual “right” libertarian philosophy. Instead of this, we suggest to support the idea of a solidarity economy (SE), much more embedded in the tradition of the libertarian socialism. methodology Following Boltanski and Thévenot, we selected key philosophical texts to identify the ‘pure’ principles of this libertarian socialism which guide justificatory operations that people perform in their everyday discourse. We analyzed the works written by the libertarian founder of the 19th mutualist movement, Proudhon. His writings luminously articulate the pure formulation of the four main principles which activists of SE continue to allude to in their justifications. Then, we illustrate these key principles by drawing on a larger research project on the SE in France. Findings
 We try to show that an alternative to the capitalism existes beside the communism : the socialist libertarianism. This chapter finds that this left libertarianism is not a new utopie. It is rooted in the long (but marginal) history of the SE, borned in the 19th century. Originality Specialists use to think that an economy managed from the left with some libertarian political principles has never been experienced for itself. We seek to illustrate what this may look like in the existing SE. Developing SE implies a reversal of the political programme of the “BS “: redistribute economic power not only from the state, but also from company directors and their shareholders, who, within the right libertarian point of view, can legitimately praise their ‘charitable’ donations to social organizations initiatives to demonstrate their generosity. [less ▲]

Detailed reference viewed: 8 (1 ULg)
Full Text
Peer Reviewed
See detailA libertarian socialist response to the big society
Frère, Bruno ULg

in Critical management studies (2011), 1

Purpose
 Our aim is to deconstruct the idea of a “Big Society” such the one that has been suggested by Mr. D. Cameron. We want to show how this “BS” is inspired by the usual “right” libertarian philosophy ... [more ▼]

Purpose
 Our aim is to deconstruct the idea of a “Big Society” such the one that has been suggested by Mr. D. Cameron. We want to show how this “BS” is inspired by the usual “right” libertarian philosophy. Instead of this, we suggest to support the idea of a solidarity economy (SE), much more embedded in the tradition of the libertarian socialism. methodology Following Boltanski and Thévenot, we selected key philosophical texts to identify the ‘pure’ principles of this libertarian socialism which guide justificatory operations that people perform in their everyday discourse. We analyzed the works written by the libertarian founder of the 19th mutualist movement, Proudhon. His writings luminously articulate the pure formulation of the four main principles which activists of SE continue to allude to in their justifications. Then, we illustrate these key principles by drawing on a larger research project on the SE in France. Findings
 We try to show that an alternative to the capitalism existes beside the communism : the socialist libertarianism. This chapter finds that this left libertarianism is not a new utopie. It is rooted in the long (but marginal) history of the SE, borned in the 19th century. Originality Specialists use to think that an economy managed from the left with some libertarian political principles has never been experienced for itself. We seek to illustrate what this may look like in the existing SE. Developing SE implies a reversal of the political programme of the “BS “: redistribute economic power not only from the state, but also from company directors and their shareholders, who, within the right libertarian point of view, can legitimately praise their ‘charitable’ donations to social organizations initiatives to demonstrate their generosity. [less ▲]

Detailed reference viewed: 10 (0 ULg)
Full Text
Peer Reviewed
See detailBourdieu's sociological fiction.
Frère, Bruno ULg

in Susen, Simon (Ed.) The legacy of Pierre Bourdieu: a Late Classic (2011)

Summary by Simon Susen : In the eleventh chapter, ‘Bourdieu’s Sociological Fiction: A Phenomenological Reading of Habitus’, Bruno Frère provides a detailed analysis of Bourdieu’s conception of habitus ... [more ▼]

Summary by Simon Susen : In the eleventh chapter, ‘Bourdieu’s Sociological Fiction: A Phenomenological Reading of Habitus’, Bruno Frère provides a detailed analysis of Bourdieu’s conception of habitus. Frère points out that just as we need to be aware of the key strengths of Bourdieu’s genetic-structuralist approach, we need to identify its main weaknesses. Hence it is possible to draw on Bourdieu’s approach whilst developing it further and thereby overcoming its most significant shortcomings. Illustrating the complexity inherent in the analytical task of revising Bourdieu’s genetic-structuralist approach to the social, Frère’s chapter focuses on five accounts of the ‘social actor’: (1) Pierre Bourdieu’s account of the ‘homological actor’, (2) Bernard Lahire’s account of the ‘plural actor’, (3) Philippe Corcuff ’s account of the ‘dynamic actor’, (4) Merleau-Ponty’s account of the ‘bodily actor’, and (5) Bruno Frère’s own account of the ‘imaginative actor’. [less ▲]

Detailed reference viewed: 4 (1 ULg)
Full Text
Peer Reviewed
See detailCritique-action. Lutter, jouer, désobéir
Frère, Bruno ULg

in Mouvements : Sociétés, Politique, Culture (2011), 65

Le communisme n'est plus, les grands mouvements critiques des années 70 auraient fait long feux et il n'y aurait plus d'espace aujourd'hui que pour l'adaptation au monde tel qu'il est. Les désaffiliés ... [more ▼]

Le communisme n'est plus, les grands mouvements critiques des années 70 auraient fait long feux et il n'y aurait plus d'espace aujourd'hui que pour l'adaptation au monde tel qu'il est. Les désaffiliés doivent être réinsérés, les migrants assimilés, les jeunes adaptés, les moins jeunes reformés. L'enjeu pour tout un chacun serait aujourd'hui d'augmenter son employabilité, d'assurer sa flexibilité et sa mobilité afin de s'assurer sinon un avenir, en tout cas un statuquo dans une société transitant à toute vitesse du salariat au précariat. Certains excellents ouvrages, comme le Nouvel Esprit du Capitalisme (Bltanski et Chiapello), diagnostiquaient d'ailleurs à la fin des années 1990 la fin de la critique. Pourtant depuis une dizaine d'années ans diverses formes d'action viennent ébranler l'ordre social contemporain, ici ou ailleurs. Du mouvement des sans terres brésiliens aux luttes urbaines en Suisse et en Belgique en passant par les mouvements anti-pub français, des acteurs refusent de se voir dérober les espaces qui leur reviennent parce que le marché (publicitaire, immobilier ou agraire) demande qu'il en soit ainsi. L'art descend dans la rue. Parfois, le cinema y aide tout un chacun à remettre en question la façon dont les institutions mettent en forme la réalité que l'on nous demande d'accepter. Souvent, le théâtre engagé conduit les plus démunis ou les étrangers à réarmer leur voix pour que leurs situations subies passent du pathos, de la souffrance privée et tacite, au discours articulé dans l'espace public. L'économie solidaire et les collectifs de sans abris ne se contentent plus de palier à des situations de détresse et tentent également de redessiner les contours d'une pratique directement politique - avant d'être charitable. Au delà des pratiques artistiques et associatives, c'est même le renouveau d'une théorie critique que l'on voit poindre sous la plume de nombreux auteurs. Une théorie critique qui refuse de se laisser berner par les déclarations d'amendement responsable du capitalisme d'une part et par les déclarations d'une gauche trop profondément accoutumée à la gouvernementalité néolibérale d'autre part. Notre revue se penche l'instant d'un numéro sur toutes ces nouvelles déclinaisons de la critique sociale du capitalisme et de l'Etat-entreprise. Mouvement de fond ou derniers soubresauts d'opposition à un ordre presque définitivement établi ? DOSSIER Quel renouvellement possible de l'articulation entre matérialisme et idéalisme Sophie Heine | De la contestation au compromis : quelle critique dans les mobilisations urbaines à Bruxelles ? Louise Carlier | Théatre et occupations d'usines dans le botinage des années 1970 Nicolas Verschueren | Le théatre-action : des usines à l'action sociale ? Analyse des dispositifs d'intervention théatrale Rachel Brahy | La responsabilité sociale des entreprises : l'expression d'une nouvelle récupération de la critique ? Emmanuelle Michotte | Les associations d'appui à la micro-initiative : entre débrouille et capitalisme du pauvre Bruno Frère | Occuper l’espace, constituer une nouvelle identité : la lutte du Mouvement des « Sans terre » au Brésil Susana Bleil | Jusqu’où le cinéma peut-il être critique ? A propos du festival de Cannes Arnaud Esquerre | Ville sociale versus ville marchande : des luttes urbaines au développement urbain durable Luca Pattaroni | critiques du capitalisme et "économie solidaire" Madeleine Hersent: | Table ronde A propos de la désobéissance civile. [less ▲]

Detailed reference viewed: 12 (2 ULg)