References of "Despret, Vinciane"
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See detailLe rire de Méduse. Entretien avec Donna Haraway (entretien réalisé et traduit de l'américain par F. Caeymaex, V. Despret & J. Pieron)
Pieron, Julien ULg; Caeymaex, Florence ULg; Despret, Vinciane ULg

in Caeymaex, Florence; Despret, Vinciane; Pieron, Julien (Eds.) Habiter le trouble, avec Donna Haraway (in press)

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See detailHabiter le trouble, avec Donna Haraway
Pieron, Julien ULg; Caeymaex, Florence ULg; Despret, Vinciane ULg

Book published by Editions Dehors (in press)

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See detailLe chez soi des animaux
Despret, Vinciane ULg

Book published by actes sud (2017)

Le livre raconte aux enfants des histoires sur le rapport des animaux à leur habitat et à leur identité. Pour comprendre qu’au-delà des ressemblances et des différences, “ainsi va la vie sur cette terre ... [more ▼]

Le livre raconte aux enfants des histoires sur le rapport des animaux à leur habitat et à leur identité. Pour comprendre qu’au-delà des ressemblances et des différences, “ainsi va la vie sur cette terre qui est, pour chacun et pour nous tous, notre chez-nous”. [less ▲]

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See detailComposer avec les moutons. Lorsque des brebis apprennent à leurs bergers à leur apprendre
Despret, Vinciane ULg; Meuret, Michel

Book published by Cardère (2016)

Si les moutons traînent derrière eux une réputation d’animaux stupides, c’est la faute de Panurge. Les moutons n’adoptent de comportement « moutonnier » que lorsqu’ils sont d’accord et y trouvent de ... [more ▼]

Si les moutons traînent derrière eux une réputation d’animaux stupides, c’est la faute de Panurge. Les moutons n’adoptent de comportement « moutonnier » que lorsqu’ils sont d’accord et y trouvent de l’intérêt : il n’y a pas de moutons idiots, juste des animaux « mal élevés ». Une philosophe et un écologue ont retracé, avec une dizaine de bergers, une aventure rarement évoquée, celle où des animaux apprennent à des humains à leur apprendre. Leur objectif : comprendre comment cet apprentissage se construit. Cet ouvrage révèle un fait peu connu : bergers et brebis sont engagés dans une conversation permanente, faite d’apprentissages réciproques et de respect. Ensemble, ils créent de la cohérence et cultivent l’idée de ce que peut être la possible beauté du monde. Les moutons font mieux : ils réalisent cette idée. Et ils le font, notamment, en mangeant. Composer avec les moutons, voilà ce qu’apprennent à faire, au quotidien, ces bergers. Humains et animaux s’engagent ensemble dans la création, non seulement d’un accord, mais également d’un éthos des manières d’habiter le monde. Tout un art de reconstruire l’étoffe un peu partout abîmée des continuités sensorielles. C’est cela aussi, composer avec les moutons. [less ▲]

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See detailBring the dead back to ethology
Despret, Vinciane ULg

in Latour, Bruno; Leclerc, Christophe (Eds.) Reset Modernity (2016)

Which mode of existence should we confer to the deceased that continue to interfere in the life of the left behind? They do have regularity (albeit local and always in relation to a particular milieu ... [more ▼]

Which mode of existence should we confer to the deceased that continue to interfere in the life of the left behind? They do have regularity (albeit local and always in relation to a particular milieu) that we can rely on. It is therefore possible to constitute a science of the deceased that fits them; one that describes them, anticipates their behaviors, and even that can interpret (in the sense of guiding a reply to) what they want or request. The deceased thus have an ecology (milieu is a crucial issue for them, and we sometimes witness real extinction in highly unfavorable niches) and, above all, an ethology – the science that hitherto studied the behavior of animals. Provided, however – and the same also applies to animals – that we are not referring to the traditional version of what is called classical ethology, otherwise known as behavioral biology and which primarily studies specific instincts and invariants.The science of ethology is above all a practical science. It is the science of what beings do and get others to do, what they are capable of doing. Therefore, the facts that it describes should only be described using the infinitive. [less ▲]

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See detailFigures de la re-composition
Despret, Vinciane ULg

in Krause, Bernie; Boeuf, Gilles; Albert, Bruce (Eds.) et al Le grand orchestre des animaux (2016)

Le musicien et bio accousticien Krause a rompu avec les méthodologies propres aux recherches scientifiques telles qu’elles étaient menées sur les sons chez les animaux. En effet, l’éthos culturel de type ... [more ▼]

Le musicien et bio accousticien Krause a rompu avec les méthodologies propres aux recherches scientifiques telles qu’elles étaient menées sur les sons chez les animaux. En effet, l’éthos culturel de type visuel qui avait jusqu’alors guidé les recherches conduisait les chercheurs à collecter des sons comme on collectionne des spécimens dans les musées, sans tenir compte des rapports que les différentes espèces, voire les différents règnes, pouvaient entretenir. Ce type de démarche de collection relève bien d’un éthos du visuel, c’est-à-dire du stable, de l’immobile et, surtout, du clairement différencié. Comme le sont les formes visibles. Comme un compositeur et comme un musicien, Krause a en revanche cherché comment les animaux composent ensemble, et comment ils composent avec ce qui les entoure, le vent, l’eau, les autres organismes, les mouvements de la végétation, comment ces animaux créent des silences qui vont construire l’accord, comment ils partagent des fréquences, comment ils s’accordent, à nouveau — certes, sur un régime de différenciation, mais justement très différent de régime de différenciation des formes visuelles, les sons, dans ce cadre, sont les effets d’une différenciation qui activement s’agence aux particularités des autres productions sonores. [less ▲]

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See detail"Comme si...": des récits de présence
Despret, Vinciane ULg

in Grimaud; Taylor, Anne-Christine (Eds.) Persona, étrangement humain (2016)

Le « comme si » est souvent utilisé dans les récits de sentiment de présence d'un défunt. Il est un opérateur d’ouverture entre les possibles. Il n’est pas un retrait interprétatif, il n’est pas une ... [more ▼]

Le « comme si » est souvent utilisé dans les récits de sentiment de présence d'un défunt. Il est un opérateur d’ouverture entre les possibles. Il n’est pas un retrait interprétatif, il n’est pas une mesure de prudence, mais un artifice sémantique qui permet d’affirmer et de maintenir activement plusieurs possibilités, « c’est peut-être moi, c’est peut-être pas ». Le « comme si » fait tenir et communiquer ces possibilités. Ce qui veut dire, puisqu’il assume de faire communiquer, que le « comme si » prend acte des écarts et les connecte par petites approximations. Le « comme si » de ce fait, opère de manière semblable, quoique pas identique, à la « présence de la présence » : il performe la coexistence de deux ontologies ; il explore le passage entre deux mondes en le traversant, toujours à pas presque imperceptibles, il relie en zigzagant de l’un à l’autre deux trajets possibles, deux manières de s’y aventurer, sans sauter, sans grands élans, sans grand écart. [less ▲]

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See detailNe pas oublier les talents
Despret, Vinciane ULg

in Englebert, Jérôme; Follet, Valérie (Eds.) Adaptation. Essai collectif à partir des partadigmes éthologiques et évolutionnistes (2016)

Accomplir une œuvre qui réclame achèvement, c’est, je crois, ce que Albert Demaret pourrait aujourd’hui souhaiter : chercher comment elle peut résonner pour nous aujourd’hui, interroger son actualité.

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Peer Reviewed
See detailCosmoecological Sheep and the Arts of Living on a Damaged Planet
Despret, Vinciane ULg; Meuret, michel

in Environmental Humanities (2016), 8(1), 24-36

In recent decades, in the South of France some young people from urban backgrounds have chosen to become shepherds and to learn to reconnect with the herding practices that many livestock breeders had ... [more ▼]

In recent decades, in the South of France some young people from urban backgrounds have chosen to become shepherds and to learn to reconnect with the herding practices that many livestock breeders had abandoned under the pressure of agricultural modernization policies. In some cases they have found themselves entrusted with sheep that are as naive about herding as they themselves were. Before their introduction to transhumance —seasonal movement between pastures—these animals were primarily confined and fed indoors or in small fenced areas. The shepherds had to learn how to lead, how to understand other modes of living, how to teach their sheep what is edible and what is not, and how to form a flock; the sheep had to learn how to “compose with ” dogs and humans, to acquire new feeding habits, a new ethos, and moreover, new ways of living in an enlarged world. These practices cannot be reduced to a livestock economy: shepherds consider herding a work of transformation and ecological recuperation — of the land, of the sheep, of ways of being together. Learning the “ arts of living on a damaged planet ” as Anna Tsing has termed it, humans and animals are making their own contributions to a new cosmoecology, creating cosmoecological connections and contributing to what Ghassan Hage has called alter-politics. [less ▲]

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See detailAu bonheur des morts. Récits de ceux qui restent
Despret, Vinciane ULg

Book published by La découverte (2015)

Getting through the mourning process is an almost banal imperative considered necessary after the death of a loved one. But is it really self-evident ? Is letting go of those who have died a normal and ... [more ▼]

Getting through the mourning process is an almost banal imperative considered necessary after the death of a loved one. But is it really self-evident ? Is letting go of those who have died a normal and inescapable ideal if we do not want to suffer too much ? No, says Vinciane Despret in a book of accounts from those who, on the contrary, have chosen not to completing the mourning process and invented a thousand different ways to live with their dead. [less ▲]

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See detailDo Animals Work? Creating Pragmatic narrative
Despret, Vinciane ULg

in Senior, Matthew; Clark, David; Freccero, Carla (Eds.) Animots: Postanimality in French Thought (2015)

Do animals work? The way in which we answer this question could bear either the best or the worst consequences for animals. This indicates the pragmatism of such an inquiry. Acknowledging the cooperation ... [more ▼]

Do animals work? The way in which we answer this question could bear either the best or the worst consequences for animals. This indicates the pragmatism of such an inquiry. Acknowledging the cooperation and involvement of lab animals in the workload, as proposed by pharmacologist Michael Robin Chance in the 40s, could have changed the entire story. However, what does “work” mean? Donna Haraway defines “work” as a process that crafts identities and “response-abilities.” She writes: “animals as workers in labs, animals in all their worlds, are response-able in the same sense people are; that is, responsibility is a relationship crafted into intra-action through which entities, subjects and objects, come into being.” Sociologists and anthropologists have been reluctant to consider the idea that other beings could claim to work, apart from a few specific cases such as herding dogs, guide dogs, etc. My colleague, the French sociologist Jocelyne Porcher believes that breeding animals actively collaborate with their breeders. In her previous surveys, she heard anecdotes that suggested that cows and pigs deliberately ease the workload, taking initiative and subjectively getting involved in the work. However, when questioned on the issue, breeders adhere to common beliefs that only humans work, not animals. Looking deeper into the issue, we have discovered that the answer to this question fluctuates depending upon the way the question is posed and to whom the question is directed. [less ▲]

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See detailWhy i"I had not read Derrida": Often too close, Always too far away
Despret, Vinciane ULg

in Mackenzie, Lousa; Posthumus, Stephanie (Eds.) French Thinking about Animals (2015)

Ce chapitre se propose d'envisager les manières de réguler la distance avec l'animal, dans les pratiques philosophiques. Nous avons été, ceux de ma génération de chercheurs continentaux dont moi-même ... [more ▼]

Ce chapitre se propose d'envisager les manières de réguler la distance avec l'animal, dans les pratiques philosophiques. Nous avons été, ceux de ma génération de chercheurs continentaux dont moi-même, pris entre d'une part, cette tendance très francophone de n'envisager l'animal que comme support de représentations (en maximalisant la distance), et d'autre part le sentiment qu'il était nécessaire de prendre position ( et donc de réduire cette distance), en essayant de trouver des modes compatibles avec le rejet que cette attitude ne manquerait pas de provoquer. Bruno Latour et Isabelle Stengers ont apporté, à cet égard, des outils précieux, et notamment en ouvrant la question de la sociologie des sciences à la normativité, par le biais, pour le premier, de la notion d'amateur, pour la seconde de celle de "récalcitrance". L'influence de Donna Haraway, ce sera mon hypothèse, en quelque sorte prolonge (et repose sur) cette veine ouverte et nous offre une manière encore différente de travailler et de repenser la distance. [less ▲]

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See detailPenser par le milieu, cultiver l'équivocation
Despret, Vinciane ULg

in Büttgen, Phillipe; Gendreau-Massaloux, Michèle; North, Xavier (Eds.) Les pluriels de Barbara Cassin, ou le partage des équivoques (2015)

« Gorgias, écrivait Barbara Cassin, montre comment le Poème de Parménide, loin de partir, comme il le prétend, d'un “il y a” de être (esti : es gibt Sein, dit Heidegger), fabrique bien plutôt l'être en le ... [more ▼]

« Gorgias, écrivait Barbara Cassin, montre comment le Poème de Parménide, loin de partir, comme il le prétend, d'un “il y a” de être (esti : es gibt Sein, dit Heidegger), fabrique bien plutôt l'être en le disant, le fait être ; on ne va pas de l'être au dire de l'être, en toute fidélité et adéquation, mais, à l'inverse, l'être est un effet de dire, un produit du poème, la conséquence d'une performance discursive. C'est de là que je suis repartie. » Au cœur de sa réflexion sur la performativité du langage se déploie, chez Cassin, la question de l’efficace créatif de la traduction. Cette question peut être mise en rapport avec la notion développée par l’anthropologue Eduardo Viveiros de Castro sous le terme d’« équivocation ». Traduire, dit-il, c’est présumer qu’une équivocation existe toujours ; c’est communiquer par différences, différences dans sa langue — sous le même terme, quantité de choses peuvent revendiquer répondre de ce terme—, différences dans la langue de l’autre, et différences dans l’opération même de traduction— car les deux équivocités ne sont pas superposables. C’est ce qui conduit Viveiros de Castro à dire que « la comparaison est au service de la traduction », et non l’inverse. On ne traduit pas pour comparer, on compare à la seule fin de réussir à traduire. Et on compare des différences, des équivoques, des homonymes. L’équivocation est, en ce sens, le déploiement des versions. Dans une traduction, explique Cassin, non seulement chaque terme et chaque opération syntaxique de la langue source peuvent recevoir plusieurs sens, mais ils vont être traduits, dans la langue d’arrivée par des termes et des opérateurs syntaxiques qui, eux-mêmes, peuvent en avoir plusieurs. La version cultive ces divergences et ces bifurcations, de manière contrôlée— mais comme on dit que marcher est une manière contrôlée de tomber. Cette pratique de l’équivocation comme volonté de maintien de la contradiction est à l’œuvre dans les travaux les plus divers de la philosophe. Je m’attacherai plus particulièrement à la partie plus littéraire de ceux-ci. Au départ de la nouvelle « Les mots de tous les jours et l’orchidée de la nuit », que je mettrai en rapport avec une analyse de la thématique de la transmission, de l’identité et du deuil proposée par le psychanalyste Jean Allouch, je souhaiterais dégager les effets pragmatiques et féconds d’une traduction assumant et cultivant la possibilité de faire tenir des traductions divergentes et contradictoires d’un même énoncé. [less ▲]

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See detailLe mode mineur comme régime d'instruction et d'enquête
Despret, Vinciane ULg

in Rémy, Catherine; Denizeau, Laurent (Eds.) La vie, mode mineur (2015)

Quelques chercheurs (notamment Bennet et Bennett 2000 ; Hagerty, 2012 ) ont récemment noté, lors de leurs enquêtes auprès de personnes ayant perdu un proche, le régime très particulier par lequel ces ... [more ▼]

Quelques chercheurs (notamment Bennet et Bennett 2000 ; Hagerty, 2012 ) ont récemment noté, lors de leurs enquêtes auprès de personnes ayant perdu un proche, le régime très particulier par lequel ces personnes décrivent leurs relations avec leurs défunts. Celui-ci pourrait être caractérisé, en référence au rapport mode mineur/mode majeur, comme un régime par lequel elles induisent activement un relâchement à l’égard du souci de cohérence qui guide les narrations, proposant des énoncés simultanément contradictoires. Ces narrations font alterner des types d’explications qui tantôt obéissent aux règles de la rationalité, tantôt les transgressent ouvertement, souvent au sein du même énoncé. Ces modes de présence « alternés » de soi-même eu égard à deux types de discours qui mobilisent chacun de manière différente leur expérience me semblent pouvoir être considérés comme relevant de modes successifs, et probablement délibérés, de relâchement, de jeu, avec le mode majeur — à la fois relâchement par rapport à la cohérence et relâchement par rapport à la rationalité tout en se maintenant en rapport avec elle. Non seulement ces énoncés traduisent l’expérience elle-même comme une expérience d’alternance de modes de présence différents, mais on constatera, en outre, que ces personnes décrivent cette expérience en veillant soigneusement à rendre chacun de ces régimes très perceptibles, à les restituer dans leur vitalité propre : on est dans le rêve et dans la réalité. Simultanément. On reçoit un signe et on le cherche activement. Simultanément. On fait l’objet d’une requête et on appelle délibérément le défunt à requérir . La contradiction volontairement assumée traduit ce régime de vitalité singulier de l’expérience, tant le jeu avec de multiples modes de présence, que l’alternance complexe d’adhésion et de doute qui l’accompagne et qui l’autorise. [less ▲]

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See detailLes morts utiles
Despret, Vinciane ULg

in Terrain : Revue d'Ethnologie de l'Europe (2014), 62

It is not unusual nowadays to hear of people telling us that individuals who had been close to them have helped them after death. These people may have told them what to do when they were faced with ... [more ▼]

It is not unusual nowadays to hear of people telling us that individuals who had been close to them have helped them after death. These people may have told them what to do when they were faced with difficulties, comforted them, sent them messages of reassurance or even have given them advice. We find this kind of phenomenon in a remarkable number of cultures throughout the world. In this way then it is possible for the dead to continue to help and to engage in fruitful post mortem careers which enrich the lives of living people who may have been close to them and in some cases of strangers who can become the channels for this unexpected help. In this way vocations may be created, whether these be those of the departed or those who benefit from the received guidance acting either as experts or merely as helpers. These post mortem destinies do not simply follow from the realisation of such a vocation. All sorts of careers are open to the dead, whether these result from their own free will or not. They are called upon to participate in exchanges of services or of goods; they may be asked to reorganise solidarities. Sometimes the dead may even be expected to participate in political projects. [less ▲]

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See detailDomesticating Practices: The Case of Arabian Babblers
Despret, Vinciane ULg

in McHugh, Susan; Marvin, Garry (Eds.) Routledge Handbook of Human–Animal Studies (2014)

The “Arabian babblers” are observed in the Neguev desert for more than 40 years. These birds live in cooperative groups. They offer presents to feed each other, they endanger themselves by mobbing raptors ... [more ▼]

The “Arabian babblers” are observed in the Neguev desert for more than 40 years. These birds live in cooperative groups. They offer presents to feed each other, they endanger themselves by mobbing raptors or by coming to the rescue of group members. They play and they also often dance together. All these behaviors have received various and controversial interpretations in the scientific literature. Following the actual field’s work, one may observe that these interpretations are closely linked to the way scientists observe the birds, or even deal with them. Different practices not only construe but actually “produce” different birds. Roughly said, some of the observers take a “subjectivist” stance and interact with the birds, the other one takes an “objectivist” stance, and keeps distance from them. Each of these practices has different effects, on the birds, and on the theories. These birds therefore appear just at the edge of the categories of wild/domesticated/feral, their identity seeming to change accordingly to the ethologist who observes them. [less ▲]

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See detailLes animaux, deux ou trois choses que nous savons d'eux
Despret, Vinciane ULg; Larrère, Raphaël

Book published by Hermann (2014)

Ce livre issu d’un colloque tenu en juillet 2010, au Centre culturel international de Cerisy, a réuni des spécialistes de disciplines très diverses partageant un intérêt pour les animaux. Certains les ... [more ▼]

Ce livre issu d’un colloque tenu en juillet 2010, au Centre culturel international de Cerisy, a réuni des spécialistes de disciplines très diverses partageant un intérêt pour les animaux. Certains les étudient dans la nature ou dans les laboratoires, là où d’autres enquêtent auprès de chasseurs, d’éleveurs, de soignants, d’activistes ou de protecteurs. De tous ces récits, ressort le fait que les animaux importent à chacun de leurs auteurs, qu’ils vivent avec eux, les chassent ou les protègent, ou encore qu’ils en fassent un objet de savoir. Tous s’interrogent sur la façon dont nous faisons aujourd’hui société avec des animaux et sur les formes du « vivre ensemble » que nous devons inventer. Que savons-nous de ces animaux ? Que pouvons-nous imaginer de ce que nous ignorons ? Mais surtout : en quoi ce que nous en savons modifie-t-il notre façon d’être avec eux? [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailLa réflexivité : de la vertu épistémologique aux versions mises en rapports, en passant par les incidents diplomatiques
Thoreau, François ULg; Despret, Vinciane ULg

in Revue d'Anthropologie des Connaissances (2014), 8(2), 391-424

Dans cet article, nous proposons la mise en œuvre d’un dispositif d’enquête que nous qualifions de « diplomatique ». L’objet de cette enquête est la question de la réflexivité des scientifiques. Tout ... [more ▼]

Dans cet article, nous proposons la mise en œuvre d’un dispositif d’enquête que nous qualifions de « diplomatique ». L’objet de cette enquête est la question de la réflexivité des scientifiques. Tout au long de l’article, nous explorons avec les scientifiques que nous avons rencontrés différents modes sur lesquels peut se décliner cette « réflexivité ». Toutefois, chacun de ces modes nous invite à considérer plusieurs manières de partager ce problème et de le construire avec eux. Chemin faisant, il n’y a donc pas que la question de la réflexivité qui bifurque, mais également le sens même de l’approche diplomatique pour laquelle nous avons opté. C’est à cette exploration conjointe des significations de la réflexivité des scientifiques et des modalités de la diplomatie que nous convions le lecteur. [less ▲]

Detailed reference viewed: 104 (11 ULg)
See detailWomen who make a fuss. The unfaithful daughters of Virginia Woolf
Stengers, Isabelle; Despret, Vinciane ULg; Balibar, Françoise et al

Book published by Univocal (2014)

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Peer Reviewed
See detailResponding Bodies and Partial Affinities in Human–Animal Worlds
Despret, Vinciane ULg

in Theory, Culture & Society (2013), 30(7/8), 66-91

The aim of this paper is to explore the different manners in which scientists’ bodies are actively engaged when interacting with the animals they observe in the field. Bodies are multiple, as are the ... [more ▼]

The aim of this paper is to explore the different manners in which scientists’ bodies are actively engaged when interacting with the animals they observe in the field. Bodies are multiple, as are the practices that involve them: sharing the same diet, feeling similar affects, acting the same, inhabiting the same world of perceptions, constructing empathic affinities, etc.
Some scientists aim to embody the animals’ experiences. Some are willing to empathetically experience situations “from inside”, while others “undo and redo” their own bodies in order to interact more closely with the animals and to respond to them more cautiously. Still others are faced with the question: what can we do or what are we allowed to do with our bodies when we are with our animals?
All of these practices present a very different version of “embodied empathy”, a concept which describes feeling/seeing/thinking bodies that undo and redo each other, reciprocally though not symmetrically, as partial perspectives that attune themselves to each other. Therefore, empathy is not experiencing with one’s own body what the other experiences, but rather creating the possibilities of an embodied communication. [less ▲]

Detailed reference viewed: 69 (2 ULg)