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See detailThe Bruegh(h)el Phenomenon
Allart, Dominique ULg; Currie, Christina ULg

Scientific conference (2013, October 19)

L’examen en réflectographie de la superbe version du Combat de Carnaval et Carême conservée aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles a permis de résoudre une énigme longtemps débattue ... [more ▼]

L’examen en réflectographie de la superbe version du Combat de Carnaval et Carême conservée aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles a permis de résoudre une énigme longtemps débattue : celle de la technique utilisée par Pieter Brueghel le Jeune pour exécuter des copies en séries d’après son père, Pieter Bruegel l’Ancien. Dans l’abondante production du copiste, c’est en effet un cas unique où apparaissent très distinctement des traces de poncif marquant les contours de certaines figures. Dans le tableau de Bruxelles, ces pointillés, qui auraient normalement dû être effacés une fois le dessin reprécisé à main levée, ont fortuitement subsisté à certains endroits. Des expérimentations accomplies à l’IRPA (Bruxelles) invitent à postuler que l’imprimatura sur laquelle la composition a été reportée à l’aide d’un carton perforé n’était pas uniformément sèche, ce qui peut expliquer que certaines traces pointillées y aient été piégées par-ci par-là. Ces essais de reconstitution pratique ont également montré que le dessin sous-jacent obtenu en reliant les pointillés présente les caractéristiques d’un travail effectué à main libre : il est sensible, frémissant et d’apparence assez « enlevée ». A la lumière de ces expériences, on comprend désormais pourquoi des dessins sous-jacents de Pieter Brueghel le Jeune peuvent être rigoureusement superposables entre eux, en tout ou en partie, sans livrer le moindre indice de recours à des procédés de report mécanique, mais au contraire, en donnant l’impression d’être exécutés sans contrainte. Les auteures soulignent ici l’intérêt, en histoire de l’art, d’une approche du modus operandi dont procèdent les œuvres étudiées, combinant leur examen technique approfondi et des tentatives de reconstitution pratique. L’étude sérielle des œuvres de Pieter Brueghel sous l’angle technico-stylistique autorise des discriminations entre les versions attribuables au maître lui-même, et celles qui sont dues à son atelier. Mais de manière plus inattendue, quand elle se confronte à un examen attentif des prototypes autographes de Pieter Bruegel l’Ancien, elle engendre aussi d’importantes découvertes quant aux procédures créatives de ce dernier. On pourra le mesurer en se penchant sur deux cas particulièrement éloquents, le Combat de Carnaval et de Carême (dont l’original est conservé au Kunsthistorisches Museum de Vienne), et la Prédication de Jean Baptiste (original à Budapest, Szépművészeti Múzeum). Les comparaisons de détails entre copies et originaux au niveau de la surface peinte et du dessin sous-jacent, couplées avec des tests de superposabilité, font émerger une certitude : loin de se contenter d’esquisses approximatives, Pieter Bruegel l’Ancien lui-même réalisait des cartons perforés en vue de l’exécution de certains de ses tableaux, suivant en cela une pratique bien attestée en Italie, chez Léonard de Vinci et Raphaël, par exemple. Des décennies plus tard, ces cartons allaient constituer, pour son fils aîné, un véritable « trésor de guerre ». Ils lui permirent en effet de réaliser des œuvres qui ressemblaient à s’y méprendre aux originaux de son père, et de s’imposer du même coup comme le copiste attitré de celui-ci. A ces cartons devaient s’adjoindre des modèles à l’échelle avec des indications de couleurs, dont on peut estimer la précision sans faille au fait qu’ils permirent à Pieter Brueghel le Jeune de reproduire à l’identique certains originaux qu’il n’eut pas l’opportunité de copier de visu, puisqu’ils étaient alors dans des collections inaccessibles. Dans la foulée des recherches qui ont donné lieu à leur livre paru en 2012 (C. Currie & D. Allart, The Brueg[H]el Phenomenon. Paintings by Pieter Bruegel the Elder and Pieter Brueghel the Younger with a Special Focus on Technique and Copying Practice, Bruxelles, IRPA, 2012, coll. Scientia Artis, 8), les auteures s’attèlent actuellement à l’étude d’autres compositions bruegeliennes conservées dans divers musées (Graz ; Bâle ; Musée de la Ville de Bruxelles) et sur le marché de l’art. Leurs travaux les amènent notamment à accorder une place croissante aux copies que Jan Brueghel l’Ancien, le frère cadet de Pieter Brueghel le Jeune, a lui aussi exécutées d’après son père. [less ▲]

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See detailLe Massacre des Innocents de Pierre Brueghel le Jeune de la collection Brukenthal (Bucarest) : Une copie qui fait honneur à son modèle
Allart, Dominique ULg; Currie, Christina ULg; Saverwyns, Steven

in Bulletin de l'Institut Royal du Patrimoine Artistique = Bulletijn van het Koninklijk Instituut voor het Kunstpatrimonium (2013)

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See detailTrompeuses séductions. La Chute d’Icare des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique à Bruxelles
Allart, Dominique ULg; Currie, Christina ULg

in CeROArt : Conservation, Exposition, Restauration d'Objets d'Art (2013)

The scientific examination of the Fall of Icarus of the Royal Museums of Fine Arts of Belgium in Brussels leads to the conclusion that the work is not by the hand of Pieter Bruegel the Elder, as with a ... [more ▼]

The scientific examination of the Fall of Icarus of the Royal Museums of Fine Arts of Belgium in Brussels leads to the conclusion that the work is not by the hand of Pieter Bruegel the Elder, as with a second version in the Van Buuren Museum (Brussels). The painting is no doubt a copy after a lost original by the artist. The analysis of a cross-section of the paint layer and radiocarbon dating of the canvas suggest that it is an old copy. Under the worn and retouched paint layer, camouflaged by a yellowed varnish, the infrared reflectogram reveals a studious and clumsy underdrawing that is neither characteristic of Pieter Bruegel the Elder nor of Pieter Brueghel the Younger, his elder son and primary copyist. The poor condition of the painting hinders any attempt at attribution, but this should not prevent its admirers from continuing to savour its mysterious charms. [less ▲]

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See detailPieter Brueghel as a copyist after Pieter Bruegel
Currie, Christina ULg; Allart, Dominique ULg

Conference (2012, May 22)

When Pieter Bruegel the Elder died in 1569, his elder son and principal continuator, Pieter Brueghel the Younger, was only four or five years old. The amazingly faithful replicas by the latter were ... [more ▼]

When Pieter Bruegel the Elder died in 1569, his elder son and principal continuator, Pieter Brueghel the Younger, was only four or five years old. The amazingly faithful replicas by the latter were therefore made decades later, after models that were not always the original versions, disseminated at that time; they also relied on a treasure trove of working drawings inherited from Bruegel the Elder. Reconstructing this lost preparatory material through the evidence uncovered during technical examination of the copies of his sons (especially Pieter’s but also Jan’s) is one aspect that will be illustrated in this paper through a few key case studies such as the Battle between Carnival and Lent, the Sermon of St John the Baptist and the Wedding Dance in the Open Air. The presentation will thus describe the actual methods of both the creator and his foremost copyist, based on combined results of infrared reflectography, practical reconstructions and comparisons of tracings of their respective paintings. Brueghel the Younger’s vast and successful copying enterprise required a streamlined production process, and this gradually came to light over the technical research into 60+ paintings by the artist and his workshop. The most interesting discoveries on his techniques and materials – supports, preparatory layers, underdrawings, and pigments – will be illustrated through different examples of his work. This evidence, seen in conjunction with the evidence of the transfer technique, allows us to distinguish his production from that of rival copyists. The realisation that Brueghel the Younger’s copies of the same composition are not all alike and that there are often several variants of them will be considered in relation to the organization of work within – and possibly outside – his workshop. This issue, examined alongside that of the attribution of the copies within series, gives us a more nuanced view of Brueghel the Younger’s output and working practice. [less ▲]

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See detailThe Brueg[H]el Phenomenon : Paintings by Pieter Bruegel the Elder and Pieter Brueghel the Younger with a special Focus on Technique and Copying Practice
Currie, Christina ULg; Allart, Dominique ULg

Book published by Royal Institute for Cultural Heritage - Koninklijk INstituut voor het Kusntaptrimonium (KIK) - INstitut royal du Patrimoine artistique (IRPA) (2012)

The fascination exerted by the works of the illustrious Pieter Bruegel the Elder in the decades following his death in 1569 is matched only by the intense interest they generate today. At the end of the ... [more ▼]

The fascination exerted by the works of the illustrious Pieter Bruegel the Elder in the decades following his death in 1569 is matched only by the intense interest they generate today. At the end of the sixteenth century and in the first half of the seventeenth, the most ambitious art collectors fought over the few paintings by the master that were still on the market. This setting was the catalyst for the appearance of copies and pastiches - and even deliberate forgeries. It was then that the elder son of Pieter Bruegel, known as Pieter Brueghel the Younger (whose name is spelled ‘Brueghel' here, conforming to the signature that he adopted during the initial phase of his career) emerged as a legitimate successor, producing astonishingly faithful replicas of his father's paintings. This was all the more surprising given that they were often made after works that were by then dispersed in diverse and sometimes inaccessible private collections. Operating within the context of a sizeable workshop, Brueghel supplied the market with hundreds of copies of variable quality according to demand. This enterprise merited re-evaluation from a technical point of view: how were such vast numbers of copies produced in practice? This three-volume book explores the intriguing Brueg[H]el phenomenon through the two artists' painting practices. The technical aspects of their works are investigated in a detective-like manner and are strikingly elucidated with a wealth of colour illustrations. The reader will come to understand the accomplished practitioner behind the genius that is Bruegel the Elder and the working procedures of his foremost emulator's workshop. Furthermore, Brueghel the Younger's exceptional qualities as a painter are singled out from those of his workshop production. The book also reveals fresh discoveries on the father's creative process through the study of his son's copies. Readers will also have access to a website with more than 2000 illustrations. [less ▲]

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See detailEine Kopie, die dem Original gerecht wird : Der Bethlehemitische Kindermord von Pieter Brueghel d.J.
Allart, Dominique ULg; Currie, Christina ULg; Saverwyns, Steven

in Dâmbiou, Daniela; Thewes, Guy; Wagener, Danièle (Eds.) Bruegel, Cranach, Tizian, van Eyck: Meisterwerke aus der Sammlung Brukenthal (2012)

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