References of "Crucifix, Benoît"
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See detailCurating Comics Canons: Daniel Clowes and Art Spiegelman’s Private Museums
Crucifix, Benoît ULg

in Munson, Kim (Ed.) From Panels to Frames: Comic Art in Museums (in press)

This chapter tackles cartoonist-curated exhibitions of comics, in which cartoonists select examples from comics archives to frame their own histories of comics. Le Musée privée d’Art Spiegelman is a ... [more ▼]

This chapter tackles cartoonist-curated exhibitions of comics, in which cartoonists select examples from comics archives to frame their own histories of comics. Le Musée privée d’Art Spiegelman is a large, unique exhibition that was organized at the Musée de la bande dessinée in Angoulême, in which Spiegelman proposed his ‘vision’ of comics history, while Eye of the Cartoonist: Daniel Clowes’s Selections from Comics History was organized at the Wexner Center for the Arts in Columbus (Ohio), drawing on the collections from the Billy Ireland Cartoon Library & Museum. The analysis of exhibition design and paratexts shows how ‘their’ histories is remediated in the context of the museum, which helps framing a particular discourse on the past of comics relative to the institutional context of each exhibit. [less ▲]

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See detailLes bandes détournées de Jochen Gerner et Ilan Manouach
Crucifix, Benoît ULg; Dozo, Björn-Olav ULg

in Garric, Henri (Ed.) La destruction des images en bande dessinée (in press)

Occupant tout les deux une position liminale du champ de la bande dessinée, Jochen Gerner et Ilan Manouach se sont, chacun à leur manière, livrés à des expériences réflexives de destruction de l'image en ... [more ▼]

Occupant tout les deux une position liminale du champ de la bande dessinée, Jochen Gerner et Ilan Manouach se sont, chacun à leur manière, livrés à des expériences réflexives de destruction de l'image en bande dessinée par le détournement. Ainsi, avec ses projets tels que TNT en Amérique, Abstraction (1941-1968), ou Le Panorama du Feu, Jochen Gerner opère par la technique du recouvrement une relecture d'albums classiques et de petits formats populaires, attirant l'attention sur certains motifs graphiques, abstraits ou figuratifs des objets détournés. Plus en phase avec l'héritage situationniste du détournement, Ilan Manouach intervient sur les œuvres appropriées pour en questionner les principes idéologiques : Katz interroge la métaphore animale au cœur de Maus, tandis qu'avec Les Schtroumpfs noirs, il retourne au thème de la représentation en imprimant l'album de Peyo entièrement en cyan. Moins politisé dans Riki fermier, Manouach y fait disparaître les personnages d'un album de Petzi pour ne garder que celui du pélican Riki, suivant un projet d'écriture à contrainte décrit comme « lipogrammatique ». Pour Gerner comme Manouach, la pratique du détournement touche directement à la matérialité de l'objet de bande dessinée, au sens où il y a une intervention physique sur les bandes dessinées détournées – que ce soit par recouvrement, retouche ou réimpression – qui se double d'un maintien du format de l'objet détourné (48 CC, pocket, pamphlet ou roman graphique). Le lecteur se retrouve ainsi face à une dé-familiarisation d'un objet pourtant connu et reconnu dans sa matérialité. Cette expérience conscientise un acte réflexif de destruction : les images d'origine se voient recouvertes de noir, rayées, masquées, retouchées, effacées, défigurées. Tout en étant extrêmement opaque, ce rapport à la matérialité est cependant différent d'autres formes de « graphiation »1 qui attirent l'attention sur une gestuelle physique, sur les traces de la main. Au contraire, comme l'a noté Pedro Moura à propos du travail d'Ilan Manouach, il y a une volonté de se « plac[er] en dehors du domaine de l’expression auctoriale, et même humaine, afin de favoriser l’émergence d’une expression dépersonnalisée »2. Plus proches d'une écriture « non-créative » telle que l'a décrite Kenneth Goldsmith3, ces deux pratiques du détournement mettent en scène une destruction d'images, dont les livres en portent la trace, donnant lieu à une traçabilité différente d'une graphiation qui mettrait en avant la patte graphique du dessinateur. La mesure destructrice de cette acte de détournement se retrouve d'ailleurs en prises avec le dispositif juridique du copyright, comme l'atteste la réaction des ayant-droits à Katz, envoyé au pilon. Face à ces deux formes de destruction (destruction de l'œuvre détourné et, retour du bâton, pilonnage du détournement), MetaKatz s'offre une double portée réflexive qui couvre toute la portée du geste destructeur au cœur du détournement, un acte qui se veut en même temps être une forme d'engendrement, puisqu'il ouvre à de nouveaux dispositifs, à de nouvelles images, et à de nouvelles lectures. Notre chapitre mettra donc en parallèle les œuvres d'Ilan Manouach et de Jochen Gerner afin d'examiner comment la question de la destruction se trouve au cœur du détournement, et de façon plus spécifique, comment celle-ci relève d'un rapport complexe à la matérialité du médium dont nous étudierons les enjeux. [less ▲]

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See detailTransatlantic Encounters. A Review of Nicolas Labarre’s Heavy Metal, l’autre Métal Hurlant
Crucifix, Benoît ULg

in International Journal of Comic Art [=IJOCA] (in press), 19(1),

Review of Nicolas Labarre, Heavy Metal, l'autre Métal Hurlant, Bordeaux: Presses universitaires de Bordeaux, 2017.

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See detailRethinking the Memorable Panel from Pierre Sterckx to Olivier Josso Hamel
Crucifix, Benoît ULg

in European Comic Art (in press), 10(2),

Going back to the origins of the ‘case mémorable’ in the pages of Les Cahiers de la bande dessinée, this article revisits the debates between Pierre Sterckx and Benoît Peeters, articulated around a ... [more ▼]

Going back to the origins of the ‘case mémorable’ in the pages of Les Cahiers de la bande dessinée, this article revisits the debates between Pierre Sterckx and Benoît Peeters, articulated around a conceptual tension between linear and tabular, about the relationship between single panels and narrative. It proposes that the ‘remembered panel’ pinpoints important issues about the recirculation of single images, isolated from their contexts, and the discourse of memory that becomes associated with it. A close-reading of Olivier Josso Hamel’s Au travail, in which the cartoonist redraws his own set of remembered panels, further calls for a reconsideration of Sterckx’s concept in the light of a creative practice that intimately engages with the memory of such panels in a complex relationship to their original narratives. [less ▲]

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See detailWhat do Comics do to Graphic Novels? Remediating Old Comics
Crucifix, Benoît ULg

Conference (2017, June 02)

A widely debated object, the graphic novel has catalyzed anxieties about changes within the comics world, postulating something of a radical break with its past. Albeit with great nuance, Jan Baetens and ... [more ▼]

A widely debated object, the graphic novel has catalyzed anxieties about changes within the comics world, postulating something of a radical break with its past. Albeit with great nuance, Jan Baetens and Hugo Frey put forward the bold argument that graphic novels constitute not only a “special type of comics” or a genre, but perhaps even a new medium. At the same time, they also repeatedly hint at how graphic novels are traversed by references to the past of comics, at times lapsing into a constraining retromania. This talk seeks out to dig into these questions by focusing on the remediation of the comic strip within two recent American graphic novels: Daniel Clowes’s "Ice Haven" and Cole Closser’s "Little Tommy Lost". Both works recuperate the medial body of the comic strip within their structure, demonstrating a self-reflexive historical awareness that redraws ‘old’ comics into its cultural make-up. Considering the remediation of the comic strip within the graphic novel, this talk analyzes how remediation might work ‘within’ a medium, reinvigorating the concept in a historical but medium-specific perspective that accounts for the dynamically changing identities of a medium. [less ▲]

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See detailRencontre avec Pascal Matthey
Crucifix, Benoît ULg

Speech/Talk (2017)

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See detailIntroduction: Comics and Memory
Ahmed, Maaheen; Crucifix, Benoît ULg

Conference (2017, April 19)

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See detailFrom Loose to Boxed Fragments and Back Again. Seriality and Archive in Chris Ware's ‘Building Stories’
Crucifix, Benoît ULg

in Journal of Graphic Novels and Comics (2017)

This article focuses on the dynamics of seriality, archive and collection in Chris Ware's graphic novel “Building Stories”. It argues that the dispersed serialization of “Building Stories” is key to ... [more ▼]

This article focuses on the dynamics of seriality, archive and collection in Chris Ware's graphic novel “Building Stories”. It argues that the dispersed serialization of “Building Stories” is key to understand its box-of- comics format as well as its fragmented narrative structure. In a self-reflexive homage to the material history of comics, Ware's graphic novel indeed appears as an archive of its own serialization, foregrounding a process of collecting/dispersing fragments. [less ▲]

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See detailL’étude des cultures populaires à l’Université de Liège
Delbouille, Julie ULg; Guesse, Carole ULg; Dupont, Bruno ULg et al

Conference (2017, February 10)

La présente communication se propose de retracer l’implantation progressive des cultures populaires comme objet de recherche à l’Université de Liège. Du colloque de Cerisy consacré à la paralittérature en ... [more ▼]

La présente communication se propose de retracer l’implantation progressive des cultures populaires comme objet de recherche à l’Université de Liège. Du colloque de Cerisy consacré à la paralittérature en 1967 à l’ouverture d’une mineure consacrée à la culture populaire en 2014, en passant par le développement des études en bande dessinée (avec le groupe ACME), en paralittérature, en littérature jeunesse et en jeu vidéo (avec le récent Liège GameLab), la prise en considération de ces œuvres souvent jugées illégitimes ou indignes comporte, aujourd’hui encore, d’importants enjeux scientifiques, politiques et idéologiques. À travers l’étude d’objets et de pratiques longtemps déclassés par les élites, c’est en effet la définition de l’art en tant qu’institution qui est questionnée. [less ▲]

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See detailArtefact présente Tante Leny. L'underground hollandaise importée en France
Crucifix, Benoît ULg

Article for general public (2017)

Brève analyse du rôle de passeur culturel joué par Artefact dans leurs traductions de la bande dessinée underground hollandaise, via le collectif Tante Leny presenteert!.

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See detailComic strips et papier glacé. Rétro-réflexivité de la bande dessinée chez Cole Closser
Crucifix, Benoît ULg

Conference (2016, December 09)

La « rétromania » bat son plein dans le champ de la bande dessinée qui, aujourd'hui, ne compte plus les rééditions luxueuses des œuvres, canoniques ou oubliées, de son passé1. Les Sunday comics, pages ... [more ▼]

La « rétromania » bat son plein dans le champ de la bande dessinée qui, aujourd'hui, ne compte plus les rééditions luxueuses des œuvres, canoniques ou oubliées, de son passé1. Les Sunday comics, pages dominicales des quotidiens américains où paraissaient en couleur le supplément de bande dessinée, ont fait l'objet d'une attention toute particulière, comme en atteste les rééditions à l'échelle originale réalisées par Sunday Press, magnifiant ces œuvres éphémères au sein d'ouvrages monumentaux. Art Spiegelman et Chris Ware, auteurs clés du roman graphique, ont directement été impliqués dans de tels projets, manifestant une continuité entre ces Sunday pages et leurs propres expérimentations avec la forme, illustrant bien l'adage de Spiegelman, « the future of comics is in the past ». La bande dessinée contemporaine, donc, semble être crucialement située à l'intersection d'une fascination rétrospective pour son passé, et d'une réinvention de ce passé, de l'exploration de « nouvelles » formes. Partant de ce contexte précis, qu'il s'agira d'approfondir, cette présentation examinera les Sunday comics comme « objets en mouvement » à travers l'œuvre de Cole Closser2, qui manifeste une « rétro-réflexivité3 » basée sur l'imitation non seulement du style de comic strips mais aussi sur l'évocation de leurs récentes rééditions. Closser mélange outils numériques et techniques obsolètes pour produire quelque chose qui veut se faire passer pour un objet du passé. L'œuvre de Closser ainsi met en avant les aspects matériels et haptiques liés à la reproduction de « vieux » comic strips, ainsi que le fétichisme lié à cette mise en scène matérielle de ces objets telle qu'on peut la trouver dans les designs des livres de Dan Nadel ou Chip Kidd4. Le cas de Closser est paradigmatique de la manière dont cette forme de rétro-réflexivité dépasse la question d'intertextualité pour interroger comment de « vieilles » bandes dessinées re-circulent en tant qu'objets au sein de la production contemporaine et donc au-delà du marché des collectionneurs. À partir du cas de Closser, cette présentation cherchera à mettre en lumière différents usages que ces objets du passé de la bande dessinée recouvrent au cœur du roman graphique contemporain, cartographiant un mouvement simultanément rétrospectif et orienté vers le futur. [less ▲]

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See detailLes Bandes détournées de Jochen Gerner et Ilan Manouach: entre destruction et engendrement
Crucifix, Benoît ULg; Dozo, Björn-Olav ULg

Conference (2016, November 09)

Occupant tout les deux une position liminale du champ de la bande dessinée, Jochen Gerner et Ilan Manouach se sont, chacun à leur manière, livrés à des expériences réflexives de destruction de l'image en ... [more ▼]

Occupant tout les deux une position liminale du champ de la bande dessinée, Jochen Gerner et Ilan Manouach se sont, chacun à leur manière, livrés à des expériences réflexives de destruction de l'image en bande dessinée par le détournement. Ainsi, avec ses projets tels que TNT en Amérique, Abstraction (1941-1968), ou Le Panorama du Feu, Jochen Gerner opère par la technique du recouvrement une relecture d'albums classiques et de petits formats populaires, attirant l'attention sur certains motifs graphiques, abstraits ou figuratifs des objets détournés. Plus en phase avec l'héritage situationniste du détournement, Ilan Manouach intervient sur les œuvres appropriées pour en questionner les principes idéologiques : Katz interroge la métaphore animale au cœur de Maus, tandis qu'avec Les Schtroumpfs noirs, il retourne au thème de la représentation en imprimant l'album de Peyo entièrement en cyan. Moins politisé dans Riki fermier, Manouach y fait disparaître les personnages d'un album de Petzi pour ne garder que celui du pélican Riki, suivant un projet d'écriture à contrainte décrit comme « lipogrammatique ». Pour Gerner comme Manouach, la pratique du détournement touche directement à la matérialité de l'objet de bande dessinée, au sens où il y a une intervention physique sur les bandes dessinées détournées – que ce soit par recouvrement, retouche ou réimpression – qui se double d'un maintien du format de l'objet détourné (48 CC, pocket, pamphlet ou roman graphique). Le lecteur se retrouve ainsi face à une dé-familiarisation d'un objet pourtant connu et reconnu dans sa matérialité. Cette expérience conscientise un acte réflexif de destruction : les images d'origine se voient recouvertes de noir, rayées, masquées, retouchées, effacées, défigurées. Tout en étant extrêmement opaque, ce rapport à la matérialité est cependant différent d'autres formes de « graphiation » qui attirent l'attention sur une gestuelle physique, sur les traces de la main. Ces deux pratiques du détournement mettent en scène une destruction d'images, dont les livres en portent la trace, donnant lieu à une traçabilité différente d'une graphiation qui mettrait en avant la patte graphique du dessinateur. La mesure destructrice de cette acte de détournement se retrouve d'ailleurs en prises avec le dispositif juridique du copyright, comme l'atteste la réaction des ayant-droits à Katz, envoyé au pilon. Face à ces deux formes de destruction (destruction de l'œuvre détourné et, retour du bâton, pilonnage du détournement), MetaKatz s'offre une double portée réflexive qui couvre toute la portée du geste destructeur au cœur du détournement, un acte qui se veut en même temps être une forme d'engendrement, puisqu'il ouvre à de nouveaux dispositifs, à de nouvelles images, et à de nouvelles lectures. Notre communication mettra donc en parallèle les œuvres d'Ilan Manouach et de Jochen Gerner afin d'examiner comment la question de la destruction se trouve au cœur du détournement, et de façon plus spécifique, comment celle-ci relève d'un rapport complexe à la matérialité du médium dont nous étudierons les enjeux. [less ▲]

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See detailHybridation, intergénéricité et ironie dans “Arsène Schrauwen” d’Olivier Schrauwen
Crucifix, Benoît ULg; Meesters, Gert

in Neuvième art 2.0. (2016)

« La vraie vie, c’est ce qui se passe dans la tête quand on fait la vaisselle », ou « J’ai souvent une idée [de ce à quoi ressemblera ma prochaine histoire], mais généralement mon subconscient a d’autres ... [more ▼]

« La vraie vie, c’est ce qui se passe dans la tête quand on fait la vaisselle », ou « J’ai souvent une idée [de ce à quoi ressemblera ma prochaine histoire], mais généralement mon subconscient a d’autres projets ». Ces citations, tirées d’un récent entretien, sont typiques de la posture d’Olivier Schrauwen et indiquent directement qu’une histoire sur le Congo belge, dans ses mains, ressemblera à toute autre chose que les récits (post)coloniaux auxquels la bande dessinée s’est habituée. Paru en français en 2015 à L’Association, Arsène Schrauwen fait le récit halluciné du voyage au Congo qu’aurait effectué, comme le titre semble l’induire, le grand-père de l’auteur. En partant d’un contexte de production où la bande dessinée documentaire et autobiographique sont désormais bien ancrés, nous nous pencherons sur la façon dont Arsène Schrauwen se distingue de telles approches, souvent par l’absurde et l’ironie, mais aussi en invoquant des thèmes et motifs typiques des genres populaires qui ont dominés l’histoire de la bande dessinée. L’ouvrage de Schrauwen revendique ainsi une portée auto-réflexive qui s’étend d’autant plus à une réflexion comique sur le « langage » de la bande dessinée, un jeu qui sert le propos du livre à des fins plus profondes qu’il ne pourrait paraître. [less ▲]

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See detailRedrawing as Reframing. Graphiation, Quotation and Comics History
Crucifix, Benoît ULg

Scientific conference (2016, October 26)

Coining the concept of ‘graphiation’ to theorize the narrative functions of drawing in comics, Philippe Marion’s Traces en cases has become a seminal text in comics studies due to its further ... [more ▼]

Coining the concept of ‘graphiation’ to theorize the narrative functions of drawing in comics, Philippe Marion’s Traces en cases has become a seminal text in comics studies due to its further theorizations by, among, others, Jan Baetens, Jared Gardner, and Simon Grennan. This presentation hopes to make an original contribution to these discussions by focusing on the issue of quotation and redrawing in graphic narratives, practices that interrogate how the ‘graphic trace’ relates to the drawing subject. I will compare and contrast two culture-specific terms: ‘case mémorable’ in the context of Franco-Belgian comics and ‘swiping’ in the context of American comic books. Both terms point at how comics images circulate across the borders of their original formats trough different technicalities of reproduction (mechanical or hand-crafted) that split them from both their immediate and larger contexts. While these terms are frequently used by creators, fans and readers alike, they have gained no currency in comics theory. My attempt, however, is not to argue for their inclusion within that vocabulary but rather to understand how these terms articulate, within the comics world, debates about quotation and redrawing. I will briefly retrace the genealogy of these terms in fan discourses to finally show how two contemporary cartoonists–Charles Burns and Olivier Josso Hamel–revisit them in ways that foreground the cultural and narrative stakes of reusing ‘old’ comics. Comparing these two terms will shed light on distinct conceptions of copying, originality and quotation, hopefully providing fresh perspectives on the theory of graphiation [less ▲]

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See detailCurating Canons of Comics: Daniel Clowes and Art Spiegelman's 'Private' Museums
Crucifix, Benoît ULg

Conference (2016, October 13)

As guest of honor at the 2012 International Comics Festival in Angoulême, Art Spiegelman did not only have a retrospective exhibition devoted to his work, but was also invited to act as the curator of the ... [more ▼]

As guest of honor at the 2012 International Comics Festival in Angoulême, Art Spiegelman did not only have a retrospective exhibition devoted to his work, but was also invited to act as the curator of the CIBDI museum’s archive, producing his own ‘private’ museum, as suggested by the exhibition title Le Musée privée d’Art Spiegelman. Similarly, for Daniel Clowes’s retrospective exhibit in Columbus, the Wexner Center of the Arts hosted Eye of the Cartoonist: Daniel Clowes’s Selections from Comics History, based on Clowes’s curatorial choices from the Billy Ireland Cartoon Library and Museum. In each case, the cartoonist literally frames the history of comics and exhibits his personal canon of comics. As Spiegelman put it: “I have been allowed to highjack the Centre of Bande dessinée Museum to replace what is primarily the Francophone patrimony of comics with my own perverse and private map of what comics are.” This quote clearly embodies the dual facet of such exhibitions – collective and singular, shared and idiosyncratic – foregrounding the anchorage of individual graphic novelists within traditions of comics. Articulated around personal canons, these two exhibitions offer fresh perspectives to think about canonization in the comics world. Albeit focused on two 'canonized' graphic novelists, this case study nuances the auteurism of comics scholarship: not only are these exhibitions the result of collaborative work, they also recast the author in the role of curator. The key aspect of these exhibitions lies in a canonizing act of selection that circulates in varied material forms showcasing the authors’ influences. Mapping out how Clowes and Spiegelman frame their entanglement with the past of comics within the contexts of institutions that store its archive, I will examine the specificities of these exhibitions in relation to a body and style of historiography I call ‘authors’ histories of the comics.’ [less ▲]

Detailed reference viewed: 53 (9 ULg)
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See detailA Crypt of Swipes. Charles Burns Haunted by Tintin
Crucifix, Benoît ULg

Conference (2016, July 13)

Detailed reference viewed: 27 (7 ULg)
See detailIntroduction
Crucifix, Benoît ULg; Rommens, Aarnoud ULg; Dozo, Björn-Olav ULg

Conference (2016, June 15)

Detailed reference viewed: 16 (4 ULg)
See detailL'histoire de la bande dessinée par ses auteurs : une historiographie ‘Bizarro’
Crucifix, Benoît ULg

Conference given outside the academic context (2016)

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See detailLe groupe ACME : logiques de l'interstice (disciplinaire, nationale, méthodologique)
Crucifix, Benoît ULg; Dozo, Björn-Olav ULg; Meesters, Gert

Conference (2016, June 10)

Interdisciplinarité : si la recherche en bande dessinée s'est, dans une certaine mesure, constituée en discipline (associations disciplinaires, congrès et conférences, revues scientifiques, etc.), son ... [more ▼]

Interdisciplinarité : si la recherche en bande dessinée s'est, dans une certaine mesure, constituée en discipline (associations disciplinaires, congrès et conférences, revues scientifiques, etc.), son inscription au cœur des institutions reste tributaire de l'insertion de ces recherches au sein d'autres départements et, donc, d'autres disciplines. Le cas d'ACME offre un exemple de structuration au sein de l'institution universitaire qui s'exécute autour d'un travail de rassemblement collectif interdisciplinaire, chaque membre apportant les outils méthodologiques de sa formation et de sa discipline : ACME est ainsi autant ancré dans les études littéraires que dans l'histoire de l'art ou les études en communication. Les résultats de ces recherches, comme le livre L'Association : une utopie esthétique et éditoriale1, exhibent une convergence de regards, jetant différents perspectives sur un objet commun. Le travail interdisciplinaire se situe donc à deux niveaux : à la fois dans le regard porté par le chercheur sur un objet qui n'« appartient » pas traditionnellement à la discipline à laquelle il ou elle est formé-e (transdisciplinarité), et dans les résultats concrets de publication qui unifient différentes approches disciplinaires (pluridisciplinarité). Objets d'étude et échelles d'analyse : pour permettre cette convergence de regards disciplinaires, ACME s'est rassemblé autour d'objets d'étude permettant ce genre de rassemblement, d'où le choix d'objets éditoriaux et collectifs (L'Association, Spirou) ou de questions transversales (la dissidence, l'abstraction). Ces études conjuguent plusieurs perspectives et échelles d'analyses : des propositions systémiques et englobantes aux analyses les plus fines d'œuvres singulières. Entre distant reading et close reading, le groupe ACME, par le biais de son interdisciplinarité, se livre peut-être à une forme d'entre-deux, une « mid-level reading », de la bande dessinée qui rend compte des multiples interactions entre macro- et micro-niveau. Dimension transnationale : en lien avec l'interdisciplinarité, le groupe ACME a aussi mis en avant le dialogue des langues et des traditions critiques, qui résulte en partie de l'ancrage de certains de ses membres dans des départements de langues étrangères (anglais, néerlandais). Ce choix s'est de plus concrétisé dans le bilinguisme opté pour la collection « ACME » aux Presses universitaires de Liège. Alors que les recherches en bande dessinée dans le monde francophone et anglo-saxon se déroulent encore trop souvent en parallèle et/ou dans une ignorance respective, ACME se joint ainsi à d'autres initiatives d'établir un dialogue constructif entre ces deux traditions critiques. [less ▲]

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See detailRebooting Wonder Woman and You're Not DC Comics: Gender and the History of Comics in Ron Regé, Jr.'s Diana
Crucifix, Benoît ULg

Conference (2016, June 02)

With its long serial history and in its various reboots, Wonder Woman has successively and/or simultaneously functioned as a super-heroic icon for feminism and as a sex symbol objectified by the “male ... [more ▼]

With its long serial history and in its various reboots, Wonder Woman has successively and/or simultaneously functioned as a super-heroic icon for feminism and as a sex symbol objectified by the “male gaze.” Her body has always been a site of contention for the complicated place of women within comics culture, and her story is not only that of DC to tell, but also that of her fans, readers, and cartoonists, who have been writing their own versions of the character. This paper zooms in on one particular instance that not only revisits the story of the character, but also its history as a cultural object. Ron Regé, Jr.'s self-published Diana is an adaptation of Marston and Peter's 1943-1944 newspaper strips retelling Wonder Woman's origin story in a highly respectful homage to its creators. Regé's Diana reads as an explicit attempt to reclaim attention for the original comics of Marston and Peter as well as the biographies of their creators: the inside covers sum up Marston's life as a psychiatrist, feminist and polyamorist, and further posits Wonder Woman as a feminist superhero that needs to be reinvigorated today. Redrawing the origin story of Wonder Woman both as fictional character and cultural object becomes for Regé an act of dissent from DC Comics's New 52 reboot and its ‘counter-feminist’ revision of the character's origin story. This act simultaneously tunes in with a sudden public attention in 2014 for the historical origins of Wonder Woman and its feminist genealogies, most notably through the success of Jill Lepore's The Secret History of Wonder Woman. By drawing from the serial archive of the character, Regé draws attention to the gendered dynamic of remembering and forgetting that underwrites the history of comics. [less ▲]

Detailed reference viewed: 47 (3 ULg)