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See detailParler le langage de l'ennemi: la revue TINA contre le storytelling
Claisse, Frédéric ULiege

Conference (2017, September 29)

Dans le sillage des analyses de C. Salmon (2007), le storytelling est devenu, en France, un terme repoussoir utilisé pour dénoncer des techniques nouvelles de communication politique, de marketing ou de ... [more ▼]

Dans le sillage des analyses de C. Salmon (2007), le storytelling est devenu, en France, un terme repoussoir utilisé pour dénoncer des techniques nouvelles de communication politique, de marketing ou de gestion des organisations, qui adoptent la forme du récit à des fins explicites d’influence ou de manipulation. Cette mobilisation de « l’art de raconter des histoires » dans des contextes extra-littéraires n’a pas manqué de faire réagir certains écrivains, inquiets de cette concurrence illégitime sur leur propre terrain. En donnant un nom à « l’ennemi », l’essai de Salmon a ainsi eu pour effet de rendre disponible un nouveau répertoire critique et d’ouvrir à de nouveaux questionnements quant aux pouvoirs que pourrait opposer la littérature à cette emprise de la logique marchande, véritable « hold-up sur l’imaginaire ». Cette réaffirmation de la littérature passe par la promotion de la singularité de son rapport au récit et au langage contre leur dévoiement et leur instrumentalisation par le néolibéralisme. Le mouvement critique s’opère à deux niveaux au moins. D’une part, face à l’inauthenticité du langage du storytelling, l’écriture poétique, déjà profondément renouvelée dans ses modes d’expression depuis les années 1990 (Espitallier, 2011), a encore multiplié la production d’ « objets littéraires non identifiés ». Ces derniers, que C. Hanna théorise sous le nom de « dispositifs » (2010), sont caractérisés par un niveau élevé d’expérimentation, dans des formes et des formats qui investissent souvent ou détournent le « langage de l’ennemi » (pour reprendre l’expression de J-C. Masséra), afin de le dynamiter de l’intérieur (E. Arlix, Y. Pagès, H. Jallon). D’autre part, face à l’impuissance dans laquelle nous laissent les récits dominants, le pouvoir qu’ont les récits d’affecter les individus et les collectifs peut être utilisé à des fins d’émancipation, dans une logique « contre-fictionnelle » (Citton, 2010 ; Revue Multitudes 2012), qui mobilise le « pouvoir de scénarisation » afin de revendiquer notre imaginaire captif. En huit numéros publiés entre 2008 et 2011, la revue de « Littératures » TINA a été un laboratoire où ont convergé ces deux formes de critique, artiste et sociale, du storytelling (et plus largement du néolibéralisme dont il est indissociable). C’est ce corpus que nous nous proposons d’analyser dans cette communication. Contre le double constat d’une « désertification de l’espace littéraire » (éditorial du numéro 1) et d’une certaine désaffection de l’extrême-gauche pour la littérature (Quintane, 2014), TINA a renoué avec une conception exigeante de la littérature comme « lieu de tous les savoirs » et de la fiction comme territoire à part entière où explorer des enjeux politiques et sociaux. Sous quelles formes cette convergence entre création littéraire et critique des mondes contemporains s’est-elle manifestée ? Quel jeu de prises ou d’arguments peut-on dégager des nombreux dispositifs expérimentés par la revue, entre la première partie, explicitement fictionnelle, de chaque numéro, et la seconde, centrée sur des « dossiers » (« territoires », « capitalismes », « argent », « Gender surprise », etc.) ? Enfin, quels acteurs (écrivains, artistes, philosophes, sociologues) ont participé à cette aventure qui marque aussi, sous une forme atténuée, le retour d’une certaine logique collective défensive, générationnelle ou groupale (également perceptible au sein du collectif Inculte), dans un champ littéraire de plus en plus menacé dans son autonomie. [less ▲]

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See detail‘Once Upon A Time’ ou le contrôle de la narration
Claisse, Frédéric ULiege; Huppe, Justine ULiege

E-print/Working paper (2017)

Ce billet de blog analyse les liens entre "ELIPSIA", une série de court-métrages réalisée par Frédéric DARRAS entre 2012 et 2016, et le projet de recherche STORYFIC, consacré aux effets du storytelling ... [more ▼]

Ce billet de blog analyse les liens entre "ELIPSIA", une série de court-métrages réalisée par Frédéric DARRAS entre 2012 et 2016, et le projet de recherche STORYFIC, consacré aux effets du storytelling sur l'écriture de fiction contemporaine, et plus particulièrement aux pouvoirs de la fiction. Après avoir décrit les enjeux posés par la série, l'article développe une série de parallèles avec les préoccupations d'auteurs français contemporains (C. Delaume, C. de Toledo, P. Vasset, A. Damasio), qui nourrissent le même rapport ambivalent à la fiction: à la fois dénoncée pour son emprise sur nos existences et son caractère aliénant, mais aussi valorisée pour ses promesses de réappropriation et d'émancipation. [less ▲]

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See detailVrai, faux, non-fictif : l’essai comme saisie des mondes contemporains
Claisse, Frédéric ULiege

Conference (2017, May 04)

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See detailIntroduction aux doctrines et aux idées politiques: une approche structurale
Claisse, Frédéric ULiege; Counet, Maxime ULiege; Verjans, Pierre ULiege

Book published by De Boeck Supérieur (2017)

Comment s’articulent les grandes doctrines et idées politiques ? En quoi des auteurs comme Machiavel ou La Boétie peuvent-ils nous aider à comprendre l’exercice du pouvoir et la résistance à la domination ... [more ▼]

Comment s’articulent les grandes doctrines et idées politiques ? En quoi des auteurs comme Machiavel ou La Boétie peuvent-ils nous aider à comprendre l’exercice du pouvoir et la résistance à la domination ? Quels sont les clivages qui constituent la toile de fond de la vie politique ? De Bodin à Maurras et Renan, de Condorcet à Sen, de Montesquieu à Hayek et de Marx à Rawls et Piketty, en passant par Hobbes, Locke et Bossuet, les grands auteurs ont apporté des réponses à quatre questions fondamentales auxquelles toute société se trouve confrontée : Qui sommes-nous ? Pourquoi vivons-nous ensemble ? Comment produisons-nous ? Comment distribuons-nous nos richesses ? Ces réponses continuent d’influencer en profondeur les débats politiques. Plutôt que de présenter les doctrines politiques en familles idéologiques homogènes (libéralisme, socialisme, conservatisme), cet ouvrage met en évidence les unités de base qui sous-tendent les principaux énoncés politiques, quelle que soit l’étiquette sous laquelle ils circulent. Fruit de nombreuses années d’analyse et d’enseignement, ce manuel offre un point de vue original sur les doctrines et idées politiques, à travers une approche structurale qui insiste sur les jeux d’oppositions et de priorités, tout en passant en revue des œuvres fondatrices de notre imaginaire politique. Pour les étudiants, qui trouveront dans cet ouvrage une introduction aux doctrines et idées politiques, ainsi qu’une approche analytique des grands auteurs. Pour les citoyens, à qui il fournira des ressources pour mieux s’orienter parmi les positionnements politiques et en comprendre la logique. [less ▲]

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See detailLe patriotisme économique : nationalisme banal et communauté imaginée
Claisse, Frédéric ULiege

Conference (2017, April 03)

Revenant sur les appels à la « fierté collective », au « patriotisme économique » et au « nationalisme d’ouverture » réitérés par les derniers Ministres-Présidents à la tête de la Wallonie, la ... [more ▼]

Revenant sur les appels à la « fierté collective », au « patriotisme économique » et au « nationalisme d’ouverture » réitérés par les derniers Ministres-Présidents à la tête de la Wallonie, la communication s’attache à montrer comment ces tentatives de revitalisation d’un sentiment d’attachement identitaire, tout en relevant des manifestations du « nationalisme banal » (M. Billig), entretiennent le déficit d’imaginaire régional, réduit au développement de la « marque Wallonie » et de sa promotion auprès de ses habitants et des investisseurs. L’insistance sur la seule valeur économique et instrumentale de la communauté, visant à améliorer la compétitivité de la région sur son marché global et intérieur, fait d’autant mieux ressortir, par contraste, la dimension narrative sous-jacente à l’imagination nationaliste, particulièrement mise en évidence dans la nouvelle économie de l’enrichissement (L. Boltanski et A. Esquerre), fondée sur la patrimonialisation et l’exploitation du passé comme gisement de valeur. Du croisement des deux axes ainsi dégagés (nationalisme de faible ou forte intensité ; recours plus ou moins appuyé au storytelling), émerge une conception élargie du nationalisme, qui en fait apparaître de nouvelles modalités et permet d’ouvrir à une autre compréhension de doctrines comme le national-libéralisme ou le projet post-national. Dans la continuité des observations de M. Billig, notre cadre d'analyse structurale tend à faire des mouvements nationalistes (au sens le plus courant du terme dans l’analyse politique) un simple cas particulier parmi d’autres modes de participation plus ordinaires, infra-conscientes et naturalisées, à la communauté nationale. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailZones de défection temporaire. Refigurations de Bartleby et de des Esseintes dans quelques romans contemporains
Claisse, Frédéric ULiege; Huppe, Justine ULiege

in TRANS : Revue de Littérature Générale et Comparée (2016), 20

Concerned by the exploitation of narrative and fiction for commercial or strategic purposes, many writers and observers wonder what power literature still has today, when the logic of capitalism took over ... [more ▼]

Concerned by the exploitation of narrative and fiction for commercial or strategic purposes, many writers and observers wonder what power literature still has today, when the logic of capitalism took over its tools and seems always one step ahead of its critical potentialities. To use Albert Hirschman’s terminology, if the possibilities of voice seem exhausted, can the same be said of the exit strategy, in a networked world precisely fortified by the constant injunction to freedom and autonomy? Moving the issue to the field of the novel, our contribution focuses on some contemporary characters’ wish to withdraw (geeks, secluded artists, autonomous activists, hermits of the virtual age, etc.), compared to emblematic literary figures of exit in the XIXth century (des Esseintes, Bartleby, Oblomov, Emma Bovary), so as to measure the changes that affected the very space of possibilities of exit, and their consequences for forms of resistance in literature. [less ▲]

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See detail"I, Robo-Writer”: Imaginaries of Narrative in the Age of Data Storytelling
Claisse, Frédéric ULiege

Conference (2016, October 13)

While it is too early to speak of a “narrative turn” in Big Data, recent developments in automated storytelling technologies have contributed to renew the rhetoric of fears and promises in this domain. In ... [more ▼]

While it is too early to speak of a “narrative turn” in Big Data, recent developments in automated storytelling technologies have contributed to renew the rhetoric of fears and promises in this domain. In January 2015, an announcement made by Associated Press that corporate earnings stories will be automated raised concerns that journalism could be the next “disappearing job”. A year later, Qlik, a software company within the field of Business Intelligence management, partnered with Narrative Science, a disruptive company that uses “advanced natural language platform” to generate stories “hidden” in the data, rendering manual analysis almost obsolete. Interestingly, algorithm and storytelling play an equal part in these sociotechnical imaginaries – narratives are even described as full-fledged technologies per se, with a sensemaking potential only enhanced by automation. It is reasonable to think that these advances would not have been possible without the amount of knowledge about storytelling slowly built up in the humanities, especially in a domain such as narratology, which considered stories as formal, combinatory structures long before software tools could identify and recode their basic grammatical components. In this paper, we propose to reverse the premises of the relation between narrative and technology, by exploring the imaginaries of storytelling as a technology revived by technology. On the one hand, the rediscovery of storytelling by knowledge management is in line with an established trend in using stories as a means of influence in non-literary areas such as advertising, public relations or human resources. But on the other hand, as literature always paid attention to technological evolution, it has much in common with historical (cut-up, constrained writing) as well as more recent literary possibilities offered by automation. [less ▲]

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See detail« Comment le réel a déjoué mes plans » : de quelques romans contemporains sur l’emprise par le récit
Claisse, Frédéric ULiege; Huppe, Justine ULiege

Conference (2016, June 23)

L’un des mérites paradoxaux des pratiques de storytelling, que C. Salmon a contribué à faire connaître au public francophone, réside dans le crédit dont bénéficie aujourd’hui l’idée de pouvoir du récit ... [more ▼]

L’un des mérites paradoxaux des pratiques de storytelling, que C. Salmon a contribué à faire connaître au public francophone, réside dans le crédit dont bénéficie aujourd’hui l’idée de pouvoir du récit. Cette idée place les producteurs littéraires dans une position ambivalente : perçu, d’un côté, comme une menace à leur autonomie et une atteinte au capital fictionnel dont ils sont les dépositaires légitimes, cet « art de raconter des histoires » est aussi une arme à détourner dans une entreprise de guérilla contre-narrative, voire un moyen pour la littérature de reconquérir ses pouvoirs premiers. Dans cette logique d’affrontement, on s’est cependant peu soucié, au fond, de ce que les fictions littéraires elles-mêmes avaient à dire sur le sujet : s’il est vrai que le récit est une prise sur le monde et un moyen d’emprise sur autrui, comment prennent-elles en charge ces situations ? La diffusion tant des pratiques de storytelling que de leur dénonciation ne pouvait rester sans effet sur la production littéraire. Or, le pouvoir du récit est aujourd’hui un thème régulièrement frayé par les romanciers, dans une série de textes qui présentent des convergences remarquables du point de vue des situations qu’ils décrivent. Dans Un Roman russe (2007), Emmanuel Carrère voit sa vie bouleversée pour avoir publié un récit érotique adressé à la femme qu’il aimait, décrivant les réactions de celle-ci à la lecture de son texte lors d’un voyage en train programmé par le narrateur. La même tentation démiurgique de (re)construction de la réalité par le récit habite le héros du triptyque d’Antoine Bello (Les Falsificateurs 2007 ; Les Éclaireurs 2009 ; Les Producteurs 2015), recruté par une organisation secrète, le Consortium de Falsification de la Réalité, pour laquelle il récrit littéralement l’histoire en falsifiant des archives sur la base de scénarios qui finiront par échapper à leurs créateurs, déclenchant une crise de conscience lorsque le héros découvre qu’Al-Qaïda est en réalité le produit d’une saga scénaristique qui a mal tourné. Dans La Revanche de Kevin (2015), Iegor Gran fait preuve de la même cruauté à l’égard de son protagoniste : pour dénoncer les faux-semblants du monde littéraire, Kevin H. fait lui-même œuvre d'imposture, et finit piégé par ses propres mystifications. Karoo de Steve Tesich (1998), devenu depuis sa traduction française en 2012 un véritable phénomène littéraire, participe des mêmes ressorts narratifs : écrivain raté, incapable de s’enivrer comme de montrer son affection à son fils, Saul « Doc » Karoo parachève sa propre destruction en appliquant à son existence les mêmes recettes qu’il inflige aux mauvais scénarios que Hollywood lui demande de récrire. Dans chacun de ces textes, le protagoniste peut faire siens les mots de Carrère au sujet de son récit censé « faire effraction dans le réel »: « le réel a déjoué mes plans ». Avec leurs personnages-scénaristes, mauvais démiurges châtiés par un réel plus résistant que leurs tentatives de le scripter, ces romans (d)énoncent cette modalité narrative du pouvoir que Citton appelle scénarisation, ou capacité d’agencer le comportement d’autrui à travers l’acte de narration. Mais il s’agit d’un savoir immanent à ces romans, une connaissance de la fiction sur elle-même, relevant de sa fonction cognitive. Récits conscients de l’emprise du récit, ils engagent une autre forme de réflexivité que celle des romans que la critique anglo-saxonne qualifie de « postmodernes », qui mettaient en scène leur propre fonctionnement romanesque : assumant pleinement leur statut fictionnel, ils ne jouent de la frontière entre réalité et fiction que pour mieux conforter l’idée que la réalité, bien que médiée et construite par les récits, « déborde » sans cesse. S'ils ne s'opposent pas frontalement au « Nouvel Ordre narratif », ces romans thématisent les effets perlocutoires des récits, mais surtout leur insuffisance face à la force de rappel du réel. Notre communication analysera ces dispositifs fictionnels d’un point de vue formel et socio-pragmatique. [less ▲]

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See detailLa bêtise au front de taureau: du bullshit considéré comme un des beaux-arts
Claisse, Frédéric ULiege

Article for general public (2016)

Nul n'échappe à la bêtise, surtout pas le monde savant qui fait preuve, en la matière, d'une inventivité inépuisable. Parmi les variétés les plus retorses, l'espèce que les anglo-saxons ... [more ▼]

Nul n'échappe à la bêtise, surtout pas le monde savant qui fait preuve, en la matière, d'une inventivité inépuisable. Parmi les variétés les plus retorses, l'espèce que les anglo-saxons qualifient de bullshit occupe une place de choix. Mais s'il est une chose qui peut faire reculer l'énorme animal au front de taureau, c'est le rire du satiriste... [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailAs above, so below? Narrative Salience and Side Effects of National Innovation Systems
Claisse, Frédéric ULiege; Delvenne, Pierre ULiege

in Critical Policy Studies (2016), 11(3), 255-271

This article furthers previous attempts at integrating narratology in policy analysis. Embracing an open-ended definition of narrative, it stresses the importance of maintaining distinct narrative levels ... [more ▼]

This article furthers previous attempts at integrating narratology in policy analysis. Embracing an open-ended definition of narrative, it stresses the importance of maintaining distinct narrative levels and, more generally, of taking into account the pragmatic dimension of narration as an activity, including the often-implicit role and focalization of the policy analyst. Developing a conceptual analogy between storytelling and the exercise of power, it argues for a critical use of practical imagination in ‘cold’ situations of ‘narrative salience’, characterized by the absence of controversy or uncertainty, an uneven distribution of the power of scenarization. These propositions for a ‘revisited’ approach to policy narratives, equidistant from the positivist and post-positivist dichotomy, are tested on the case of ‘narrative salience’ where a particular storyline, national innovation systems, is so dominant that there appears to be no ‘counter-story’. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailThe Bullshit Abstract: From Critique to Reflexive Practice
Van Oudheusden, Michiel ULiege; Charlier, Nathan ULiege; Claisse, Frédéric ULiege

Conference (2016, March 17)

Academics use the abstract to summarize and communicate a research paper’s focus, methods, findings, and conclusions. However, not all abstracts are convincing. Many are bland, uninspired, or outright ... [more ▼]

Academics use the abstract to summarize and communicate a research paper’s focus, methods, findings, and conclusions. However, not all abstracts are convincing. Many are bland, uninspired, or outright stupid, as authors do not always know what they want to say or how to communicate complex research in the space of a few hundred words. They hence often convey the kind of “intelligent stupidity,” which Robert Musil (1937) said could hardly be “distinguished from talent, progress, hope or improvement.” By implication, abstracts are prone to contain and perpetuate “academic bullshit” (Frankfurt 2005), broadly understood as forms of academic expression that meet the stylistic academic standards but generate content that is deceptive, doubtful, or irrelevant. Taking this inherent disposition towards bullshit in the academic abstract as its entry point, this paper presents ten self-authored “bullshit abstracts,” which draw inspiration from various academic fields. Far from denouncing bullshit outright, it acknowledges the inevitable character of bullshit in academic writing (Eubanks and Schaeffer 2008). It urges academics to reflexively consider, and perform, their roles as researchers and writers in view of the challenges they face today, such as reputation management and the pressure in academia to publish or perish; and their complete lack of sensitivity to the odorous aspects of writing. [less ▲]

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See detailSéminaire "Storytelling": note d'intention
Claisse, Frédéric ULiege; Huppe, Justine ULiege

E-print/Working paper (2016)

A l'origine, cette note constitue un document de travail à destination des étudiant-e-s de Masters en langues et lettres françaises romanes, à finalité approfondie, qui ont choisi le module « Storytelling ... [more ▼]

A l'origine, cette note constitue un document de travail à destination des étudiant-e-s de Masters en langues et lettres françaises romanes, à finalité approfondie, qui ont choisi le module « Storytelling » dans le cadre du séminaire de littérature (XIXe-XXIe) : Histoire, société, institutions, discours (2e quadrimestre, année 2015-2016). Elle reprend les hypothèses et grandes lignes du projet de recherche (FRS-FNRS) "Storyfic", qui vise à évaluer l'impact du storytelling sur l'écriture de fiction contemporaine. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detail'En fonction du futur': la fonction publique régionale wallonne sous contrainte d'innovation
Claisse, Frédéric ULiege; Guyot, Jean-Luc

in Prospective et Stratégie (2016), 1(7), 39-58

Building on a forward-looking reflexion initiated at the Walloon Institute for Evaluation, Foresight and Statistics (IWEPS), the paper considers the issues at stake for the transformation of the regional ... [more ▼]

Building on a forward-looking reflexion initiated at the Walloon Institute for Evaluation, Foresight and Statistics (IWEPS), the paper considers the issues at stake for the transformation of the regional Walloon public administration, taken as a changing environment under strong pressures – institutional, budgetary, demographic, economic and ideological –. In another perspective, these multiple constraints can also be seen as opportunities to innovate and to think about the public administration identity, modes of organisation and ways of performing its missions : how is the profession of civil servant going to be redefined, at a time when the proportion of contract employees vs. public servants has never been so high? What management practices can the administration draw inspiration from, as New Public Management (NPM) principles are showing some signs of exhaustion? What changes can be observed in the users’ expectations towards the administration? What role will instruments of digital governance play in this new configuration? How will the public administration react to the competition of new providers of services to the public? [less ▲]

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See detailGouverner pour quantifier: le chiffre comme représentation et comme performance
Claisse, Frédéric ULiege; Fallon, Catherine ULiege; Piron, Damien

Scientific conference (2015, November 20)

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See detailComment décrire la musique expérimentale ? Le cas de Vital Weekly
Claisse, Frédéric ULiege

Conference (2015, October 01)

Publiée de manière interrompue sous forme de courrier hebdomadaire depuis 1995, le magazine Vital Weekly est un observateur privilégié de vingt ans d’évolution dans le domaine des musiques expérimentales ... [more ▼]

Publiée de manière interrompue sous forme de courrier hebdomadaire depuis 1995, le magazine Vital Weekly est un observateur privilégié de vingt ans d’évolution dans le domaine des musiques expérimentales. La communication revient sur ce corpus de 1001 numéros, qui voit les chroniqueurs progressivement inventer une forme de critique musicale radicale, gratuite et libre d’accès, sans prétention stylistique ou journalistique, visant l’informativité avant tout, à destination d’une communauté de lecteurs dont beaucoup sont eux-mêmes producteurs ou musiciens. Le magazine illustre la situation hybride des musiques expérimentales, appellation commode et fourre-tout pour des pratiques musicales extrêmement diversifiées, qui doivent autant aux traditions « savantes » du XXe siècle (field recordings, musique concrète, musiques électro-acoustiques, poésie sonore, …) qu’à l’esprit Do-It-Yourself et à l’esthétique industrielle de la cassette culture ayant émergé au tournant des années 1970-1980. D’inspiration pragmatique, l’analyse sociologique présentée ici prend au sérieux l’épreuve perceptive que représente pour le chroniqueur la rencontre avec un matériau sonore qui défie le jugement esthétique. Exemples à l’appui, il s’agit d’expliciter les « prises » de la critique sous contrainte de descriptivité : quels sont les repères conventionnels sur lesquels s’appuyer pour situer l’objet musical dans un espace structuré (paratexte, épitexte, descripteurs de genre, références intertextuelles) ? quels sont les registres (étrangeté, malaise, onirisme, puissance, intimité, présence à soi, matérialité et textures) qui permettent de transmettre au lecteur l’expérience sensible d’un face-à-face avec un objet sonore bouleversant ? [less ▲]

Detailed reference viewed: 58 (3 ULiège)
See detailLa fonction publique régionale wallonne: Réflexions et balises pour un projet de recherche prospective
Claisse, Frédéric ULiege; Guyot, Jean-Luc

Scientific conference (2015, September 03)

Évolution du cadre institutionnel, contraintes budgétaires, transferts de compétences, instauration de nouveaux modes de gestion, vieillissement du personnel, recomposition du métier de fonctionnaire ... [more ▼]

Évolution du cadre institutionnel, contraintes budgétaires, transferts de compétences, instauration de nouveaux modes de gestion, vieillissement du personnel, recomposition du métier de fonctionnaire : tels sont quelques-uns des défis, tendances lourdes ou incertitudes auxquels la fonction publique régionale sera confrontée à plus ou moins brève échéance. Pour répondre à ce questionnement, l’IWEPS a décidé de développer une réflexion prospective sur le(s) futur(s) du SPW et des OIP à l’horizon 2030-2040. La présentation se centrera sur la méthodologie du projet, les variables et composantes de l’analyse systémique et de la base prospective. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailBuilding the future of European sustainability governance: a critical self-reflexive approach to a participatory Technology Assessment exercise
Claisse, Frédéric ULiege; Delvenne, Pierre ULiege; Macq, Hadrien ULiege et al

Conference (2015, June 12)

Europe Wide Views (EWV) on Sustainable Consumption is a cross-European citizen consultation providing unique insights into the views of ordinary citizens across Europe on sustainable consumption and ... [more ▼]

Europe Wide Views (EWV) on Sustainable Consumption is a cross-European citizen consultation providing unique insights into the views of ordinary citizens across Europe on sustainable consumption and policies connected to this complex issue. The consultation took place simultaneously in 11 EU member states on October 25th 2014 and involved 1035 European citizens. Throughout the day, the participating citizens deliberated with fellow citizens and voted on issues relating to future policy-making on sustainable consumption. Overall, EWV was framed as a participatory Technology Assessment (pTA) exercise. Following the hypothesis that TA practitioners do not enough question the design of their projects’ and their own normative assumptions, we suggest to put the consultation we organised in Wallonia (Belgium) to the test. The aggregated results of the consultations point to the fact that “citizens are [now, after the EWV] strongly in favour of policy-makers taking ambitious steps in order to foster a more sustainable consumption in society, and want to personally take action in this process”. Relying on our previous work on dystopia as empowerment, we suggest a self-reflexive experiment to inquire into how much the design of the consultation (including the materials that were circulated) and the messages that we conveyed pictured a threatening present that would lead to an apocalyptic future ‘if nothing was done’, thereby potentially biasing the results that will are to be translated into political recommendations. Our analysis will benefit from cross-breeding future studies and science and technology studies to think afresh invisible normativities induced by pTA of sustainable governance. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailBuilding on anticipation: dystopia as empowerment
Claisse, Frédéric ULiege; Delvenne, Pierre ULiege

in Current Sociology (2015), 63(2),

A dystopia can be defined as the depiction of a dark future building on the systematic amplification of current trends and features. It relates to a complex narrative posture that relies on the critical ... [more ▼]

A dystopia can be defined as the depiction of a dark future building on the systematic amplification of current trends and features. It relates to a complex narrative posture that relies on the critical observation of a threatening present that would lead to an apocalyptic future “if nothing was done.” Yet, however inescapable this future may be described, the very existence of such a narrative presupposes that the political community it tries to reach is actually able to do something to thwart it. Oddly enough, a successful dystopia aims at making itself obsolete: once the world it depicts is identified as a possible (or even unavoidable) future, it seems to empower its readers again, restoring what Musil called a ‘sense of possibilities’ that eventually make alternative pathways thinkable. In our contribution, we propose to broaden the range of commonly accepted dystopists (usually fiction writers and novelists like e.g. George Orwell’s 1984) to sociologists like Ulrich Beck. Building on his Risk Society (1986), Beck’s strong diagnosis about the breakdown of First Modernity and the coming of Second Modernity contains a noticeable prophetic and evangelical overtone that aims at “reinventing politics.” We defend the notion that the dystopian posture can be used to characterize both fiction and nonfiction writers such as Orwell and Beck: a common ability, based on the same set of inextricably cognitive and normative patterns, to anticipate the future and eventually empower political communities to engage in further action. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailFormal Incident Reporting System: Putting Solidarity on Trial
Rossignol, Nicolas ULiege; Claisse, Frédéric ULiege

Conference (2014, September)

The practice of “incident reporting” is commonly recognized as an effective mean to reduce the vulnerability of “at risk” socio-technical systems (e.g. nuclear plants, large industrial facilities or ... [more ▼]

The practice of “incident reporting” is commonly recognized as an effective mean to reduce the vulnerability of “at risk” socio-technical systems (e.g. nuclear plants, large industrial facilities or hospitals), as it allow the concerned community to learn from past incidents. Indeed, it is assumed that collective resilience will be upgraded via the use of institutionalized Incident Reporting System (IRS), enabling the organization to improve the quality of the actions and reactions in case of deviation from normality, or to prevent such deviation. Yet, inductive analysis of what happens with those IRS in practice are not numerous. In this paper, we address this gap and display the results of semi-structured interviews conducted in a nuclear facility. During those interviews, participants were also requested to produce a mind map of the IRS they are concerned with. As a result, we show that safety is a matter of solidarities that are situated in specific contexts. To that regard, incident reporting is a practice of decomposition and recomposition of trusts and thus of solidarities. Reporting incidents consists in putting solidarity on trial, as the collective safety was threatened. We show that such open trial is often avoided because questioning solidarities is not always desirable in order to allow the group to continue functioning. Overall, we argue that informal reporting behaviors can also contribute to upgrade collective resilience without putting solidarities on trial. [less ▲]

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