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Peer Reviewed
See detailLa flexicurité revisitée : analyse qualitative interdisciplinaire du discours de travailleurs à l'aide d'un logiciel collaboratif »
Beuker, Laura ULg; DE CIA, Julie ULg; Dervaux, Amélie ULg et al

in Recherches Qualitatives (in press)

L’ambition de cet article est double : explorer les vertus de l’utilisation d’un logiciel d’analyse qualitative dans le cadre d’un travail interdisciplinaire sur la flexicurité, et réaliser une revue de ... [more ▼]

L’ambition de cet article est double : explorer les vertus de l’utilisation d’un logiciel d’analyse qualitative dans le cadre d’un travail interdisciplinaire sur la flexicurité, et réaliser une revue de littérature transversale à partir des problématiques concrètes que ce concept cristallise dans le vécu des travailleurs. La flexicurité constitue un oxymore qui prône la recherche d’un équilibre entre besoins de flexibilité et de sécurité sur le marché du travail. Cet équilibre est avant tout un objectif politique, mais il reste fragile aux yeux des acteurs concernés. En cherchant à croiser le regard analytique de trois disciplines – psychologie, gestion et sociologie –, nous avons recouru au logiciel Cassandre (Lejeune, 2008) pour dégager des tensions discursives autour des notions de flexibilité et de sécurité dans un corpus de vingt entretiens qualitatifs. L’article permet ainsi de concrétiser l’intérêt et les limites de l’utilisation d’un logiciel d’analyse qualitative dans le cadre d’un travail interdisciplinaire. [less ▲]

Detailed reference viewed: 25 (2 ULg)
Peer Reviewed
See detail« Le rôle des facilitateurs dans la diffusion de normes d’emploi : le cas d’un bureau de chômage belge ».
Beuker, Laura ULg; Orianne, Jean-François ULg

in Meilland, Christelle; Sarfati, François (Eds.) Accompagner vers l'emploi. Quand les dispositifs se mettent en action (in press)

En 2004 a eu lieu une importante réforme concernant la politique d’activation en Belgique : le Plan d’accompagnement des chômeurs (PAC) qui prévoit le renforcement de l’accompagnement des chômeurs ... [more ▼]

En 2004 a eu lieu une importante réforme concernant la politique d’activation en Belgique : le Plan d’accompagnement des chômeurs (PAC) qui prévoit le renforcement de l’accompagnement des chômeurs, effectué par les Services publics de l’emploi (SPE), la mise en place de la procédure d’activation du comportement de recherche d’emploi, effectuée par l’Office national de l’emploi (Onem), ainsi que l’échange systématique de données entre les SPE régionaux et le Fédéral. Désormais, des agents, dénommés facilitateurs, sont spécifiquement chargés de l’évaluation du comportement de recherche d’emploi des chômeurs. Lors des entretiens d’évaluation, l’indemnisation des chômeurs est en jeu. Si la procédure d’évaluation est clairement définie par un cadre règlementaire, la décision, quant à elle, résulte d’un travail d’interprétation qu’effectue l’agent en situation de face à face avec le demandeur d’emploi (DE). Nous tenterons de décrire l’activité de jugement des facilitateurs et montrerons que la décision de ces derniers n’est ni totalement arbitraire, ni totalement déterminée par la réglementation : elle résulte de l’interaction avec le chômeur et de la mobilisation d’une multitude d’appuis conventionnels de l’action (Dodier, 1993). Nous montrerons que ces agents sont aussi des « pourvoyeurs » de normes institutionnelles (Benarrosh, 2006). [less ▲]

Detailed reference viewed: 57 (2 ULg)
Peer Reviewed
See detailBeyond indiscipline of Labor Market Intermediaries : The Case of Public Employment Services and Private Providers Partnerships
Remy, Céline ULg; Beuker, Laura ULg; Gérard, Julie ULg

Conference (2015, July 08)

Following the economic and social changes in the countries of the European Union (liberalization requirements, crisis of the welfare State, diversification of users expectations, etc.), compelling ... [more ▼]

Following the economic and social changes in the countries of the European Union (liberalization requirements, crisis of the welfare State, diversification of users expectations, etc.), compelling readability needs and modernization of Public Employment Services (PES) have appeared. Meanwhile, a spectacular growth of private employment operators - market and non-market - was recognized by the International Labor Organization in all member states, in order to respond effectively to the increased requests of support and training for the beneficiaries of the PES. In this new context, PES are invited by the European Union (EU) – particularly through its multiple directives – to rethink and reposition their traditional activities of placement, training and support for jobseekers according to a "mixed" management of the labor market. Therefore, PES entrust operation and management of their activities to private providers, as part of a contractual agreement. In this way, these operators provide a "back office function for SPE via a system of delegation governed by a specific division of labor formalized in a partnership agreement between PES and the private provider". Thus, these private labor market intermediaries (LMI’s) as active members on the public orders market work both on their own behalf and on behalf of the public authority. These new collaborations, qualified public-private partnerships (PPPs), allow PES to outsource and delegate a part of their missions they could not achieve internally. So PES combine the role of "actor" and the role of "manager" / "principal" in the labor market. To facilitate the coordination of their activities with the private sector, PES made the decision to create a partnerships service. The officers of this service have the mission to oversee this new form of regulation of the labor market. While collaboration rules are initially determined by the PES, the agents are required to implement them and have the private operators following them. Our interest is to study how these actors – or stakeholder of the PPPs – implement this public action device. Despite differences in both organizational and cultural (for instance bureaucratic rigidity versus informal structure, constraint reporting, management autonomy, etc.), public and private actors work together to serve community and beneficiaries of the PES for their professional integration in the labor market. To analyze how these actors interact and live the partnership relationship, established between agreement and disagreement, we will rely on the economy of conventions and especially on the theoretical contributions of the Theory of justification. In this way, we will identify the different logics of action (present in the merchant, civic, industrial worlds, etc.) that guide the practices of stakeholders, from their discourse and in particular the underlying arguments to justify their actions. Our analysis is rooted in empirical material composed of semi-structured interviews (N=89) and various observations of interactions made within the partnership services and with providers (N=132). These observations focused on three key moments in the life of the partnership: the selection of projects, the monitoring and evaluation of projects by the agents. With this approach, our goal is twofold. On the one hand, we want to highlight the moments when the actors "interpret" the regulatory framework that structure their actions within the partnership relationship. On the other hand, we want to understand the arguments used by actors to justify and legitimize their indiscipline. [less ▲]

Detailed reference viewed: 38 (2 ULg)
See detailLa flexicurité revisitée : analyse qualitative interdisciplinaire du discours de travailleurs à l'aide d'un logiciel collaboratif »
Beuker, Laura ULg; DE CIA, Julie ULg; Orianne, Jean-François ULg et al

Conference (2015, June 17)

La flexicurité constitue un oxymore qui prône la recherche d’un équilibre entre besoins de flexibilité et de sécurité sur le marché du travail. Cet équilibre est avant tout un objectif politique, mais il ... [more ▼]

La flexicurité constitue un oxymore qui prône la recherche d’un équilibre entre besoins de flexibilité et de sécurité sur le marché du travail. Cet équilibre est avant tout un objectif politique, mais il reste fragile aux yeux des acteurs concernés. En cherchant à croiser le regard analytique de trois disciplines – psychologie, gestion et sociologie –, nous avons recouru au logiciel Cassandre (Lejeune, 2008) pour dégager des tensions discursives autour des notions de flexibilité et de sécurité dans un corpus de vingt entretiens qualitatifs. L’article permet ainsi de concrétiser l’intérêt et les limites de l’utilisation d’un logiciel d’analyse qualitative dans le cadre d’un travail interdisciplinaire. [less ▲]

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See detailUn collectif en construction : le cas du CRISdoc
Bastard, Joséphine ULg; Beuker, Laura ULg; Colemans, Julie ULg et al

Conference (2015, March 10)

Cette communication vise à s’interroger sur la construction de l’identité professionnelle du chercheur en sciences humaines et sociales à travers la construction d’un collectif spontané émanant de jeunes ... [more ▼]

Cette communication vise à s’interroger sur la construction de l’identité professionnelle du chercheur en sciences humaines et sociales à travers la construction d’un collectif spontané émanant de jeunes chercheurs : le CRISdoc. Le Centre de Recherche et d’Interventions Sociologiques (CRIS) est un laboratoire rattaché à l’Institut des Sciences Humaines et Sociales de l’Université de Liège (Belgique). Créé dans le courant des années 1990, le CRIS s’est développé au départ d’un petit groupe de chercheurs mus par une même conception de la sociologie ; héritage de leurs liens étroits avec le Centre de Sociologie des Organisations (CSO). Ce laboratoire s’est progressivement étendu et diversifié en intégrant notamment des chercheurs en criminologie. Il est composé aujourd’hui de six académiques, deux chercheurs post-doctoraux, trois assistants et douze doctorants, ainsi que d’une multitude de chercheurs associés. Au sein du laboratoire, un groupe de travail baptisé « CRISdoc » a récemment vu le jour. Il est composé d’une dizaine de chercheurs (doctorants et post-doctorants). Il s’agit de comprendre les raisons d’être d’un tel collectif, de décrire les caractéristiques de ses membres et les objectifs inhérents à cette démarche. Le métier de chercheur, et particulièrement le processus doctoral, est un travail essentiellement solitaire. A l’exception des interactions avec son promoteur, au cours desquelles les lignes directrice de la thèse s’élaborent progressivement, le doctorant réalise son terrain seul, et traite seul de son objet de recherche. Notre lieu de travail nous rapproche cependant. Quoique nous soyons rarement tous présents, étant donné les impératifs de notre travail de terrain, nous partageons un même couloir. Celui-ci est le point de départ d’autres rencontres informelles Bien qu’étant rarement présents tous au même moment, du fait de nos impératifs empiriques et du fonctionnement relativement informel du service, nous entretenons des relations interpersonnelles régulières, à travers des activités au contenu professionnelles (séminaires, formations) mais surtout extraprofessionnelles (temps de midi, repas organisés par l’institution ou par nos soins, apéritifs improvisés, etc.). Ces échanges sont la preuve que nous ne sommes pas seuls. Pour autant, ils n’offrent que de rares occasions de procéder à de réels échanges de fond structurés. Depuis plusieurs mois, de nombreuses discussions informelles ont traité de cet aspect, et du fait qu’au-delà de nos différences apparentes, nous vivons en partie les mêmes expériences, questionnements, ou obstacles. En outre, nous partageons régulièrement, sans forcément y penser ou en parler, des cadres théoriques ou des méthodes de travail similaires. Peu à peu, l’idée de se réunir autour de ces différents sujets a commencé à germer. Le premier défi auquel nous devions faire face était étroitement lié à l’hétérogénéité du collectif. Nos profils sont, en effet, contrastés et de nombreuses caractéristiques sont à prendre en compte : l’âge (de 24 à 35 ans), la formation (sociologie, gestion des ressources humaines, sciences du travail, sciences politiques, langues romanes, histoire, droit, gestion de projets), le promoteur (cinq différents, avec leurs propres sensibilités théoriques), le type de recherche (fondamentale ou commanditée), le financement (FNRS, FRFC, ARC, PAI, BRAIN, assistanat), le champ de recherche (police, justice, enseignement, santé, emploi), l’expérience (début/milieu/fin de thèse, post-doctorat, contrats de recherche antérieurs), etc. Comment dès lors parvenir à créer un espace commun de travail et de réflexion ? Notre première réunion formelle était destinée à délimiter les contours et les objectifs de réunions futures. Malgré cette diversité, notre première rencontre a permis de distinguer une série de thématiques communes et de fixer un calendrier afin d’échanger sur différents sujets tels que l’organisation du travail empirique, l’articulation entre les apports théoriques et empiriques, la rupture épistémologique et le retour aux acteurs concernés, ou encore la distanciation par rapport au projet initial et au promoteur. À raison d’une rencontre par mois environ, réparties sur la présente année académique, nous procédons à un partage de connaissances, d’expériences et de conseils. Le séminaire « CRISdoc » est né. Reste la question des objectifs poursuivis, individuels et collectifs, explicites et implicites, d’une telle démarche. Tout d’abord, nous aspirons pour la plupart à partager nos questionnements, nos expériences afin de surmonter les obstacles rencontrés ou plus simplement de parfaire notre apprentissage du métier de chercheur. Nous considérons notre hétérogénéité comme une richesse dont chacun peut se nourrir individuellement : les plus expérimentés partageant leur vécu, les plus jeunes apportant un regard neuf. Ensuite, le CRISdoc remplit une série de fonctions secondaires, mais non moins importantes car il permet de partager ses doutes, craintes, déceptions, impasses, de relativiser ou démystifier la recherche, le tout dans une ambiance conviviale, peu contraignante et en dehors de toute pression ou jugement hiérarchique. Enfin, la question du collectif en lui-même reste ouverte : au-delà de la rencontre de nos intérêts individuels, la démarche participe-t-elle à l’émergence d’un véritable collectif, d’une identité « doctorant » au sein du service ? Ou ce partage n’est-il qu’une occasion supplémentaire de renforcer le caractère individuel de notre métier ? S’il est actuellement difficile d’y répondre de façon précise, ces interrogations conservent toute notre attention. Dès lors, cette communication vise à s’interroger de manière descriptive et réflexive sur ce processus de construction de l’identité professionnelle à un niveau individuel et collectif. [less ▲]

Detailed reference viewed: 51 (22 ULg)
Peer Reviewed
See detailLa pérennisation des partenariats publics-privés dans le champ de l’emploi : entre application, interprétation et ajustement du cadre réglementaire
Remy, Céline ULg; Gérard, Julie ULg; Beuker, Laura ULg

Conference (2015, February 07)

Dans une perspective de gestion mixte du marché du travail, les services publics de l’emploi sont invités, par la Convention 181 de l’OIT de 1997, à déléguer et à confier l’exploitation et la gestion de ... [more ▼]

Dans une perspective de gestion mixte du marché du travail, les services publics de l’emploi sont invités, par la Convention 181 de l’OIT de 1997, à déléguer et à confier l’exploitation et la gestion de leurs activités à des opérateurs privés de service, dans le cadre d’une entente contractuelle. Alors que les modalités de la collaboration (telles que le public-cible, le type et le nombre d’accompagnements dispensés, les résultats à atteindre, etc.) sont fixées, initialement, par les services publics de l’emploi, elles sont ensuite mises en pratique par les diverses parties-prenantes du partenariat. Les acteurs publics et privés exploitent la part de latitude inhérente à leur fonction pour interpréter et ajuster les termes du contrat ou pour pouvoir réaliser leur mission d’accompagnement des demandeurs d’emploi. Partant du postulat que la règle est incomplète, notre objectif est d’analyser la mise en œuvre du partenariat en saisissant les arguments avancés par les acteurs pour justifier et légitimer leurs actions. À partir de cette analyse, nous montrerons que les acteurs du partenariat doivent interpréter les règles – écart entre le travail prescrit et le travail effectivement presté – dans leurs pratiques quotidiennes. Agissant comme des « pseudo » street-level bureaucrats, ces derniers usent de leur pouvoir pour ajuster les règles. En outre, il semblerait que ces pratiques d'indiscipline permettent, en réalité, de maintenir les relations partenariales entre services publics de l’emploi et opérateurs privés, et d’œuvrer, in fine, à la pérennisation de celles-ci dans le champ de l’emploi. Nous appuierons notre analyse sur un matériau empirique composé d’observations participantes et d’entretiens semi-directifs réalisés auprès des parties-prenantes des PPP, situés en Belgique francophone. [less ▲]

Detailed reference viewed: 41 (19 ULg)
See detailLa flexicurité : vers une carrière transitionnelle?
Beuker, Laura ULg

Conference (2014, July)

Ces dernières années, les institutions Européennes ont joué un rôle clé dans la régulation et l’orientation des politiques publiques pour l’emploi des États-membres (Amparo-Serrano et Martin-Martin, 2012 ... [more ▼]

Ces dernières années, les institutions Européennes ont joué un rôle clé dans la régulation et l’orientation des politiques publiques pour l’emploi des États-membres (Amparo-Serrano et Martin-Martin, 2012). Dans ce cadre, la flexicurité s’est imposée comme une référence des politiques en matière de droit du travail, d’emploi, de sécurité sociale et de formation professionnelle (Conter et Orianne, 2011). En Belgique, cette exigence d’allier flexibilité et sécurité sur le marché du travail a constitué le cœur de nombreux discours et programmes politiques, pour finir par s’estomper progressivement, à la suite de crises financières et économiques l’ayant fortement éprouvé. Ce « concept » a-t-il pour autant effectivement disparu ? À partir d’une étude qualitative basée sur des entretiens semi-directifs menés auprès d’acteurs institutionnels – experts et analystes du marché du travail – nous nous sommes rendu compte que si la sémantique n’est plus, les principes de flexicurité sont, quant à eux, toujours présents dans le discours des individus. De plus, ces principes semblent détenir une portée normative de taille quant à la redéfinition de l’articulation des temporalités sociales : d’une sécurité de l’emploi, nous serions en train d’effectuer un glissement vers une sécurité en emploi de l’individu. La rhétorique n’est pas innocente : désormais, ce n’est plus tant l’individu qu’il s’agit de protéger (droit du travail, etc.) mais bien les transitions – multiples et sinueuses – opérées par ce dernier. Pour y parvenir, l’État le responsabilise : il doit désormais être capable de se prendre en mains : « c’est le passage d’un ‘État qui protège’ à un ‘État qui rend capable’ » (Vrancken, 2008). [less ▲]

Detailed reference viewed: 50 (19 ULg)
See detailAnalyse du métier de facilitateur et de son rôle dans la diffusion de normes d’emploi : le cas d’un bureau de chômage belge
Orianne, Jean-François ULg; Beuker, Laura ULg

Conference (2014, June)

En 2004, suite aux injonctions européennes en matière d’activation impulsées par les lignes directrices de 2003-2005, la Belgique met en place le PAC (ou Plan d’Accompagnement des chômeurs). Cette ... [more ▼]

En 2004, suite aux injonctions européennes en matière d’activation impulsées par les lignes directrices de 2003-2005, la Belgique met en place le PAC (ou Plan d’Accompagnement des chômeurs). Cette importante réforme prévoit – notamment – la mise en place de la procédure d’activation du comportement de recherche d’emploi par l’Office National de l’Emploi (Ou l’ONEm). Désormais, des agents sont spécifiquement dédiés à l’évaluation des efforts menés par les demandeurs d’emploi (ou DE) pour s’insérer sur le marché du travail : ce sont les facilitateurs. Si la procédure d’évaluation est officiellement définie, la décision, quant à elle, est bel et bien fonction de l’agent, qui doit interpréter le cadre réglementaire général à l’aune de la situation singulière du demandeur d’emploi. À l’aide d’une étude de cas réalisée au sein d’un bureau de chômage situé en Belgique francophone, nous allons tenter d’ouvrir la « boîte noire » du jugement des facilitateurs. À partir d’une approche qualitative cumulant des entretiens semi-directifs et de l’observation d’interactions entre facilitateurs et demandeurs d’emploi, nous montrerons que la décision des facilitateurs n’est ni arbitraire, ni déterminée. Elle est, au contraire, le fruit de la mobilisation d’une multitude d’appuis conventionnels dans l’action (Dodier, 1993). En outre, dans la lignée des travaux de Benarrosh (2000 ; 2006 ; 2012) nous démontrerons que ces agents sont des « pourvoyeurs » de normes institutionnelles précises à destination des demandeurs d’emploi. [less ▲]

Detailed reference viewed: 77 (26 ULg)
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See detail« La flexicurité : une politique des idées ? Regards croisés d’acteurs institutionnels belges en 2013 »
Beuker, Laura ULg; Gérard, Julie ULg; Orianne, Jean-François ULg

Conference (2014, May)

Cette communication porte sur la traduction, en Belgique, d’une politique européenne de l’emploi – la flexicurité – par différents acteurs institutionnels. À partir d’une analyse documentaire et d’une ... [more ▼]

Cette communication porte sur la traduction, en Belgique, d’une politique européenne de l’emploi – la flexicurité – par différents acteurs institutionnels. À partir d’une analyse documentaire et d’une vingtaine d’entretiens semi-directifs, nous étudierons la manière dont ces acteurs s’approprient et interprètent la flexicurité. Nous nous appuierons principalement sur les apports récents de la sociologie de l’action publique, en particulier l’approche cognitive des politiques publiques (Surel, 2000 ; Muller et Surel, 1998) et l’européanisation des politiques d’emploi (Palier et Surel, 2007 ; 2010). Nous montrerons que cette appropriation a donné lieu, en Belgique, à une transformation de sens conféré à la sécurité, celle-ci étant dorénavant substitué à celui de la flexibilité. [less ▲]

Detailed reference viewed: 42 (11 ULg)
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See detailLa flexicurité : une politique des idées ? Regards croisés d’acteurs institutionnels belges en 2013
Beuker, Laura ULg; Gérard, Julie ULg; Orianne, Jean-François ULg

in Revue Belge de Sécurité Sociale (2014), 1

Cette recherche porte sur la traduction, en Belgique, d’une politique européenne de l’emploi – la flexicurité – par différents acteurs institutionnels. À partir d’une analyse documentaire et d’une ... [more ▼]

Cette recherche porte sur la traduction, en Belgique, d’une politique européenne de l’emploi – la flexicurité – par différents acteurs institutionnels. À partir d’une analyse documentaire et d’une vingtaine d’entretiens semi-directifs, nous étudierons la manière dont ces acteurs s’approprient et interprètent la flexicurité. Nous nous appuierons principalement sur les apports récents de la sociologie de l’action publique, en particulier l’approche cognitive des politiques publiques (Surel, 2000 ; Muller et Surel, 1998) et l’européanisation des politiques d’emploi (Palier et Surel, 2007 ; 2010). Nous montrerons que cette appropriation a donné lieu, en Belgique, à une transformation du sens conféré à la sécurité, dorénavant assimilée à de la flexibilité. [less ▲]

Detailed reference viewed: 63 (26 ULg)
See detailAnalyse du métier de facilitateur et de son rôle dans la diffusion de normes d’emploi : le cas d’un bureau de chômage belge
Beuker, Laura ULg

Conference (2013, December 17)

En 2004, suite aux injonctions européennes en matière d’activation impulsées par les lignes directrices de 2003-2005, la Belgique met en place le PAC (ou Plan d’Accompagnement des chômeurs). Cette ... [more ▼]

En 2004, suite aux injonctions européennes en matière d’activation impulsées par les lignes directrices de 2003-2005, la Belgique met en place le PAC (ou Plan d’Accompagnement des chômeurs). Cette importante réforme prévoit – notamment – la mise en place de la procédure d’activation du comportement de recherche d’emploi par l’Office National de l’Emploi (Ou l’ONEm). Désormais, des agents sont spécifiquement dédiés à l’évaluation des efforts menés par les demandeurs d’emploi (ou DE) pour s’insérer sur le marché du travail : ce sont les facilitateurs. Si la procédure d’évaluation est officiellement définie, la décision, quant à elle, est bel et bien fonction de l’agent, qui doit interpréter le cadre réglementaire général à l’aune de la situation singulière du demandeur d’emploi. À l’aide d’une étude de cas réalisée au sein d’un bureau de chômage situé en Belgique francophone, nous allons tenter d’ouvrir la « boîte noire » du jugement des facilitateurs. À partir d’une approche qualitative cumulant des entretiens semi-directifs et de l’observation d’interactions entre facilitateurs et demandeurs d’emploi, nous montrerons que la décision des facilitateurs n’est ni arbitraire, ni déterminée. Elle est, au contraire, le fruit de la mobilisation d’une multitude d’appuis conventionnels dans l’action (Dodier, 1993). En outre, dans la lignée des travaux de Benarrosh (2000 ; 2006 ; 2012) nous démontrerons que ces agents sont des « pourvoyeurs » de normes institutionnelles précises à destination des demandeurs d’emploi. [less ▲]

Detailed reference viewed: 61 (16 ULg)
Peer Reviewed
See detailComment concilier flexibilité et sécurité en TPE/PME ?
Beuker, Laura ULg; Gérard, Julie ULg; Schoenaers, Frédéric ULg et al

Conference (2013, November)

Face à la libéralisation du marché, à l’externalisation des échanges et aux progrès technologiques, les entreprises doivent, à présent, jongler entre des dispositifs et des mesures destinés à assouplir le ... [more ▼]

Face à la libéralisation du marché, à l’externalisation des échanges et aux progrès technologiques, les entreprises doivent, à présent, jongler entre des dispositifs et des mesures destinés à assouplir le marché du travail, tout en procurant une certaine sécurité et stabilité à leur main-d’œuvre. C’est dans ce cadre que cette communication vise à comprendre et à saisir la manière dont les très petites entreprises (TPE) et les petites et moyennes entreprises (PME) belges francophones tentent de concilier flexibilité et sécurité dans ce contexte de mondialisation et de concurrence exacerbée (Auer, 2008). En d’autres termes, nous verrons d’une part, quels dispositifs de flexibilité et de sécurité ces deux types d’entreprise mobilisent dans leur gestion de l’emploi et d’autre part, dans quelle mesure ces dispositifs sont propres à leurs structures configurationnelles et pratiques de gestion des ressources humaines (GRH), à l’aune de la théorie de la contingence structurelle (Mintzberg, 1982 ; Pichault et Nizet, 2000). À l’aide de 67 entretiens semi-directifs réalisés au sein de 54 TPE/PME belges, nous déterminerons tout d’abord, les pratiques de GRH véhiculées sur base d’indicateurs de flexibilité et de sécurité préalablement définis et ensuite, le type de configuration prédominant en proposant un modèle explicatif des facteurs et enjeux influençant ces pratiques. [less ▲]

Detailed reference viewed: 170 (45 ULg)
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See detailQuel est le modèle de transition des jeunes en Communauté française? Que résulte t-il de sa comparaison avec d'autres modèles européens?
Beuker, Laura ULg; Guillaume, Jean-François ULg

Conference given outside the academic context (2012)

Principaux constats d'une recherche commanditée par la Ministre de la Jeunesse et de l'Aide à la Jeunesse en 2011 portant sur les modalités d'insertion des jeunes dans l'âge adulte en Communauté française ... [more ▼]

Principaux constats d'une recherche commanditée par la Ministre de la Jeunesse et de l'Aide à la Jeunesse en 2011 portant sur les modalités d'insertion des jeunes dans l'âge adulte en Communauté française et sa comparaison avec d'autres modèles européens. [less ▲]

Detailed reference viewed: 189 (36 ULg)
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Peer Reviewed
See detailÉtude des médiations sur le marché du travail : l'apport de la nouvelle sociologie économique à l'économie des conventions.
Beuker, Laura ULg; Orianne, Jean-François ULg

Conference (2012, July 03)

Cette communication s’inscrit dans le cadre d’une recherche traitant des médiations sur le marché du travail, et plus précisément du rôle des intermédiaires dans la fluidification des appariements et la ... [more ▼]

Cette communication s’inscrit dans le cadre d’une recherche traitant des médiations sur le marché du travail, et plus précisément du rôle des intermédiaires dans la fluidification des appariements et la sécurisation des parcours professionnels. La nouvelle sociologie économique (NSE) et l’économie des conventions (EC) offrent des pistes intéressantes pour comprendre le fonctionnement de marchés concrets, comme celui du travail. Néanmoins, ces courants présentent tous deux des limites qu’une articulation théorique permettrait, selon nous, de dépasser. A la conception néoclassique d’un « marché autorégulateur », la NSE substitue une analyse des facteurs économiques, culturels et politiques qui contribuent à l’émergence d’une configuration particulière d’échange de biens et de services. Les théoriciens de l’EC quant à eux, portent un intérêt tout particulier pour l’analyse de l’activité de médiation sur le marché du travail et de la pluralité des modes d’évaluation des compétences. Cependant, l’EC ne cherche pas à expliquer l’émergence des conventions constitutives, considérées dans l’analyse comme variables indépendantes. En outre, l’EC présente une conception « sous-socialisée » des intermédiaires du marché du travail. Il nous semble que la NSE pourrait considérablement enrichir l’analyse des méditations à l’aide de notions clés telles que l’encastrement ou encore la construction sociale des activités économiques, restituant de la sorte au monde social toute son épaisseur. [less ▲]

Detailed reference viewed: 163 (34 ULg)