References of "Bechet, Christophe"
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See detailPre-war Planning in Belgium
Bechet, Christophe ULg

in Janz, Oliver; Apostolopoulos, Nicolas (Eds.) 1914-1918-online. International Encyclopedia of the First World War (in press)

Abstract: Since the Treaty of London in 1839, pre-war planning theories in Belgium oscillated between two positions: on one hand secure and defend which border would be endangered, on the other hand ... [more ▼]

Abstract: Since the Treaty of London in 1839, pre-war planning theories in Belgium oscillated between two positions: on one hand secure and defend which border would be endangered, on the other hand constitute in Antwerp a powerful national sanctuary. This concentration of most of the available military means in Antwerp was far more appropriate in the event of a French invasion. But this perspective decreased after the Franco-Prussian war in 1870, while the possibility of a trespassing by the two belligerents became greater and greater. The fortifications of Namur and Liège were voted by the Chambers in 1887 as a deterrent to both France and Germany. Nevertheless, without totally putting aside the defence of the Belgian southwestern border, high-ranking officers seemed to fear more and more a violation of the eastern border. Due to the completion of fortifications on the Meuse in 1892, German columns were supposed to move forward south of the river, through the Belgian Ardennes. On the eve of the Great War, King Albert I would have preferred to concentrate the army on the Meuse but his Chief of Staff selected a central position in order to maintain and secure his line of communication with Antwerp. The lack of a determined and “standardized” doctrine at the highest level of the army led to a “mixed” or compromise plan adopted in a hurry during the first days of mobilization in August 1914. [less ▲]

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See detailA la recherche d’une doctrine stratégique : L’invasion de la Belgique en 1914 à la lumière de l’environnement intellectuel des stratèges belges depuis 1839
Bechet, Christophe ULg

in Cochet, François (Ed.) Expériences combattantes XIXe - XXIe siècles. Tome 3 : Les environnements du combattant (in press)

L’environnement intellectuel des stratèges belges présenté dans cet article ne doit donc pas être considéré comme un corpus doctrinal précis mais plutôt comme une série d’interrogations géopolitiques ... [more ▼]

L’environnement intellectuel des stratèges belges présenté dans cet article ne doit donc pas être considéré comme un corpus doctrinal précis mais plutôt comme une série d’interrogations géopolitiques propres à l’espace belge, son statut de neutralité et ses fortifications. Ainsi, les choix posés par le Roi Albert I depuis l’ordre de mobilisation le 31 juillet 1914 jusqu’au repli de l’armée belge sur Anvers dans la nuit du 18-19 août peuvent être mis en parallèle avec les divers débats, polémiques ou études stratégiques antérieurs concernant la défense de la Belgique. Au cours de ces trois premières semaines de conflit, le souverain belge est en effet confronté à trois dilemmes majeurs : 1)Quand mobiliser ? Faut-il mobiliser avant la France et l’Allemagne ? 2) Quelle attitude adopter après la phase de mobilisation ? Faut-il concentrer les troupes vers la frontière menacée ou au centre du pays ? 3) En cas d’invasion, la jonction de l’armée belge avec une armée de secours est-elle prioritaire ? [less ▲]

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See detailLa résistance de Liège et son incidence sur le plan d’opérations allemand
Bechet, Christophe ULg

Conference given outside the academic context (2013)

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See detailIntroduction à la biographie de Joseph Lebeau
Bechet, Christophe ULg

Conference given outside the academic context (2012)

Le 19 avril 1839, l’acceptation par les Pays-Bas du traité des 24 articles marque une nouvelle étape dans l’Histoire de Belgique. La Belgique ne vit plus sous la menace d’un retour de l’armée hollandaise ... [more ▼]

Le 19 avril 1839, l’acceptation par les Pays-Bas du traité des 24 articles marque une nouvelle étape dans l’Histoire de Belgique. La Belgique ne vit plus sous la menace d’un retour de l’armée hollandaise. Malgré cet apaisement avec son voisin du nord, le pays n’en est pas moins rapidement confronté à de nouvelles difficultés : d’une part les premières tensions entre libéraux et catholiques apparaissent et commencent à déstabiliser le Gouvernement ; d’autre part la crise d’Orient menace de dégénérer en guerre européenne. C’est dans ce contexte houleux que Joseph Lebeau est rappelé à la tête de l’exécutif par le Roi (18 avril 1840 – 13 avril 1841). Il s’y illustre à nouveau comme chef de cabinet et ministre des Affaires étrangères. Cet épisode de la carrière de Lebeau est généralement moins connu du grand public. Pourtant, son action à cette époque est parfaitement révélatrice de la définition que l’homme d’Etat possède de la direction politique belge et de ce qu’elle doit être tant sur le plan national qu’international. Une fois le contexte historique planté, la conférence donnée le 8 septembre dans le cadre des journées du patrimoine se concentre sur le tournant des années 1840 en Belgique, parce qu’il constitue une étape importante pour la compréhension de la personnalité de Joseph Lebeau et plus largement pour l’histoire de notre pays. [less ▲]

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See detailRésumé de la thèse de Christophe BECHET, Traverser la Belgique ? De l’Indépendance au Plan Schlieffen (1839-1905)
Bechet, Christophe ULg

in Revue Belge d'Histoire Contemporaine = Belgisch Tijdschrift voor Nieuwste Geschiedenis (2012), 2-3

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See detailLa résistance de Liège en août 14 et la reconnaissance française : histoire, mythe et mémoire
Bechet, Christophe ULg

Conference (2012, August 24)

Il n’est pas exagéré de dire que la décision belge de refuser l’ultimatum allemand du 2 août et la résistance consécutive de la position de Liège furent pour la France une « divine surprise ». Les ... [more ▼]

Il n’est pas exagéré de dire que la décision belge de refuser l’ultimatum allemand du 2 août et la résistance consécutive de la position de Liège furent pour la France une « divine surprise ». Les rapports de l’ambassade française à Bruxelles au cours des mois et même des années précédentes n’avaient en effet guère préparé le Quai d’Orsay au respect par le Gouvernement belge d’une stricte neutralité en cas de conflit. L’impact dans l’opinion publique française fut considérable au point que dès le 7 août 1914, la Ville de Liège se voit remettre la plus haute distinction de la République : La Légion d’Honneur. Décoration méritée car résistance il y a bien eu… Néanmoins, autour de cet événement qui aurait pu comme beaucoup d’autres histoires militaires tomber après quelques années dans les oubliettes de l’Histoire, sont venues se greffer rapidement de nombreuses implications historiographiques, politiques et culturelles. Sur le plan historiographique, il fut de bon ton de magnifier cette résistance à l’excès jusqu’à déclarer que la résistance de Liège avait permis à l’armée française de gagner du temps pour réaliser la manœuvre salvatrice de la Marne : la Ville de Liège connue pour sa francophilie séculaire avait donc permis à elle seule de sauver la République d’un désastre militaire ! Cette version de l’histoire bataille fut enseignée à des générations d’écoliers et jusqu’à l’Ecole de guerre à Bruxelles. Sur le plan politique, les cérémonies de commémoration magnifiant la résistance liégeoise constituent des occasions récurrentes de rapprochement franco-belge saluées d’ailleurs par les militants wallons et francophiles. [less ▲]

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See detailLa Barrière de la Meuse avant la Première Guerre mondiale (1870-1914)
Bechet, Christophe ULg

Scientific conference (2012, May 14)

Depuis l’achèvement du camp retranché d’Anvers au milieu des années 1860, l’armée belge est appelée à se mobiliser et à se concentrer au cœur du pays. Elle doit en effet conserver intactes ses lignes de ... [more ▼]

Depuis l’achèvement du camp retranché d’Anvers au milieu des années 1860, l’armée belge est appelée à se mobiliser et à se concentrer au cœur du pays. Elle doit en effet conserver intactes ses lignes de communication avec le principal port national, qui sert également de réduit défensif et de dépôt en vivres et munitions. Ce principe de concentration des forces est fixé dès la fin des années 1850 par Léopold Ier et son ministre de la Guerre le général Chazal. Deux raisons guident le souverain et son ministre. Premièrement, le faible nombre d’hommes appelés à servir sous les drapeaux ne permet pas d’entretenir une armée suffisamment puissante pour garnir les murs des anciennes forteresses des Pays-Bas méridionaux et défendre en même temps toutes les frontières du Royaume. A ce titre, la concentration au cœur du pays entraîne des économies d’échelle. Deuxième avantage, ce choix permet d’éviter à la Belgique des remontrances de la part de la France ou de l’Allemagne en cas de préparatifs militaires belges trop appuyés le long des frontières. Une fois rassemblée dans une position centrale, l’armée est en mesure de se porter ensuite vers la frontière menacée. Durant la guerre de 1870, le roi Léopold II est forcé de déployer l’armée belge jusque dans la pointe sud du Luxembourg afin de désarmer tous les soldats étrangers pénétrant sur le sol belge. Ce choix militaire ne va pas forcément de soi. Il découle d’une conception très pointilleuse de la neutralité belge selon laquelle tout franchissement de frontière, aussi léger soit-il, doit entraîner une réaction immédiate de la part de la Belgique. Si sur le plan du droit international, le principe d’une défense « à la frontière » paraît parfaitement légitime, il l’est beaucoup moins sur le plan stratégique. En effet, un dilemme de taille se pose aux autorités belges : en s’aventurant aussi loin du coude de l’Escaut, le risque est grand que l’armée belge ne soit coupée de sa base et encerclée au cours des combats par une percée massive de l’un des belligérants ; d’un autre côté, une projection peu audacieuse de l’armée belge risque de créer un vacuum très tentant pour les deux adversaires. Peu de temps avant le désastre de Sedan, à mesure que les combats se rapprochent de la frontière belge, la décision d’envoyer l’armée dans le sud Luxembourg n’est pas unanimement partagée. Mais la Belgique est pour ainsi dire acculée à ce choix en raison du droit international : elle doit prouver à la France et à l’Allemagne sa capacité à faire respecter sa neutralité par les armes, au risque de se voir reprocher après le conflit une passivité coupable. La Belgique doit en somme prouver qu’elle demeure bien une Barrière entre la France et l’Allemagne. C’est cette conception qui va guider la politique défensive belge à l’avenir. Sous l’impulsion de l’Inspecteur général des Fortifications et du corps du Génie Alexis Brialmont, deux ceintures de forts sont élevées autour de Liège et Namur (1887-1892). Les cités wallonnes sont en effet considérées comme les clefs stratégiques de la Meuse. En étudiant l’argumentaire belge utilisé au cours des débats précédant la construction des forts, nous constatons que la vallée de la Meuse y est présentée, tant par les milieux militaires que par les hommes politiques, comme un couloir à double porte – Liège et Namur – qu’il suffira de fermer au moment opportun. Une fois les fortifications achevées en 1892, Gouvernement et Armée paraissent convaincus que deux verrous infranchissables interdisent désormais l’accès au couloir mosan. Dans l’esprit de ses concepteurs, cette nouvelle barrière est suffisamment dissuasive pour inciter l’Allemagne et la France à ne pas violer la neutralité belge. Sur le plan diplomatique, les nouvelles fortifications sont présentées comme totalement impartiales et neutres puisque le verrou est censé être tiré autant face au sud que face à l’est ; ce qui n’était pas le cas de l’ancienne ligne de forteresses héritée des Pays-Bas, exclusivement dirigée contre la France. Notre exposé consistera dans un premier temps à rappeler ce contexte stratégique essentiel pour la bonne compréhension de notre communication. Dans un deuxième temps, à l’aide de citations choisies, nous présenterons l’image idéale véhiculée par les autorités belges concernant la frontière militaire de la Meuse. Enfin, dans un troisième temps, nous démontrerons en élargissant notre corpus de sources que cette image d’une frontière militaire parfaite – parfaite car étanche, impartiale et dissuasive – est loin d’être unanimement partagée, tant en Belgique qu’à l’étranger. La Barrière de la Meuse est-elle étanche ? Ni les opposants belges aux fortifications de la Meuse – à la tête desquels on trouve le leader libéral Frère-Orban – ni les commentateurs internationaux ne le pensent. La Barrière de la Meuse est-elle impartiale ? Elle a été conçue comme telle mais des doutes naissent rapidement en France ou en Allemagne à cet égard. La Barrière de la Meuse est-elle dissuasive ? Pas tant que cela si l’on songe qu’en dehors de la fortification du « couloir mosan », rien n’a été entrepris pour obstruer les deux autres grandes voies de communication belges entre l’Allemagne et la France : l’antique trouée du Limbourg et la nouvelle trouée du Luxembourg. C’est la raison pour laquelle, nombreux sont les commentateurs militaires – qu’ils soient anglais, français, allemands ou belges – qui continuent à spéculer sur une traversée probable de la Belgique. D’aucuns affirment même que loin de jouer un rôle de repoussoir, les nouvelles fortifications pourraient conférer à la vallée de la Meuse un intérêt stratégique qu’elle ne possédait pas auparavant. [less ▲]

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See detailL’importance stratégique du territoire belge jugée par les attachés militaires anglais en poste à Bruxelles (1891-1914)
Bechet, Christophe ULg

Scientific conference (2012, March 06)

La série de rapports militaires encore présents dans la correspondance de la légation britannique à Bruxelles est incomplète et moins riche que les nombreux rapports conservés aux archives de l’Armée de ... [more ▼]

La série de rapports militaires encore présents dans la correspondance de la légation britannique à Bruxelles est incomplète et moins riche que les nombreux rapports conservés aux archives de l’Armée de Terre à Vincennes ; il n’empêche, le nombre de documents existants demeure important et susceptible de livrer des informations de première main sur les relations militaires belgo-britanniques avant la Première Guerre mondiale. Notre intervention consistera à faire un état des lieux des documents conservés, de leur localisation et de ce qu’ils peuvent nous apprendre sur la perception britannique du territoire belge. A l’aide des recherches que nous avons réalisées dans le cadre de notre thèse sur les plans français et allemands dans leurs rapports avec la Belgique, nous élargirons nos réflexions sur les relations belgo-britanniques dans une perspective militaire européenne. [less ▲]

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See detailTraverser la Belgique ? De l'Indépendance au Plan Schlieffen (1839-1905)
Bechet, Christophe ULg

Doctoral thesis (2012)

La question des voies de communication belges liée à la politique de défense du pays et aux plans de guerre des puissances voisines n’avait encore jamais fait l’objet d’une recherche systématique pour ... [more ▼]

La question des voies de communication belges liée à la politique de défense du pays et aux plans de guerre des puissances voisines n’avait encore jamais fait l’objet d’une recherche systématique pour cette période importante qui s’étend de l’indépendance de la Belgique à l’aube du premier conflit mondial. L’étude de cette question est étroitement liée à celle des perceptions des milieux militaires des deux grandes puissances voisines de la Belgique ; leur rivalité tout au long du 19e – début 20e siècle a induit un questionnement continuel des milieux concernés sur le rôle de l’espace belge en cas de guerre future. Ces perceptions étrangères ont influencé en retour les réflexions stratégiques du milieu militaire belge et in fine la politique défensive du pays…autant de sujets abordés dans cette thèse. Afin de vaincre l’apparente hétérogénéité du sujet comme les difficultés liées à la longueur de la période choisie, le concept de « traversée » du territoire belge entre la France et l’Allemagne s’est imposé comme l’axe de réflexion idéal, capable de réunir dans un même travail des événements divers de l’histoire militaire et diplomatique belge. Ainsi se détachent sur le « temps long » des constantes géopolitiques et géostratégiques liées à l’espace belge, à ses routes, chemins de fer et fortifications militaires. Les termini chronologiques choisis sont d’une part le traité des XXIV articles de 1839 et d’autre part le « Plan Schlieffen » (1905-1906). Néanmoins, pour des raisons d’unité, certaines thématiques débutent avant 1839 tandis que d’autres sont poursuivies jusqu’en 1914. C’est le cas de la problématique des nouvelles lignes de chemins de fer entre la Belgique, le Grand-Duché de Luxembourg et l’Allemagne, dont l’intérêt stratégique n’est pas évident si l’on choisit de s’arrêter arbitrairement à 1905. Pareillement, la problématique des plans du Génie belge pour interrompre les ponts de la Meuse et les tunnels ferroviaires en cas de conflit a été poursuivie jusqu’en 1914 pour conserver toute sa pertinence. En revanche, concernant l’étude des plans de guerre, la date de 1905-1906 a été privilégiée pour des raisons historiographiques justifiées dans notre introduction. Un des objectifs principaux de cette thèse est en effet de présenter et d’analyser l’évolution des plans français et prusso-allemands depuis 1839 dans leur relation avec la Belgique jusqu’au moment où l’on a dit admettre la violation de la neutralité belge comme un fait inéluctable. « Comment en est-on arrivé là ? », telle est la question à laquelle nous répondons. Sur le plan diplomatique, cette transition stratégique correspond aux débuts de l’Entente cordiale et à la conférence d’Algésiras, événements qui viennent complexifier la problématique du plan de guerre français par l’envoi hypothétique d’un corps expéditionnaire britannique appelé à opérer éventuellement en Belgique. En Allemagne, cette date charnière correspond à la retraite du général Alfred von Schlieffen. Un des autres aspects novateurs de cette thèse est d’étudier, parallèlement au processus d’élaboration des plans de guerre, l’évolution de l’infrastructure ferroviaire belge et de ses relations avec les pays limitrophes. Nous prouvons en définitive que l’évolution du réseau belgo-allemand, principalement dans la région Eifel/Ardennes, a eu une grande influence sur les plans d’Etat-major du début du 20e siècle. La fameuse « trouée du Luxembourg » les conduit à assumer progressivement le passage par la Belgique comme une future réalité de guerre. Enfin, malgré cette date charnière de 1905-1906, il nous a paru intéressant de problématiser ensuite dans un épilogue non exhaustif la question des plans français et allemands de l’immédiat avant-guerre, toujours en relation avec la traversée du territoire belge. Le chercheur y trouvera, nous le pensons, d’utiles pistes de réflexion pour des études ultérieures. [less ▲]

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See detail"Le Rhin de fer" : Enjeux économiques et stratégiques de la liaison ferroviaire d’Anvers au Rhin avant la Première Guerre mondiale
Bechet, Christophe ULg

Scientific conference (2011, April 29)

La communication de C. Bechet à cette journée d’étude « trans-périodes » embrasse une perspective suffisamment large pour nourrir le débat sur la notion de frontière. Pour ce faire, C. Bechet passe en ... [more ▼]

La communication de C. Bechet à cette journée d’étude « trans-périodes » embrasse une perspective suffisamment large pour nourrir le débat sur la notion de frontière. Pour ce faire, C. Bechet passe en revue les différents projets belges de liaison ferroviaire avec l’Allemagne avant la Première Guerre mondiale, qui ont suscité des commentaires économiques, politiques et stratégiques parce qu’ils reliaient la Belgique à la ligne du Rhin. L’appellation « Rhin de fer » servira donc à désigner tout axe ferroviaire qui facilite les communications entre le cœur économique de la Belgique, plus spécialement le port d’Anvers, et le Rhin. Néanmoins il est utile de préciser que l’on rencontre souvent l’appellation « Rhin de fer » dans un sens plus restrictif pour désigner la jonction réalisée en 1879 entre Anvers, Ruremonde, Mönchengladbach et Düsseldorf. Ce « Rhin de fer » septentrional a été plus spécialement étudié dans un mémoire de licence de l’Université de Gand réalisé en 1994 par Stefaan Renard. Néanmoins d’autres projets ferroviaires de liaison avec le Rhin sont apparus tout au long du XIXe siècle-début XXe siècle qui s’inscrivent dans la même logique géographique. En inventoriant ces différents projets, c’est la thématique géopolitique de « jonction Escaut – Meuse – Rhin » que C. Bechet souhaite circonscrire comme un élément de compréhension des rapports transfrontaliers belgo-allemands. Ce développement des voies de communication entre les deux pays ne manque pas de susciter la méfiance de Paris pour des raisons à la fois militaires et économiques. De l’indépendance de la Belgique jusqu’à l’éclatement du premier conflit mondial, les nouvelles lignes de chemin de fer belgo-allemandes sont en effet systématiquement considérées par le personnel diplomatique français comme des brèches créées dans la « Barrière belge » ; le même personnel de souligner sur un ton suspicieux la concurrence que ne manquerait pas de faire aux ports français la résurrection d’un axe économique lotharingien. La communication de C. Bechet permet en définitive de mettre en évidence la permanence, jusqu’à la veille de la Grande Guerre, d’un concept géopolitique important de la pensée militaire française, celui du Pré-Carré cher à Vauban, et ce malgré la disparition progressive du système fortifié sur lequel il avait été fondé. L’image d’une frontière militaire fermée résiste en l’occurrence ici à l’ouverture économique sur le terrain. [less ▲]

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See detailLes chemins de fer belgo-allemands et le camp d’Elsenborn (1887-1894). Prémisses de la traversée du territoire belge ?
Bechet, Christophe ULg

in Guerres Mondiales et Conflits Contemporains (2011), 241(1), 13-31

L’extension du réseau ferroviaire allemand dans l’Eifel au cours des années 1880-1890 a suscité très tôt les craintes des diplomates et des agents de renseignement français. Cette extension en soi ... [more ▼]

L’extension du réseau ferroviaire allemand dans l’Eifel au cours des années 1880-1890 a suscité très tôt les craintes des diplomates et des agents de renseignement français. Cette extension en soi, d’abord motivée par des intérêts économiques, n’aurait suscité aucun commentaire si elle n’avait été accompagnée de l’extension du réseau ferroviaire belge dans le Luxembourg. Ce développement des infrastructures ferroviaires s’inscrivait qui plus est dans un contexte explosif de tension entre la France et l’Allemagne : bellicisme du général Boulanger et incident Schnaebelé de 1887. De son côté, la Belgique ne contribuait pas peu à alimenter ces bruits de guerre puisque les Chambres belges votaient la même année les crédits nécessaires pour fortifier la ligne de la Meuse en vue d’en interdire l’usage à un quelconque belligérant. Certes, cette crise s’apaise rapidement sur le plan de la diplomatie officielle mais un climat de méfiance subsiste, qui transparaît à travers les articles de journaux ou les rapports secrets des attachés militaires. Dans ce contexte, le réseau ferroviaire belgo-allemand est sous étroite surveillance française. En 1893, la création du camp militaire d’Elsenborn à la lisière de la Belgique vient confirmer les appréhensions de ceux qui crient depuis plusieurs années à la violation prochaine de la neutralité belge par l’Allemagne. Selon l’historiographie française de l’entre-deux-guerres, Elsenborn aurait été constitué dans un seul et unique but : prendre la place forte de Liège par surprise pour se jeter ensuite sur la France. Ce fait semble confirmer par l’adoption future du plan Schlieffen. Mais n’est-ce pas là faire preuve d’un dangereux anachronisme ? Les documents récents ont en effet révélé qu’aucun changement stratégique majeur ne s’était opéré dans le plan allemand à cette époque. Cependant, un doute subsiste. Comment ne pas y voir au moins un début d’intérêt pour le territoire belge ? A la lumière des nouvelles infrastructures apparues à la frontière belgo-allemande, le passage par la Belgique devenait « techniquement » réalisable. C’est cet intérêt renouvelé pour le territoire belge dans les milieux diplomatiques et militaires que nous étudierons dans cet article…à la veille des grands changements stratégiques du début du XXe siècle. [less ▲]

Detailed reference viewed: 6 (1 ULg)
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See detailL’importance stratégique des chemins de fer belges avant la Première Guerre mondiale. Un enjeu international
Bechet, Christophe ULg

in Société archéologique de Namur (Ed.) Actes du LVème Congrès de la Fédération des Cercles d’Archéologie et d’Histoire de Belgique – Namur 2008 (2011)

Schlieffen réfléchit à la possibilité d’un passage par la Belgique depuis fin 1896 et la première trace écrite d’une stratégie de débordement de l’aile gauche française par le nord se trouve dans un ... [more ▼]

Schlieffen réfléchit à la possibilité d’un passage par la Belgique depuis fin 1896 et la première trace écrite d’une stratégie de débordement de l’aile gauche française par le nord se trouve dans un Denkschrift rédigé par lui le 2 août 1897. Toutefois, à ce moment, il n’est pas encore question pour Schlieffen de concrétiser ses réflexions dans le plan allemand officiel car il lui faut vaincre deux obstacles majeurs. Primo, la nécessité de créer un nombre de corps d’armée suffisant pour que la réalisation du mouvement tournant par la Belgique se fasse sans trop dégarnir les fronts d’Alsace-Lorraine et de Russie. Secundo, Schlieffen ne peut aligner de nombreuses divisions face à la Belgique que grâce à un réseau ferroviaire suffisamment développé dans l’Eiffel allemand. Le développement des lignes de chemin de fer dans la zone frontalière belgo-allemande offre de nouvelles perspectives stratégiques en cas de guerre future. [less ▲]

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See detailGéostratégie du territoire belge (1839-1914)
Bechet, Christophe ULg

Scientific conference (2010, February 23)

Detailed reference viewed: 1 (0 ULg)
See detailDiplomatie et chemins de fer
Bechet, Christophe ULg

Scientific conference (2009, October 27)

Detailed reference viewed: 2 (0 ULg)
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See detailLe dispositif d’interruption des chemins de fer belges pendant la guerre de 1870-1871
Bechet, Christophe ULg

in Colignon, Alain; Lanneau, Catherine; Raxhon, Philippe (Eds.) Radicalités, Identités, Patries, hommage au Professeur Francis Balace (2009)

Description exhaustive à l'aide des documents conservés au Musée Royal de l'Armée Belge du dispositif d'interruption des voies de chemin de fer belges pendant la guerre franco-allemande de 1870-1871 ... [more ▼]

Description exhaustive à l'aide des documents conservés au Musée Royal de l'Armée Belge du dispositif d'interruption des voies de chemin de fer belges pendant la guerre franco-allemande de 1870-1871. Préparatifs de guerre - Expérience de la Guerre - Bilan. [less ▲]

Detailed reference viewed: 39 (8 ULg)
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See detailLa révision pacifiste des manuels scolaires. Les enjeux de la mémoire de la guerre 14-18 dans l’enseignement belge de l’Entre-deux-guerres
Bechet, Christophe ULg

in Cahier d’Histoire du Temps présent (2008), (20), 49-101

Le choix fait par la Belgique d’intégrer après la Première Guerre mondiale les rangs des organisations internationales et la détente de ses rapports avec l’Allemagne à partir du traité de Locarno a mené ... [more ▼]

Le choix fait par la Belgique d’intégrer après la Première Guerre mondiale les rangs des organisations internationales et la détente de ses rapports avec l’Allemagne à partir du traité de Locarno a mené tout naturellement les autorités du pays à modérer progressivement leur rhétorique revancharde et à adopter un discours mêlant désormais subtilement nationalisme et internationalisme. La transposition de cette politique de compromis dans l’enseignement belge est un phénomène complexe que nous étudions dans cet article en nous attardant tout spécialement sur la mémoire de la guerre 14-18 dans les manuels scolaires et en étudiant ses enjeux au niveau politique, académique et pédagogique. Sur le plan politique, les circulaires ministérielles montrent que le gouvernement belge a accueilli favorablement la propagande pacifiste sans pour autant cesser toute propagande patriotique. Sur le plan académique, le rapport rédigé par le professeur de l’ULB Frans Van Kalken, au nom du Comité national belge des sciences historiques, en vue du Congrès international sur l’enseignement de l’histoire tenu à la Haye en 1932, montre bien les préventions des milieux historiques belges à l’égard des propositions avancées par les pédagogues ‘internationalistes’ pour la révision de l’histoire de la Première Guerre mondiale. Sur le plan pédagogique, la procédure de révision des manuels scolaires mise en place par la Société des Nations – procédure Casarès – n’aura porté ses fruits en Belgique qu’à une seule occasion. De même, malgré l’activisme des nombreuses organisations pacifistes gravitant dans l’orbite de la SDN, comme par exemple la dotation Carnegie pour la paix internationale, leur volonté de réviser, entre autres, la littérature scolaire belge va être confrontée au départ à une inertie de la part des auteurs de manuels, principalement du côté francophone. Les auteurs belges sont peu au fait des critiques internationales et les changements opérés dans leurs manuels après 1926, vraisemblablement à la suite des directives émanant du ministère des Sciences et des Arts, ne seront pas toujours à la mesure des espérances pacifistes. À ce titre, les difficultés inhérentes à la révision des manuels scolaires en Belgique illustrent parfaitement les spécificités de la mémoire belge relative à la Grande Guerre, peu adaptable aux canons de la nouvelle morale internationale. [less ▲]

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See detailPerspectives politiques et stratégiques autour de la ligne Bruxelles – Luxembourg avant la guerre franco-allemande de 1870
Bechet, Christophe ULg

in Bulletin trimestriel de l’Institut Archéologique du Luxembourg – Arlon (2008), (3/4),

Les tractations dont le réseau ferroviaire luxembourgeois a fait l’objet depuis la construction de ses premières lignes dans les années 1850 jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale constituent un ... [more ▼]

Les tractations dont le réseau ferroviaire luxembourgeois a fait l’objet depuis la construction de ses premières lignes dans les années 1850 jusqu’à la veille de la Première Guerre mondiale constituent un sac de noeuds diplomatiques et financiers particulièrement complexe, eu égard à l’importance géopolitique de cette région coincée entre la France et la Prusse, région autour de laquelle s’exprimeront à plusieurs reprises au cours du XIXe siècle les rivalités politiques, économiques et militaires de ces deux grandes puissances. L’objectif de cet article n’est pas tant de démêler en détail ces « noeuds », qui ont présidé à l’histoire du réseau luxembourgeois, car même synthétisés à l’extrême, un article n’y suffirait pas. Nous nous proposons plutôt, à la manière d’un homme d’Etat ou d’un officier penché sur sa carte d’Etat-major, d’analyser les conséquences politiques, économiques et militaires directes ayant accompagné, dans les années 1850 et 1860, le projet puis l’achèvement en 1858/1859 de la ligne Bruxelles – Arlon – Luxembourg. Cette analyse s’inscrit dans le cadre d’une thèse de doctorat que nous menons à l’Université de Liège sur la géographie militaire de la Belgique (1839-1914) consistant à recueillir un maximum de témoignages de militaires, de diplomates et de publicistes belges et étrangers sur l’importance stratégique de notre territoire. [less ▲]

Detailed reference viewed: 34 (2 ULg)