References of "Aziz, Larbi"
     in
Bookmark and Share    
Full Text
Peer Reviewed
See detailEffets de la marchandisation de l'arganier sur la vie socioéconomique des populations de l’arganraie marocaine
Aziz, Larbi ULg; Mormont, Marc ULg; Allali, Khallil

in VertigO : la Revue Electronique en Sciences de l'Environnement (2013), 13(1),

Le boom du marché de l’huile d’argan a engendré de multiples conséquences sur la vie socioéconomique et culturelle des populations locales. En fait, la marchandisation de l’argan a eu à la fois des ... [more ▼]

Le boom du marché de l’huile d’argan a engendré de multiples conséquences sur la vie socioéconomique et culturelle des populations locales. En fait, la marchandisation de l’argan a eu à la fois des retombées positives et des effets négatifs sur tout l’écosystème. Pour comprendre et analyser ces évolutions et les nouvelles dynamiques locales qui y prennent place, nous avons réalisé une étude empirique dans la région d’Essaouira. Nos principaux résultats montrent que l’engouement pour les produits de l’arganier et la flambée de leurs prix (notamment l’huile) ont re-configuré la vie socio-économique et culturelle locale : de nouveaux acteurs ont surgi, un marché insuffisamment structuré et pas assez profitable aux locaux s’est mis en place, le savoir-faire local s’érode, de nouveaux modes d’alimentation ont fait leur apparition, des coutumes et traditions sont en voie de disparition, etc. [less ▲]

Detailed reference viewed: 55 (6 ULg)
Full Text
Peer Reviewed
See detailAppropriation progressive de l'arganeraie: exploration de l'histoire depuis la genèse des droits jusqu'à leur refonte
Bejbouji, Jihane ULg; Mougenot, Catherine ULg; Mormont, Marc ULg et al

in Farcy, Christine; Peyron, Jean-Luc; Poss, Yves (Eds.) Forêts et Foresterie. Mutations et décloisonnements (2013)

L’arganeraie, spécificité du Sud-Ouest marocain, est l’ensemble des écosystèmes dont l’espèce caractéristique est l’arganier ou Argania spinosa. Outre leurs multiples fonctions écologiques, ces ... [more ▼]

L’arganeraie, spécificité du Sud-Ouest marocain, est l’ensemble des écosystèmes dont l’espèce caractéristique est l’arganier ou Argania spinosa. Outre leurs multiples fonctions écologiques, ces écosystèmes procurent de nombreux biens pour une population pauvre vivant dans des conditions précaires. Toutefois, cet espace intrigue. En effet, à la différence des autres forêts marocaines dont les riverains ne disposent que de deux droits (la récolte de bois mort gisant et le parcours), la population de l’arganeraie a bénéficié d’une législation spéciale depuis 1925, jouissant ainsi d’une large gamme d’utilisation et d’exploitation des ressources forestières. L’image classique véhiculée de cet espace est celle d’une population autochtone, connue pour son élevage caprin, poursuivant des pratiques ancestrales, notamment l’agdal, et gérant des terrains d’arganiers dont elle tire depuis toujours une huile, aujourd’hui très prisée à l’échelle internationale, et devenue emblématique du Maroc. Les historiens nous livrent pourtant une image contrastée entre recherche de la sécurité et de terrains fertiles et fuite de l’insécurité. Parmi les différentes étapes qui ont jalonné son histoire, nous distinguons pour notre propos deux étapes principales : une première période se situe avant la délimitation des forêts et est marquée par des vagues d’immigration successives venant du sud ; la seconde, à la suite de la colonisation, a remodelé et déstabilisé la situation foncière traditionnelle dans la zone en délimitant un espace domanial. Dans cet article, nous dressons le portrait actuel de l’espace et l’ensemble des droits qui le régissent. Cette construction sociale résulte d’une histoire riche et tourmentée, ayant affecté les modes de gestion des territoires. Pour ce faire, nous avons mobilisé des données d’historiens et d’enquêtes qualitatives et quantitatives réalisées dans le cadre de ce travail ; ces dernières se sont déroulées auprès de 100 ménages, principalement au niveau de trois communes rurales autour du massif du Jbel Amsitten. Il constitue l’une des dix-huit zones centrales de la Réserve de Biosphère de l’arganier, dans le Sud-Ouest marocain. Etant donné que les enquêtes s’intéressent aux usages et pratiques des ménages enquêtés, mais aussi de leurs aïeuls et ascendants, ce travail de recherche pourrait contribuer à reconstruire l’histoire de la zone à partir de celle des personnes interviewées via la compréhension de leur implantation spatiale ou temporelle. Nos enquêtes nous montrent que la population est issue d’un brassage récent d’émigrants du sud. Il s’en suit une trame de droits récemment forgée ; le domanial étant bien distinct du privé avec un rétrécissement des droits concédés par les Français. Renouer avec le corpus de règles qu’entretenait la population avec cet espace-ressources, pourrait être à notre avis, une des principales portes d’entrées à leur conservation. [less ▲]

Detailed reference viewed: 57 (7 ULg)
Full Text
See detailValorisation du savoir local pour une cogestion conservatoire de l'arganeraie marocaine
Aziz, Larbi ULg

Doctoral thesis (2012)

L’arganeraie est un écosystème particulier disposant d’une biodiversité animale et végétale spécifique dont l’élément central est l’arganier. C’est un arbre multifonctionnel du fait des usages multiples ... [more ▼]

L’arganeraie est un écosystème particulier disposant d’une biodiversité animale et végétale spécifique dont l’élément central est l’arganier. C’est un arbre multifonctionnel du fait des usages multiples qu’en font les populations locales. Il constitue l’élément central du système agraire local car il a configuré et rythmé la vie et les activités des populations. Celles-ci, disposant de nombreux droits de jouissance au niveau de la forêt d’arganier, ont mis au point une gestion communautaire régulant l’accès et le contrôle aux ressources. Cette gestion et le fonctionnement du système agraire témoignent de la possession par ces populations de savoirs et savoirs faire locaux qui perdurent de génération en génération. Toutefois, ces savoirs n’ont pas été assez étudiés pour pouvoir les valoriser. Or, depuis des décennies, les savoirs locaux font l’objet d’intérêt croissant à l’échelle internationale, tant au sein de la communauté scientifique que des ONG internationales. C’est ainsi que cette recherche vise à identifier et à valoriser ces savoirs dans le cadre d’une stratégie de cogestion conservatoire, intégrée et participative de l’arganeraie. Comme outils d’investigation, nous avons eu recours à l’observation et à l’entretien semi directif. Ainsi, nous avons interrogé une centaine de personnes (hommes et femmes) relevant des communes rurales d’Aguerd et de Tidzi (région d’Essaouira). Nous avons aussi interrogé des acteurs institutionnels (agriculture, eaux et forêts, agences, recherche et ONG) en vue de dégager leurs points de vue. Pour l’analyse des données, nous avons utilisé trois méthodes complémentaires: l’analyse descriptive, l’analyse du contenu et l’analyse comparative. Les savoirs locaux identifiés ont été analysés notamment au regard du savoir scientifique. Les résultats ont été comparés entre les deux communes, et au sein de chaque commune ces savoirs sont différenciés selon le genre. Par ailleurs, nous nous sommes basés sur le cadre analytique de Berkes (1999) et sur le modèle IAD Framework d’Orstom (1994) pour pouvoir comprendre la problématique traitée dans toutes ses facettes. Ainsi, nous avons identifié des savoirs relatifs aux trois éléments du système agraire local et à leurs interactions ainsi que ceux relatifs au mode de gestion de la forêt d’arganier et la vie culturelle de la population enquêtée (rites, recettes cosmétiques et de la pharmacopée traditionnelle,..). Il en ressort que l’ensemble de ces savoirs renvoie à une meilleure adaptation de la population à son milieu, à une fine connaissance de l’écosystème et de son fonctionnement. D’autre part, ces savoirs, différenciés selon le genre, montrent que les paysans ne raisonnent pas l’écosystème de manière sectorielle mais dans sa globalité. Par ailleurs, les modes de transmission de ces savoirs sont l’observation, la participation et l’imitation. Cependant, certains de ces savoirs sont en train de disparaître suite aux changements que connaît la zone. Ils doivent donc être requalifiés comme patrimoine culturel à respecter, à conserver, à en contrôler l’accès et à valoriser. D’un autre côté, nos résultats ont montré que l’engouement pour les produits de l’arganier et la flambée de leurs prix à partir de la fin des années 1990, ont entrainé des conséquence socio-économiques au niveau de la zone : changements au niveau des représentations et des comportements des locaux vis-à-vis de l’arbre, apparition de nouveaux acteurs s’enroulant dans des collectifs qui ont beaucoup évolué, mis en place d’un marché peu structuré et pas assez profitable aux locaux, érosion du savoir local, apparition de nouveaux modes d’alimentation, disparition de coutumes et de traditions, etc. ce qui nous a poussé à plaider pour la conception d’une stratégie de conservation de l’arganeraie. Or, de nombreuses actions ont été menées par certains acteurs dans ce sens. Malheureusement, ces efforts sont restés sectoriels, éparpillés, non intégrés et ne prenant pas en compte les nouvelles dynamiques en place. C’est ainsi que nous avons élaboré une proposition de stratégie de cogestion conservatoire de l’arganeraie faisant participer l’ensemble des acteurs, particulièrement les populations locales en valorisant leurs savoirs. Elle se veut cohérente, intégrée et reposant sur les axes suivants : la participation et la concertation entre les différents acteurs, l’assurance d’une bonne gouvernance locale (au sein des structures et entre les partenaires), l’appropriation de l’aménagement de l’arganeraie en valorisant les savoirs locaux identifiés et en appuyant la structure de l’agdal, la structuration du marché et la relocalisation de la plus-value (IGP argane), la promotion du tourisme rural, la réalisation d’actions d’accompagnement. Par ailleurs, cette stratégie doit s’inscrire dans le cadre d’un développement local plus global pour pouvoir prendre en compte l’aspect temporel dans les évolutions des dynamiques en cours. [less ▲]

Detailed reference viewed: 107 (12 ULg)
Full Text
Peer Reviewed
See detailLe savoir écologique de deux populations habitant l'arganeraie (Essaouira)
El Harousse, Lamiae; Aziz, Larbi ULg; Bellefontaine, et al

in Sécheresse (2012), 23(2), 67-77

Depuis plusieurs années, les recherches consacrées aux savoirs locaux connaissent un essor important. En fait, la reconnaissance de ces savoirs est centrale dans le contexte actuel, celui du paradigme de ... [more ▼]

Depuis plusieurs années, les recherches consacrées aux savoirs locaux connaissent un essor important. En fait, la reconnaissance de ces savoirs est centrale dans le contexte actuel, celui du paradigme de la gouvernance multi-niveaux qui s’établit pour une cogestion des ressources naturelles. C’est dans ce contexte que cette étude, réalisées dans les communautés d’Aguerd et deTidzi dans la région d’Essaouira, a porté sur l’identification et l’analyse des savoirs écologiques de deux populations vivant dans l’arganeraie. Les entretiens effectués auprès de la population locale ont montré que celle-ci détient des savoirs importants relatifs au fonctionnement de son écosystème : savoirs liés au troupeau, à la conduite des cultures sous arganier, à l’arganier lui-même, à la gestion de l’espace arganeraie. Ces savoirs connaissent une différenciation selon le genre et une forte érosion étant donné les changements récents qui s’implantent dans les zones étudiées. Pour pallier ces bouleversements annoncés, diverses suggestions sont proposées. [less ▲]

Detailed reference viewed: 23 (1 ULg)
Full Text
Peer Reviewed
See detailExploitation de la forêt de l’arganier, du passé au présent, et perspectives pour l’avenir
Aziz, Larbi ULg; Bejbouji, Jihane ULg

in Exploitation des ressources naturelles (2012)

L'article traite de l'évolution dans le temps des formes d’exploitation de l'arganier par les populations locales au niveau de la région d'Essaouira (Maroc). Les principaux résultats montrent que la ... [more ▼]

L'article traite de l'évolution dans le temps des formes d’exploitation de l'arganier par les populations locales au niveau de la région d'Essaouira (Maroc). Les principaux résultats montrent que la découverte de la valeur marchande de l’arganier, par les locaux, a entrainé un changement au niveau de leurs représentations vis-à-vis de cet arbre. En conséquence, de nouvelles formes d’exploitation de cette ressource sont en train de prendre place engendrant de nouvelles relations à l’arbre et à ses produits. Dans de nombreux cas, ces nouvelles formes d’exploitation risquent de porter préjudices à ces ressources et même à leur gestion communautaire si cette exploitation n’est pas repensée dans le cadre d’une gestion et utilisation durable de l’écosystème en entier. [less ▲]

Detailed reference viewed: 60 (14 ULg)