References of "Stienon, Valérie"
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See detailFigures du critique-écrivain, formes et pratiques du discours métalittéraire: Introduction et conclusions
Stienon, Valérie ULg; Van Nuijs, Laurence

Conference (2014, June)

Du XIXe siècle à nos jours, de nombreux écrivains ont combiné écriture de création et critique littéraire. À ces pratiques mêlées correspondent des statuts hybrides, dont celui de « critique-écrivain » ... [more ▼]

Du XIXe siècle à nos jours, de nombreux écrivains ont combiné écriture de création et critique littéraire. À ces pratiques mêlées correspondent des statuts hybrides, dont celui de « critique-écrivain » est peut-être le plus représentatif. Ce colloque se propose d’interroger cette figure bifide, en prenant en considération les divers paramètres de la critique littéraire en tant que pratique protéiforme, depuis l’institutionnalisation de la critique au XIXe siècle (critique journalistique, critique des écrivains et critique universitaire) jusqu’à la diversification moderne des types de discours critique (théorique, historique, médiatique, essayiste, romanesque). Comment les rapports entre critique et création sont-ils imaginés, confirmés voire inversés par les écrivains ? Par rapport à quels modèles et repoussoirs les écrivains se définissent-ils en critiques ou en créateurs (ceux, par exemple, du théoricien, de l’essayiste, du chroniqueur, du sociologue ou encore du polémiste) ? Pourquoi la postérité a-t-elle retenu comme critiques des auteurs qui ont par ailleurs investi ou approché une production spécifiquement littéraire ? Et comment ces rapports se renégocient-ils tout au long de l’histoire de la critique ? [less ▲]

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See detailDe France-Ville à la Panachie : (in)confort urbain et hygiène sociale dans le roman dystopique (1880-1940)
Stienon, Valérie ULg

Conference (2014, May 22)

Si la dystopie française choisit volontiers pour cadre la métropole parisienne, elle développe aussi la représentation de villes imaginaires, généralement désignées par un toponyme original : France-Ville ... [more ▼]

Si la dystopie française choisit volontiers pour cadre la métropole parisienne, elle développe aussi la représentation de villes imaginaires, généralement désignées par un toponyme original : France-Ville (Jules Verne, Les Cinq Cent Millions de la Bégum), Industria-City (Didier de Chousy, Ignis), la Morticolie (Léon Daudet, Les Morticoles), la Pingouinie (Anatole France, L’Île des Pingouins), la Siturgic (Claude Farrère, Les Condamnés à mort), Kentropol (Henri Allorge, Le Grand Cataclysme), la Panachie (Régis Messac, La Cité des asphyxiés), la Crétinie (Régis Messac, Valcrétin). Ces entités topographiques font l’objet de descriptions précises et détaillées, qui ancrent une organisation urbaine imaginaire dans un cadre narratif réaliste. L’architecture de la ville et l’infrastructure de l’habitat participent directement à l’élaboration de ces mondes alternatifs où il ne fait pas toujours bon vivre, depuis les aléas de l’application du programme hygiéniste de la « cité du bien-être » (Verne) jusqu’au monde souterrain inversé, alimenté par les déjections des classes inférieures (Messac). Toutes ces villes ont en commun de faire face à des tensions internes (révolte d’hommes-robots dans Industria-City et d’ouvriers dans la Siturgic, rationnement des ressources en Panachie, cruauté des habitants de Morticolie, dégénérescence des autochtones de Crétinie, explosions terroristes en Pingouinie) et à des menaces extérieures à l’origine de réorganisations géopolitiques qui placent les cités en rivales et ennemies (France-Ville attaquée par Stahlstadt, Kentropol en guerre contre Hérakloupol). Une étude de la poétique des infrastructures urbaines imaginées dans le roman dystopique français permet de préciser cette tension entre un élan réformiste vers le confort, l’efficacité et l’hygiène, et le constat d’une faible résistance aux obstacles fragilisant la ville comme entité humaine et matérielle. Les configurations de l’habitat, l’innovation des transports en commun et le fonctionnalisme du décorum domestique affichent simultanément leur efficacité et leur fragilité. Pour en rendre compte, deux aspects de la poétique urbaine du roman dystopique seront examinés. D’une part, l’intertextualité – explicite ou allusive – avec le discours architectural qui fonde l’agencement et la répartition des composantes de la ville (Le Corbusier cité dans Ravage de Barjavel, par exemple). D’autre part, le jeu de miroir entre les morphologies humaines, les valeurs sociales et les fonctions assignées aux bâtiments : symétrie synonyme d’intransigeance bornée et impitoyable (Daudet, Les Morticoles), répertoire littéraire urbain (Flaubert Street, Rosetti Park et Proust Avenue sur l’Île des Articoles d’André Maurois), interpénétration tératologique du corps à l’infrastructure (Xavier de Langlais, L’Île sous cloche). [less ▲]

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See detailMimèsis
Stienon, Valérie ULg

in Glinoer, Anthony; Saint-Amand, Denis (Eds.) Lexique SOCIUS (ressources sur le littéraire et le social : http://ressources-socius.info/) (2014)

Ce terme d’origine grecque désigne dans son acception générale l’imitation de la nature et, par extension, les modes et les moyens de l’imitation dans les arts. Dans son acception spécifique, il concerne ... [more ▼]

Ce terme d’origine grecque désigne dans son acception générale l’imitation de la nature et, par extension, les modes et les moyens de l’imitation dans les arts. Dans son acception spécifique, il concerne l’ensemble des ressources poétiques et esthétiques employées à la représentation du réel en littérature. À l’époque contemporaine, la notion est utilisée dans les études littéraires soit pour qualifier globalement la vraisemblance de la fiction, principalement dans ses modalités romanesque et réaliste, soit pour désigner les interférences entre les procédés formels de l’œuvre (narration, description, dialogue) et les capacités plus ou moins mimétiques dont dispose cette dernière pour signifier le réel. [less ▲]

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See detailSociologie du style littéraire: introduction et conclusions
Stienon, Valérie ULg; Dessy, Clément; van Nuijs, Laurence

Conference (2014, April)

Posée à la littérature, la question du style a, de longue date, suscité engouements et suspicions. Le style littéraire est aujourd’hui considéré comme la trace écrite de l’individu et l’indice d’une ... [more ▼]

Posée à la littérature, la question du style a, de longue date, suscité engouements et suspicions. Le style littéraire est aujourd’hui considéré comme la trace écrite de l’individu et l’indice d’une distance à l’égard de la langue commune. Une telle conception participe pleinement d’une modernité littéraire ayant érigé la singularité et la nouveauté en valeurs esthétiques. En ce sens, elle est aussi le résultat d’une révision importante, à partir du milieu du XIXe siècle, de l’idéal d’un « style parfait », entendu comme un « bien écrire régi par des règles valables pour tous, respectueux de principes qui semblent défier le temps et les plumes » (Philippe 2013 : 2). Au cours de cette évolution épistémique, de norme, le style devient vecteur de création. La transition a été identifiée tantôt en termes d’« autonomisation » du champ littéraire (Bourdieu), tantôt sous l’angle du « passage d’une littérature-discours à une littérature-texte » (Vaillant) et d’un affranchissement de la rhétorique (Philippe). Dès 1753, Buffon soutient dans son Discours sur le style que « le style est l’homme même », le définissant comme la marque textuelle d’une intériorité auctoriale contrastant avec le caractère commun et extérieur des faits traités. Au cours du XIXe siècle, ces considérations sont passées sous la plume des auteurs eux-mêmes, comme l’attestent la préface d’Edmond de Goncourt à Chérie, qui revendique pour l’écrivain « une langue personnelle, une langue portant [sa] signature », et la conception de Marcel Proust, formulée dans une lettre à madame Straus de 1908, selon laquelle « la seule manière de défendre la langue, c’est de l’attaquer ». L’actualité de la recherche est animée par la question du style à travers de nouvelles perspectives qui proposent de l’étudier de manière extensive, qu’il s’agisse de l’orienter dans une perspective transdisciplinaire empruntant volontiers à l’anthropologie ou de lui conférer une dimension existentielle propre à rendre compte du vécu intime des formes et de leurs significations. Parmi ces approches qui réévaluent la part d’individualité, de créativité ou d’originalité que désigne la notion de style, la sociologie de la littérature n’est pas en reste. Pourtant, le style semble constituer pour elle un point aveugle ou un impensé, sur fond du reproche récurrent qui lui est adressé de négliger la « surface verbale » du texte littéraire (Barthes). C’est donc aux différentes possibilités d’étudier le « style littéraire » en sociologie de la littérature qu’est dédié le présent colloque. Si une place lui a été réservée par la rhétorique et si une discipline à part entière lui a été consacrée, le style semble encore résister à une approche sociologique. Les principaux points d’achoppement concernent l’intégration, dans l’analyse stylistique, des conditions matérielles de production et de réception d’une œuvre, ainsi que les corrélations à établir entre les ordres socio-économique et esthétique. De nombreuses questions restent ainsi posées : comment rendre compte des variations significatives qui engagent à la fois des conceptions artistiques et la structure du champ littéraire ? existe-t-il des définitions concurrentes du style, circulant à un même moment ? comment la sociologie littéraire peut-elle rendre compte des étapes d’une évolution qui va du respect de la norme du bien écrire à la multiplication des expressions individuelles ? [less ▲]

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See detailLes fins du monde peuvent-elles faire littérature ? Exemplarités du récit dystopique
Stienon, Valérie ULg

Scientific conference (2014, March 27)

S’il est possible d’observer de nombreuses œuvres qui, depuis le XIXe siècle et particulièrement au tournant du XXe siècle, se présentent comme des fictions de fins du monde déclinant les situations ... [more ▼]

S’il est possible d’observer de nombreuses œuvres qui, depuis le XIXe siècle et particulièrement au tournant du XXe siècle, se présentent comme des fictions de fins du monde déclinant les situations-catastrophes, il est plus difficile d’appréhender ces textes en mots et en images comme un ensemble cohérent et de les associer à un genre littéraire particulier. Entre désignations d’époque et catégorisations rétrospectives, un corpus se dessine toutefois, qui développe ses propres caractéristiques internes et connaît une histoire éditoriale complexe. La communication propose de réfléchir aux modalités d’appartenance de ces « récits dystopiques » à l’histoire littéraire et aux critères possibles de leur rassemblement pour une étude poétique transversale. [less ▲]

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See detailFormer une communauté discursive de la blague. Les conditions médiatiques du rire charivarique
Stienon, Valérie ULg

Scientific conference (2014, February 14)

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See detailLe canon littéraire au crible des Physiologies
Stienon, Valérie ULg

in Revue d'Histoire Littéraire de la France (2014), 1

Gustave Lanson considérait les productions mineures comme le tissu conjonctif de l’histoire littéraire. Un tel point de vue peut rapidement faire apparaître les Physiologies parisiennes des années 1830 ... [more ▼]

Gustave Lanson considérait les productions mineures comme le tissu conjonctif de l’histoire littéraire. Un tel point de vue peut rapidement faire apparaître les Physiologies parisiennes des années 1830-1845 comme le laboratoire de bien des esthétiques modernes, ce corpus étant d’autant plus inventif qu’il procède pour une grande part des poétiques d’écriture hybrides et expansives de la presse. Parce qu'elles sont enclines à traiter du personnel, des lieux et des pratiques littéraires à partir d'une fraction symboliquement réprouvée, sinon marginale, de la production littéraire, les Physiologies peuvent assumer tout à la fois une fonction de régulation et de révélation des processus de légitimation. L'article met en évidence ce double rôle d'élucidation et d'observation participante manifestée par ces textes. [less ▲]

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See detailLittérature et sémiotique : histoire et épistémologie
Bertrand, Jean-Pierre ULg; Provenzano, François ULg; Stienon, Valérie ULg

in Signata. Annales des Sémiotiques = Annals of Semiotics (2014), 5

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See detailUn siècle de physiognomonie
Stienon, Valérie ULg; Wicky, Érika

in Etudes Françaises (2013), 49(3), 5-14

Produit syncrétique et protéiforme d’une très longue histoire, la physiognomonie remonte au moins au Pseudo-Aristote (IVe-IIIe siècle av. J.-C.). Très tôt, l’essentiel est déjà posé : il s’agit de ... [more ▼]

Produit syncrétique et protéiforme d’une très longue histoire, la physiognomonie remonte au moins au Pseudo-Aristote (IVe-IIIe siècle av. J.-C.). Très tôt, l’essentiel est déjà posé : il s’agit de considérer les manifestations physiques de l’âme. À la faveur des XVIe et XVIIe siècles, cette étude se précise avec l’association de telle détermination somatique à telle spécificité de caractère, fondant l’explication des moeurs des hommes par des traits corporels considérés comme autant de signes à interpréter. Une distinction vient ensuite faire le départ entre les caractéristiques fixes du corps et du caractère, et leurs aspects mutables. À la fin du XVIIIe siècle, sous l’influence du sensualisme et après l’étude des passions qui avait occupé le siècle classique, cette distinction fonde la séparation entre une physiognomonie au sens restreint et une pathognomonie consacrée à l’étude des signes physiques traduisant le caractère en mouvement et les signes fugitifs de l’expression humaine. La suite de cette histoire, au XIXe siècle, fait l’objet du présent numéro d’Études françaises, qui remet en perspective les formes et les influences de la physiognomonie à ce moment stratégique de son développement. Le bouleversement des hiérarchies socio-culturelles et l’industrialisation des objets socialement distinctifs (vêtements, bijoux, cannes, ombrelles, etc.) ont certainement contribué à accentuer l’intérêt pour la physiognomonie en rendant indispensable la maîtrise d’un certain savoir social. Mais l’engouement qu’elle suscite se caractérise surtout, à ce moment, par la création de foyers institutionnels spécifiques qui la dotent d’un ancrage dans des associations scientifiques, des cercles intellectuels et des organes de presse. Il s’agira donc, indissociablement, de comprendre les raisons d’un succès et d’examiner les reconfigurations d’un héritage. [less ▲]

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See detailLa physiognomonie au XIXe siècle. Transpositions esthétiques et médiatiques
Stienon, Valérie ULg; Wicky, Érika

Book published by revue Etudes Françaises (2013)

Dès les premières traductions françaises des traités de Johann Kaspar Lavater à la fin du XVIIIe siècle, la physiognomonie a pris une place prépondérante dans l’iconographie et la pensée de l’époque. Très ... [more ▼]

Dès les premières traductions françaises des traités de Johann Kaspar Lavater à la fin du XVIIIe siècle, la physiognomonie a pris une place prépondérante dans l’iconographie et la pensée de l’époque. Très tôt renforcée par la diffusion des traités de phrénologie de Franz Josef Gall, cette théorie paramédicale a suscité une émulation telle qu’elle a contribué à poser les bases de la morphopsychologie, qu’elle a participé au développement de l’anthropométrie et s’est ramifiée en d’innombrables branches parmi lesquelles figurent la physiognomonie zoologique, la physiognomonie ethnologique ou encore la « pathognomonie ». En outre, reposant sur la conviction qu’il est possible d’atteindre les profondeurs de l’intériorité humaine par l’observation d’éléments conçus comme autant de signes à déchiffrer, cette théorie relève du raisonnement par induction qui a pris, dans la fiction littéraire, la forme spécifique d’une recherche d’indices et a participé, dans les disciplines médicales, à la méthode diagnostique. Le postulat selon lequel une connaissance de l’être humain est possible par l’observation minutieuse de ses traits extérieurs – conviction renforcée, à la moitié du siècle, par les possibilités techniques de la photographie – a contribué à enrichir la description, à affiner l’art du portrait et à aiguiser le trait incisif de la caricature. Ayant offert de riches moyens cognitifs et esthétiques d’exploration du monde social au peintre, à l’illustrateur, à l’homme de lettres et à l’historien, ces théories paramédicales ont durablement marqué l’histoire des conceptions et des représentations sociales. Envisager l’influence de la physiognomonie en termes de diffusion d’un paradigme scientifique permettra de saisir les modalités et de mesurer les enjeux non seulement de la transposition de ce paradigme d’un médium à un autre, mais aussi de sa circulation entre différentes aires géographiques, disciplinaires ou sociales. L’étude des vecteurs suivant lesquels la physiognomonie investit les représentations fera intervenir des corpus variés, issus de contextes culturels allant de la France romantique à la blogosphère actuelle en passant par l’Allemagne nazie de l’entre-deux-guerres. À l’observation attentive des sources primaires (documents historiques, traités médicaux, gravures d’époque, œuvres picturales, textes littéraires), s’ajoutera une réflexion sur la postérité de ces développements théoriques par l’analyse des discours distanciés, dubitatifs, voire explicitement critiques à leur égard, et ce dès leur toute première diffusion. Ce dossier propose une réflexion susceptible d’apporter des éléments de réponse à la double question suivante : de quelle postérité épistémique le modèle d’interprétation et de représentation hérité de la physiognomonie bénéficie-t-il, entre dépréciation et application effective, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle ? Comment cette influence s’est-elle répandue ? [less ▲]

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See detailLes savants fous, de M. Hyde à Cortex
Stienon, Valérie ULg

Scientific conference (2013, November 14)

Détruire la planète ou conquérir le monde, telle est l’alternative la plus fréquemment placée au cœur des intentions peu avouables de l’inquiétant savant fou. Ruse, ambition et mégalomanie semblent ... [more ▼]

Détruire la planète ou conquérir le monde, telle est l’alternative la plus fréquemment placée au cœur des intentions peu avouables de l’inquiétant savant fou. Ruse, ambition et mégalomanie semblent caractériser au mieux ce personnage hors normes, esquissant un profil à la fois singulier et doué d’une étonnante plasticité, deux caractéristiques qui sont le propre de toute figure archétypale. Cette présentation a cherché à interroger la postérité de ce personnage charismatique dans le mal et émouvant par ses faiblesses, qui génère des scénarios propices à d’infinies variations narratives. Son échec récurrent le montre aux prises avec ses démons intérieurs et conduit à considérer les fondements inconscients du personnage, qui peuvent aller de la schizophrénie débridée d’un Mr. Hyde à la psychanalyse freudienne de la souris Cortex. Il s’agissait ainsi d’observer quelques-unes des incarnations les plus marquantes du scientifique fou – Docteur Cornélius, Zorglub, Dr. Octopus et d’autres – en insistant conjointement sur les modulations de sa panoplie de méchant et sur la variété de ses rôles structurels dans la fiction. Furtif ou insistant, son passage d’un médium à l’autre (roman, BD, film, dessin animé) rappelle l’importance des transpositions médiatiques dans la construction imaginaire d’une figure qui se définit en relation oppositive avec ses célèbres antinomies, le détective et le justicier. [less ▲]

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See detailDes années folles ? L’écriture du moment-catastrophe de Claude Farrère à Léon Groc
Stienon, Valérie ULg

Conference (2013, October 24)

Marquées par le relâchement festif, la sociabilité culturelle et le rayonnement surréaliste, les années 20 en France sont aussi entachées par le trauma de la perte humaine, l’endettement national, la ... [more ▼]

Marquées par le relâchement festif, la sociabilité culturelle et le rayonnement surréaliste, les années 20 en France sont aussi entachées par le trauma de la perte humaine, l’endettement national, la course à la croissance industrielle et la crainte d’un nouveau conflit. Autant de paramètres contextuels qui alimentent, dans la littérature populaire et le roman d’anticipation, un pessimisme convoquant de manière créative le modèle oppositif et frontal de l’altercation (Natacha Vas-Deyres). À partir d'une sélection de quinze romans conjecturaux écrits et publiés durant cette décennie, cette communication a examiné les traitements narratifs et stylistiques de l’épiphanie de la catastrophe. L'analyse comparative a eu pour objectif de proposer des balises formelles pour une compréhension plus fine des chronologies internes de la littérature conjecturale française de l’entre-deux-guerres. [less ▲]

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See detailModernités du rire de réemploi. Les Physiologies ou l'art d'accommoder les restes
Stienon, Valérie ULg

in Vaillant, Alain; De Villeneuve, Roselyne (Eds.) Le Rire moderne (2013)

La spécificité des Physiologies serait-elle d’être un « genre humoristique » ? Bien ancré dans le métadiscours prenant en charge ce petit genre éditorial des années 1840 , l’humour caricatural dégrade ... [more ▼]

La spécificité des Physiologies serait-elle d’être un « genre humoristique » ? Bien ancré dans le métadiscours prenant en charge ce petit genre éditorial des années 1840 , l’humour caricatural dégrade avec une jubilation ostentatoire les valeurs nobles et les références convenues relevant très diversement des domaines de la science, des arts, de l’actualité culturelle et de la politique. Il n’y a pas seulement que ces textes font un emploi parodique de l’étiquette « physiologique » en manifestant une prise de distance à l’égard de la vision unitaire véhiculée par la physiologie médicale de la première moitié du XIXe siècle . Il y a aussi que les Physiologies thématisent certaines modalités du rire, en particulier celles de la « flouerie », cette rouerie financière par ruse mystificatrice, et du folklore carnavalesque, incarné dans des types exprimant, par antonomase ou allégorie, une essence de la blague : Robert Macaire, Mayeux, Chicard. [less ▲]

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See detailAu clair de la Terre. Les utopies lunaires françaises
Stienon, Valérie ULg

in Jaminon, Martine; richelle, jean; thomas, jean-Marcel (Eds.) Éclats de Lune. Entre science et imaginaire (2013)

Contemplée, visitée ou habitée, la Lune est un thème très prisé par la littéraire française. Elle constitue un chronotope de la production fantastique, contribue au développement de la science-fiction ... [more ▼]

Contemplée, visitée ou habitée, la Lune est un thème très prisé par la littéraire française. Elle constitue un chronotope de la production fantastique, contribue au développement de la science-fiction dans le sous-genre du space opera et présente des affinités avec l’utopie, dont l’ailleurs idéalisé sert de cadre d’identification aux conditions du bonheur en société. En France tout particulièrement, elle intéresse le genre littéraire du voyage imaginaire, magnifié de la plus belle façon par Jules Verne, avant de donner lieu à des variantes romanesques dystopiques dans lesquelles l’astre et ses autochtones sont prétextes à satire et sources intarissables de problèmes éminemment terrestres. [less ▲]

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See detailSéjours en dystopie, ou l’anticipation à la française. Recension de Natacha VAS-DEYRES, Ces Français qui ont écrit demain. Utopie, anticipation et science-fiction au XXe siècle
Stienon, Valérie ULg

in Acta Fabula : Revue des Parutions en Théorie Littéraire (2013), 14(6),

La science‑fiction, parce qu’elle est particulièrement centrée sur les questions sociales et les rapports sociopolitiques, serait devenue au xxe siècle le creuset des utopies. Les textes variés qui la ... [more ▼]

La science‑fiction, parce qu’elle est particulièrement centrée sur les questions sociales et les rapports sociopolitiques, serait devenue au xxe siècle le creuset des utopies. Les textes variés qui la composent, désormais axés non plus sur la description d’un idéal mais sur la confrontation au réel, épouseraient les scansions de l’Histoire dans laquelle ils sont engagés et pourraient être considérés à l’aune d’une représentation réaliste. C’est en s’appuyant sur ce double constat que Natacha Vas‑Deyres étudie la « littérature utopique » en mêlant à dessein les sous‑genres et en donnant la prédilection à son ancrage historique. [less ▲]

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See detailVestiges et prestige de l’intellectuel. Recension de Jean-François LOUETTE, Traces de Sartre (ELLUG, 2009)
Stienon, Valérie ULg

in Année Sartrienne (L') : Bulletin du Groupe d'Etudes Sartriennes (2013), 27

Si les bibliothèques ne sont guère que cimetières une fois passée la première réception des œuvres qu’elles amassent, il convient parfois d’en exhumer de beaux restes. Dans la suite de son « Silences de ... [more ▼]

Si les bibliothèques ne sont guère que cimetières une fois passée la première réception des œuvres qu’elles amassent, il convient parfois d’en exhumer de beaux restes. Dans la suite de son « Silences de Sartre » (1995), Jean-François Louette emboîte à nouveau le pas de l’intellectuel. La « trace » multiple dont l’auteur fait ici son fil rouge doit s’entendre au double sens révérencieux (se placer dans le sillage de) et heuristique (reconstituer la partie évanescente). C’est assez dire que l’ouvrage se bâtit sur le constat d’un estompement contemporain de la figure patrimoniale de Sartre, qu’il convient en conséquence de réhabiliter en vertu d’un héritage particulièrement riche. Pour ce faire, Louette prend le parti et le point de vue de l’« amateur », envisageant même, avec une ambitieuse modestie qu’on appréciera, de toucher les « amateurs de Sartre en particulier, et les amateurs de littérature en général » (p. 5). Rassemblant à nouveaux frais des études parues antérieurement, le volume offre un parcours qui s’ordonne selon la chronologie des publications des textes sartriens, logique à laquelle viennent se surimposer d’autres dynamiques d’agrégation. L’ensemble qui en résulte compose une synthèse diffractée, stimulante et efficace, qui va au-delà de la seule considération des genres d’écriture et des conjectures de l’Histoire pour privilégier la complexité de tout un parcours intellectuel. [less ▲]

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See detailL’auteur de Physiologie dans tous ses états. Sur la scénographie déceptive
Stienon, Valérie ULg

in delormas, Pascale; Maingueneau, Dominique; ØSTENSTAD, Inger (Eds.) Se dire écrivain. Pratiques discursives de la mise en scène de soi (2013)

S’ils en ont assurément l’ambition, les « petits » auteurs ont-ils pour autant les moyens de se dire écrivains ? À l’instar des figures tutélaires retenues par l’histoire littéraire, les minores ont, à ... [more ▼]

S’ils en ont assurément l’ambition, les « petits » auteurs ont-ils pour autant les moyens de se dire écrivains ? À l’instar des figures tutélaires retenues par l’histoire littéraire, les minores ont, à leur manière, convoqué des ressources discursives susceptibles de leur permettre de composer des identités d’auteurs. Quelles sont ces ressources et pourquoi n’ont-elles pas porté leurs fruits ? Le cas particulier des auteurs de Physiologies permet d’éclairer un aspect de la fabrique des identités d’écrivains chez les oubliés de l’histoire. [less ▲]

Detailed reference viewed: 23 (1 ULg)
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See detailDéfaire le discours d'autorité. Les Physiologies à la limite de l'essai
Stienon, Valérie ULg

Conference (2013, May 23)

Un siècle après l’essoufflement de la mode panoramique des années 1830-1840, l’emprunt littéraire à la « physiologie » constitue encore un effet de titre pour un essai théorique tel que Physiologie de la ... [more ▼]

Un siècle après l’essoufflement de la mode panoramique des années 1830-1840, l’emprunt littéraire à la « physiologie » constitue encore un effet de titre pour un essai théorique tel que Physiologie de la critique d’Albert Thibaudet. Pourtant, sous la Monarchie de Juillet, le petit genre du même nom, qui présente d’autres caractéristiques formelles et thématiques, n’est pas nettement défini par rapport à une conception et une pratique de l’essai. Au mieux peut-on lui découvrir des parentés significatives avec une certaine écriture journalistique. Les Physiologies se rapprochent en effet de la chronique sous la forme de la notation des faits-Paris et développent une fiction d’actualité féconde en savoir culturel et social. Leur engagement satirique contre le gouvernement en place et leur inscription dans un contexte de vulgarisation scientifique accrue sous l’influence londonienne de la « connaissance utile » ne suffisent pas à apparenter ces Physiologies à de la prose d’idées. Au contraire, elles contournent volontiers les conventions d’écriture du texte d’idées à travers des formes parodiques et déceptives. Il s’agit, de la sorte, d’empêcher le dogmatisme de prendre consistance en oeuvrant contre le discours d’autorité, en particulier scientifique, et contre l’assertivité qui lui est inhérente. Les informations traitées sont non seulement modelées par la distanciation humoristique et la saturation polyphonique, mais elles se trouvent également travaillées en profondeur par la contamination volontaire avec la rhétorique publicitaire dans un contexte de prolifération journalistique de la « réclame ». Le genre physiologique résiste de la sorte aux structures textuelles normatives et assertives d’exposition du savoir. Il ne se les approprie que pour mieux les disqualifier par l’humour et le raisonnement paralogique. Cette caractéristique se traduit par certaines postures discursives récurrentes, en particulier celle du faux spécialiste exhibé comme tel, posture qui consiste à feindre de se rendre ponctuellement expert d’une fraction réduite et caricaturalement recréée de la société, tout en opérant des décrochages réguliers par rapport à cette position énonciative investie d’une autorité. L’étude discursive et générique de tels modes d’expression biaisée du discours d’autorité doit permettre d’éclairer la dynamique d’écriture de l’essai dans les Physiologies parisiennes des années 1830-1840. Cet examen sera orienté par la question des redistributions qui sont ainsi rendues possibles à propos de la frontière entre l’essai-cognitif, caractérisé par une structuration théorique à vocation objectivante, et l’essai-méditation, centré sur une expressivité individualisante de l’instance énonciative. [less ▲]

Detailed reference viewed: 31 (1 ULg)
See detailParis seen by a Black Man. Narrative Point of View and Ethnic Identity in Raoul Gineste’s Le Nègre de Paris (1903)
Stienon, Valérie ULg

Scientific conference (2013, April 10)

Although he does not seem to have had any apparent connection with the Black community, Raoul Gineste (a.k.a. Adolphe Augier) might have chosen the topic of the negro man both as a literary frame for a ... [more ▼]

Although he does not seem to have had any apparent connection with the Black community, Raoul Gineste (a.k.a. Adolphe Augier) might have chosen the topic of the negro man both as a literary frame for a kind of novel of manners and as a fictional support for a true social reflection. [less ▲]

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See detailL'imagination scientifique et ses fictions. Recension de Daniel FONDANECHE, La littérature d’imagination scientifique
Stienon, Valérie ULg

in Acta Fabula : Revue des Parutions en Théorie Littéraire (2013), 14(3),

Précis et ambitieux, l’ouvrage de Daniel Fondanèche s’intéresse à l’ensemble foisonnant, disparate et peu considéré de la « littérature d’imagination scientifique », selon la formule autrefois proposée ... [more ▼]

Précis et ambitieux, l’ouvrage de Daniel Fondanèche s’intéresse à l’ensemble foisonnant, disparate et peu considéré de la « littérature d’imagination scientifique », selon la formule autrefois proposée par Jean‑Jacques Bridenne. L’expression désigne des récits qui développent, par figuration, extrapolation ou anticipation, un rapport significatif et explicite avec les idées et les innovations scientifiques, que celles‑ci relèvent de l’astrophysique, de la chimie, des technologies de la communication, des moyens de transport ou des nombreux autres secteurs d’activités utiles au quotidien. Cette littérature, que l’auteur étudie pour la période comprise principalement entre 1845 et 1910, précède et prépare — sans s’assimiler à elle — la science‑fiction dont Hugo Gernsback posera les bases avec les premières revues de « scientifiction ». En spécialiste des paralittératures, D. Fondanèche en retrace les origines, l’émergence et les principales lignes de force, selon une démarche qui met en évidence les sources d’inspiration des auteurs, tout en éclairant la dimension anticipative de la fiction par l’attestation historique des innovations pensées et réalisées. [less ▲]

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