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See detailSociorama¸ édition scientifique en ligne de la littérature panoramique internationale du XIXe siècle
Stienon, Valérie ULg; Preiss, Nathalie

Textual, factual or bibliographical database (in press)

La littérature dite « panoramique », selon l’expression fameuse de Walter Benjamin (Paris, capitale du XIXe siècle), forme un ensemble complexe de textes et d’illustrations. Avec l’avènement de l’état ... [more ▼]

La littérature dite « panoramique », selon l’expression fameuse de Walter Benjamin (Paris, capitale du XIXe siècle), forme un ensemble complexe de textes et d’illustrations. Avec l’avènement de l’état social démocratique pensé par Tocqueville, la société aspire à se voir et à s’apprécier. Dans cette perspective se multiplient les recueils d’études de mœurs sous des formes diverses (galeries, magasins, musées) mettant à l’honneur des figures, des silhouettes, des types et des comportements sociaux. Pour autant, toutes ces productions ne relèvent pas de la littérature panoramique, concept problématique que le site vise précisément à interroger. Le site SOCIORAMA poursuit cinq objectifs. - La contextualisation historique, géographique et linguistique des textes, selon un double protocole de présentation générale introductive pour chaque pays et de notes explicatives pour chaque texte. - La diffusion en libre accès de ces textes rares et peu connus, numérisés à partir de collections particulières et de fonds personnels. - La conservation numérique de ces textes anciens qui n’ont pas fait l’objet d’une politique de conservation d’ensemble ni de coordination au niveau international. - La fédération des recherches scientifiques passées et actuelles sur le sujet, en offrant à la fois un bilan et une synthèse prospective. - L’information grâce à une veille bibliographique régulière sur les études parues ou à paraître en lien avec les corpus édités et la mise à jour des actualités culturelles et scientifiques. [less ▲]

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See detailLiterature through Technology. Depicting the Future of the Book from Verne to Barjavel
Stienon, Valérie ULg

Conference (2014, July 10)

French futuristic novels tend to develop a wide range of representations regarding the book of the future as it is impacted by technical inventions, from the phone to the digital paradigm through ... [more ▼]

French futuristic novels tend to develop a wide range of representations regarding the book of the future as it is impacted by technical inventions, from the phone to the digital paradigm through photography and film: Albert Robida’s “phono-livre” (La Vie électrique, 1890), Octave Uzanne’s “storyographe” powered by electricity from the human body, Henri Allorge’s “bibliophone” (Le grand cataclysme, 1922), Léon Daudet’s “cinébiblat” and “cinélivre” (Le Napus, 1927), Maurice Renard’s telepathic book (Un homme chez les microbes, 1928) or even René Barjavel’s “télélecture” (Ravage, 1943) among others. It is well known that the historical antagonism between Science and the Humanities deeply influenced the disciplinary boundaries and the respective values of the two fields. But it also appears that such a disciplinary discussion does involve the issue of the material and tangible forms of the book considered as an object. Futuristic novels put a specific emphasis on the acoustic, visual and tactile avatars of the book within a sociocultural context characterized by the rise of Applied Sciences and media communication. Do these new media and formats compete with or complement to the former book patterns? Are such representations of the book as an audiovisual item some response to the predicted decline of the Humanities? Or are they rather a means of asserting the faith in a new forthcoming kind of literature? Although science may badly affect literature so as to produce an impoverishing mechanization of literary style (Jules Verne, Paris au XXe siècle, 1863), it also gives a valuable opportunity to create more ergonomic formats for a wider distribution and a more easily handheld book. Since the late 19th century until WWII, many futuristic novels propose to consider the book as it is located at the junction of Science and the Humanities rather than in their dichotomous opposition. Regarded as a specific leitmotiv, such a topic of technological and transmedia conversions of the book leads to reconsider the evolution of the identity paradigm of France as a “literary nation”. It also gives the opportunity to investigate the discrepancies and coincidences between the conjectural scope of these futuristic novels and the factual history of technological advances. [less ▲]

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See detailUn panorama du temps. Robida chroniqueur des Expositions universelles
Stienon, Valérie ULg

Conference (2014, June 19)

Robida est familier des Expositions universelles. Sa carrière de dessinateur-journaliste est en grande partie rythmée par les événements sociaux qu’elles constituent. Il illustre le démontage de ... [more ▼]

Robida est familier des Expositions universelles. Sa carrière de dessinateur-journaliste est en grande partie rythmée par les événements sociaux qu’elles constituent. Il illustre le démontage de l’Exposition de Paris de 1867 dans le Journal Amusant du 9 novembre 1867. Il est envoyé à Vienne comme dessinateur-correspondant du Monde illustré pour celle de 1873. Il visite l’Exposition de 1889 et en rend compte en double-page dans La Vie Parisienne du 11 mai 1889 (« Demandez, l’inauguration officielle de la Tour ! »). Enfin, il participe activement à l’Exposition de 1900 avec la reconstitution minutieuse, pendant près de deux ans, du « Vieux Paris », une attraction à succès située entre le Pont de l’Alma et la passerelle Debilly. En tant que manifestation très fréquentée, qui fait l’objet d’une abondante publicité et qui engage l’image d’une ville à dimension internationale, l’exposition dans ses diverses formes (universelle, internationale, industrielle) constitue un nouveau mode de communication et un lieu de sociabilité spécifique dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le chroniqueur, le journaliste et le dessinateur sont amenés à commenter et à représenter ce type d’événement célébratif qui implique tout à la fois une esthétique de la monstration, une rhétorique publicitaire et une réflexivité patrimoniale sur le siècle. Lieu de présentation de l’innovation, animé par un imaginaire du progrès technique et industriel, l’exposition a pu ainsi constituer une matrice féconde pour l’œuvre d’anticipation de Robida. Cette communication propose d’examiner ce que la production de Robida doit aux discours et aux représentations liés aux Expositions universelles dans les deux décennies de 1880 et 1890. Des thématisations explicites, des visites fictives en mots et en images, ainsi qu’un abondant intertexte d’actualité témoignent de ce rapport à un discours social qui traverse une œuvre conjecturale ambiguë. Si les liens thématiques du Vingtième Siècle à l’Exposition Internationale d’Électricité de 1881 sont bien connus, il faut aussi envisager les aspects de la production de Robida qui impliquent le support journalistique. C’est le cas des dessins de presse qui préparent de manière critique la réception des Expositions, comme le montre la couverture de La Caricature du 16 juin 1886 faisant, trois ans à l’avance, l’éloge paradoxal du projet de métro aérien coupable d’encombrer le ciel parisien. C’est aussi le cas des inventions moquées dans sa correspondance fictive avec le dessinateur Christophe entre 1896 et 1901 dans « La Boîte aux lettres » du Petit Français illustré, où Robida-Théodule Asenbrouck imagine des machines telles que la « pince-scie-brosse-polissoir électrique » pour découper la Lune en douze tranches afin d’éclairer les grandes capitales, en particulier la Ville-Lumière. L’Exposition constitue également un cadre de transposition fictive créatif, comme en témoigne le récit sériel Jadis chez aujourd’hui du Petit Français illustré, imaginant Louis XIV et sa cour transportés à l’Exposition universelle de 1889 et visitant la Galerie des Machines avec un regard décalé sur l’époque contemporaine. Des éléments graphiques et stylistiques récurrents résultent de ce commentaire journalistique des Expositions, à l’image d’une tour Eiffel dont un seul pied suffit à constituer un indicateur chrono-topographique symbolisant la modernité contestée. Enfin, on peut considérer comment Robida prolonge à sa manière des inventions existantes, notamment dans l’illustration du texte d’Octave Uzanne La Locomotion future, paru dans Le Monde Moderne en 1895, ou avec la voiture aéroplane déclinée à partir du quadricycle Daimler apparu à l’Exposition de 1889. Le dialogue attentif et moqueur de Robida avec les projets et les discours des Expositions universelles permet de reconsidérer l’humour de l’anticipateur en le situant plus résolument dans les registres satirique et fantaisiste propres à prendre en charge les facéties du « feu congelé », du « poney-vapeur » ou du « perce-brouillard à hélice nasale », que dans la seule prospective pessimiste d’un génial visionnaire. Cet angle d’étude de l’œuvre d’anticipation offre aussi l’occasion d’examiner la part de l’intertexte d’actualité intervenant dans une pratique générique, graphique et éditoriale du panorama temporel. Entendons par là la littérature des guides pour visiteurs d’Expositions qui renoue avec une tradition des Petits-Paris initiée dans la littérature « panoramique » des années 1840. Ces parcours-découvertes balisés et ces bilans des curiosités urbaines ne sont pas sans évoquer ceux auxquels contribue Robida dans Le Vieux Paris. Guide historique, pittoresque et anecdotique (une cinquantaine de dessins), dans l’illustration du guide satirique L’Exposition comique (Dentu, 1889) ou encore dans le récit illustré du Dix-neuvième Siècle. S’ils s’articulent à un passé patrimonial sous la forme d’un inventaire du siècle qui se regarde réflexivement, ils ont aussi pu contribuer à l’anticipation en associant scènes dynamiques et vues d’ensemble dans un parcours temporel indissociable de ses dimensions topographiques. [less ▲]

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See detailDéfaire le discours d'autorité. Les 'Physiologies' à la limite de l'essai
Stienon, Valérie ULg

in Glaudes, Pierre; Lyon-Caen, Boris (Eds.) Essai et essayisme en France au XIXe siècle (2014)

Les Physiologies déferlent sous la Monarchie de juillet, alimentant les dépôts de pittoresques et prolongeant les caricatures en vitrine des passages parisiens. Si, presqu’un siècle plus tard, l’emprunt ... [more ▼]

Les Physiologies déferlent sous la Monarchie de juillet, alimentant les dépôts de pittoresques et prolongeant les caricatures en vitrine des passages parisiens. Si, presqu’un siècle plus tard, l’emprunt littéraire à la «physiologie» compose encore un effet de titre pour un essai théorique tel que la Physiologie de la critique d’Albert Thibaudet (1920), le petit genre du même nom, qui présente d’autres caractéristiques formelles et thématiques, n’est pas nettement défini par rapport à une conception et une pratique de l’essai. Au mieux peut-on lui trouver certaines parentés avec la chronique sous la forme de la notation des faits-Paris et avec une fiction d’actualité féconde en savoirs culturels et sociaux. Cette indétermination générique est particulièrement intéressante en raison de la diversité des paramètres poétiques et contextuels sur lesquels elle repose. Ce sont ces aspects qui font l’objet du présent parcours synthétique dans un corpus foisonnant, en préalable à une étude plus spécifiquement dédiée aux infinies nuances qui caractérisent ces textes. [less ▲]

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See detailFigures du critique-écrivain, formes et pratiques du discours métalittéraire: Introduction et conclusions
Stienon, Valérie ULg; Van Nuijs, Laurence

Conference (2014, June)

Du XIXe siècle à nos jours, de nombreux écrivains ont combiné écriture de création et critique littéraire. À ces pratiques mêlées correspondent des statuts hybrides, dont celui de « critique-écrivain » ... [more ▼]

Du XIXe siècle à nos jours, de nombreux écrivains ont combiné écriture de création et critique littéraire. À ces pratiques mêlées correspondent des statuts hybrides, dont celui de « critique-écrivain » est peut-être le plus représentatif. Ce colloque se propose d’interroger cette figure bifide, en prenant en considération les divers paramètres de la critique littéraire en tant que pratique protéiforme, depuis l’institutionnalisation de la critique au XIXe siècle (critique journalistique, critique des écrivains et critique universitaire) jusqu’à la diversification moderne des types de discours critique (théorique, historique, médiatique, essayiste, romanesque). Comment les rapports entre critique et création sont-ils imaginés, confirmés voire inversés par les écrivains ? Par rapport à quels modèles et repoussoirs les écrivains se définissent-ils en critiques ou en créateurs (ceux, par exemple, du théoricien, de l’essayiste, du chroniqueur, du sociologue ou encore du polémiste) ? Pourquoi la postérité a-t-elle retenu comme critiques des auteurs qui ont par ailleurs investi ou approché une production spécifiquement littéraire ? Et comment ces rapports se renégocient-ils tout au long de l’histoire de la critique ? [less ▲]

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See detailDe France-Ville à la Panachie : (in)confort urbain et hygiène sociale dans le roman dystopique (1880-1940)
Stienon, Valérie ULg

Conference (2014, May 22)

Si la dystopie française choisit volontiers pour cadre la métropole parisienne, elle développe aussi la représentation de villes imaginaires, généralement désignées par un toponyme original : France-Ville ... [more ▼]

Si la dystopie française choisit volontiers pour cadre la métropole parisienne, elle développe aussi la représentation de villes imaginaires, généralement désignées par un toponyme original : France-Ville (Jules Verne, Les Cinq Cent Millions de la Bégum), Industria-City (Didier de Chousy, Ignis), la Morticolie (Léon Daudet, Les Morticoles), la Pingouinie (Anatole France, L’Île des Pingouins), la Siturgic (Claude Farrère, Les Condamnés à mort), Kentropol (Henri Allorge, Le Grand Cataclysme), la Panachie (Régis Messac, La Cité des asphyxiés), la Crétinie (Régis Messac, Valcrétin). Ces entités topographiques font l’objet de descriptions précises et détaillées, qui ancrent une organisation urbaine imaginaire dans un cadre narratif réaliste. L’architecture de la ville et l’infrastructure de l’habitat participent directement à l’élaboration de ces mondes alternatifs où il ne fait pas toujours bon vivre, depuis les aléas de l’application du programme hygiéniste de la « cité du bien-être » (Verne) jusqu’au monde souterrain inversé, alimenté par les déjections des classes inférieures (Messac). Toutes ces villes ont en commun de faire face à des tensions internes (révolte d’hommes-robots dans Industria-City et d’ouvriers dans la Siturgic, rationnement des ressources en Panachie, cruauté des habitants de Morticolie, dégénérescence des autochtones de Crétinie, explosions terroristes en Pingouinie) et à des menaces extérieures à l’origine de réorganisations géopolitiques qui placent les cités en rivales et ennemies (France-Ville attaquée par Stahlstadt, Kentropol en guerre contre Hérakloupol). Une étude de la poétique des infrastructures urbaines imaginées dans le roman dystopique français permet de préciser cette tension entre un élan réformiste vers le confort, l’efficacité et l’hygiène, et le constat d’une faible résistance aux obstacles fragilisant la ville comme entité humaine et matérielle. Les configurations de l’habitat, l’innovation des transports en commun et le fonctionnalisme du décorum domestique affichent simultanément leur efficacité et leur fragilité. Pour en rendre compte, deux aspects de la poétique urbaine du roman dystopique seront examinés. D’une part, l’intertextualité – explicite ou allusive – avec le discours architectural qui fonde l’agencement et la répartition des composantes de la ville (Le Corbusier cité dans Ravage de Barjavel, par exemple). D’autre part, le jeu de miroir entre les morphologies humaines, les valeurs sociales et les fonctions assignées aux bâtiments : symétrie synonyme d’intransigeance bornée et impitoyable (Daudet, Les Morticoles), répertoire littéraire urbain (Flaubert Street, Rosetti Park et Proust Avenue sur l’Île des Articoles d’André Maurois), interpénétration tératologique du corps à l’infrastructure (Xavier de Langlais, L’Île sous cloche). [less ▲]

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See detailMimèsis
Stienon, Valérie ULg

in Glinoer, Anthony; Saint-Amand, Denis (Eds.) Lexique SOCIUS (ressources sur le littéraire et le social : http://ressources-socius.info/) (2014)

Ce terme d’origine grecque désigne dans son acception générale l’imitation de la nature et, par extension, les modes et les moyens de l’imitation dans les arts. Dans son acception spécifique, il concerne ... [more ▼]

Ce terme d’origine grecque désigne dans son acception générale l’imitation de la nature et, par extension, les modes et les moyens de l’imitation dans les arts. Dans son acception spécifique, il concerne l’ensemble des ressources poétiques et esthétiques employées à la représentation du réel en littérature. À l’époque contemporaine, la notion est utilisée dans les études littéraires soit pour qualifier globalement la vraisemblance de la fiction, principalement dans ses modalités romanesque et réaliste, soit pour désigner les interférences entre les procédés formels de l’œuvre (narration, description, dialogue) et les capacités plus ou moins mimétiques dont dispose cette dernière pour signifier le réel. [less ▲]

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See detailSociologie du style littéraire: introduction et conclusions
Stienon, Valérie ULg; Dessy, Clément; van Nuijs, Laurence

Conference (2014, April)

Posée à la littérature, la question du style a, de longue date, suscité engouements et suspicions. Le style littéraire est aujourd’hui considéré comme la trace écrite de l’individu et l’indice d’une ... [more ▼]

Posée à la littérature, la question du style a, de longue date, suscité engouements et suspicions. Le style littéraire est aujourd’hui considéré comme la trace écrite de l’individu et l’indice d’une distance à l’égard de la langue commune. Une telle conception participe pleinement d’une modernité littéraire ayant érigé la singularité et la nouveauté en valeurs esthétiques. En ce sens, elle est aussi le résultat d’une révision importante, à partir du milieu du XIXe siècle, de l’idéal d’un « style parfait », entendu comme un « bien écrire régi par des règles valables pour tous, respectueux de principes qui semblent défier le temps et les plumes » (Philippe 2013 : 2). Au cours de cette évolution épistémique, de norme, le style devient vecteur de création. La transition a été identifiée tantôt en termes d’« autonomisation » du champ littéraire (Bourdieu), tantôt sous l’angle du « passage d’une littérature-discours à une littérature-texte » (Vaillant) et d’un affranchissement de la rhétorique (Philippe). Dès 1753, Buffon soutient dans son Discours sur le style que « le style est l’homme même », le définissant comme la marque textuelle d’une intériorité auctoriale contrastant avec le caractère commun et extérieur des faits traités. Au cours du XIXe siècle, ces considérations sont passées sous la plume des auteurs eux-mêmes, comme l’attestent la préface d’Edmond de Goncourt à Chérie, qui revendique pour l’écrivain « une langue personnelle, une langue portant [sa] signature », et la conception de Marcel Proust, formulée dans une lettre à madame Straus de 1908, selon laquelle « la seule manière de défendre la langue, c’est de l’attaquer ». L’actualité de la recherche est animée par la question du style à travers de nouvelles perspectives qui proposent de l’étudier de manière extensive, qu’il s’agisse de l’orienter dans une perspective transdisciplinaire empruntant volontiers à l’anthropologie ou de lui conférer une dimension existentielle propre à rendre compte du vécu intime des formes et de leurs significations. Parmi ces approches qui réévaluent la part d’individualité, de créativité ou d’originalité que désigne la notion de style, la sociologie de la littérature n’est pas en reste. Pourtant, le style semble constituer pour elle un point aveugle ou un impensé, sur fond du reproche récurrent qui lui est adressé de négliger la « surface verbale » du texte littéraire (Barthes). C’est donc aux différentes possibilités d’étudier le « style littéraire » en sociologie de la littérature qu’est dédié le présent colloque. Si une place lui a été réservée par la rhétorique et si une discipline à part entière lui a été consacrée, le style semble encore résister à une approche sociologique. Les principaux points d’achoppement concernent l’intégration, dans l’analyse stylistique, des conditions matérielles de production et de réception d’une œuvre, ainsi que les corrélations à établir entre les ordres socio-économique et esthétique. De nombreuses questions restent ainsi posées : comment rendre compte des variations significatives qui engagent à la fois des conceptions artistiques et la structure du champ littéraire ? existe-t-il des définitions concurrentes du style, circulant à un même moment ? comment la sociologie littéraire peut-elle rendre compte des étapes d’une évolution qui va du respect de la norme du bien écrire à la multiplication des expressions individuelles ? [less ▲]

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See detailLes fins du monde peuvent-elles faire littérature ? Exemplarités du récit dystopique
Stienon, Valérie ULg

Scientific conference (2014, March 27)

S’il est possible d’observer de nombreuses œuvres qui, depuis le XIXe siècle et particulièrement au tournant du XXe siècle, se présentent comme des fictions de fins du monde déclinant les situations ... [more ▼]

S’il est possible d’observer de nombreuses œuvres qui, depuis le XIXe siècle et particulièrement au tournant du XXe siècle, se présentent comme des fictions de fins du monde déclinant les situations-catastrophes, il est plus difficile d’appréhender ces textes en mots et en images comme un ensemble cohérent et de les associer à un genre littéraire particulier. Entre désignations d’époque et catégorisations rétrospectives, un corpus se dessine toutefois, qui développe ses propres caractéristiques internes et connaît une histoire éditoriale complexe. La communication propose de réfléchir aux modalités d’appartenance de ces « récits dystopiques » à l’histoire littéraire et aux critères possibles de leur rassemblement pour une étude poétique transversale. [less ▲]

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See detailFormer une communauté discursive de la blague. Les conditions médiatiques du rire charivarique
Stienon, Valérie ULg

Scientific conference (2014, February 14)

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See detailLe canon littéraire au crible des Physiologies
Stienon, Valérie ULg

in Revue d'Histoire Littéraire de la France (2014), 1

Gustave Lanson considérait les productions mineures comme le tissu conjonctif de l’histoire littéraire. Un tel point de vue peut rapidement faire apparaître les Physiologies parisiennes des années 1830 ... [more ▼]

Gustave Lanson considérait les productions mineures comme le tissu conjonctif de l’histoire littéraire. Un tel point de vue peut rapidement faire apparaître les Physiologies parisiennes des années 1830-1845 comme le laboratoire de bien des esthétiques modernes, ce corpus étant d’autant plus inventif qu’il procède pour une grande part des poétiques d’écriture hybrides et expansives de la presse. Parce qu'elles sont enclines à traiter du personnel, des lieux et des pratiques littéraires à partir d'une fraction symboliquement réprouvée, sinon marginale, de la production littéraire, les Physiologies peuvent assumer tout à la fois une fonction de régulation et de révélation des processus de légitimation. L'article met en évidence ce double rôle d'élucidation et d'observation participante manifestée par ces textes. [less ▲]

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See detailUn siècle de physiognomonie
Stienon, Valérie ULg; Wicky, Érika

in Etudes Françaises (2013), 49(3), 5-14

Produit syncrétique et protéiforme d’une très longue histoire, la physiognomonie remonte au moins au Pseudo-Aristote (IVe-IIIe siècle av. J.-C.). Très tôt, l’essentiel est déjà posé : il s’agit de ... [more ▼]

Produit syncrétique et protéiforme d’une très longue histoire, la physiognomonie remonte au moins au Pseudo-Aristote (IVe-IIIe siècle av. J.-C.). Très tôt, l’essentiel est déjà posé : il s’agit de considérer les manifestations physiques de l’âme. À la faveur des XVIe et XVIIe siècles, cette étude se précise avec l’association de telle détermination somatique à telle spécificité de caractère, fondant l’explication des moeurs des hommes par des traits corporels considérés comme autant de signes à interpréter. Une distinction vient ensuite faire le départ entre les caractéristiques fixes du corps et du caractère, et leurs aspects mutables. À la fin du XVIIIe siècle, sous l’influence du sensualisme et après l’étude des passions qui avait occupé le siècle classique, cette distinction fonde la séparation entre une physiognomonie au sens restreint et une pathognomonie consacrée à l’étude des signes physiques traduisant le caractère en mouvement et les signes fugitifs de l’expression humaine. La suite de cette histoire, au XIXe siècle, fait l’objet du présent numéro d’Études françaises, qui remet en perspective les formes et les influences de la physiognomonie à ce moment stratégique de son développement. Le bouleversement des hiérarchies socio-culturelles et l’industrialisation des objets socialement distinctifs (vêtements, bijoux, cannes, ombrelles, etc.) ont certainement contribué à accentuer l’intérêt pour la physiognomonie en rendant indispensable la maîtrise d’un certain savoir social. Mais l’engouement qu’elle suscite se caractérise surtout, à ce moment, par la création de foyers institutionnels spécifiques qui la dotent d’un ancrage dans des associations scientifiques, des cercles intellectuels et des organes de presse. Il s’agira donc, indissociablement, de comprendre les raisons d’un succès et d’examiner les reconfigurations d’un héritage. [less ▲]

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See detailLa physiognomonie au XIXe siècle. Transpositions esthétiques et médiatiques
Stienon, Valérie ULg; Wicky, Érika

Book published by revue Etudes Françaises (2013)

Dès les premières traductions françaises des traités de Johann Kaspar Lavater à la fin du XVIIIe siècle, la physiognomonie a pris une place prépondérante dans l’iconographie et la pensée de l’époque. Très ... [more ▼]

Dès les premières traductions françaises des traités de Johann Kaspar Lavater à la fin du XVIIIe siècle, la physiognomonie a pris une place prépondérante dans l’iconographie et la pensée de l’époque. Très tôt renforcée par la diffusion des traités de phrénologie de Franz Josef Gall, cette théorie paramédicale a suscité une émulation telle qu’elle a contribué à poser les bases de la morphopsychologie, qu’elle a participé au développement de l’anthropométrie et s’est ramifiée en d’innombrables branches parmi lesquelles figurent la physiognomonie zoologique, la physiognomonie ethnologique ou encore la « pathognomonie ». En outre, reposant sur la conviction qu’il est possible d’atteindre les profondeurs de l’intériorité humaine par l’observation d’éléments conçus comme autant de signes à déchiffrer, cette théorie relève du raisonnement par induction qui a pris, dans la fiction littéraire, la forme spécifique d’une recherche d’indices et a participé, dans les disciplines médicales, à la méthode diagnostique. Le postulat selon lequel une connaissance de l’être humain est possible par l’observation minutieuse de ses traits extérieurs – conviction renforcée, à la moitié du siècle, par les possibilités techniques de la photographie – a contribué à enrichir la description, à affiner l’art du portrait et à aiguiser le trait incisif de la caricature. Ayant offert de riches moyens cognitifs et esthétiques d’exploration du monde social au peintre, à l’illustrateur, à l’homme de lettres et à l’historien, ces théories paramédicales ont durablement marqué l’histoire des conceptions et des représentations sociales. Envisager l’influence de la physiognomonie en termes de diffusion d’un paradigme scientifique permettra de saisir les modalités et de mesurer les enjeux non seulement de la transposition de ce paradigme d’un médium à un autre, mais aussi de sa circulation entre différentes aires géographiques, disciplinaires ou sociales. L’étude des vecteurs suivant lesquels la physiognomonie investit les représentations fera intervenir des corpus variés, issus de contextes culturels allant de la France romantique à la blogosphère actuelle en passant par l’Allemagne nazie de l’entre-deux-guerres. À l’observation attentive des sources primaires (documents historiques, traités médicaux, gravures d’époque, œuvres picturales, textes littéraires), s’ajoutera une réflexion sur la postérité de ces développements théoriques par l’analyse des discours distanciés, dubitatifs, voire explicitement critiques à leur égard, et ce dès leur toute première diffusion. Ce dossier propose une réflexion susceptible d’apporter des éléments de réponse à la double question suivante : de quelle postérité épistémique le modèle d’interprétation et de représentation hérité de la physiognomonie bénéficie-t-il, entre dépréciation et application effective, à partir de la seconde moitié du XIXe siècle ? Comment cette influence s’est-elle répandue ? [less ▲]

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See detailLes savants fous, de M. Hyde à Cortex
Stienon, Valérie ULg

Scientific conference (2013, November 14)

Détruire la planète ou conquérir le monde, telle est l’alternative la plus fréquemment placée au cœur des intentions peu avouables de l’inquiétant savant fou. Ruse, ambition et mégalomanie semblent ... [more ▼]

Détruire la planète ou conquérir le monde, telle est l’alternative la plus fréquemment placée au cœur des intentions peu avouables de l’inquiétant savant fou. Ruse, ambition et mégalomanie semblent caractériser au mieux ce personnage hors normes, esquissant un profil à la fois singulier et doué d’une étonnante plasticité, deux caractéristiques qui sont le propre de toute figure archétypale. Cette présentation a cherché à interroger la postérité de ce personnage charismatique dans le mal et émouvant par ses faiblesses, qui génère des scénarios propices à d’infinies variations narratives. Son échec récurrent le montre aux prises avec ses démons intérieurs et conduit à considérer les fondements inconscients du personnage, qui peuvent aller de la schizophrénie débridée d’un Mr. Hyde à la psychanalyse freudienne de la souris Cortex. Il s’agissait ainsi d’observer quelques-unes des incarnations les plus marquantes du scientifique fou – Docteur Cornélius, Zorglub, Dr. Octopus et d’autres – en insistant conjointement sur les modulations de sa panoplie de méchant et sur la variété de ses rôles structurels dans la fiction. Furtif ou insistant, son passage d’un médium à l’autre (roman, BD, film, dessin animé) rappelle l’importance des transpositions médiatiques dans la construction imaginaire d’une figure qui se définit en relation oppositive avec ses célèbres antinomies, le détective et le justicier. [less ▲]

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See detailDes années folles ? L’écriture du moment-catastrophe de Claude Farrère à Léon Groc
Stienon, Valérie ULg

Conference (2013, October 24)

Marquées par le relâchement festif, la sociabilité culturelle et le rayonnement surréaliste, les années 20 en France sont aussi entachées par le trauma de la perte humaine, l’endettement national, la ... [more ▼]

Marquées par le relâchement festif, la sociabilité culturelle et le rayonnement surréaliste, les années 20 en France sont aussi entachées par le trauma de la perte humaine, l’endettement national, la course à la croissance industrielle et la crainte d’un nouveau conflit. Autant de paramètres contextuels qui alimentent, dans la littérature populaire et le roman d’anticipation, un pessimisme convoquant de manière créative le modèle oppositif et frontal de l’altercation (Natacha Vas-Deyres). À partir d'une sélection de quinze romans conjecturaux écrits et publiés durant cette décennie, cette communication a examiné les traitements narratifs et stylistiques de l’épiphanie de la catastrophe. L'analyse comparative a eu pour objectif de proposer des balises formelles pour une compréhension plus fine des chronologies internes de la littérature conjecturale française de l’entre-deux-guerres. [less ▲]

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See detailModernités du rire de réemploi. Les Physiologies ou l'art d'accommoder les restes
Stienon, Valérie ULg

in Vaillant, Alain; De Villeneuve, Roselyne (Eds.) Le Rire moderne (2013)

La spécificité des Physiologies serait-elle d’être un « genre humoristique » ? Bien ancré dans le métadiscours prenant en charge ce petit genre éditorial des années 1840 , l’humour caricatural dégrade ... [more ▼]

La spécificité des Physiologies serait-elle d’être un « genre humoristique » ? Bien ancré dans le métadiscours prenant en charge ce petit genre éditorial des années 1840 , l’humour caricatural dégrade avec une jubilation ostentatoire les valeurs nobles et les références convenues relevant très diversement des domaines de la science, des arts, de l’actualité culturelle et de la politique. Il n’y a pas seulement que ces textes font un emploi parodique de l’étiquette « physiologique » en manifestant une prise de distance à l’égard de la vision unitaire véhiculée par la physiologie médicale de la première moitié du XIXe siècle . Il y a aussi que les Physiologies thématisent certaines modalités du rire, en particulier celles de la « flouerie », cette rouerie financière par ruse mystificatrice, et du folklore carnavalesque, incarné dans des types exprimant, par antonomase ou allégorie, une essence de la blague : Robert Macaire, Mayeux, Chicard. [less ▲]

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See detailAu clair de la Terre. Les utopies lunaires françaises
Stienon, Valérie ULg

in Jaminon, Martine; richelle, jean; thomas, jean-Marcel (Eds.) Éclats de Lune. Entre science et imaginaire (2013)

Contemplée, visitée ou habitée, la Lune est un thème très prisé par la littéraire française. Elle constitue un chronotope de la production fantastique, contribue au développement de la science-fiction ... [more ▼]

Contemplée, visitée ou habitée, la Lune est un thème très prisé par la littéraire française. Elle constitue un chronotope de la production fantastique, contribue au développement de la science-fiction dans le sous-genre du space opera et présente des affinités avec l’utopie, dont l’ailleurs idéalisé sert de cadre d’identification aux conditions du bonheur en société. En France tout particulièrement, elle intéresse le genre littéraire du voyage imaginaire, magnifié de la plus belle façon par Jules Verne, avant de donner lieu à des variantes romanesques dystopiques dans lesquelles l’astre et ses autochtones sont prétextes à satire et sources intarissables de problèmes éminemment terrestres. [less ▲]

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See detailSéjours en dystopie, ou l’anticipation à la française. Recension de Natacha VAS-DEYRES, Ces Français qui ont écrit demain. Utopie, anticipation et science-fiction au XXe siècle
Stienon, Valérie ULg

in Acta Fabula : Revue des Parutions en Théorie Littéraire (2013), 14(6),

La science‑fiction, parce qu’elle est particulièrement centrée sur les questions sociales et les rapports sociopolitiques, serait devenue au xxe siècle le creuset des utopies. Les textes variés qui la ... [more ▼]

La science‑fiction, parce qu’elle est particulièrement centrée sur les questions sociales et les rapports sociopolitiques, serait devenue au xxe siècle le creuset des utopies. Les textes variés qui la composent, désormais axés non plus sur la description d’un idéal mais sur la confrontation au réel, épouseraient les scansions de l’Histoire dans laquelle ils sont engagés et pourraient être considérés à l’aune d’une représentation réaliste. C’est en s’appuyant sur ce double constat que Natacha Vas‑Deyres étudie la « littérature utopique » en mêlant à dessein les sous‑genres et en donnant la prédilection à son ancrage historique. [less ▲]

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See detailVestiges et prestige de l’intellectuel. Recension de Jean-François LOUETTE, Traces de Sartre (ELLUG, 2009)
Stienon, Valérie ULg

in Année Sartrienne (L') : Bulletin du Groupe d'Etudes Sartriennes (2013), 27

Si les bibliothèques ne sont guère que cimetières une fois passée la première réception des œuvres qu’elles amassent, il convient parfois d’en exhumer de beaux restes. Dans la suite de son « Silences de ... [more ▼]

Si les bibliothèques ne sont guère que cimetières une fois passée la première réception des œuvres qu’elles amassent, il convient parfois d’en exhumer de beaux restes. Dans la suite de son « Silences de Sartre » (1995), Jean-François Louette emboîte à nouveau le pas de l’intellectuel. La « trace » multiple dont l’auteur fait ici son fil rouge doit s’entendre au double sens révérencieux (se placer dans le sillage de) et heuristique (reconstituer la partie évanescente). C’est assez dire que l’ouvrage se bâtit sur le constat d’un estompement contemporain de la figure patrimoniale de Sartre, qu’il convient en conséquence de réhabiliter en vertu d’un héritage particulièrement riche. Pour ce faire, Louette prend le parti et le point de vue de l’« amateur », envisageant même, avec une ambitieuse modestie qu’on appréciera, de toucher les « amateurs de Sartre en particulier, et les amateurs de littérature en général » (p. 5). Rassemblant à nouveaux frais des études parues antérieurement, le volume offre un parcours qui s’ordonne selon la chronologie des publications des textes sartriens, logique à laquelle viennent se surimposer d’autres dynamiques d’agrégation. L’ensemble qui en résulte compose une synthèse diffractée, stimulante et efficace, qui va au-delà de la seule considération des genres d’écriture et des conjectures de l’Histoire pour privilégier la complexité de tout un parcours intellectuel. [less ▲]

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See detailL’auteur de Physiologie dans tous ses états. Sur la scénographie déceptive
Stienon, Valérie ULg

in delormas, Pascale; Maingueneau, Dominique; ØSTENSTAD, Inger (Eds.) Se dire écrivain. Pratiques discursives de la mise en scène de soi (2013)

S’ils en ont assurément l’ambition, les « petits » auteurs ont-ils pour autant les moyens de se dire écrivains ? À l’instar des figures tutélaires retenues par l’histoire littéraire, les minores ont, à ... [more ▼]

S’ils en ont assurément l’ambition, les « petits » auteurs ont-ils pour autant les moyens de se dire écrivains ? À l’instar des figures tutélaires retenues par l’histoire littéraire, les minores ont, à leur manière, convoqué des ressources discursives susceptibles de leur permettre de composer des identités d’auteurs. Quelles sont ces ressources et pourquoi n’ont-elles pas porté leurs fruits ? Le cas particulier des auteurs de Physiologies permet d’éclairer un aspect de la fabrique des identités d’écrivains chez les oubliés de l’histoire. [less ▲]

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