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See detailSociorama¸ édition scientifique en ligne de la littérature panoramique internationale du XIXe siècle
Stienon, Valérie ULg; Preiss, Nathalie

Textual, factual or bibliographical database (in press)

La littérature dite « panoramique », selon l’expression fameuse de Walter Benjamin (Paris, capitale du XIXe siècle), forme un ensemble complexe de textes et d’illustrations. Avec l’avènement de l’état ... [more ▼]

La littérature dite « panoramique », selon l’expression fameuse de Walter Benjamin (Paris, capitale du XIXe siècle), forme un ensemble complexe de textes et d’illustrations. Avec l’avènement de l’état social démocratique pensé par Tocqueville, la société aspire à se voir et à s’apprécier. Dans cette perspective se multiplient les recueils d’études de mœurs sous des formes diverses (galeries, magasins, musées) mettant à l’honneur des figures, des silhouettes, des types et des comportements sociaux. Pour autant, toutes ces productions ne relèvent pas de la littérature panoramique, concept problématique que le site vise précisément à interroger. Le site SOCIORAMA poursuit cinq objectifs. - La contextualisation historique, géographique et linguistique des textes, selon un double protocole de présentation générale introductive pour chaque pays et de notes explicatives pour chaque texte. - La diffusion en libre accès de ces textes rares et peu connus, numérisés à partir de collections particulières et de fonds personnels. - La conservation numérique de ces textes anciens qui n’ont pas fait l’objet d’une politique de conservation d’ensemble ni de coordination au niveau international. - La fédération des recherches scientifiques passées et actuelles sur le sujet, en offrant à la fois un bilan et une synthèse prospective. - L’information grâce à une veille bibliographique régulière sur les études parues ou à paraître en lien avec les corpus édités et la mise à jour des actualités culturelles et scientifiques. [less ▲]

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See detailDe la caricature à la bande dessinée, et retour : enjeux poétiques et médiatiques d’une affinité (1830-1890)
Stienon, Valérie ULg

Conference (2017, June 29)

Dans quelle mesure la caricature, avec sa créativité graphique et les sociabilités artistiques et journalistiques sur lesquelles elle repose, a-t-elle constitué un paramètre décisif dans l’émergence de ... [more ▼]

Dans quelle mesure la caricature, avec sa créativité graphique et les sociabilités artistiques et journalistiques sur lesquelles elle repose, a-t-elle constitué un paramètre décisif dans l’émergence de l’art séquentiel au XIXe siècle ? La bande dessinée et la caricature ne sont pas seulement deux langages qui s’accommodent l’un à l’autre sur des supports partagés, en journal et en album, mais aussi des formes d’expression résultant de conditions techniques de production du texte-image, de réseaux éditoriaux croisés et d’une inscription dans l’actualité socioculturelle. On sait l’importance de l’équipe Aubert, pionnière de la caricature de presse, dans la reprise de l’œuvre de Töpffer via la collection des Jabots. Il reste à comprendre pourquoi certains caricaturistes ont initié l’art séquentiel sans l’affirmer comme tel (cas de J.J. Grandville) et comment la bande dessinée s’est approprié spécifiquement la pratique de la charge à mesure qu’elle trouvait son propre développement (voir notamment l’œuvre de Christophe). Centrée sur la production de la période 1830-1890, la communication propose d’examiner la culture matérielle qui détermine les diverses réorganisations du dispositif unissant la vignette à la légende, et d’étudier sous cet angle le triple rapport à l’actualité, à la sérialité et à l’humour qui anime conjointement la caricature et la bande dessinée. [less ▲]

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See detailLa caricature par la manière : la technique des images selon les Goncourt
Stienon, Valérie ULg

Conference (2017, June 09)

Retraçant le parcours de Gavarni, évoquant leur amitié avec Rops, commentant les gravures destinées à illustrer leurs propres ouvrages, les Goncourt ne tiennent pas seulement un discours sur l’esthétique ... [more ▼]

Retraçant le parcours de Gavarni, évoquant leur amitié avec Rops, commentant les gravures destinées à illustrer leurs propres ouvrages, les Goncourt ne tiennent pas seulement un discours sur l’esthétique de l’image, ils disent aussi la médiation technique qui est à son origine. Gravure, lithographie, eau-forte ont leur place dans ce discours certes discret, mais précis et récurrent, qui conduit à s’interroger sur un savoir technique de la caricature propre aux Goncourt. La communication vise d’abord à mettre en évidence la nature et la portée de leurs propos sur les étapes matérielles intervenant dans la fabrique des images caricaturales, que ce savoir émane des sociabilités artistiques et culturelles (société des aquafortistes à laquelle est lié Rops, notamment) ou d’une expérience de participation à la presse. Il s’agit ensuite de déceler, dans l’essai, la fiction romanesque et le journal, les prises de positions manifestées à travers les valeurs, les avantages et les critiques que les Goncourt attribuent à ces techniques, à une époque où la caricature oscille entre les possibles de la gravure sur bois et les visées industrielles de la lithographie. [less ▲]

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See detailPenser l’anticipation par le discours social. Variations sur le radium
Stienon, Valérie ULg

Conference (2017, May 03)

Une véritable fureur du radium s’empare du premier tiers du XXe siècle, sur une période allant de la découverte des rayons X par Röntgen en 1895, de la radioactivité par Becquerel en 1896 puis du radium ... [more ▼]

Une véritable fureur du radium s’empare du premier tiers du XXe siècle, sur une période allant de la découverte des rayons X par Röntgen en 1895, de la radioactivité par Becquerel en 1896 puis du radium par le couple Curie en 1898, jusqu’à la mort de Marie Curie en 1934. Le radium constitue un cas intéressant pour interroger les possibles de la science, l’extension de l’imaginaire social par ses applications au quotidien et ses modalités de mise en récit entre réalité, croyance et fiction. À travers un large corpus d'articles de presse (articles scientifiques, romans-feuilletons, publicités, petites annonces, blagues illustrées) et de romans (aventure, fantastique, espionnage), la communication propose une approche contextuelle et médiatique du récit d'anticipation. La réflexion doit permettre de réévaluer des cadres de réception de l'anticipation souvent limités à l’alternative entre prophétisme du texte supposé visionnaire et obsolescence de la thématique non advenue ou passée de mode. [less ▲]

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See detail(Dé)classements culturels : le canon littéraire revu par le récit d’anticipation
Stienon, Valérie ULg

Scientific conference (2017, March 16)

Le roman d’anticipation développe une certaine vision de la place de la littérature au sein des sociétés futures qu’il imagine. Plusieurs récits sont explicites au sujet des auteurs et des genres ... [more ▼]

Le roman d’anticipation développe une certaine vision de la place de la littérature au sein des sociétés futures qu’il imagine. Plusieurs récits sont explicites au sujet des auteurs et des genres littéraires qu’ils situent dans une histoire prospective à même de distinguer ceux en faveur ou en émergence de ceux sur le déclin ou déjà disparus. Ces considérations sur l’échelle des valeurs littéraires sont abordées tantôt à travers des panthéonisations subversives ou alternatives, tantôt dans des descriptions réunissant des écrivains de premier plan et des minores pour mieux interroger le jeu complexe entre reconnaissance et pérennité, qualité et succès. À travers ces procédés, c’est une réflexion sur les frontières entre littérature légitime et productions populaires qui est proposée : quels sont les effets de l’envahissement du domaine des lettres par les logiques publicitaires, la sérialisation des thèmes et des procédés sur le modèle mécanique du feuilleton, la montée en puissance des genres industriels à l’ère médiatique ? On mettra en évidence les moyens et les enjeux des recompositions du canon littéraire par le roman d’anticipation à partir de trois œuvres qui ont en commun de proposer des figurations explicites et détaillées d’un certain avenir de la culture lettrée : Jules Verne, Paris au XXe siècle (1863, publié en 1994), Albert Robida, Le Vingtième Siècle (1883) et André Maurois, Voyage au pays des Articoles (1927). [less ▲]

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See detailLes genres médiatiques de l'anticipation: des usages comiques du futur
Stienon, Valérie ULg

in Médias19 (2017)

La petite presse multiplie les usages comiques de la prédiction, tantôt en empruntant ses effets à l’almanach, tantôt en traitant au second degré les marronniers trop familiers, tantôt encore en ... [more ▼]

La petite presse multiplie les usages comiques de la prédiction, tantôt en empruntant ses effets à l’almanach, tantôt en traitant au second degré les marronniers trop familiers, tantôt encore en infléchissant vers la prospective le principe de la revue de fin d’année. Il est fréquent que les petits journaux satiriques feignent d’imaginer les événements à venir sous la forme de « prédictions pour l’année » et de « coups d’œil prophétiques ». Si de telles éphémérides parodiques ne bénéficient pas de la stabilité d’une rubrique spécifique, elles sont toutefois appelées, au siècle suivant, à prendre l’ampleur de numéros complets qui témoignent d’une postérité intéressante (Illustration, Lectures pour tous, VU, Sciences et voyages) et d’une créativité iconotextuelle qui peut aller jusqu’au faux reportage photographique d’anticipation. Cet article propose de cerner dans sa variété une microforme médiatique inhérente à la modernité de la petite presse. D’une part, sa discursivité porte sur des données socioculturelles présentées comme remarquables et novatrices, censées incarner la quintessence de leur époque tout entière tendue vers l’avenir. D’autre part, sa poétique affiche une temporalité méta-médiatique renvoyant aux fonctions rituelles et référentielles du périodique. [less ▲]

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See detailNi visionnaires, ni obsolètes : penser les récits d'anticipation dans l'histoire (littéraire)
Stienon, Valérie ULg

Conference (2016, December 09)

Situer le récit d’anticipation dans l’histoire des pratiques culturelles, en particulier dans l’histoire littéraire, est une démarche problématique à plus d’un titre. L’une des résistances majeures est la ... [more ▼]

Situer le récit d’anticipation dans l’histoire des pratiques culturelles, en particulier dans l’histoire littéraire, est une démarche problématique à plus d’un titre. L’une des résistances majeures est la tendance normative à réinterpréter les textes concernés en les classant soit dans les œuvres visionnaires géniales à sauver ponctuellement de l’oubli, soit dans les nombreuses prophéties non advenues ayant périmé à juste titre. Récit bref, roman ou essai fictionnel, le texte d’anticipation semble de la sorte condamné à cette réception binaire qu’il programme dans son pacte de lecture. Il s’emploie à traiter du futur alors même qu’il est étroitement lié à son premier contexte d’écriture par les réseaux éditoriaux, les supports médiatiques et les référents des représentations qui le composent. Cela contribue à le dater très fortement et à restreindre sa postérité à l’adéquation entre une visée prospective de la fiction et sa validation par l’Histoire. Le cas du récit d’anticipation invite ainsi à étudier la durée de vie de certaines productions culturelles au regard des constructions rétrospectives qui en sont faites : dans quelle mesure l’obsolescence contrainte d’un certain corpus littéraire peut-elle aider à penser la généricité dans l’histoire ? Les exemples choisis porteront sur un corpus francophone situé entre 1800 et 1950, période précédant l’émergence des collections françaises de science-fiction. On examinera spécifiquement les trois cas de figure suivants : les assises idéologiques du discours social (progrès, hygiénisme, saint-simonisme) chez Émile Souvestre (Le monde tel qu’il sera, 1846) ; l’anticipation mêlée à la satire journalistique dans l’œuvre d’Albert Robida et le tropisme du spectacle (théâtre, féérie, magie) dans l’esthétique du « merveilleux scientifique ». [less ▲]

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See detailQui a peur du style en sociologie de la littérature ?
Stienon, Valérie ULg; Dessy, Clément; van Nuijs, Laurence

in COnTEXTES : Revue de Sociologie de la Littérature (2016), 18

Une certaine idée romantique du style a contribué, depuis le début du XIXe siècle, à développer une conception singularisante du style, qui associe celui-ci à l'expression d'une originalité de l'individu ... [more ▼]

Une certaine idée romantique du style a contribué, depuis le début du XIXe siècle, à développer une conception singularisante du style, qui associe celui-ci à l'expression d'une originalité de l'individu écrivant. Que faire alors de cette conception de la singularité en sociologie de la littérature, discipline qui privilégie l’explication par le collectif et s’attache à situer chaque pratique dans le tout social ? Comment retrouver les traces de l’individu social dans la matière verbale ou la trace écrite qu’il produit ? L’expression et la saisie d’une subjectivité, censées être le propre du style, sont-elles objectivables ? Dans quelle mesure les styles peuvent-ils rencontrer les dynamiques collectives ? Cet article propose un état de la question et quelques pistes méthodologiques à la lumière des approches sociales du littéraire. [less ▲]

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See detailSavant éclairé ou génie de l’ombre ? Les figures croisées de Tesla et Edison dans la culture populaire et médiatique
Stienon, Valérie ULg

Conference (2016, November 16)

L'épisode de la "guerre des courants électriques" survenue aux États-Unis dans les années 1880-1890 a donné lieu à de nombreuses représentations qui posent les inventeurs Thomas Edison et Nikola Tesla ... [more ▼]

L'épisode de la "guerre des courants électriques" survenue aux États-Unis dans les années 1880-1890 a donné lieu à de nombreuses représentations qui posent les inventeurs Thomas Edison et Nikola Tesla comme les protagonistes d’une guerre dramatisée autour de la question de l’électricité, avec ses possibles, ses infrastructures et son pouvoir économique, occasion de rejouer l’opposition des deux légendes, merveilleuse et noire, de l’électricité. Tous les matériaux sont réunis pour forger la légende. Une polémique à l’impact social important, qui questionne les rôles du savant, la valeur de la vérité scientifique, les considérations commerciales et la part d’ésotérisme liée à une nouvelle énergie touchant à l’invisible. Une proximité des récits scientifiques, médiatiques et littéraires, à propos de ces deux hommes liés à la notoriété et à l’image publique. Un grand potentiel visuel, comme en attestent les démonstrations spectaculaires (électrocutions d'animaux, expérimentations aux chutes du Niagara) et les mises en scène photographiques. À partir du binôme structurel que forment Edison et Tesla dans les représentations culturelles et médiatiques, la communication interroge deux sous-genres spécifiques, les édisonnades et le teslapunk, en analysant leur contexte d'émergence, leurs horizons d'attente et leurs interactions. [less ▲]

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See detailEntre rêve et rébus. J.J. Grandville bédéiste ?
Stienon, Valérie ULg

in Collectif (Ed.) Le Magasin du XIXe siècle (2016)

Des pionniers de la bande dessinée, les Töpffer, Cham, Bertall et autres Doré, J.J. Grandville est probablement le moins considéré. L’audace de ses mondes a pu déconcerter, l’attrait pour ses personnages ... [more ▼]

Des pionniers de la bande dessinée, les Töpffer, Cham, Bertall et autres Doré, J.J. Grandville est probablement le moins considéré. L’audace de ses mondes a pu déconcerter, l’attrait pour ses personnages zoomorphes a occulté ses autres réalisations. Son univers graphique n’en a pas moins approché l’art séquentiel naissant. [less ▲]

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See detailRoland Barthes et les écritures de la chronique
Stienon, Valérie ULg

Conference (2016, July 14)

La plupart des textes de Roland Barthes sont le produit d’une commande – qu’elle soit amicale, événementielle, éditoriale. L’inscription dans un genre ou l’investissement d’un mode d’écriture s’appuie ... [more ▼]

La plupart des textes de Roland Barthes sont le produit d’une commande – qu’elle soit amicale, événementielle, éditoriale. L’inscription dans un genre ou l’investissement d’un mode d’écriture s’appuie donc sur une situation de communication dont les paramètres sont souvent bien déterminés et qui est elle-même guidée par une demande préalable, de sorte que dispositif générique et horizon d’attente s’entre-déterminent de manière cruciale. Plus encore, les commandes passées à Barthes, avant d’être des livres, prennent généralement la forme d’articles dans des périodiques. Il y a de la sorte une dimension intrinsèquement circonstancielle à l’écriture barthésienne, dimension propice à la relation d’actualité. Dès lors, dans quelle mesure la chronique peut-elle offrir une clé de lecture du cheminement d’écriture de Barthes et du parcours de sa pensée ? [less ▲]

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See detailLes genres du roman au XIXe siècle: introduction
Stienon, Valérie ULg; Pézard, Émilie

Conference (2016, April 13)

Le XIXe siècle a vu s’opérer le « sacre du roman » (Mona Ozouf). La promotion de ce genre anciennement déprécié est liée à l’entreprise de légitimation qu’ont menée, dans leurs œuvres, quelques grands ... [more ▼]

Le XIXe siècle a vu s’opérer le « sacre du roman » (Mona Ozouf). La promotion de ce genre anciennement déprécié est liée à l’entreprise de légitimation qu’ont menée, dans leurs œuvres, quelques grands romanciers du siècle, comme Balzac et Zola. Elle se manifeste aussi par l’augmentation quantitative des romans publiés, la diversification des supports éditoriaux (volumes, feuilletons, recueils) ainsi que celle des modes de diffusion (cabinets de lecture, collections, compilations). Ces différents facteurs induisent une « spécialisation du roman », c’est-à-dire une division du genre romanesque en de multiples sous-genres. Roman noir, personnel, sentimental, historique, d’aventures, de mœurs, de cape et d’épée, mondain, psychologique, scientifique ne sont que quelques-unes des catégories permettant aux contemporains de fragmenter un domaine romanesque devenu immense. Cette multiplication est facilitée par la possibilité de définir un genre à partir de nombreux critères, plus ou moins pertinents. D’autres genres ont été oubliés : qui se souvient du roman ecclésiastique ou du roman militaire ? Alors que de nombreux travaux ont déjà permis de préciser les connaissances sur un genre particulier, nous souhaiterions porter un regard englobant et transversal sur cette division du roman en de multiples genres, qui nous semble constituer un enjeu majeur pour l’étude de la production littéraire au XIXe siècle. [less ▲]

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See detailAnticipation et mondes parallèles. Entretien avec Benoît Peeters et François Schuiten
Stienon, Valérie ULg

in Textyles : Revue des Lettres Belges de Langue Française (2016), 48

Benoît Peeters et François Schuiten ont aimablement accepté l’invitation de l’entretien, qui a eu lieu le 12 janvier 2015 au café Le Wilson en face du Palais de Chaillot où se tient l’exposition Revoir ... [more ▼]

Benoît Peeters et François Schuiten ont aimablement accepté l’invitation de l’entretien, qui a eu lieu le 12 janvier 2015 au café Le Wilson en face du Palais de Chaillot où se tient l’exposition Revoir Paris. [less ▲]

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See detailUne école belge de l’anticipation ?
Stienon, Valérie ULg

in Textyles : Revue des Lettres Belges de Langue Française (2016), 48

Prolifique dans les littératures de l'imaginaire, la Belgique présente pourtant une inconnue s'agissant du récit d'anticipation. Il suffit pour en prendre la mesure de comparer les situations respectives ... [more ▼]

Prolifique dans les littératures de l'imaginaire, la Belgique présente pourtant une inconnue s'agissant du récit d'anticipation. Il suffit pour en prendre la mesure de comparer les situations respectives de ces deux « genres » réputés voisins que sont la science-fiction et le fantastique. Celui-ci a été érigé en emblème des terres du syncrétisme et de l'étrange, tandis que celle-là a souffert d'expressions isolées et de dénis compliquant sa réception. La situation de l'anticipation est plus complexe encore : souvent rattachée à la science-fiction, dont elle constituerait une étape archaïque ou protohistorique, elle ne se confond pas tout à fait avec elle. Ne se définissant pas exclusivement par les thématiques scientifiques ou extraterrestres, ni même par la seule dimension futuriste, l'anticipation se donne pour objet une exploration imaginaire des mondes possibles. Cette exploration s'est manifestée plus d'une fois avec succès dans l'histoire des lettres belges, des fictions de Rosny aîné (Les Xipéhuz, La Force mystérieuse, Les Navigateurs de l'infini) aux mondes parallèles créés par François Schuiten et Benoît Peeters, des aventures spatiales de Bob Morane aux technosciences de Gilbert Hottois. Mais quel dénominateur commun peut-on trouver à ce corpus disparate ? Et comment faire l'archéologie d'une production qui a trouvé des expressions variées et originales malgré une généricité hybride et l'absence de représentant majeur ? [less ▲]

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See detailUtopie et anticipation
Stienon, Valérie ULg

Book published by Revue Textyles - Éditions Samsa (2016)

Prolifique dans les littératures de l’imaginaire, la Belgique présente pourtant une inconnue à propos du récit d’anticipation. De la fin du monde de Rosny aîné à celle de Luc Dellisse, des aventures ... [more ▼]

Prolifique dans les littératures de l’imaginaire, la Belgique présente pourtant une inconnue à propos du récit d’anticipation. De la fin du monde de Rosny aîné à celle de Luc Dellisse, des aventures spatiales de Bob Morane à la découverte des Cités obscures, du roman scientifique de Henri-Jacques Proumen aux technosciences de Gilbert Hottois, l’anticipation excède les caractéristiques de la science-fiction, croise plus d’une fois l’utopie et redéfinit les rapports entre réel et fiction en une pluralité de mondes possibles. Elle pose des questions cruciales lorsqu’on prend la peine de considérer ses réalisations dans la littérature belge francophone : quels sont les auteurs, les éditeurs et les supports concernés ? existe-t-il des thèmes spécifiques ? quels imaginaires ces fictions privilégient-elles ? comment les genres investis interfèrent-ils avec le merveilleux scientifique, le surréalisme ou le réalisme magique ? En associant des études de cas à une réflexion d’ensemble, les contributions rassemblées dans ce numéro proposent le premier état des lieux d’une production hybride encore peu considérée. Il s’agit d’éclairer la diversité qui caractérise l’anticipation belge, mais aussi de mettre en évidence les raisons de sa faible reconnaissance esthétique et de poser les jalons d’une histoire littéraire capable de saisir des dynamiques multiples de légitimation. [less ▲]

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See detailLa littérature panoramique par ses éditeurs
Stienon, Valérie ULg

Conference (2016, February 13)

Phénomène de société et de mode, la littérature panoramique identifiée rétrospectivement par Walter Benjamin constitue surtout une entreprise éditoriale majeure. Elle mobilise un grand nombre d’acteurs ... [more ▼]

Phénomène de société et de mode, la littérature panoramique identifiée rétrospectivement par Walter Benjamin constitue surtout une entreprise éditoriale majeure. Elle mobilise un grand nombre d’acteurs (libraires, illustrateurs, graveurs, imprimeurs) à l’échelle européenne et prépare de nouveaux statuts pour la fonction même d’éditeur, qui voit naître un discours spécifique à son propos, dans une époque qui précède de peu sa professionnalisation et dans un contexte de circulation médiatique accrue de l’imprimé sous ses formes les plus variées. La communication se centrera sur deux éditeurs panoramiques français importants, Curmer et Aubert, pour mettre en évidence la nature de leurs projets, l’originalité de leurs méthodes et l’identité de leurs personnels. On reviendra sur le rôle de passeur culturel du premier et de rassembleur d’une équipe d’artistes du second, deux caractéristiques à l’origine du rayonnement de la littérature panoramique. On examinera aussi les particularités de certaines de leurs productions, entre texte et image, journal et livre, ouvrage de collection et fascicule éphémère, jouant sur les matériaux et les circuits de diffusion. [less ▲]

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See detailQui sont les auteurs « Aubert » ? La figure auctoriale en régime promotionnel
Stienon, Valérie ULg

Conference (2016, February 05)

La Maison Aubert et l’esprit d’entreprise de Charles Philipon sont sous la Monarchie de Juillet à l’origine d’un réseau éditorial fructueux et protéiforme fondé sur la diversification des supports (livres ... [more ▼]

La Maison Aubert et l’esprit d’entreprise de Charles Philipon sont sous la Monarchie de Juillet à l’origine d’un réseau éditorial fructueux et protéiforme fondé sur la diversification des supports (livres, journaux, volumes de pittoresques et petits formats de la littérature panoramique), sur le commerce du produit dérivé (« Muséums », caricatures à la pièce, papiers peints) et sur l’exploitation de l’image pour vendre le texte. On sait que Philipon a lancé les carrières de plusieurs dessinateurs importants comme Daumier et Doré. On sait également qu’il a su attirer des collaborateurs de premier choix dans les équipes rédactionnelles de la petite presse satirique de la Caricature et du Charivari. Ces démarches et la production qui en a résulté ont contribué à fonder autour d’une écurie éditoriale une véritable marque de fabrique, sinon une esthétique. Mais ont-elles pour autant participé à l’émergence de figures d’auteurs ? Louis Huart, Taxile Delord, Edmond Texier, Albert Cler, Arnould Frémy, Maurice Alhoy, James Rousseau et bien d’autres sont demeurés des « petits », attachés aux dépôts de pittoresques et aux panthéons comiques. À travers le cas des productions Aubert, il ne s’agira pas d’examiner comment une figure d’auteur identifiable (de son temps et/ou par la postérité) investit ou bénéficie de la publicité, mais d’envisager la problématique complémentaire et en quelque sorte inverse : les modalités de constitution de la figure auctoriale dans un contexte, un réseau et des supports qui jouent d’emblée et pleinement le jeu publicitaire sous ses formes les plus abouties, s’appuyant sur les stratégies économiques et promotionnelles rendues possibles par l’ère médiatique. L’individualité auctoriale peut-elle prendre forme et statut au sein d’une collectivité prépondérante et ouvertement spéculatrice, celle du commerce de la librairie et de la presse fondé sur la collaboration, le transfert et l’interchangeabilité des identités au profit des fonctions socioprofessionnelles ? En d’autres termes, si l’auteur ne peut se faire un nom sans publicité, (comment) peut-il exister lorsque tout n’est que publicité ? [less ▲]

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See detailLe livre au futur antérieur. Les ambiguïtés d’un motif d’anticipation
Stienon, Valérie ULg; Barel-Moisan, Claire

in Autour de Vallès : Revue de Lectures et d'Etudes Vallésiennes (2016), 45(2015), 147-168

Du tournant du XIXe siècle aux années 1940, le récit d’anticipation est enclin à articuler un imaginaire social et des extrapolations du présent qui le portent à considérer, parmi d’autres aspects ... [more ▼]

Du tournant du XIXe siècle aux années 1940, le récit d’anticipation est enclin à articuler un imaginaire social et des extrapolations du présent qui le portent à considérer, parmi d’autres aspects socioculturels, la situation de la littérature et de ce qu’on peut nommer le modèle culturel « lettré », avec son histoire, ses valeurs, ses acteurs et ses institutions. Sur ce point, on peut observer à la fois la perméabilité des fictions conjecturales aux discours et représentations liés à leur premier contexte, et les modulations originales qu’elles y apportent. [less ▲]

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See detailLe siècle de la dystopie ? Propositions pour une histoire littéraire
Stienon, Valérie ULg

Conference (2016, January 22)

Le XIXe siècle développe bon nombre de récits de communautés en danger, sur le déclin ou soumises à la destruction. Vecteurs réflexifs sur l’actualité socioculturelle et son avenir, ces récits sont aussi ... [more ▼]

Le XIXe siècle développe bon nombre de récits de communautés en danger, sur le déclin ou soumises à la destruction. Vecteurs réflexifs sur l’actualité socioculturelle et son avenir, ces récits sont aussi des fictions autonomes et créatives. Pourtant, la dystopie occupe une place mineure et peu visible dans l’histoire littéraire française. Sa genèse dans la filiation des anti-utopies classiques n’est pas clairement établie et elle apparaît plus volontiers comme un appendice tardif de la seconde moitié du XIXe siècle . Son appellation même a pour antécédent une forgerie d’origine anglo-saxonne et non spécifiquement littéraire (« dys-topians », Stuart Mill, 1868 ). Comment dès lors considérer cet imaginaire dystopique qui traverse le long XIXe siècle ? La démarche s’apparente pour une bonne part à l’exhumation d’œuvres usuellement classées dans d’autres genres et composant un corpus hétéroclite où intervient un important substrat journalistique et politique. Pour rendre compte de ces particularités, on peut s’intéresser à la question du point de vue porté sur les communautés représentées ou imaginées. C’est en effet le point de vue narratif qui fait basculer l’utopie dans son double négatif ou qui infléchit l’histoire racontée dans un sens déceptif. C’est lui également qui régit la portée futuriste, critique ou allégorique du récit dans son premier contexte de réception. C’est lui enfin qui exprime l’essentiel des enjeux idéologiques assumés par ces fictions. Esquisser une histoire littéraire de la dystopie nécessitera donc, comme souhaite le proposer cette communication, de réfléchir aux manières de combiner une approche narrative et une perspective pluri-médiatique, la première offrant des critères de modélisation du récit (degrés de présence, de crédibilité et d’autorité des narrateurs) et la seconde embrassant un large spectre de genres et de supports, depuis la prose poétique eschatologique (Cousin de Grainville) jusqu’aux récits sériels fin-de-siècle et Belle Époque de guerres futures (Danrit, Giffard), en passant par les éphémérides humoristiques de la presse (Robida), les contes conjecturaux (Nodier, Allais) et le roman illustré (Souvestre, Henriot). [less ▲]

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