Participer n'est pas influencer: le poids du citoyen "expert d'usage" dans le processus décisionnelParotte, Céline ; Piet, Grégory ; Rossignol, Nicolas ![]() Conference (2011, October 21) Si les mécanismes de démocratie participative sont de plus en plus souvent convoqués au cœur de nos systèmes de démocratie représentative (Sintomer, Blondiaux, 2002), devons-nous considérer de facto que ... [more ▼] Si les mécanismes de démocratie participative sont de plus en plus souvent convoqués au cœur de nos systèmes de démocratie représentative (Sintomer, Blondiaux, 2002), devons-nous considérer de facto que le citoyen a une influence dans le processus décisionnel et, plus particulièrement, dans les limites des cadres prévus à leur participation ? Ce faisant, la participation est-elle le moyen de rendre légitime le rôle et le poids du citoyen dans le processus décisionnel ou a contrario est-elle un moyen supplémentaire pour l’autorité publique de renforcer la légitimité de son action, indépendamment des volontés du citoyen ? Et ce dernier n’était pas légitime, peut-il être crédible ? Selon nos recherches empiriques basées sur une analyse comparative de cinq conflits d’implantation, nous pouvons à ce stade établir que, d’une part, l’impératif délibératif (Sintomer, Blondiaux, 2002) est traversé par une double logique d’action symbolique envers le citoyen (autrement dit, légitimer le processus par sa présence) et d’intérêts des acteurs, en particulier l’autorité publique. Confronter à cette double logique, nous proposons de mettre en exergue les différentes formes d’appropriation ou de réappropriation de la participation par le citoyen. D’autre part, nous démontrerons que la participation du citoyen, qu’elle soit formelle (prévu par le processus) ou informelle (débordement du processus), est assujettie aux intérêts de l’autorité à qui revient la décision publique. Ce faisant, il nous intéresse, dans cette contribution, en procédant d’une démarche inductive (Grounded theory, Glaser, Strauss, 2010) en maximisant d’abord les différences (cas par cas), puis en minimisant les différences entre nos cas d’étude, de comprendre (1) quelle place le processus décisionnel accorde au citoyen ordinaire, (2) quel est le poids de ces citoyens qui décident de s’insérer dans le processus et que nous nommons « experts d’usage » et (3) quelles sont les conditions de sa « crédibilité » dans le processus. Pour y répondre, nous recourons à deux recherches menées sur un an entre 2010 et 2011. La première a trait au projet de construction d’une mosquée dans le quartier de Glain à Liège (Belgique). Cette recherche portait initialement sur la place du citoyen dans les négociations associées à un tel projet d’implantation et sur les arguments qui s’y développent. La seconde recherche, commanditée par Electrabel (GDF Suez), est un projet ponctuel dont le comité d’accompagnement est composé d’acteurs industriels et de décideurs publics. Dans ce cadre, le centre de recherches Spiral (Université de Liège, Belgique) s’intéresse au processus décisionnel et à la participation citoyenne menant à la mise en place de quatre projets éoliens répartis sur le territoire de la Région wallonne. Nous identifierons, dans cette contribution, au préalable le cadre légal permettant la participation du citoyen dit « ordinaire » afin de le confronter, par la suite, à sa réappropriation du processus, au delà des cadres formels de la procédure. Nous proposerons à ce titre de développer trois indicateurs que nous attribuons à ce citoyen « expert d’usage », à savoir, leur capacité à connaître (« il sait »), leur capacité à agir (« il peut ») et leur capacité à argumenter (« il argumente »). Nous reviendrons enfin sur l’importance du contexte qui entoure ces cas d’étude et qui est, selon nous, un élément essentiel pour comprendre l’influence possible que pourrait avoir le citoyen dans le processus. [less ▲] Detailed reference viewed: 74 (17 ULg)![]() Prendre en compte l'affaire du voile à l'école dans l'évolution de la société belge. L'école comme arène publiquePiet, Grégory ![]() Conference (2011, June 20) Detailed reference viewed: 12 (1 ULg)![]() Controverse religieuse et territoire: comment les acteurs débattent de l’inscription d’une communauté religieuse au sein de l’espace urbain ?Piet, Grégory ; Brunet, Sébastien ![]() Conference (2011, June 20) Detailed reference viewed: 20 (2 ULg) Controverses et processus décisionnel : l’implication du citoyen comme “expert d’usage”Parotte, Céline ; Piet, Grégory ; Brunet, Sébastien ![]() Conference (2011, May 19) Si les mécanismes de démocratie délibérative et participative sont de plus en plus souvent convoqués au cœur de nos systèmes de démocratie représentative, il nous intéressera, en procédant d’une démarche ... [more ▼] Si les mécanismes de démocratie délibérative et participative sont de plus en plus souvent convoqués au cœur de nos systèmes de démocratie représentative, il nous intéressera, en procédant d’une démarche inductive, de comprendre, dans un premier temps, quelle place le processus décisionnel accorde aux citoyens ordinaires et, dans un second temps, quel est le poids de ces citoyens dans ce processus. [less ▲] Detailed reference viewed: 45 (13 ULg)![]() La guerre à Gaza (2009): état d'insécurité après la redéfinition des frontières du conflit israélo-arabe?Wintgens, Sophie ; Piet, Grégory ; Stans, David ![]() Poster (2011, May 17) Près de deux ans après la guerre à Gaza et l’opération israélienne « Plomb durci » (hiver 2008-2009), il est riche d’enseignements de tirer le bilan de cet événement ayant des répercussions locales ... [more ▼] Près de deux ans après la guerre à Gaza et l’opération israélienne « Plomb durci » (hiver 2008-2009), il est riche d’enseignements de tirer le bilan de cet événement ayant des répercussions locales, régionales et internationales. La présente communication propose de donner les résultats d’une recherche menée pendant plus d’un an sur les conséquences de la guerre à Gaza (2009) à un niveau local (relation conflictuelle entre Israël, l’autorité palestinienne et le Hamas), et aux niveaux régional et international. La question de la frontière « virtuelle » entre Israël, ses voisins moyen-orientaux et ses partenaires internationaux est donc au centre de notre recherche. Cette communication se propose de livrer une vision originale de l’implication des relations internationales et de l’État dans la résolution d’un conflit, et de démontrer la rémanence d’un conflit dépassant les seules frontières de la Palestine et d’Israël. Pour ce faire, nous posons deux éléments essentiels dans la redéfinition des frontières du conflit : d’une part, l’opposition politique intra-palestinienne (autorité palestinienne vs. Hamas) et, d’autre part, les jeux de recomposition régionale autour du Hamas en tant que nouvel interlocuteur ou en tant qu’enjeu régional contre l'Etat israélien. Partant, trois axes de recherche sont privilégiés : le dépassement du conflit israélo-palestinien, la redéfinition des acteurs et enjeux régionaux et l’implication nouvelle d’acteurs étatiques hors de la région moyen-orientale. Le tout réside dans un état d’insécurité constant pour la région et pour l’État israélien au regard des enjeux et des recompositions régionales. La première approche nous permet de dépasser la seule lecture israélo-palestinienne du conflit en reprenant les stratégies israéliennes d’isolement du Hamas et les tensions entre l’autorité palestienne et l’acteur principal de la bande de Gaza. Ce que la guerre à Gaza (2009) a par exemple modifié dans le conflit global israélo-palestinien, c’est la prise en considération du Hamas en tant qu’interlocuteur dans les négociations. Avant cet événement, ce statut était exclu étant entendu que la scène internationale considérait le Hamas comme un groupe terroriste avec lequel la négociation ne pouvait se faire. La deuxième approche proposée par cette communication rejoint une analyse de la redéfinition des frontières du conflit israélo-palestinien en promouvant un élargissement de ce dernier : préférant le qualificatif « israélo-arabe ». Nous démontrerons en effet que la considération israélo-arabe du conflit a, à nouveau, un intérêt certain. Partant, notre analyse axe, d’une part, son argument sur une prise en compte du Hamas par les États régionaux. Cette distinction est nécessaire pour comprendre comment la cause palestinienne peut tantôt faire l’objet d’un réel soutien de la part d’État régionaux, comme la Turquie, mettant un terme à des contrats avec Israël dès le conflit, tantôt être un « prétexte » de la part d’États régionaux, utilisant et instrumentalisant la confrontation avec Israël pour servir leurs propres intérêts. Nous pourrons dans ce cadre recourir à une étude portant sur la manière dont l’opinion publique a perçu le rôle des acteurs régionaux avec la consécration du président iranien comme défenseur de la cause palestinienne et l'arrivée de la Turquie dans le jeu régional se détachant un peu plus de l’Union européenne. Enfin, il convient, dans une troisième approche, d’élargir notre étude à l’implication de la scène internationale dans la région et aux nouvelles alliances. Le cas français est intéressant à ce propos car il se trouve en tension entre un soutien à Israël, sa relation avec la Syrie et une volonté de revenir en tant qu’acteur important au Moyen-Orient. Au même titre, la position américaine et, plus particulièrement, la politique d’Obama souhaitant se démarquer de la politique de Bush (cf. discours du Caire, juin 2009) relèvent d’un intérêt certain pour notre étude des nouvelles frontières du conflit israélo-arabe. [less ▲] Detailed reference viewed: 48 (9 ULg) Peut on repiquer les posidoniesGobert, Sylvie ; Piet, Grégory ![]() Article for general public (2011) Les posidonies qui colonisent les fonds marins et y sont indispensables sont malheureusement menacées par l'activité humaine. Les tentatives de transplantations ont abouti à des échecs. Cependant, on ... [more ▼] Les posidonies qui colonisent les fonds marins et y sont indispensables sont malheureusement menacées par l'activité humaine. Les tentatives de transplantations ont abouti à des échecs. Cependant, on continue à avancer cette solution. Sylvie Gobert, spécialiste des écosystèmes marins nous explique cette controverse. [less ▲] Detailed reference viewed: 16 (2 ULg) Champs électromagnétiques et santé publique. Controverse expliquée par Jean-Louis LilienPiet, Grégory ![]() Article for general public (2011) Detailed reference viewed: 34 (5 ULg) La question des stocks de poissons, entre scientifiques, pêcheurs et journalistes. Controverse expliquée par Jean-Henri HecqPiet, Grégory ![]() Article for general public (2011) Detailed reference viewed: 15 (1 ULg) L'opinion publique existe-t-elleJacquemain, Marc ; Piet, Grégory ![]() Article for general public (2011) L'existence de l'opinion publique est une notion controversée, dont Loïc Blondiaux retrace l'histoire en tant qu'objet de connaissance scientifique dans "La Fabrique des sondages". La controverse est ... [more ▼] L'existence de l'opinion publique est une notion controversée, dont Loïc Blondiaux retrace l'histoire en tant qu'objet de connaissance scientifique dans "La Fabrique des sondages". La controverse est aujourd'hui sinon éteinte, du moins dormante, non pas que les arguments des sociologues (Bourdieu, Champagne) aient été invalidés mais parce que le dispositif "sondage pré-électoral" s'est imposé par sa double légitimité empirique (une capacité de prédiction) et politique (le sondage consacre le principe "un homme = une voix"). Néanmoins, laisser la question ouverte dans le cadre d'un enseignement reste extrêmement fécond du point de vue pédagogique et du point de vue également du développement de nouvelles techniques de gouvernance démocratique. [less ▲] Detailed reference viewed: 94 (10 ULg) Penser les institutionsPiet, Grégory ; Wintgens, Sophie ![]() Book published by Editions de l'Université de Liège (2011) L’institution prend une place essentielle dans la pratique des sciences sociales, juridiques ou encore économiques, et ce, tant en termes de théorisation que d’approches empiriques. Aujourd’hui, cependant ... [more ▼] L’institution prend une place essentielle dans la pratique des sciences sociales, juridiques ou encore économiques, et ce, tant en termes de théorisation que d’approches empiriques. Aujourd’hui, cependant, à la lecture du concept de «gouvernance» ambiant, voire à la mode, il est intéressant de questionner notre manière de penser les institutions, que ce soit sur les pratiques qui les caractérisent, sur les rapports de forces internes ou ceux qu’elles entretiennent avec l’extérieur. Pourquoi tenter d’interroger les institutions au regard de la gouvernance ? Deux raisons sont principalement avancées. La première prend la forme d’une hypothèse posant l’existence d’un changement dans nos institutions et dont il reste à identifier le caractère. Partant, quels rôles doit-on réserver aux acteurs et à la société civile ? Que peut-on dire de la prise en considération des institutions dans l’action publique ? La seconde raison se décline quant à elle en question de recherche et interroge un possible éclairage, par la notion de « gouvernance », du changement des institutions. Au travers de cinq contributions, ce numéro se propose de livrer un aperçu non exhaustif de l’étendue du débat que ce vaste «objet de recherche» – les institutions – génère dans la communauté scientifique. Émilie GAILLARD nous entretient sur la démocratie transgénérationnelle ; Joël IDT évoque le rôle du technicien dans la gouvernance urbaine ; Geoffroy MATAGNE, Emmanuel RADOUX et Pierre VERJANS reviennent sur le code de la démocratie locale et de la décentralisation ; Catherine FALLON livre un éclairage sur les mécanismes de transformation de la recherche scientifique en Communauté française de Belgique ; Céline Parotte nous explique, in fine, les répercussions du décret dit «Bologne» en Communauté française sur les regroupements des universités au sein d’Académies. [less ▲] Detailed reference viewed: 62 (8 ULg) Le concept de "gouvernance", ou comment comprendre le changement de nos institutions ?Piet, Grégory ; Wintgens, Sophie ![]() in Piet, Grégory; Wintgens, Sophie (Eds.) Penser les institutions (2011) L’institution prend une place essentielle dans la pratique des sciences sociales, juridiques, économiques, etc., et ce, tant en termes de théorisation que d’approches empiriques. Aujourd’hui, cependant, à ... [more ▼] L’institution prend une place essentielle dans la pratique des sciences sociales, juridiques, économiques, etc., et ce, tant en termes de théorisation que d’approches empiriques. Aujourd’hui, cependant, à la lecture du concept de « gouvernance » ambiant, voire à la mode , il est intéressant de questionner notre manière de penser les institutions, que ce soit sur les pratiques qui les caractérisent, sur les rapports de forces internes ou ceux qu’elles entretiennent avec l’extérieur. Pourquoi tenter d’interroger les institutions au regard de la gouvernance ? Deux raisons sont principalement avancées. La première prend la forme d’une hypothèse posant l’existence d’un changement dans nos institutions et dont il reste à en identifier le caractère. Partant, quels rôles doit-on réserver aux acteurs et à la société civile ? Que peut-on dire de la prise en considération des institutions dans l’action publique ? La seconde raison se décline quant à elle en question de recherche et interroge un possible éclairage, par la notion de « gouvernance », du changement des institutions. Notre propos se scindera en deux parties. La première portera sur les indicateurs du changement de nos institutions et du caractère polysémique de la « gouvernance », tandis que la seconde tentera de savoir en quoi la compréhension du concept de « gouvernance » peut aider à l’étude de l’évolution des institutions. [less ▲] Detailed reference viewed: 52 (9 ULg)![]() Les compromis belges sur le port du voile à l’école. De la responsabilité des établissements scolaires à la mise à l’agenda politiquePiet, Grégory ![]() Conference (2011, April 21) Detailed reference viewed: 19 (2 ULg) La guerre à Gaza (2009): le conflit israélo-arabe en questionPiet, Grégory ; Wintgens, Sophie ; Stans, David ![]() E-print/Working paper (2011) Detailed reference viewed: 16 (2 ULg) La guerre à Gaza (2009), étude conceptuelle. De la guerre au conflitPiet, Grégory ; Wintgens, Sophie ; Stans, David ![]() E-print/Working paper (2011) Detailed reference viewed: 22 (5 ULg) Pour une étude comparée des controverses au travers des caractéristiques SCIPFPiet, Grégory ; Brunet, Sébastien ![]() Conference (2010, December 10) Detailed reference viewed: 28 (12 ULg) La guerre à Gaza (2009): étude médiatique de la presse francophonePiet, Grégory ; Wintgens, Sophie ; Stans, David ![]() E-print/Working paper (2010) Detailed reference viewed: 41 (9 ULg)![]() Espace urbain et lieux de culte. Le projet de mosquée à Glain, "objet de polémique"Piet, Grégory ; Brunet, Sébastien ![]() Conference (2010, December 07) Detailed reference viewed: 26 (4 ULg)![]() Comment se négocie la construction d'un lieu de culte dans l'espace urbain? Le cas du projet de mosquée à GlainPiet, Grégory ![]() Conference (2010, December 02) Detailed reference viewed: 21 (4 ULg) Penser le conflit : les vertus de l’approche multidisciplinaireWintgens, Sophie ; Piet, Grégory ![]() in Wintgens, Sophie; Piet, Grégory (Eds.) Les conflits et l'analyse de leurs résolutions (2010) La deuxième édition des Après-midis de recherche du Département de Science politique fut l’occasion de placer le « conflit » au centre du débat et de la controverse scientifique – d’autant que la notion ... [more ▼] La deuxième édition des Après-midis de recherche du Département de Science politique fut l’occasion de placer le « conflit » au centre du débat et de la controverse scientifique – d’autant que la notion est au confluent des discours savant (scientifique) et non-savants (médias, citoyens, etc.). Il semblait opportun de le recadrer ou de le replacer au centre d’une question de Science politique et, plus largement, de Sciences sociales, de Droit ou encore d’Histoire. En effet, comme plusieurs autres concepts en Sciences humaines et sociales, le « conflit » se situe au carrefour de multiples horizons et compréhensions : il « couvre l’ensemble des activités humaines et sociales en même temps qu’il dépeint les troubles et les ruptures qui ébranlent chacune d’entre elles » . Comment dès lors penser les dynamiques conflictuelles contemporaines, sachant que la grammaire « du conflit » ne se résume pas aux luttes armées – comme en atteste l’existence de conflits sociaux, de conflits familiaux ou encore de conflits au travail ? [less ▲] Detailed reference viewed: 24 (6 ULg) Les conflits et l'analyse de leurs résolutionsWintgens, Sophie ; Piet, Grégory ![]() Book published by Editions de l'Université de Liège (2010) Detailed reference viewed: 22 (7 ULg) |
||