References of "Englebert, Jérôme"
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Peer Reviewed
See detailPersonnalité antisociale et psychopathologie
Englebert, Jérôme ULg

Conference (2015, July 14)

Notre communication a pour objectif de confronter les critères de la personnalité antisociale du DSM-IV et du DSM-5 à une réflexion psychopathologique. Nous commencerons par une analyse des différentes ... [more ▼]

Notre communication a pour objectif de confronter les critères de la personnalité antisociale du DSM-IV et du DSM-5 à une réflexion psychopathologique. Nous commencerons par une analyse des différentes contradictions propres au diagnostic qui nous mèneront à l’identification du critère « primaire » de cette entité qui est l’« incapacité à se conformer aux lois et normes sociales ». Nous confronterons ensuite à des situations cliniques l’hétérogénéité des profils pouvant répondre à ce diagnostic. Nos constats nous conduiront à mettre en doute la validité apparente du concept de personnalité antisociale, puisqu’il recouvre des modes de fonctionnement psychologique variés. La valeur discriminative faible, en matière de fonctionnement psychologique, suggère que c’est une dimension autre que psychopathologique qui organise ce diagnostic. Dénuée de toute attention pour les modes d’interactions, pour le vécu émotionnel et pour les états de subjectivité, la notion de personnalité antisociale ne porte pas d’intérêt à l’individu qu’elle catégorise, mais bien à l’acte délinquant commis par ce dernier. Nous conclurons sur le constat de l’absence de dimension psychopathologique de la personnalité antisociale, qui se révèle être un diagnostic principalement criminologique, à l’inverse des fondements de l’éthique psychopathologique. [less ▲]

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See detailLa dimension adaptative du fonctionnement pervers : une question complexe
Englebert, Jérôme ULg

Conference (2015, June 04)

Après avoir rappelé la différence entre perversion et fonctionnement psychologique pervers, nous proposerons une réflexion éthologique et écologique qui s’appuiera sur une pratique clinique en hôpital ... [more ▼]

Après avoir rappelé la différence entre perversion et fonctionnement psychologique pervers, nous proposerons une réflexion éthologique et écologique qui s’appuiera sur une pratique clinique en hôpital sécuritaire avec plusieurs patients au fonctionnement psychologique pervers. Dans un raisonnement où nous distinguons la signification d’un comportement de sa fonction, il apparaît que la maîtrise du territoire et du rang social sont des « facultés » perverses observables. Nous suggérons de concevoir le pervers comme un individu hyper-adapté à un environnement social (la prison, par exemple, mais pas seulement) dont il maîtrise remarquablement l’art de la relation et de la « territorialisation ». Nous mettrons également en évidence les grandes compétences perceptives de ces patients (notamment via une réponse au test de Rorschach) et la maitrise fulgurante de l’intuition relationnelle. L’ensemble de ces caractéristiques font du pervers un être très « compétent » d’un point de vue social. Ceci explique, lorsqu’ils s’expriment sur le terrain de la délinquance, la dimension « imparable » des actes criminels de ces individus. Au-delà de cette adaptation sociale performante et remarquable, surviennent néanmoins des moments paradoxaux où la « désadaptation » est complète. Ces « moments pervers », qui sont rencontrés dans la clinique avec ces patients et qui apparaissent inexplicables d’un point de vue éthologique et adaptatif, sont des phénomènes essentiels à mettre en évidence dans un processus d’évaluation diagnostique. Dès lors, le pervers doit être considéré comme un être dont le fonctionnement adaptatif est complexe, fluctuant sur un continuum entre hyper-adaptation (la plupart du temps) et inadaptation (s’exprimant sous la forme d’un hiatus). Précisons, en outre, que ce modèle adaptatif suggère clairement que le fonctionnement psychologique pervers n’est pas l’apanage du sujet délinquant sexuel, pas plus qu’il n’est celui du délinquant en règle général. Ce mode de fonctionnement est également à identifier dans de nombreuses situations sociales où l’exercice du pouvoir sur autrui est accepté voire encouragé. Pour conclure, nous insisterons sur le fait qu’un fonctionnement psychologique pervers est complexe à mettre en évidence, notamment parce qu’il demande du temps et le développement de qualités d’observation parfois difficilement opérationnelles dans certaines situations cliniques ou d’expertise. Pour pouvoir améliorer la connaissance de ce fonctionnement, cette entité demande une reconnaissance nosographique et diagnostique propre. Notre hypothèse d’une hyper-adaptation pourrait être éprouvée par des méthodes cognitives. Nous pensons, par exemple, à un dispositif proposant des tâches de résolutions de problèmes sans issue. Cependant, l’on peut se demander s’il est raisonnable d’envisager d’avoir une connaissance nomothétique de la personnalité perverse. Le nombre restreint de sujets « disponibles » pour une évaluation, leur logique insaisissable, leur tendance au refus de collaborer à une étude s’ils n’y trouvent pas avantage, etc. Ces arguments font que le sujet pervers échappe presque par principe aux méthodes de recherche conventionnelles. Cela ne veut évidemment pas dire que l’entité nosographique n’existe pas. Tout en connaissant le lourd tribut que peut représenter le fait d’apposer ce diagnostic à propos d’un sujet, nous estimons, néanmoins, qu’il est important de pouvoir le mettre en évidence lorsqu’il est présent (comme il est, par ailleurs, essentiel de se garder de le poser lorsqu’il est absent). Pour ce faire, la répétition et l’observation sont les seuls moyens de parvenir à objectiver ce type de fonctionnement en réduisant le risque d’identifier des faux positifs. La difficulté essentielle est et restera de parvenir à parler à écrire sur le pervers. Pointer une dynamique perverse et parvenir à la faire comprendre aux autres relève presque de l’impossible car, d’une certaine manière, le pervers est toujours dans le juste. Il n’a pas toujours une bonne excuse, il a toujours une bonne raison. Le principe pervers dépasse le dicible, la dynamique perverse est difficilement verbalisable. [less ▲]

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See detailEsquisse d’un modèle clinique à trois dimensions : Identité et schizophrénie
Englebert, Jérôme ULg

Scientific conference (2015, March 23)

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See detailTypus melancholicus et recommandations pratiques
Ramackers, Amélia; Englebert, Jérôme ULg

Scientific conference (2015, February 16)

Detailed reference viewed: 13 (1 ULg)
See detailQuand la clinique bouscule les concepts
Englebert, Jérôme ULg

Scientific conference (2015, February 11)

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Peer Reviewed
See detailDépasser la situation : de la situation-limite à la personnalité borderline. Généalogie, critique et clinique d’un concept sartrien
Cormann, Grégory ULg; Englebert, Jérôme ULg

Conference (2015, January 31)

Nous souhaitons interroger ici le concept sartrien de situation à partir d’une double approche historique et psychopathologique qui semble en diagnostiquer la disparition tout aussi bien conceptuelle ... [more ▼]

Nous souhaitons interroger ici le concept sartrien de situation à partir d’une double approche historique et psychopathologique qui semble en diagnostiquer la disparition tout aussi bien conceptuelle qu’existentielle : la notion de situation, organisatrice de l’ontologie phénoménologique de Sartre et pivot de son engagement, semble s’être aujourd’hui désintégrée en tant que concept (voir ses usages pseudo-conceptuels dans les domaines de la pédagogie et du management), alors que ce qu’on appelle la « condition postmoderne », telle qu’elle s’exprime dans de nouvelles symptomatologies psychopathologiques, rend apparemment caduque, face à la fragmentation des repères de l’existence, l’exigence de penser en/la situation. Nous procèderons en trois temps. Nous ferons d’abord la généalogie du concept, dont l’application à la psyché humaine et à la représentation théâtrale de celle-ci remonte, selon Leo Spitzer, à la fin du 17ème siècle. Dans cette première section, nous insisterons en particulier sur le rapport que l’élaboration du concept de situation entretient, au début du 20ème siècle, avec l’émergence de la psychopathologie notamment chez Jaspers (« situation-limite ») et chez Minkowski (nous rappellerons à cet égard le rôle de Gabriel Marcel dans le champ philosophique français de l’entre-deux-guerres). Nous serons également attentifs à la critique méthodologique que le concept de situation permet d’adresser à la métapsychologie freudienne. Sur cette base, nous reprendrons ensuite les principales étapes chez Sartre de la prise en considération de l’homme en situation et des possibilités de dépassement de cette situation. Nous envisagerons successivement l’Esquisse d’une théorie des émotions, « Questions de méthode » et L’Idiot de la famille. Il conviendra certes de rappeler comment l’existentialisme, comme le situationnisme à sa façon, a cherché, dans le sillage du marxisme, à réaliser la philosophie et du coup à transformer le concept en vécu. Mais nous montrerons aussi, à rebours, comment l’œuvre sartrienne, confrontée aux exigences conjointes du marxisme et de la psychanalyse (cf. l’analyse des pressions familiales dans le Flaubert), a dû dépasser le cadre de la magie émotionnelle au sein duquel la notion de situation s’était d’abord élaborée. Au-delà de la « situation sartrienne » – et peut-être en la prolongeant –, la critique de Deleuze des dispositifs nous servira enfin, dans un troisième temps, de point de bascule vers la condition postmoderne et la fragmentation de la situation en tant que repère d’existence. Le sujet borderline – véritable éclat de la postmodernité – nous permettra ainsi de conclure en reprenant le propos psychopathologique maturé par l’évolution conceptuelle de la situation. Nous caractériserons l’existence borderline par une fragmentation du soi corrélée à une explosion, voire à un morcellement, des espaces de vie qui répondent à la nécessité ontologique d’une « ubiquité instantanée » dénuée de présence corporelle (comme le permettent les espaces virtuels « connectés »). [less ▲]

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See detailÉtude du récit de vie de l’adulte à haut potentiel
Mormont, Elodie; Gauthier, Jean-Marie ULg; Englebert, Jérôme ULg

Poster (2015, January 21)

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See detailLa personnalité Borderline à travers le test de Rorschach
Rommes, Jennifer; Englebert, Jérôme ULg

Poster (2015, January 21)

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Peer Reviewed
See detailÉtude du Typus mélancholicus au sein d’une population de dépressifs unipoalires
ramackers, Amélia; Englebert, Jérôme ULg

Poster (2015, January 21)

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See detailEspace, temps et psychopathologie en prison
Englebert, Jérôme ULg

Scientific conference (2015, January 19)

L’analyse du cas de Nathan, sorte d’épisode princeps de notre analyse de l’univers carcéral, nous permettra d’étudier les notions de temps et d’espace. Ces deux coordonnées sont fondamentales, tant pour ... [more ▼]

L’analyse du cas de Nathan, sorte d’épisode princeps de notre analyse de l’univers carcéral, nous permettra d’étudier les notions de temps et d’espace. Ces deux coordonnées sont fondamentales, tant pour la considération anthropologique de l’homme situation d’enfermement que pour la compréhension psychopathologique. À partir de cette analyse, dans laquelle nous évoquerons notamment un texte peu connu de Sartre sur les Visages ainsi que la philosophie des émotions de Scheler, c’est la problématique fondamentale du corps que nous évoquerons. L’épisode psychopathologique du Gate fever (la « fièvre de la porte ») vécu par Nathan nous permettra également d’évoquer le vécu émotionnel paradoxal de l’expérience psychotique. [less ▲]

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See detailEuthanasie et internement : une logique perverse ?
Englebert, Jérôme ULg

Article for general public (2015)

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Peer Reviewed
See detailLa magie et la sorcellerie des visages comme socle anthropologique de la philosophie sartrienne
Englebert, Jérôme ULg

in Etudes Sartriennes (2015), 17

L’« émotion » est la possibilité d’une « anthropologie de la relation ». Énoncer une telle proposition nécessite de définir les deux blocs qu’elle relie. Nous réaliserons cette entreprise en recourant à ... [more ▼]

L’« émotion » est la possibilité d’une « anthropologie de la relation ». Énoncer une telle proposition nécessite de définir les deux blocs qu’elle relie. Nous réaliserons cette entreprise en recourant à un troisième axe, intermédiaire : celui du visage ou, plutôt, des visages. La thèse de ce court essai tient à considérer que la phénoménologie sartrienne a déjà réalisé ce travail de fond qui requiert, pour le rendre explicite, articulation simple et ordonnancement. [less ▲]

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Peer Reviewed
See detailL’acte incendiaire, son sujet et sa signification : propositions à partir du Saint Genet de Jean-Paul Sartre
Englebert, Jérôme ULg

in Annales Médico-Psychologiques (2015), 172(2), 186-192

Objectives In this paper we studied fire setters with the hermeneutics’ method from the philosophy of Jean-Paul Sartre. In the psychobiography of Jean Genet, the philosopher raises issues of the ... [more ▼]

Objectives In this paper we studied fire setters with the hermeneutics’ method from the philosophy of Jean-Paul Sartre. In the psychobiography of Jean Genet, the philosopher raises issues of the infractional acting and its social meaning. Methods After recalling the basic notions of international literature about fire setters (including confusion with pyromania, diagnostic problems proposed by the DSM IV and the concept of "communicative arson"), we propose phenomenological and existential clues to discuss the act and its meaning. It is the unlawful act that is analysed and more specifically the arson. We propose different analysis than the psychic causality which is inspired by psychoanalysis. The criminogenesis gives way to a questioning of identity, about the place of fire in the subject’s history and within its relationships to others. As proposed by Sartre, the paradigm of this research is to consider the meaning "as the return of the future in the present". The second field of this study is an analysis of three clinical cases. These cases are the result of a forensic practice. The method is focused on the analysis of a narrative and autobiographical production. By this way we studied the temporal process of these three arsonists. Results A comparative reading of the psychobiography of Jean Genet written by Sartre and of the situation of arsonists gives accurate information. The "criminogenesis" gives way to a questioning of identity. In this way we discuss the meaning of fire in the subject's history and within its relationship to others. We highlight the inscription of the act in the social and constitutive process of the individual. From the clinical material, the author demonstrates a link between arson and construction of identity. Identity is considered as a dialectic between “ipse” and “idem”, as suggested by Ricœur. We can therefore consider the real sense that the arson has from the perspective of the actor but also from the viewpoint of the society and these conceptions may be similar or different. In clinical practice, we recommend to pay special attention to how the fire is part of the biography of the patient. Conclusions The fascination for fire is a source of meaning which can be radically different depending on whether we consider the external interpreter (the world or the clinician) or the author of the action. The basic principles of hermeneutics, as described by Gadamer and Ricœur, are to demonstrate that the understanding and the interpretation are not only the methods used in the human sciences but are also part of the fundamental processes inherent in human nature. Hermeneutics in general is the opposite of a doctrine of truth. It rather seeks to show arbitrarily how the interpretation and the search for meaning are paradigmatic of the human experience. [less ▲]

Detailed reference viewed: 199 (22 ULg)
See detailL’antithèse de la psychopathologie : à propos d’un inexistant
Englebert, Jérôme ULg

Scientific conference (2014, December 12)

Detailed reference viewed: 13 (2 ULg)